Les contributions

Contribution n°108 (Web)

Par FAURE Pascal
Déposée le 20 octobre 2026 à 17h19
Bonjour
- Afin d’alléger la circulation des poids lourds imposants en centre ville de MEZE qui sont uniquement de passage , il serait [...]
Bonjour
- Afin d’alléger la circulation des poids lourds imposants en centre ville de MEZE qui sont uniquement de passage , il serait judicieux de penser à mettre en place une dérivation soit avant l'entrer sur Meze soit en sortie d'autoroute .
- Je souhaiterais en tant que MEZOIS avoir des informations précises sur la montée des eaux inuite par le changement climatique ainsi que les moyens déployés pour y remédier.
- Afin d'étendre les circuits de pistes cyclables et de rendre sécuritaire le déplacement à vélo , il n'existe pas à ce jour de voie cyclable entre GIGEAN et BALARUC , il est donc très dangereux à ce jour de se rendre à vélo vers les infrastructures nautiques de GIGEAN .
Qu'en est-il d'un éventuel projet TGV détourné qui serait susceptible de détruire des zones naturelles préservant la biodiversité (animale et végétale , et qui obligerait la population du bassin de thau à se déplacer sur MONTPELLIER pour prendre le train
Merci d'avance pour la prise en compte de mes demandes et de m'en tenir informé
Cordialement
Pascal

Contribution n°107 (Web)

Par ASSOCIATION DES RIVERAINS DE FRONTIGNAN-PLAGE
Déposée le 20 octobre 2026 à 17h07
Objet : Prise en compte des enjeux du lido habité de Frontignan-Plage dans la stratégie de résilience littorale du SCoT de Sète Aglopole [...]
Objet : Prise en compte des enjeux du lido habité de Frontignan-Plage dans la stratégie de résilience littorale du SCoT de Sète Aglopole Méditerranée

Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Mesdames et Messieurs les membres de la commission d'enquête.

L’association Riverains de Frontignan-Plage souhaite attirer l’attention sur les enjeux spécifiques du secteur habité du lido de Frontignan, exposé aux phénomènes d’érosion et de submersion, mais qui constitue également un territoire de vie comportant des habitations, des infrastructures et un patrimoine familial et collectif, et des commerces source de revenus importants pour la commune.

le SCoT dans son document d’action stratégique (PAS) pose le principe des « points à enjeux forts » qui doivent être protégés au regard de l’érosion et de la montée du niveau de la mer.

Le Document d’orientation et d’objectifs (DOO) quant à lui précise les critères pouvant justifier cette protection. Il vise notamment les secteurs où les risques pesant sur les personnes et les biens sont susceptibles de compromettre le fonctionnement social et économique local, ainsi que ceux où une protection pourrait atténuer les coûts et les conséquences, notamment sociales, environnementales et patrimoniales, d’une recomposition future.

Ces critères paraissent directement pertinents pour caractériser la partie habitée du lido de Frontignan Plage, présence d’habitations et de population résidente, exposition des personnes et des biens, fonctionnement des espaces habités et des infrastructures, conséquences sociales d’une éventuelle recomposition et enjeux patrimoniaux pour les habitants.

Notre association demande donc que le secteur habité de Frontignan-Plage soit explicitement reconnu comme un secteur à enjeux forts, au regard de ses caractéristiques humaines, résidentielles, sociales, infrastructurelles, patrimoniales et économiques et que les critères conduisant à cette reconnaissance soient précisés et rendus lisibles.
Son avenir ne devra être déterminé ni par la présomption que les protections actuelles suffiront durablement, ni par celle d’une recomposition future inévitable.

Il convient donc d’étudier objectivement les possibilités de protection pérenne lorsqu’elles sont techniquement, environnementalement et financièrement justifiables et, si une telle protection ne peut être assurée durablement, les possibilités de protections transitoires permettant de préparer, dans de meilleures conditions, les adaptations ou recompositions qui pourraient devenir nécessaires.

Cette démarche doit permettre d’éclairer les choix à venir à partir d’une évaluation transparente des risques, des solutions possibles, de leurs coûts, de leurs effets environnementaux et de leurs limites, en associant les habitants concernés.

Ce secteur bénéficie déjà de dispositifs de protection contre les phénomènes marins qui ont fait leur preuve depuis plusieurs décénie comme le précise de DOO page 44.
Il convient donc de prendre en compte les aménagements existants, d’en évaluer le rôle, l’efficacité et les limites, et d’examiner les possibilités de les maintenir, de les adapter ou de les compléter face à l’évolution des risques.

Nous défendons une stratégie progressive consistant à examiner concrètement les possibilités d’adaptation, de renforcement et/ou de complément des protections existantes, dans une logique de continuité avec les ouvrages déjà en place, plutôt que dans celle d’une artificialisation nouvelle systématique, incluant notamment la restauration du cordon dunaire par apports sédimentaires, ainsi que les dispositifs combinant plusieurs approches, tout en mettant en place des solutions réalistes et qui ont fait leurs preuves par ailleurs.

La prescription n° 27 du chapitre individualisé valant SMVM du SCoT prévoit, page 30, que, sur le lido de Frontignan, des aménagements de protection peuvent être envisagés en raison des nécessités de mise en protection des biens et des personnes. Nous demandons que cette possibilité soit effectivement examinée, en tenant compte des protections déjà en place et sans préjuger des conclusions des études techniques, environnementales et économiques.

Dans le cadre de cette prescription, nous souhaitons que soit étudiée la proposition portée depuis plusieurs années par notre association, notamment la possibilité de dispositifs immergés parallèlement au rivage, tels que des rochers ou des éléments adaptés, tels que tripodes ou des dispositifs en expérimentation à Palavas (modules de la Sté Lineup Ocean) ou a Agde (dispositif Pégaze),.... afin d’atténuer le déferlement de la houle cause des risque de submersion des habitations, à favoriser la rétention sédimentaire et à contribuer au milieu marin.

S’appuyer sur les protections existantes, les maintenir et les adapter lorsque cela est pertinent, et les compléter afin de préserver le secteur habité et de gagner le temps indispensable à la préparation sereine des choix futurs, tout en étudiant les bénéfices éventuels pour les autres secteurs à enjeux forts, telle est notre conception d’une stratégie de résilience littorale pour Frontignan-Plage.

Nous attirons également l’attention sur les conséquences possibles d’une incertitude prolongée concernant les protections futures. Elle peut fragiliser la valeur patrimoniale des biens et compliquer leur transmission aux générations suivantes, dévaloriser l’attractivité touristique du territoire. Cet enjeu ne se limite pas au marché immobilier. Il concerne aussi la continuité des histoires familiales, la préservation de lieux de vie et de rencontre et la possibilité de transmettre un patrimoine auquel de nombreux habitants sont , ainsi qu’une perte importante de revenu pour la commune de Frontignan.

L’étude rapide de solutions réalistes est donc importante non seulement pour préserver les conditions de sécurité et d’habitabilité du quartier, mais aussi pour donner aux habitants davantage de visibilité et gagner le temps nécessaire à la préparation des choix futurs.

Nous demandons en particulier de:
1. Reconnaître le secteur habité du lido de Frontignan-Plage comme un secteur à enjeux forts, compte tenu de la présence d’habitations, d’infrastructures et des enjeux humains et patrimoniaux associés.

2. Différencier les réponses selon les secteurs du lido, en examinant notamment les situations et les enjeux propres aux secteurs habités.

3. Prendre en compte les protections existantes et examiner concrètement leur efficacité et leurs limites, ainsi que les possibilités de leur maintien, de leur adaptation, de leur renforcement ou de leur complément.

4. Étudier les différentes solutions de protection complémentaire dans la continuité des ouvrages existant , sans exclure a priori les solutions techniques, les solutions fondées sur la nature ou les dispositifs combinant plusieurs approches, notamment la possibilité de dispositifs immergés parallèles au rivage, afin d’atténuer le déferlement de la houle, cause des risque de submersion des habitations, de favoriser la rétention sédimentaire et d’offrir des conditions favorables à la biodiversité marine.

5. Anticiper les évolutions futures en concertation avec les habitants et les acteurs locaux, afin que les décisions puissent être préparées suffisamment tôt et dans de bonnes conditions.

6. Organiser une gouvernance partagée et garantir la transparence des études, des hypothèses, des critères de décision et des évaluations comparatives, afin de permettre aux riverains de comprendre et de discuter les choix envisagés.

S’appuyer sur les protections existantes, les maintenir et les adapter lorsque cela est pertinent, et les compléter si nécessaire afin de préserver le secteur habité et de gagner le temps indispensable à la préparation sereine des choix futurs : telle est notre conception d’une stratégie de résilience littorale pour Frontignan-Plage.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées.

Pour l'association des Riverains de Frontignan-Plage
Claude Benque
Président

PS: L’argumentation détaillée et les références aux documents du SCoT sont présentées dans le document joint à la présente contribution.

Document joint


Contribution n°106 (Web)

Par LAUMONIER-REVY Véronique
Déposée le 20 octobre 2026 à 16h42
Conserver la protection de la lagune et de ses abords. Eviter la sur-construction d'habitations sur MEZE pour que cette ville garde [...]
Conserver la protection de la lagune et de ses abords. Eviter la sur-construction d'habitations sur MEZE pour que cette ville garde son attrait touristique et identitaire.
Ne pas prévoir de constructions d'habitations de plus de 2 étages afin de garder l'harmonie de la ville.
S'assurer des enjeux de qualité liés à la qualité de l'eau de la lagune de Thau.( débordements des eaux de pluie et autres) par un réseau d'acheminement des eaux usées qui n'attérissent pas dans l'étang.
Accompagner les ostreiculteurs et viticulteurs dans leurs difficultés financières.

bien cordialement
Mézoise d'adoption depuis 2022

Contribution n°105 (Web)

Par VÉTILLART Thomas
Déposée le 20 octobre 2026 à 12h21
Bonjour aux commissaires en charge de l'enquête,

Le projet d'actualisation du SCOT me semble réaliste et abouti : il l'est tant, [...]
Bonjour aux commissaires en charge de l'enquête,

Le projet d'actualisation du SCOT me semble réaliste et abouti : il l'est tant, qu'un avis personnel suffisamment étayé sur ses principales orientations aurait dès lors toutes les difficultés à être maintenant admis.

Je me demande, en parallèle, à quel niveau stratégique attribuer le projet de territoire en cours de lancement par notre intercommunalité, puisqu'il sera présenté après la validation du SCOT.
Tiendra-t-il lieu de document cadrant le précédent pour six ans, en avance sur sa définition légale ?

Quoi qu'il en soit, ma contribution porte sur la promotion du tourisme, compétence de SAM. Le Schéma de développement touristique 2024-2029 , qui a forcément partie liée avec les PAS et DOO du SCOT, affiche les trois objectifs de maximiser les retombées économiques, stabiliser le nombre de visiteurs et préserver l'authenticité du territoire. Cela revient à vouloir "drainer" des touristes plus riches qu'auparavant sur l'étendue d'une année, ceci sans savoir si la stabilité recherchée comporte un sens statistique, fréquentiel, ou les deux.

Il se trouve que beaucoup de résidents, résidentes et même personnes habitantes du pays de Thau ont d'abord été des touristes. Compte tenu également d'une certaine inertie, l'attractivité touristique se maintiendrait encore longtemps en l'absence, théorique, de promotion par Sète Agglopôle Méditerranée. Pour l'écrire d'une formule, si le foncier constructible n'augmente ni ne se densifie, et si la pression touristique n'est ni amoindrie ni détournée, alors le grand problème du logement abordable subsistera en dépit des orientations bénéfiques du SCOT.

C'est la stratégie touristique qu'il faudrait donc réviser dans quelques années.

Vous remerciant pour la lecture. Cordialement,

T. Vétillart

Contribution n°104 (Web)

Par Association Entre mer et étangs
Déposée le 20 octobre 2026 à 10h11
Contribution de l’association « Entre mer et étangs »
Enquête publique sur la révision du SCoT du Bassin de Thau
Association Entre [...]
Contribution de l’association « Entre mer et étangs »
Enquête publique sur la révision du SCoT du Bassin de Thau
Association Entre mer et étangs
Président : Philippe Tijéras
Frontignan-Plage, ZIFMAR et risque de submersion : pour une stratégie cohérente de protection du territoire

L’association Entre mer et étangs, particulièrement attachée à la préservation du littoral, à son environnement et à la défense du cadre de vie de ses habitants, souhaite attirer l’attention de la commission d’enquête sur une question essentielle concernant les orientations du futur SCoT : la cohérence entre la politique d’adaptation au risque de submersion marine envisagée pour les secteurs habités de Frontignan-Plage et celle accompagnant le développement industrialo-portuaire de Frontignan.
Notre association ne conteste nullement la réalité du changement climatique, de l’élévation prévisible du niveau marin, de l’érosion du littoral ni la nécessité d’anticiper leurs conséquences.
Nous nous interrogeons en revanche sur les réponses différentes susceptibles d’être apportées à un même risque.

1. Frontignan-Plage : protéger avant d’envisager de déplacer
Les réflexions actuellement conduites sur l’avenir du littoral intègrent des scénarios de recomposition spatiale de Frontignan-Plage et l’anticipation de possibles besoins de relocalisation.
Frontignan-Plage n’est pourtant pas seulement une zone exposée figurant sur une carte.
C’est un quartier vivant et habité, qui représente également un patrimoine immobilier, économique, touristique et humain considérable.
Avant d’envisager le déplacement progressif d’habitants, la relocalisation d’activités ou, à terme, l’abandon de certaines propriétés, notre association estime indispensable de démontrer que les différentes solutions permettant de protéger et d’adapter ce quartier ont été sérieusement étudiées, comparées et chiffrées.
Ouvrages de protection adaptés, confortement ou reconstitution du cordon dunaire, rechargement en sable, adaptation des voiries et réseaux, dispositifs hydrauliques, protections collectives, solutions fondées sur la nature ou adaptation du bâti : toutes les possibilités méritent d’être examinées.
Cette comparaison doit également être économique.
Quel serait le coût d’une protection renforcée de Frontignan-Plage sur plusieurs décennies ?
Mais la question inverse doit être posée avec la même précision :
Quel serait le coût global d’une politique de recomposition et de relocalisation ?
Il conviendrait alors d’intégrer les acquisitions et indemnisations des propriétés, les démolitions, les relogements, le déplacement des infrastructures et réseaux, les conséquences sur les activités économiques et touristiques ainsi que la nécessité de reconstruire éventuellement ailleurs.

2. Le risque de submersion concerne également le secteur ZIFMAR
Cette interrogation prend une dimension particulière lorsqu’on examine parallèlement le développement du port de Sète-Frontignan.
Le rapport environnemental du SCoT identifie lui-même le secteur accueillant le projet ZIFMAR comme concerné par la submersion marine, avec des enjeux qualifiés de forts.
Il ne s’agit donc pas de comparer un quartier exposé à la mer avec une zone industrialo-portuaire qui serait à l’abri de ce risque.
Les deux secteurs sont concernés par l’évolution future du niveau marin.
Or ZIFMAR 2 prévoit la création d’environ 33 hectares supplémentaires de terre-pleins, en continuité de ZIFMAR 1, par construction de digues et remblaiement de trois casiers dans le bassin portuaire.
Environ 1,7 million de m3 de matériaux doivent être mobilisés pour ces remblaiements.
Il s’agit donc de créer de nouvelles surfaces utilisables là où se trouve aujourd’hui la mer.
3. ZIFMAR démontre que le risque de submersion peut être intégré à un aménagement
Les documents concernant ZIFMAR montrent précisément que le risque marin peut être pris en compte dans la conception d’un aménagement.
La documentation technique relative à ZIFMAR 1 retient notamment des cotes prenant en considération des événements marins importants et l’évolution climatique et prévoit le dimensionnement d’ouvrages destinés à protéger les installations contre le risque de submersion.
Cela démontre qu’il est possible, lorsqu’un projet est considéré comme stratégique, de concevoir des infrastructures littorales en intégrant dès l’origine l’évolution du risque marin.
Notre association pose donc une question simple :
Pourquoi ne pas étudier avec la même ambition les possibilités techniques permettant de protéger durablement les secteurs habités de Frontignan-Plage ?

4. Deux stratégies face à une même mer
D’un côté, le territoire envisage de créer 33 hectares nouveaux sur la mer pour assurer le développement économique futur du port.
Ces installations devront nécessairement être conçues pour résister aux conditions marines futures afin de pouvoir être exploitées pendant plusieurs décennies.
De l’autre, pour Frontignan-Plage, sont étudiés des scénarios de recomposition spatiale pouvant conduire à terme à des relocalisations.
Notre association ne prétend évidemment pas que la protection d’une plateforme industrialo-portuaire et celle d’un quartier résidentiel répondent exactement aux mêmes contraintes techniques.
Mais cette différence ne dispense pas d’une comparaison.
Elle la rend au contraire indispensable.
Nous demandons donc que soient clairement présentés au public :
• les niveaux de risque de submersion retenus, notamment aux horizons 2050 et 2100, pour Frontignan-Plage, ZIFMAR 1 et ZIFMAR 2 ;
• les dispositifs envisagés pour garantir la pérennité des installations portuaires ;
• le coût prévisionnel de ces protections ;
• les différentes solutions techniques envisageables pour renforcer la protection de Frontignan-Plage ;
• leur coût comparé à celui d’une politique de recomposition et de relocalisation.

5. Pourquoi créer de nouveaux terrains sur la mer avant d’optimiser ceux qui existent ?
Une seconde question de cohérence territoriale doit être posée.
Le développement du port nécessite aujourd’hui la création de nouvelles surfaces sur le milieu marin.
Or, au cours des décennies précédentes, des terrains situés à proximité du port ont été consacrés à d’autres usages, notamment urbains et résidentiels.
Notre association souhaite donc savoir quelles solutions alternatives ont été réellement étudiées : réorganisation du foncier portuaire existant, reconversion de friches, optimisation des surfaces disponibles ou réaffectation d’espaces déjà artificialisés.
La création de 33 hectares supplémentaires sur le milieu marin devrait être justifiée après une comparaison approfondie avec les possibilités de réutilisation du foncier existant.
6. Une même ambition pour l’économie et pour les habitants
Notre démarche ne consiste pas à nier les conséquences du changement climatique.
Elle consiste à demander que la même ambition d’adaptation soit appliquée à la protection des populations qu’au développement des infrastructures économiques.
Si notre territoire est capable de mobiliser des moyens techniques et financiers considérables pour créer de nouveaux terrains sur la mer et assurer leur utilisation pendant plusieurs décennies malgré le risque de submersion, il est légitime de demander que soient étudiés avec la même détermination les investissements susceptibles de prolonger durablement la protection de Frontignan-Plage.
La relocalisation de populations et l’abandon progressif de propriétés privées constitueraient des décisions extrêmement lourdes sur les plans humain, social, économique et patrimonial.
Elles ne devraient être envisagées qu’après avoir démontré que les solutions raisonnables de protection et d’adaptation ne sont plus techniquement, environnementalement ou économiquement soutenables.
Notre demande
L’association Entre mer et étangs demande donc que la révision du SCoT et les politiques qui en découleront établissent une véritable analyse comparative entre protection, adaptation et relocalisation, et qu’elle porte aussi bien sur Frontignan-Plage que sur les grands aménagements industrialo-portuaires exposés au même risque marin.
Avant de décider comment déplacer les habitants, déterminons d’abord jusqu’où nous pouvons les protéger.

Le développement économique et la protection des populations doivent bénéficier de la même exigence d’anticipation face à la montée des eaux.

Pour l’association Entre mer et étangs
Le Président
Philippe Tijéras

Contribution n°103 (Web)

Anonyme
Déposée le 20 octobre 2026 à 10h06
En tant qu'habitant de frontignan plage, je souhaite par la présente verser une contribution individuelle au registre de l'enquête [...]
En tant qu'habitant de frontignan plage, je souhaite par la présente verser une contribution individuelle au registre de l'enquête publique du SCoT, afin d'appuyer une stratégie concrète et réaliste pour la défense de notre littoral.
Je souscris pleinement à la nécessité d'une stratégie de résilience face à l'élévation du niveau de la mer.
Cependant, avant d'envisager des solutions radicales, le SCoT doit intégrer l'adaptation technique et intelligente de nos ouvrages de défense existants.

Concrètement, je demande l'inscription dans le document d'orientations de la mise en place de structures en « T » au niveau des épis existants.Cette évolution technique de nos enrochements actuels répond à plusieurs impératifs majeurs :

1- Gagner du temps pour préparer l'avenir : La transformation de ces épis en « T » permettra de casser la houle plus efficacement et de mieux retenir le sable. Cette solution technique s'inscrit exactement dans la volonté de s'appuyer sur l'existant pour gagner les décennies indispensables à la réflexion et à la préparation sereine des choix futurs, y compris les éventuelles solutions de repli ou de recomposition spatiale si elles s'avèrent un jour incontournables.

2- Ne pas dévaloriser nos biens existants : L’incertitude actuelle et le manque de perspectives d'adaptation technique à court et moyen terme créent un préjudice direct. Sans la garantie que les pouvoirs publics chercheront à prolonger la durée de vie du quartier par des aménagements comme les épis en « T », nous risquons une fragilisation et une dévalorisation brutale de la valeur patrimoniale de nos biens. Il est impératif que le SCoT ne fige pas notre territoire dans une attente passive de la submersion. L'étude et la mise en œuvre de l'adaptation de nos épis doivent être clairement mentionnées comme des solutions d'attente actives, permettant de sécuriser les personnes et de préserver notre patrimoine.

Bien cordialement

Contribution n°102 (Web)

Par CAREL Christophe
Déposée le 20 octobre 2026 à 09h55
Objet : Contribution à l’enquête publique du SCoT – Avenir du lido de Frontignan-Plage et incohérence du projet ZIFMAR

Monsieur le [...]
Objet : Contribution à l’enquête publique du SCoT – Avenir du lido de Frontignan-Plage et incohérence du projet ZIFMAR

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

En tant que résident du lido de Frontignan, je dépose cette contribution individuelle pour appuyer les orientations défendues par l'Association des Riverains de Frontignan-Plage et faire part de ma profonde incompréhension face aux projets d'extension portuaire au regard des risques littoraux.

Je demande tout d'abord que le secteur habité du lido de Frontignan-Plage soit explicitement reconnu dans le SCoT comme un « secteur à enjeux forts ». Ce classement est pleinement justifié par la présence d'habitations, d'infrastructures et de commerces essentiels à l'économie locale et à l'attractivité touristique. L'incertitude quant à l'avenir de ce secteur risque de dévaloriser un patrimoine familial fort et d'affecter gravement les revenus de la commune.

Au lieu de se résigner d'emblée à une recomposition spatiale inévitable, le SCoT doit intégrer une stratégie de résilience littorale claire, fondée sur un principe de bon sens : s’appuyer sur les protections existantes, les maintenir et les adapter lorsque cela est pertinent, et les compléter si nécessaire afin de préserver le secteur habité et de gagner le temps indispensable à la préparation sereine des choix futurs.

Concrètement, cette démarche de protection à court et moyen terme implique :

- L'entretien et l'adaptation des aménagements actuels (épis et enrochements), dont l'efficacité a été constatée.
- L'étude sérieuse de solutions complémentaires, comme les dispositifs immergés parallèlement au rivage pour atténuer la houle et favoriser la rétention sédimentaire.
- le mise en place de ces protections , avec pourquoi pas une contribution des habitants comme cela a été fait dans le passé

Par ailleurs, je tiens à alerter sur les projets de développement du port de commerce de Sète-Frontignan, en particulier la zone ZIFMAR. Maintenir ce projet d'aménagement est une aberration totale si le lido de Frontignan n'est pas protégé au préalable. Il est illogique d'investir massivement de l'argent public pour prendre de la place sur la mer, alors même que le niveau marin monte de manière inéluctable et que notre littoral est déjà rongé par l'érosion.
Toute réflexion sur la zone ZIFMAR et les installations portuaires doit obligatoirement tenir compte des interactions possibles avec la partie habitée du lido de Frontignan. L'aménagement portuaire ne peut pas se concevoir au détriment de la sécurité et de la protection des résidents du littoral.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées.

Christophe CAREL

Contribution n°101 (Web)

Anonyme
Déposée le 20 octobre 2026 à 09h40
Lire le document attaché

Document joint


Contribution n°100 (Web)

Anonyme
Déposée le 20 octobre 2026 à 08h38
Je demande que le SCoT s'appuie sur des données publiques et régulières sur l'état des
populations pêchées dans la lagune, y compris [...]
Je demande que le SCoT s'appuie sur des données publiques et régulières sur l'état des
populations pêchées dans la lagune, y compris les espèces fragiles comme l'anguille européenne,
classée en danger critique par l'UICN. Protéger la lagune, c'est aussi s'assurer que les
prélèvements restent compatibles avec le renouvellement des espèces.

Contribution n°99 (Web)

Par Patrice
Déposée le 20 octobre 2026 à 08h33
Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,

Habitant de la région, mais originaire de Lyon, j’ai fait le choix de venir vivre sous [...]
Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,

Habitant de la région, mais originaire de Lyon, j’ai fait le choix de venir vivre sous ces latitudes par amour pour la diversité de ses espaces naturels.

Pratiquant de sports de pleine nature (trail, vélo, randonnée) et de sports nautiques (planche à voile, kitesurf et wingfoil), c’est un réel plaisir de découvrir ce territoire et de pouvoir me mettre à l’eau toute l’année.

Ces activités sont pour moi une source de déconnexion et de rapprochement avec la nature, une expérience que je vous invite à découvrir.

J’ai essayé de lire entre les lignes les intentions du SCoT et j’espère que les futures orientations en matière de gestion du territoire iront dans le bon sens, tant pour la préservation de ces espaces que pour le respect et le partage des activités qui s’y pratiquent.

J’ai subi les conséquences des choix effectués sur le spot des Aresquiers, au profit de l’activité de pêche, et je dois avouer que j’ai du mal à comprendre certaines décisions politiques prises par des personnes censées œuvrer pour le bien-être de tous.

Le respect de la nature doit être une priorité. Participant régulièrement à des opérations de nettoyage des espaces naturels, je suis particulièrement sensible au manque de respect dont nous faisons preuve envers notre environnement.

Concernant le spot des Aresquiers, les activités nautiques de loisir, qui peuvent être pratiquées sans dégradation du milieu, ont été mises en opposition, sans véritable réflexion à mes yeux, avec une activité de pêche sur ce site.

Le nombre de personnes concernées et l’impact environnemental de chaque activité ont-ils réellement été pris en compte ? L’organisation et le partage des usages sont-ils véritablement au cœur des décisions prises ?

Alors que la région communique sur l’attractivité de ses spots, elle agit à contre-courant en fermant certains sites et en rendant la pratique des sports nautiques de plus en plus risquée.

Quelqu’un sera-t-il capable d’analyser les conditions et les orientations des vents dans notre région, ainsi que les possibilités de pratique en toute sécurité sur les sites qui restent librement accessibles ?

Faudra-t-il attendre qu’un pratiquant se retrouve au large, en danger de mort à cause du froid, parce qu’il n’aura pas pu pratiquer sur les étangs mis à notre disposition ? Tout cela alors que quelques pêcheurs vivent de la capture de quelques poissons, tandis que des filets abandonnés ou mal entretenus se retrouvent dispersés un peu partout.

Quelle activité humaine doit primer sur une autre ? Aucune, je l’espère. Encore faut-il être capable de mesurer objectivement, sans influence ni parti pris, l’impact de chaque usage sur les milieux naturels, afin de mettre en place des règles justes, réfléchies et adaptées.

Aucun usage ne devrait bénéficier d’une priorité systématique. Le domaine public naturel constitue un patrimoine commun. Son accès et son utilisation doivent être organisés dans le respect de l’intérêt général.

Je n’ai malheureusement pas vraiment le sentiment que la concertation soit un véritable outil au service de ces décisions.

Les sports nautiques représentent une part importante de l’activité de cette région, et j’espère qu’ils pourront être préservés parallèlement aux activités de pêche et aux autres usages du territoire.

Les activités nautiques telles que la voile, la planche à voile, le wingfoil et le kitesurf sont pratiquées, dans leur grande majorité, par des personnes qui recherchent une harmonie avec l’environnement. Bien sûr, il existe des comportements irrespectueux partout.

Malgré cela, ces activités ont, lorsqu’elles sont pratiquées dans le respect des lieux, un impact relativement limité sur l’environnement. Qu’en est-il des autres usages lorsque l’on parle de préservation de la nature ? Il me semble essentiel de pouvoir comparer objectivement les impacts de chacun avant de prendre des décisions.

Il faut laisser aux passionnés la liberté de rester en contact avec la nature. Cette connexion permet justement de mieux la connaître, de la comprendre et de la respecter davantage.

J’espère que vous saurez gérer notre territoire avec discernement et trouver un équilibre entre la préservation des milieux naturels et le maintien des activités qui font aussi la richesse de notre région.

Notre société est de plus en plus complexe et parfois violente. Laissons à nos nouvelles générations la possibilité de profiter de la nature et de rester en contact avec elle, à travers des activités saines pour le corps et l’esprit.

Arrêtons d’interdire systématiquement. Je vous en prie, cherchons plutôt à comprendre, à organiser et à partager intelligemment les usages de notre patrimoine naturel.

Bon courage à vous dans cette mission.

Cordialement,

Patrice

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