Les contributions

Contribution n°118 (Web)

Par Vincent Gratadour
Déposée le 22 octobre 2026 à 12h19
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Après plus de 15 ans consacrés au développement de projets d’énergies renouvelables, principalement [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Après plus de 15 ans consacrés au développement de projets d’énergies renouvelables, principalement éoliens, et de nombreuses heures passées à répondre aux observations des commissaires enquêteurs, je suis aujourd’hui du côté des contributeurs.

J’essaierai d’être bref car je sais le travail nécessaire pour analyser toutes nos contributions et parce que la plupart de mes arguments ont sans doute déjà été mentionnés.

Suite à une reconversion professionnelle, j’ai créé une école de planche à voile et de wingfoil, Seven Winds, et j’exerce notamment sur l’étang d’Ingril qui représente un lieu idéal pour l’apprentissage de ces sports.

À titre personnel, j’y navigue depuis plus de 30 ans. Ce lieu est empli de nombreux souvenirs et a toujours été partagé entre les différents usagers, qu’il s’agisse de professionnels ou de pratiquant libres.

Le projet de SCOT vise à renforcer la priorité donnée aux activités de pêche et de conchyliculture sur de nombreux espaces, et notamment sur l’étang d’Ingril sud sur lequel il est question d’une exclusivité (p. 19 du PAS).

En tant que professionnel, je suis bien sûr inquiet de cette mention qui pourrait remettre en cause l’activité de mon école sur ce site. En tant que citoyen et amateur de sports de glisse, je suis à la fois triste et dans l’incompréhension de constater que toute activité de glisse pourrait être définitivement bannie de ce lieu historique.

Nous vivons dans une société où la polarisation des positions se renforce sans cesse. Plutôt que de donner une priorité exclusive à un usage sur un site naturel relevant du domaine public, instaurons un dialogue, écoutons-nous et trouvons des solutions permettant à chacun de profiter de ce bien commun.

Concrètement, je souhaiterais qu’aucune activité ne dispose d’une priorité absolue sur les lagunes du territoire. A minima, il me semble essentiel de supprimer toute notion d’exclusivité sur l’étang d’Ingril sud.

Que ce soit pour nous ou pour les générations futures.

Enfin, j’apporte mon soutien et m’associe à la contribution n°99 de Patrice.

Sincères salutations,

Contribution n°117 (Web)

Par AGUADO YOLANDE
Déposée le 22 octobre 2026 à 11h54
LE MOSQUITO BEACH à MARSEILLAN PLAGE est une paillote très familiale très agréable au budget vraiment correct facile d'accès surtout [...]
LE MOSQUITO BEACH à MARSEILLAN PLAGE est une paillote très familiale très agréable au budget vraiment correct facile d'accès surtout pour les personnes handicapées ♿️. De plus elle propose des activités (Pédalos.)
Je souhaite avec espoir son ouverture pour 2027.

Contribution n°116 (Web)

Par Sintes Gilles
Déposée le 22 octobre 2026 à 11h00
Je soussigné, Sintes Gilles , propriétaire du camping Le Galet, situé à Marseillan-Plage, souhaite apporter ma contribution à l'enquête [...]
Je soussigné, Sintes Gilles , propriétaire du camping Le Galet, situé à Marseillan-Plage, souhaite apporter ma contribution à l'enquête publique concernant la révision du SCoT du Bassin de Thau.
Je suis pleinement conscient de la nécessité de préserver notre littoral, nos dunes et la sécurité de nos vacanciers.
Cependant, cette protection doit être compatible avec le maintien des campings existants, qui constituent une activité historique, économique et touristique essentielle à notre commune.
1. Préserver les terrains de camping existants
Je demande que le SCoT reconnaisse clairement les campings régulièrement autorisés et leurs terrains légalement aménagés.
Les prescriptions du SCoT ne doivent pas conduire à empêcher systématiquement l'entretien, la rénovation ou la modernisation des établissements existants.
Il est indispensable de permettre, dans le respect des réglementations applicables, le remplacement des équipements vieillissants, l'amélioration des sanitaires, des réseaux, des accès, de la sécurité et des performances environnementales.
Les situations doivent être étudiées camping par camping et non faire l'objet d'une interdiction générale.
2. Reconnaître le poids économique de l'hôtellerie de plein air
Marseillan compte 14 campings représentant plus de 4 000 emplacements et une capacité d'accueil de 20 000 personnes.
Notre profession représente environ 35 millions d'euros de chiffre d'affaires, 500 emplois directs et 6 millions d'euros d'investissements annuels.
Elle contribue également aux recettes publiques, avec notamment 500 000 euros de taxe de séjour, 220 000 euros de taxe foncière et 150 000 euros de contribution foncière des entreprises, selon le panorama local de la profession.
À cela s'ajoutent les retombées économiques pour les restaurants, les commerces, les marchés, les prestataires de services et les entreprises locales.
Toute restriction importante concernant nos activités doit donc faire l'objet d'une véritable évaluation de ses conséquences économiques, sociales et foncières.
3. Prendre en compte l'évolution réelle de nos plages
Il est essentiel de distinguer les différentes parties du littoral de Marseillan.
Les études départementales montrent que certains secteurs sont relativement stables et connaissent localement une accrétion, notamment au sud du port, tandis que d'autres subissent une érosion.
Une même règle ne peut donc être justifiée par la seule affirmation que toute notre plage serait en recul.
Je demande que les décisions reposent sur des études actualisées et localisées, tenant compte des mouvements de sable, des ouvrages existants et des risques réels de submersion.
4. Entretenir et protéger les dunes
La protection de notre littoral ne peut pas reposer uniquement sur des limitations d'activités ou sur des perspectives de recul.
Je demande la mise en place d'un programme durable et financé de suivi et d'entretien des dunes et des plages, incluant la restauration des ganivelles, la protection de la végétation, la gestion des accès et, lorsque les études le justifient, le rechargement en sable et les solutions de protection douce.
Ces actions sont indispensables pour la sécurité des personnes, la préservation des milieux naturels et le maintien de l'économie touristique.
5. Tenir compte des obligations déjà imposées aux campings
Les campings sont déjà soumis à une réglementation de sécurité spécifique. Certains disposent également d'arrêtés préfectoraux fixant leurs périodes annuelles d'ouverture et de fermeture en raison des risques.
Ces contraintes existent déjà et doivent être intégrées dans l'appréciation des conditions d'exploitation de chaque établissement.
Je demande que le SCoT favorise la prévention, les dispositifs d'alerte, les plans d'évacuation et les aménagements réversibles, tout en respectant les prescriptions des plans de prévention des risques.
6. Préserver la possibilité d'investir et anticiper les risques sans sacrifier les établissements
Je demande que les règles du SCoT permettent explicitement la modernisation des campings existants lorsque les travaux sont compatibles avec la sécurité, la loi Littoral et la protection de l'environnement.
Si certains secteurs nécessitaient à terme une recomposition spatiale, celle-ci devrait être préparée avec les professionnels et les propriétaires, à partir d'études précises, d'alternatives foncières réalistes et de dispositifs d'accompagnement financier.
Une telle perspective ne doit pas conduire à bloquer dès aujourd'hui tous les investissements utiles à la sécurité et à la qualité de nos établissements.
En conclusion
Je demande que le projet de SCoT soit complété afin de garantir une meilleure prise en compte des campings existants, de leurs terrains, de leurs investissements et de leur rôle économique.
Nous souhaitons protéger le littoral, mais nous demandons également que les pouvoirs publics protègent les conditions permettant à notre activité de perdurer.
L'avenir des campings de Marseillan-Plage est indissociable de l'avenir économique de notre commune.
Je remercie la commission d'enquête de prendre en considération ces observations.
Camping Le Galet
Sintes Gilles
233 Avenue des camping 34340 Marseillan Plage

Contribution n°115 (Web)

Par Viout Anne
Déposée le 22 octobre 2026 à 09h21
Cela fait bientôt 10 ans que nous venons passé nos vacances d’été (min 15jours) à Marseillan Plage
Ce qui nous a amené à revenir est [...]
Cela fait bientôt 10 ans que nous venons passé nos vacances d’été (min 15jours) à Marseillan Plage
Ce qui nous a amené à revenir est la plage privé où nous passions nos 15 jours de vacances ( de vrais vacances )avec nos trois enfants.
Cette année malheureusement elle n’a pas eu le droit de s’installer alors nous avons pris la décision de changer de coin.
Mais si elle est amené à se réinstaller nous serons les premiers à revenir...

Contribution n°114 (Web)

Par Lafarge Granulats
Déposée le 22 octobre 2026 à 09h05
Bonjour,
Dans le cadre de l'enquête publique relative au projet de révision du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin [...]
Bonjour,
Dans le cadre de l'enquête publique relative au projet de révision du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin de Thau, la société LAFARGE GRANULATS, exploitante de la carrière de la Madeleine sur le territoire de la commune de Mireval, souhaite apporter sa contribution formelle au dossier.

Document joint


Contribution n°113 (Web)

Par Carayon Stephanie
Déposée le 22 octobre 2026 à 08h17
Je ne comprends pas que les plages de marseillan soient les seules sans paillotes de plages. J’en ai exploité une qui s’est arrêtée [...]
Je ne comprends pas que les plages de marseillan soient les seules sans paillotes de plages. J’en ai exploité une qui s’est arrêtée fin 2025. Plus de 10 ans. Pour le futur je trouverai normal que marseillan offre à nouveau un appel à concurrence pour dynamiser sa station.
Location de bain de soleil, activité nautique non motorisé et petite buvette de plage sont à mon sens indispensable pour une station balnéaire de qualité comme est et devient de plus en plus Marseillan.

Contribution n°112 (Web)

Par Bleuse Alain
Déposée le 21 octobre 2026 à 21h02
Balaruc-les-Bains – suggestion d'une petite marge (environ 2 ha) en 2AU à La Despensière, en complément du projet communal et des [...]
Balaruc-les-Bains – suggestion d'une petite marge (environ 2 ha) en 2AU à La Despensière, en complément du projet communal et des Nieux

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la commission d'enquête,

Habitant de Balaruc-les-Bains, je vous adresse ci-joint une observation sur le projet de SCoT du Bassin de Thau arrêté le 24 février 2026. Je salue le travail accompli par le SCoT et par la commune.

Mon observation porte sur trois points :
1. une clarification dans le DOO (p. 83) : préciser, en cohérence avec l'annexe 3.4 (p. 50), que les 6 ha et 213 logements « en extension » de Balaruc-les-Bains correspondent au projet des Nieux, opération engagée (ZAC approuvée) située au sein de l'enveloppe urbaine ;
2. La Despensière comme complément modeste et cohérent de ce projet : un croissant de lisière d'environ 2 ha, en continuité des constructions existantes, qui accompagnerait l'effort de logement de la commune (environ 70 logements à titre indicatif, avec une part de logement social) et offrirait une souplesse utile sur la durée du SCoT ;
3. une suggestion respectueuse du plafond rappelé par le DOO (p. 150) : une petite marge d'environ 2 ha pour Balaruc-les-Bains ou, à défaut, une réserve conditionnelle et phasée, permettant au PLU, s'il le souhaite, d'inscrire ce secteur en zone 2AU (zone à urbaniser fermée, ouverte seulement après vérification des capacités des réseaux).

Les sources (document et page) figurent dans l'observation jointe, avec une carte indicative. Ce secteur a également fait l'objet d'observations lors de l'enquête publique sur la révision du PLU de Balaruc-les-Bains.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette contribution.

Alain Bleuse, Résident de Balaruc-les-Bains

Document joint


Contribution n°111 (Web)

Par chaput remy
Déposée le 21 octobre 2026 à 20h02
Contribution du Président de l'Office de tourisme de Marseillan

Préserver l'attractivité touristique de Marseillan, soutenir son [...]
Contribution du Président de l'Office de tourisme de Marseillan

Préserver l'attractivité touristique de Marseillan, soutenir son économie et permettre un développement équilibré de la station balnéaire

À l'attention de la Commission d'enquête,

En ma qualité de Président de l'Office de tourisme de Marseillan, je souhaite apporter ma contribution au projet de révision du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin de Thau.

Cette contribution s'inscrit dans une démarche constructive, avec une conviction forte : la protection de notre environnement et le développement de notre économie touristique doivent avancer ensemble.

Je partage pleinement la nécessité de préserver notre littoral, notre lagune, nos espaces naturels et nos paysages. Ce patrimoine constitue notre première richesse touristique.

Cependant, je souhaite attirer l'attention de la Commission d'enquête sur les conséquences que certaines orientations du SCoT pourraient avoir sur le développement de Marseillan et de Marseillan-Plage, particulièrement en matière d'hébergement touristique, d'équipements de loisirs, de services de plage, d'accessibilité et d'activités économiques.

Notre station doit pouvoir continuer à évoluer, à investir et à proposer de nouvelles prestations pour rester attractive face aux autres destinations du littoral méditerranéen.

1. Reconnaître l'importance du tourisme dans l'économie de Marseillan

Marseillan bénéficie d'une identité touristique exceptionnelle reposant sur la complémentarité de Marseillan-Ville et de Marseillan-Plage.

Notre destination rassemble de nombreux atouts : ses plages méditerranéennes, sa lagune de Thau, son port, la proximité du Canal du Midi, son patrimoine, ses activités nautiques, sa gastronomie, ses dégustations conchylicoles, ses commerces, ses restaurants et ses établissements touristiques.

Cette diversité constitue une véritable force.

Le tourisme ne bénéficie pas uniquement aux professionnels de l'hébergement. Il fait travailler les restaurateurs, les commerçants, les artisans, les entreprises du bâtiment, les prestataires de loisirs et de nombreux salariés.

Il contribue directement à la vitalité économique de la commune et à son rayonnement.

Le Projet d'aménagement stratégique du SCoT reconnaît d'ailleurs le tourisme comme l'un des piliers de l'économie du Bassin de Thau.

Je souhaite que cette reconnaissance se traduise concrètement dans les orientations du SCoT et dans les possibilités d'aménagement futures.

Un tourisme durable ne doit pas être un tourisme figé. Il doit permettre d'améliorer l'existant, de diversifier les prestations et de répondre aux nouvelles attentes des visiteurs.

Je demande notamment que Marseillan-Plage soit explicitement reconnue parmi les stations littorales nécessitant une politique de qualification et de modernisation dans le DOO, au même titre que les autres stations touristiques du territoire.

2. Soutenir notre première capacité d'hébergement touristique : l'hôtellerie de plein air

Je souhaite insister particulièrement sur l'importance de l'hôtellerie de plein air.

Les campings constituent un élément fondamental de l'attractivité de notre destination et représentent une part majeure de notre capacité d'accueil.

L'actualisation du diagnostic du SCoT indique d'ailleurs que les campings représentent près de 75 % des capacités d'hébergement recensées à l'échelle du Bassin de Thau.

À Marseillan, selon le panorama local de l'hôtellerie de plein air, cette activité représente :

- 14 campings et plus de 4 000 emplacements, pour une capacité d'accueil de 20 000 personnes ;
- 35 millions d'euros de chiffre d'affaires et 500 emplois directs ;
- 6 millions d'euros investis chaque année dans l'amélioration des établissements ;
- 500 000 euros de taxe de séjour, auxquels s'ajoutent notamment la taxe foncière et la contribution foncière des entreprises.

À ces chiffres s'ajoutent toutes les retombées économiques indirectes pour les commerces et les services de notre commune.

Sans nos campings, Marseillan-Plage ne disposerait pas de la même fréquentation, de la même offre de services ni du même dynamisme économique.

Ces établissements sont implantés depuis de nombreuses années et ont largement contribué au développement de notre station.

Je considère donc indispensable que le SCoT reconnaisse clairement la place des campings existants et permette leur entretien, leur modernisation, leur adaptation et leur pérennisation, dans le respect des réglementations applicables.

Les exploitants doivent notamment pouvoir investir pour améliorer leurs équipements sanitaires, leurs réseaux, leur performance énergétique, leur accessibilité et la sécurité des vacanciers.

Les campings participent également à la transition écologique : économies d'eau, gestion des déchets, végétalisation, énergies renouvelables et sensibilisation des vacanciers.

Il serait paradoxal de promouvoir un tourisme plus durable tout en rendant excessivement difficiles les investissements nécessaires à cette transition.

Je rappelle également que certains établissements sont déjà soumis à des arrêtés préfectoraux encadrant leurs périodes annuelles d'ouverture et de fermeture afin de tenir compte des risques littoraux.

Ces contraintes existantes doivent être prises en considération dans les politiques d'adaptation.

Je demande que les campings régulièrement autorisés ne soient pas assimilés systématiquement à de nouvelles opérations d'urbanisation et que leurs terrains légalement aménagés fassent l'objet d'un examen précis.

Le SCoT doit accompagner leur adaptation, notamment par des équipements plus légers et réversibles, plutôt que de compromettre leur avenir économique.

Je souhaite également rappeler un élément essentiel : la valeur économique, patrimoniale et touristique de nos campings repose très largement sur leur implantation en bord de mer.

Les vacanciers choisissent Marseillan-Plage pour sa situation privilégiée, sa proximité immédiate avec la Méditerranée et son accès aux plages. Cette localisation constitue le fondement même de l'attractivité et du modèle économique de nombreux établissements.

Un camping installé au bord de mer ne peut être comparé à un établissement situé à plusieurs kilomètres du littoral, au milieu de terres viticoles ou agricoles. Les attentes de la clientèle, la fréquentation, les tarifs et les conditions de rentabilité ne sont pas les mêmes.

La valeur des fonds de commerce, des équipements et des investissements réalisés au fil des années est donc directement liée à la situation géographique de ces établissements.

Par ailleurs, les espaces entourant Marseillan-Plage sont soumis à d'importantes contraintes foncières et environnementales, notamment en raison de la présence de secteurs protégés au titre de Natura 2000. Ces protections réduisent fortement les possibilités d'implantation de nouvelles activités touristiques sur des terrains comparables.

La préservation des campings sur leurs terrains actuels doit donc constituer une priorité de notre politique touristique et territoriale.

Cela suppose d'accompagner les professionnels dans l'adaptation de leurs établissements, mais également de poursuivre les actions de protection et d'entretien des plages et des cordons dunaires qui contribuent à préserver ces activités.

Il serait économiquement et territorialement incohérent de fragiliser des établissements existants, régulièrement exploités, qui constituent l'une des principales richesses touristiques de notre commune.

3. Protéger nos plages et nos dunes : une priorité environnementale et économique

Notre littoral constitue le premier atout touristique de Marseillan-Plage.

Sa préservation doit être une priorité absolue.

Je souhaite néanmoins rappeler que l'évolution du trait de côte n'est pas identique sur l'ensemble de notre commune.

Les observations départementales ont notamment mis en évidence des secteurs de relative stabilité et d'accrétion, c'est-à-dire de progression de la plage vers la mer, notamment à proximité des digues au sud du port de Marseillan.

D'autres secteurs demeurent exposés à l'érosion.

Il est donc indispensable de prendre en compte les réalités locales, avec des études actualisées et précises, plutôt que d'appliquer systématiquement les mêmes contraintes à toutes les parties de notre littoral.

Le suivi départemental des plages pour 2024 met également en évidence le rôle des restaurations dunaires et des dispositifs de protection existants.

L'entretien des dunes est une nécessité, pas une option.

Le maintien des ganivelles, la protection de la végétation dunaire, l'organisation des accès à la plage, la surveillance du trait de côte et, lorsque cela est justifié, les opérations de restauration ou de rechargement en sable participent à la préservation du littoral.

Ces mesures bénéficient à la biodiversité, mais également à la sécurité des personnes, aux entreprises touristiques et à l'ensemble de notre économie locale.

Je demande qu'une véritable stratégie pluriannuelle d'entretien, de surveillance et de protection douce des plages et des cordons dunaires soit poursuivie et renforcée, avec des responsabilités et des financements clairement identifiés.

La réflexion ne doit pas porter uniquement sur les restrictions d'occupation des sols.

Elle doit aussi porter sur les solutions concrètes permettant de protéger durablement notre littoral et les activités qui en dépendent.

4. Permettre le retour de paillotes sur certaines plages de Marseillan

Je souhaite également attirer particulièrement l'attention de la Commission d'enquête sur l'absence actuelle de paillotes de plage à Marseillan.

Il s'agit d'une prestation touristique proposée dans de nombreuses stations du littoral héraultais et particulièrement appréciée des vacanciers.

Marseillan a déjà connu par le passé ce type d'activité, qui participait à l'animation et à l'attractivité de la station.

Il me paraît important que notre commune puisse à nouveau proposer une ou deux paillotes sur des secteurs adaptés.

Le chapitre individualisé valant Schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), page 31, prévoit lui-même la possibilité de services de restauration et de loisirs sur certaines plages, dans le cadre des concessions du domaine public maritime.

Il distingue notamment les plages urbaines, semi-urbaines et naturelles.

Cette distinction me paraît parfaitement adaptée à notre situation.

Je demande donc que les secteurs des plages urbaines de Marseillan-Plage soient réexaminés afin de permettre, lorsque les conditions juridiques et environnementales le permettent, l'installation d'une ou deux paillotes saisonnières.

Je soutiens à ce titre les propositions déjà formulées par la Ville de Marseillan concernant les secteurs situés devant la résidence Les Dunes, parcelles DZ 9 et 11, ainsi que devant la plage d'Honneur et/ou l'Étoile de Mer, parcelles DW 7 et 6.

Ces établissements pourraient être démontables, intégrés au paysage, respectueux de la protection des dunes et soumis à des prescriptions environnementales exigeantes.

Ils constitueraient un service supplémentaire pour nos visiteurs, créeraient des emplois et contribueraient à renforcer l'attractivité de notre station.

Il ne s'agit pas de privatiser nos plages, mais de permettre une offre touristique raisonnable, encadrée et compatible avec le libre accès du public.

5. Permettre le développement de nouveaux équipements de loisirs

L'attractivité d'une destination touristique ne repose pas uniquement sur la qualité de ses hébergements et de ses plages.

Les familles recherchent également des activités variées, notamment pour les enfants et les adolescents.

Il est donc essentiel que notre commune puisse renouveler et diversifier son offre de loisirs.

Je souhaite à ce titre soutenir le projet d'équipement ludique autour de l'eau, situé dans le secteur du parc de loisirs Pirate Land, chemin de la Colline du Prieur.

Selon les éléments présentés par la Ville de Marseillan, ce projet a bénéficié d'une autorisation d'urbanisme délivrée en 2017 et a fait l'objet d'un contentieux.

Le classement du terrain en espace naturel remarquable soulève aujourd'hui des difficultés pour sa réalisation.

Il paraît donc légitime de demander un réexamen précis de la situation du terrain, de son occupation réelle, de ses caractéristiques environnementales et de son insertion dans la zone de loisirs existante.

Je soutiens la demande municipale portant notamment sur les parcelles EI 81 à 87, 91, 93 et 94.

Une destination touristique doit pouvoir développer de nouvelles activités sans être contrainte de rechercher systématiquement de nouveaux espaces naturels à urbaniser.

Lorsqu'un projet peut prendre place dans un secteur déjà dédié aux loisirs, cette possibilité doit être examinée sérieusement.

Je demande donc que les documents du SCoT soient vérifiés et, si cela est juridiquement justifié, ajustés pour permettre la finalisation de ce projet dans le respect des enjeux environnementaux.

Je soutiens également une réflexion cohérente sur les limites des espaces de loisirs existants, notamment au droit du Domaine de Théorix, afin d'éviter des classements difficilement conciliables avec l'occupation et la vocation réelles des terrains.

6. Développer les parkings d'entrée de station et favoriser les mobilités douces

La gestion des déplacements est un enjeu essentiel pour l'avenir de Marseillan-Plage.

Notre station accueille chaque été une population très importante. Cela nécessite une organisation adaptée de la circulation, du stationnement et de l'accès aux plages.

La Ville a déjà engagé une démarche visant à développer les parkings d'entrée de station afin de réduire la circulation automobile dans les secteurs les plus fréquentés et de favoriser les déplacements à pied, à vélo ou par des transports collectifs.

Cette démarche me paraît particulièrement pertinente.

Cependant, elle nécessite des infrastructures adaptées.

Je souhaite donc soutenir le projet de parking-relais à l'entrée ouest de la station, à proximité de la gare, sur l'emplacement réservé n°12 du PLU.

Ce projet prévoit notamment la création d'environ 50 places de stationnement associées à des équipements photovoltaïques.

Il répond à plusieurs objectifs du SCoT : amélioration des mobilités, réduction de la circulation en cœur de station et transition énergétique.

Je soutiens également la demande de réexamen du classement du Parking des Dunes, déjà aménagé pour accueillir les visiteurs dans le cadre de la réorganisation du lido.

Nous ne pouvons pas demander aux touristes de laisser leur voiture à l'entrée de la station si nous ne prévoyons pas les équipements nécessaires pour les accueillir.

Je demande donc que le SCoT permette une appréciation adaptée des parkings existants et des projets d'entrée de station, en privilégiant la réutilisation de terrains déjà aménagés, la limitation de l'imperméabilisation et l'intégration paysagère.

Ces équipements doivent être associés à des cheminements piétons et cyclables sécurisés, ainsi qu'à des solutions de transport vers les plages et les principaux équipements touristiques.

7. Améliorer l'accueil touristique sur l'ensemble de la commune

L'attractivité touristique doit également se construire au-delà de la plage.

À Marseillan-Ville, le port, les promenades autour de la lagune, les établissements de dégustation conchylicole, le patrimoine et les commerces constituent des atouts majeurs.

Il est important de poursuivre l'amélioration des cheminements piétons et cyclables, notamment le long de la promenade de la Belle Scribote, afin de sécuriser les déplacements et de réduire les conflits entre usagers.

Les projets paysagers contribuant à la mise en valeur du front d'étang méritent également d'être étudiés.

De même, le développement des activités de dégustation conchylicole doit s'accompagner de solutions de stationnement adaptées, respectueuses des paysages et des besoins des professionnels.

Je souhaite enfin souligner l'importance des réseaux de télécommunication.

En pleine saison touristique, les besoins numériques augmentent fortement : réservations, paiements, navigation, information touristique, mais également communications de sécurité et accès aux secours.

Je soutiens donc la demande de la Ville relative à l'amélioration de la couverture téléphonique, notamment dans le secteur de l'avenue de Sète, et souhaite que les solutions techniques et réglementaires adaptées puissent être recherchées.

Plus généralement, notre territoire doit pouvoir continuer à améliorer ses services publics, ses équipements sanitaires, ses accès aux plages, ses mobilités et ses espaces de promenade.

Ces aménagements bénéficient autant aux habitants permanents qu'aux visiteurs.

8. Mes demandes à la Commission d'enquête

Au regard de ces observations, je demande que le projet de SCoT soit complété ou précisé sur les points suivants :

1. Reconnaître explicitement Marseillan-Plage comme une station touristique majeure à accompagner dans sa modernisation, en cohérence avec les ambitions de tourisme durable du SCoT.

2. Garantir des possibilités adaptées de maintien, de rénovation et de modernisation des campings existants sur leurs terrains actuels, en tenant compte de leur implantation en bord de mer, de leur valeur économique et patrimoniale, de leurs terrains régulièrement aménagés, de leur poids dans l'économie touristique et des contraintes de sécurité déjà applicables.

3. Renforcer la stratégie de protection et d'entretien des plages et des dunes, avec un suivi localisé du trait de côte et des actions concrètes de préservation.

4. Réexaminer les secteurs de plages urbaines de Marseillan afin de permettre, sous réserve des autorisations requises, la réinstallation d'une ou deux paillotes saisonnières.

5. **Réexaminer les classements et délimitations des secteurs de loisirs existants**, notamment celui du projet Pirate Land, à la lumière des autorisations, de l'occupation réelle des terrains et des critères légaux de protection.

6. Permettre la réalisation et l'adaptation des parkings nécessaires à la transition vers les mobilités douces, notamment le parking-relais ouest avec panneaux photovoltaïques et le Parking des Dunes.

7. Accompagner la qualité de l'accueil touristique sur toute la commune, notamment en matière de télécommunications, d'accès, de promenades, de services et de stationnement lié aux activités touristiques et conchylicoles.

Ces demandes rejoignent plusieurs observations déjà formulées par la Ville de Marseillan dans sa contribution du 24 juin 2026.

Elles appellent une vérification des cartes et prescriptions du SCoT, puis, lorsque cela est nécessaire, une traduction cohérente dans les documents locaux d'urbanisme, sans préjuger des autorisations spécifiques exigées par la loi.

Je souhaite réaffirmer mon attachement à la protection de notre environnement, qui constitue la première richesse de notre destination.

Mais je suis également convaincu que cette protection ne doit pas conduire à empêcher toute évolution des activités touristiques existantes.

Marseillan doit pouvoir conserver ses campings, développer des prestations de plage adaptées, renouveler ses équipements de loisirs, améliorer ses déplacements et poursuivre la valorisation de son patrimoine.

Nos campings, nos commerces, nos restaurants et nos activités de loisirs représentent des investissements, des emplois et des retombées économiques indispensables à la vie de notre commune.

Il ne faut pas opposer leur avenir à la préservation de notre littoral.

Notre ambition doit être de protéger ce qui fait la richesse naturelle de Marseillan, tout en préservant ce qui en fait une destination touristique attractive, vivante et économiquement dynamique.

Je demande donc à la Commission d'enquête de prendre en considération ces observations et de recommander les ajustements nécessaires avant l'approbation définitive du SCoT.

Préserver notre environnement est une nécessité. Préserver notre capacité d'accueil touristique, nos activités économiques et les emplois qui en dépendent est tout aussi essentiel à l'avenir de Marseillan.

Je vous remercie de l'attention portée à cette contribution.

Remy Chaput
Président de l'Office de tourisme de Marseillan

Document joint


Contribution n°110 (Web)

Par Georges
Déposée le 21 octobre 2026 à 18h22
Le Projet du SCOT cible 25% de logements sociaux et assimilés (logements aidés) et 50 % part visée dans certaines opérations neuves [...]
Le Projet du SCOT cible 25% de logements sociaux et assimilés (logements aidés) et 50 % part visée dans certaines opérations neuves . Le projet prévoit une part de logements aidés et maitrisés de 50% dans les opérations d'aménagement de 6 logements ou plus pour les communes concernées dont Mireval.
Ces objectifs ne peuvent être admis pour la commune, qui ne doit pas devenir une annexe sociale des "grosses" communes voisines .
la commune de MIREVAL compte au dernier recensement 3301 habitants . L'article L.302-5 du Code de la Construction et de l'Habitation prévoit notamment un seuil de 3500 habitants pour une commune appartenant à une agglomération de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants pour être soumise aux obligations de production de logements sociaux au titre de l'article 55 de la loi SRU. la COMMUNE DE mIREVAL n'est pas soumise aux obligations de la Loi SRU; Le projet du SCOT augmenterai la création ou la création de logements sociaux .
Sur ce point je m'oppose donc à l'adoption de de projet.

Contribution n°109 (Web)

Par GOUIN Jean philippe
Déposée le 21 octobre 2026 à 16h19
Veuillez trouver ci dessous quelques considérations sur les activités aéro tractées destinées à alimenter votre réflexion sur la future [...]
Veuillez trouver ci dessous quelques considérations sur les activités aéro tractées destinées à alimenter votre réflexion sur la future révision du SCoT du Bassin de Thau.

- Les sports dits aero tractés pratiqués depuis plusieurs décennies sur différents sites du Bassin de Thau concernent un très grand nombre d'usagers. Il est tout a fait légitime qu'ils puissent bénéficier d'espace dédie, adapté et sécurisé. Les spots du Bassin de Thau ainsi que l'étang d'Ingril remplissent ces conditions autant pour l'apprentissage que le perfectionnement ou la pratique régulière. Ce n'est pas le cas pour une navigation en mer.

- Ces activités ont un impact économique conséquent au même titre que les autres activités professionnelles pratiquées sur les étangs. Les retombées financières générées par les écoles, le commerce , le logement des vacanciers pratiquants , les sorties etc .... sont loin d'être négligeable pour la région.

- Ces activités sont respectueuses de la nature et peuvent être qualifiées d'écoresponsable. Par définition non polluante car dépendantes du vent, elles ne nécessitent pas d'aménagement du territoire particulier, de construction et d'impact sur le paysage .

- Il n'y a pas d'incompatibilité à faire coexister les métiers de pêche et la pratique du kitesurf, planche à voile, wingfoil etc... Pendant des années, ceci a pu se faire sans problème particulier hormis quelques tensions ponctuelle dues plus à des personnes qu' à la la pratique des différentes activités.

Pour finir, il est souhaitable que les parties intéressés par des activités sur le territoire du Bassin de Thau puissent s'exprimer de manière équitable afin de faire entendre leurs arguments.

J P GOUIN, Montpelliérain pratiquant depuis 1986

Apportez votre contribution à cette enquête publique : Déposer une contribution

Apportez votre contribution

Déposer un avis sur le registre dématérialisé de cette enquête publique est simple, sécurisé et si vous le souhaitez anonyme.

Il vous reste encore 4 jours.

Déposer une contribution