Contribution n°128 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 09h16
La fermeture de cet établissement constitue une perte pour l’attractivité de Marseillan-Plage. Lieu convivial et familial ou nous venions depuis plus d'une dizaine d'année,
Le mosquito beach proposait des transats, une restauration adaptée- et des activités nautiques qui manquent cruellement sur la plage aujourd'hui.
Sa réouverture contribuerait à l’animation de la station et permettra d'éviter que les touristes habitués s'en détournent pour passer leurs vacances dans un lieu.
Pour info, nous nous sommes récemment rendu sur la station de VIAS ou ce type d'établissement existe heureusement toujours.
Il serait dommage de ne pas rétablir cette installation connue désormais d'un grand nombre de vacanciers.
Je vous remercie de prendre en considération cette demande.
Dans l'attente d'une décision favorable, nous vous souhaitons une agréable journée.
Contribution n°127 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 09h08
Monsieur le Président, Madame, Messieurs composant la Commission d’Enquête,
Je dépose la présente contribution individuelle qui rejoint et appuie celle déposée par l’Association des Riverains de Frontignan-Plage et recoupe apparemment celle d’autres contributeurs.
Je précise que j’ai pratiqué régulièrement la plage de FRONTIGNAN depuis 1969, avant d’y établir en 1983 ma résidence principale, en première ligne du lido côté Ouest.
Ma contribution portera sur trois points :
- La nécessité de reconnaître le secteur habité du Lido de FRONTIGNAN comme un « secteur à enjeux forts ».
Ce secteur est, pour une majeure partie, peuplé à l’année, il abrite des commerces et autres lieux de vie essentiels tant pour la vie courante que pour l’économie locale, notamment touristique.
De ce fait, le secteur coche toutes les cases des critères énoncés par le Documentation d’orientation et d’objectifs (DOO) : présence d’habitations et de population résidente, exposition des personnes et des biens, fonctionnement des espaces habités et des infrastructures, conséquences sociales d’une éventuelle recomposition et enjeux patrimoniaux pour les habitants.
Ce secteur est, de plus, affectivement essentiel pour les frontignanais, eu égard à l’histoire du territoire et, surtout, aux histoires familiales qui ont créé des liens très forts, pour certains depuis des générations.
- La nécessité de continuer de protéger le Lido de FRONTIGNAN.
Durant les années 1960-1970 les pouvoirs publics et les propriétaires de terrains du Lido de FRONTIGNAN ont financé d’importants travaux au travers du Syndicat des Epis. Les travaux de protection ont consisté à protéger la totalité des habitations par la pose de blocs de rochers et la construction d’épis. Ces travaux ont prouvé, jusqu’à ce jour, leur efficacité, même si quelques zones sont plus fragiles (elles l’étaient déjà historiquement).
D’importants travaux de protection par création d’un cordon dunaire en sable et renforcement de certains épis, durant les années 2015 (Partie Ouest) et 2020 (partie Est) ont été réalisés, pour protéger les habitations.
Depuis deux années SAM a commencé à évoquer une « recomposition spatiale », consistant à anticiper une modification du trait de côte et un déplacement des populations à horizon lointain (30 ans), sur la base d’études encore en cours et dans le contexte d’absence de financement pour une telle opération de grande envergure.
Dans le même temps, les projections des « experts » sont, en plusieurs zones du Lido de FRONTIGNAN contredites par le vécu historique et maintenant journalier des résidents. Non content de ne pas se dégrader, certaines plages, par exemple secteur Ouest, continuent à s’ensabler, depuis la création en 1986 de la digue ZIFMAR.
De ce fait, il me paraît :
- D’une part qu’il est nécessaire d’entretenir et renforcer les protections existantes.
- D’autre part, comme prescrit sous le n° 17 du chapitre individualisé, valant SMVM du SCOT, page 30, que des aménagements de protection supplémentaires peuvent être envisagés en raison de la nécessité de mise en protection des biens et des personnes.
A ce titre, l’Association des Riverains de Frontignan-Plage milite, depuis plusieurs années, pour la mise en place d’une protection par dispositifs immergés en dur (rochers ou octopodes de béton, ou dispositifs testés à AGDE ou PALAVAS) en mer, afin tout à la fois de briser la houle, de retenir le sable et de réimplanter la ressource halieutique (tant flore que faune marine) qui a progressivement disparu de ces secteurs.
Un système de financement partagé entre pouvoirs publics et propriétaires de la zone littorale (tel que celui du Syndicat des Epis en son temps) pourrait être envisagé.
Cette solution permettrait soit de sauvegarder définitivement de Lido de FRONTIGNAN, soit, au pire, de retarder l’échéance d’une recomposition spatiale, et, donc, étaler son financement.
- Mettre en cohérence le SCO avec les importants travaux envisagés sur la Zone ZIFMAR.
Pour le développement du Port de Commerce de SETE-FRONTIGNAN, il est envisagé de continuer à combler le bassin ZIFMAR, en vue de développer les activités économiques du port.
N’y a-t-il pas contradiction à développer, au travers de moyens financiers importants, une zone d’activité dans une zone déclarée vulnérable et de réserver un sort différent au Lido de FRONTIGNAN, alors que les niveaux des digues de protection sont quasiment identiques ?
Il me paraît, au contraire, que le renforcement de la protection du Lido de FRONTIGNAN dans sa partie Ouest, protège d’autant la Zone ZIFMAR, par l’ensablement et l’affaiblissement de la houle.
Par ailleurs, alors que la Zone ZIFMAR est en cours d’enquête publique pour les aspects environnementaux, que le comblement va affecter, la création des protections par immersion de dispositifs en dur à distance des plages permettra à la flore marine et à la ressource halieutique de se développer et de compenser celle perdue sur la Zone ZIFMAR.
En conclusion :
- Il est nécessaire de reconnaître le secteur habité du Lido de FRONTIGNAN comme un « secteur à enjeux forts ».
- Il est nécessaire de continuer de protéger le Lido de FRONTIGNAN.
- Il faut mettre en cohérence et complémentarité le traitement du projet ZIFMAR et le SCOT de Sète Aglopole Méditerranée.
Le tout dans le cadre d’une concertation étroite avec les habitants et acteurs économiques du Lido de FRONTIGNAN, avec mise à disposition en toute transparence des projets, études, hypothèses, critères de décision et évaluations comparatives, afin de conduire à une discussion collective des choix envisagés.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, Madame, Messieurs composant la Commission d’Enquête, l'expression de mes salutations distinguées.
Contribution n°126 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 08h39
Document joint
Contribution n°125 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 08h38
Document joint
Contribution n°124 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 08h36
Document joint
Contribution n°123 (Web)
Déposée le 23 octobre 2026 à 08h32
Document joint
Contribution n°122 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 23h00
Contribution n°121 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 18h13
Je dépose la présente contribution individuelle qui rejoint et appuie celle déposée par l’Association des Riverains de Frontignan-Plage et recoupe apparemment celle d’autres contributeurs.
Je précise que j’ai pratiqué régulièrement la plage de FRONTIGNAN depuis 1969, avant d’y établir en 1983 ma résidence principale, en première ligne du lido côté Est.
Ma contribution portera sur trois points :
- La nécessité de reconnaître le secteur habité du Lido de FRONTIGNAN comme un « secteur à enjeux forts ».
Ce secteur est, pour une majeure partie, peuplé à l’année, il abrite des commerces et autres lieux de vie essentiels tant pour la vie courante que pour l’économie locale, notamment touristique.
De ce fait, le secteur coche toutes les cases des critères énoncés par le Documentation d’orientation et d’objectifs (DOO) : présence d’habitations et de population résidente, exposition des personnes et des biens, fonctionnement des espaces habités et des infrastructures, conséquences sociales d’une éventuelle recomposition et enjeux patrimoniaux pour les habitants.
Ce secteur est, de plus, affectivement essentiel pour les frontignanais, eu égard à l’histoire du territoire et, surtout, aux histoires familiales qui ont créé des liens très forts, pour certains depuis des générations.
- La nécessité de continuer de protéger le Lido de FRONTIGNAN.
Durant les années 1960-1970 les pouvoirs publics et les propriétaires de terrains du Lido de FRONTIGNAN ont financé d’importants travaux au travers du Syndicat des Epis. Les travaux de protection ont consisté à protéger la totalité des habitations par la pose de blocs de rochers et la construction d’épis. Ces travaux ont prouvé, jusqu’à ce jour, leur efficacité, même si quelques zones sont plus fragiles (elles l’étaient déjà historiquement).
D’importants travaux de protection par création d’un cordon dunaire en sable et renforcement de certains épis, durant les années 2015 (Partie est) et 2020 (partie Ouest) ont été réalisés, pour protéger les habitations.
Depuis deux années SAM a commencé à évoquer une « recomposition spatiale », consistant à anticiper une modification du trait de côte et un déplacement des populations à horizon lointain (30 ans), sur la base d’études encore en cours et dans le contexte d’absence de financement pour une telle opération de grande envergure..
Dans le même temps, les projections des « experts » sont, en plusieurs zones du Lido de FRONTIGNAN contredites par le vécu historique et maintenant journalier des résidents. Non content de ne pas se dégrader, certaines plages, par exemple secteur Est, continuent à s’ensabler, depuis la création en 1986 de la digue ZIFMAR.
De ce fait, il me paraît :
- D’une part qu’il est nécessaire d’entretenir et renforcer les protections existantes.
- D’autre part, comme prescrit sous le n° 17 du chapitre individualisé, valant SMVM du SCOT, page 30, que des aménagements de protection supplémentaires peuvent être envisagés en raison de la nécessité de mise en protection des biens et des personnes.
A ce titre, l’Association des Riverains de Frontignan-Plage milite, depuis plusieurs années, pour la mise en place d’une protection par dispositifs immergés en dur (rochers ou octopodes de béton, ou dispositifs testés à AGDE ou PALAVAS) en mer, afin tout à la fois de briser la houle, de retenir le sable et de réimplanter la ressource halieutique (tant flore que faune marine) qui a progressivement disparu de ces secteurs.
Un système de financement partagé entre pouvoirs publics et propriétaires de la zone littorale (tel que celui du Syndicat des Epis en son temps) pourrait être envisagé.
Cette solution permettrait soit de sauvegarder définitivement de Lido de FRONTIGNAN, soit, au pire, de retarder l’échéance d’une recomposition spatiale, et, donc, étaler son financement.
- Mettre en cohérence le SCO avec les importants travaux envisagés sur la Zone ZIFMAR.
Pour le développement du Port de Commerce de SETE-FRONTIGNAN, il est envisagé de continuer à combler le bassin ZIFMAR, en vue de développer les activités économiques du port.
N’y a-t-il pas contradiction à développer, au travers de moyens financiers importants, une zone d’activité dans une zone déclarée vulnérable et de réserver un sort différent au Lido de FRONTINGNAN, alors que les niveaux des digues de protection sont quasiment identiques ?
Il me paraît, au contraire, que le renforcement de la protection du Lido de FRONTIGNAN dans sa partie Est, protège d’autant la Zone ZIFMAR, par l’ensablement et l’affaiblissement de la houle.
Par ailleurs, alors que la Zone ZIFMAR est en cours d’enquête publique pour les aspects environnementaux, que le comblement va affecter, la création des protections par immersion de dispositifs en dur à distance des plages permettra à la flore marine et à la ressource halieutique de se développer et de compenser celle perdue sur la Zone ZIFMAR.
En conclusion :
- Il est nécessaire de reconnaître le secteur habité du Lido de FRONTIGNAN comme un « secteur à enjeux forts ».
- Il est nécessaire de continuer de protéger le Lido de FRONTIGNAN.
- Il faut mettre en cohérence et complémentarité le traitement du projet ZIFMAR et le SCOT de Sète Aglopole Méditerranée.
Le tout dans le cadre d’une concertation étroite avec les habitants et acteurs économiques du Lido de FRONTIGNAN, avec mise à disposition en toute transparence des projets, études, hypothèses, critères de décision et évaluations comparatives, afin de conduire à une discussion collective des choix envisagés.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, Madame, Messieurs composant la Commission d’Enquête, l'expression de mes salutations distinguées.
Contribution n°120 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 13h07
Camping Robinson – Marseillan-Plage
Je soussigné Patrice Pichery, directeur du Camping Robinson, établissement 4 étoiles situé à Marseillan-Plage, souhaite apporter ma contribution à l'enquête publique concernant la révision du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin de Thau.
Le Camping Robinson existe depuis 1964, soit plus de 60 années d'activité touristique sur le littoral de Marseillan-Plage. Depuis plus de six décennies, notre établissement accueille des générations de vacanciers, contribue à l'attractivité de notre commune et participe activement à son développement économique.
Notre camping fait partie de l'histoire touristique de Marseillan-Plage. Il représente un patrimoine économique, mais également humain, construit au fil des années autour de familles fidèles, de souvenirs de vacances et d'un attachement profond à notre destination.
Je suis pleinement conscient de la nécessité de préserver notre littoral, nos dunes et la sécurité de nos vacanciers.
Cependant, cette protection doit être compatible avec le maintien des campings existants, qui constituent une activité historique, économique et touristique essentielle à notre commune.
1. Préserver les terrains de camping existants
Je demande que le SCoT reconnaisse clairement les campings régulièrement autorisés et leurs terrains légalement aménagés.
Les prescriptions du SCoT ne doivent pas conduire à empêcher systématiquement l'entretien, la rénovation ou la modernisation des établissements existants.
Il est indispensable de permettre, dans le respect des réglementations applicables, le remplacement des équipements vieillissants, l'amélioration des sanitaires, des réseaux, des accès, de la sécurité et des performances environnementales.
Les situations doivent être étudiées camping par camping et non faire l'objet d'une interdiction générale.
Le Camping Robinson illustre parfaitement cette nécessité. Présent depuis 1964, notre établissement a évolué au fil des décennies pour répondre aux attentes des vacanciers, aux exigences de sécurité et aux nouvelles normes environnementales.
Maintenir un camping en activité implique des investissements réguliers et parfois considérables. Ces investissements ne constituent pas nécessairement une extension de l'activité, mais bien souvent une obligation pour garantir la qualité des infrastructures, la sécurité des personnes et la pérennité de l'établissement.
Il serait paradoxal de vouloir améliorer la protection de notre environnement tout en empêchant les exploitants d'investir dans des équipements plus modernes, plus économes et mieux adaptés aux enjeux climatiques.
2. Reconnaître le poids économique de l'hôtellerie de plein air
Marseillan compte 14 campings représentant plus de 4 000 emplacements et une capacité d'accueil de 20 000 personnes.
Notre profession représente environ 35 millions d'euros de chiffre d'affaires, 500 emplois directs et 6 millions d'euros d'investissements annuels.
Elle contribue également aux recettes publiques, avec notamment 500 000 euros de taxe de séjour, 220 000 euros de taxe foncière et 150 000 euros de contribution foncière des entreprises, selon le panorama local de la profession.
À cela s'ajoutent les retombées économiques pour les restaurants, les commerces, les marchés, les prestataires de services et les entreprises locales.
Toute restriction importante concernant nos activités doit donc faire l'objet d'une véritable évaluation de ses conséquences économiques, sociales et foncières.
Mais au-delà de ces chiffres, il faut mesurer ce que représentent réellement les campings pour la vie économique de Marseillan-Plage.
Chaque saison, des milliers de vacanciers fréquentent nos établissements et font vivre l'ensemble du tissu économique local.
Ils consomment dans les restaurants, fréquentent les bars, achètent dans les boulangeries, les commerces alimentaires, les boutiques et les marchés. Ils participent aux activités nautiques, aux loisirs et aux animations proposées sur notre territoire.
Les entreprises de bâtiment, les artisans, les fournisseurs, les sociétés d'entretien, les prestataires techniques et de nombreux autres professionnels bénéficient également directement de l'activité des campings.
La disparition ou la réduction importante de cette capacité d'accueil aurait donc des conséquences bien au-delà des seuls établissements concernés.
Moins de campings signifie moins de vacanciers, moins de consommation locale, moins d'emplois et, inévitablement, davantage de chômage.
Ce sont des emplois saisonniers, mais également permanents, qui seraient menacés. Ce sont des entreprises locales qui pourraient perdre une part essentielle de leur clientèle, avec un risque de fermetures et de fragilisation de l'ensemble de l'économie de Marseillan-Plage.
Notre commune s'est développée autour du tourisme balnéaire et de l'hôtellerie de plein air. Il serait particulièrement préoccupant de fragiliser aujourd'hui l'un des principaux moteurs de son activité économique.
Un attachement exceptionnel de nos vacanciers à Marseillan-Plage
Au Camping Robinson, nous constatons depuis des décennies un phénomène essentiel qui mérite d'être pris en considération : la fidélité et l'attachement profond de nos clients à notre établissement et à Marseillan-Plage.
Certaines familles fréquentent notre camping depuis de nombreuses années. Plusieurs générations s'y sont succédé : les grands-parents, les parents, puis les enfants devenus adultes qui reviennent à leur tour avec leur propre famille.
Pour ces vacanciers, Marseillan-Plage n'est pas une destination interchangeable. C'est un lieu de vie, de retrouvailles, de souvenirs et de traditions familiales.
Cet attachement constitue une richesse touristique exceptionnelle, construite sur plusieurs décennies et impossible à recréer artificiellement.
Les campings jouent un rôle fondamental dans cette fidélisation. Ils permettent aux familles de séjourner au plus près de la nature, de la mer et des plages, dans un environnement convivial et accessible à différentes catégories de vacanciers.
Préserver nos campings, c'est aussi préserver cette relation historique entre les vacanciers et notre territoire.
3. Prendre en compte l'évolution réelle de nos plages
Il est essentiel de distinguer les différentes parties du littoral de Marseillan.
Les études départementales montrent que certains secteurs sont relativement stables et connaissent localement une accrétion, notamment au sud du port, tandis que d'autres subissent une érosion.
Une même règle ne peut donc être justifiée par la seule affirmation que toute notre plage serait en recul.
Je demande que les décisions reposent sur des études actualisées et localisées, tenant compte des mouvements de sable, des ouvrages existants et des risques réels de submersion.
Le littoral de Marseillan-Plage constitue un patrimoine naturel exceptionnel et l'un des principaux atouts touristiques de notre département.
La longue plage de sable qui s'étend de Marseillan-Plage jusqu'à Sète est, à mes yeux, la plus belle plage de l'Hérault. Son étendue, son caractère naturel, son paysage et son ouverture sur la Méditerranée en font un espace remarquable, apprécié aussi bien par les habitants que par les visiteurs.
Cet environnement représente une richesse que nous souhaitons naturellement préserver.
Mais il constitue également la raison première pour laquelle des milliers de familles choisissent chaque année de séjourner dans nos campings.
La beauté de ce littoral et la présence historique de nos campings ne doivent pas être considérées comme deux réalités opposées. Elles participent ensemble à l'identité et à l'attractivité de Marseillan-Plage.
La préservation de ce patrimoine naturel doit donc s'accompagner d'une réflexion équilibrée sur le maintien des activités touristiques existantes, en tenant compte des caractéristiques réelles de chaque secteur.
4. Entretenir et protéger les dunes
La protection de notre littoral ne peut pas reposer uniquement sur des limitations d'activités ou sur des perspectives de recul.
Je demande la mise en place d'un programme durable et financé de suivi et d'entretien des dunes et des plages, incluant la restauration des ganivelles, la protection de la végétation, la gestion des accès et, lorsque les études le justifient, le rechargement en sable et les solutions de protection douce.
Ces actions sont indispensables pour la sécurité des personnes, la préservation des milieux naturels et le maintien de l'économie touristique.
Les exploitants de campings implantés sur le littoral ont eux aussi un intérêt direct à la préservation des dunes et des plages.
Nous vivons quotidiennement au contact de cet environnement. Nous en connaissons la valeur, les fragilités et l'importance pour les générations futures.
Les professionnels de l'hôtellerie de plein air doivent être considérés comme des partenaires de la protection du littoral, et non uniquement comme des activités à contraindre.
Nous pouvons contribuer à la sensibilisation des vacanciers, à la protection des accès, à la préservation de la végétation et à la mise en œuvre de solutions durables.
La protection de notre littoral doit être une démarche collective, associant les pouvoirs publics, les scientifiques, les habitants et les professionnels du tourisme.
5. Tenir compte des obligations déjà imposées aux campings
Les campings sont déjà soumis à une réglementation de sécurité spécifique. Certains disposent également d'arrêtés préfectoraux fixant leurs périodes annuelles d'ouverture et de fermeture en raison des risques.
Ces contraintes existent déjà et doivent être intégrées dans l'appréciation des conditions d'exploitation de chaque établissement.
Je demande que le SCoT favorise la prévention, les dispositifs d'alerte, les plans d'évacuation et les aménagements réversibles, tout en respectant les prescriptions des plans de prévention des risques.
Il est important de rappeler que les exploitants ont une responsabilité directe envers leurs vacanciers et leurs salariés.
La sécurité des personnes est une priorité absolue. Aucun professionnel sérieux ne souhaite exposer sa clientèle ou ses équipes à des risques inconsidérés.
Mais la gestion de ces risques doit reposer sur des éléments objectifs, des études précises et des mesures proportionnées.
Il convient de distinguer les situations présentant un danger avéré de celles pour lesquelles des mesures de prévention, d'adaptation ou de modernisation permettent de poursuivre l'exploitation dans des conditions satisfaisantes de sécurité.
6. Préserver la possibilité d'investir et anticiper les risques sans sacrifier les établissements
Je demande que les règles du SCoT permettent explicitement la modernisation des campings existants lorsque les travaux sont compatibles avec la sécurité, la loi Littoral et la protection de l'environnement.
Si certains secteurs nécessitaient à terme une recomposition spatiale, celle-ci devrait être préparée avec les professionnels et les propriétaires, à partir d'études précises, d'alternatives foncières réalistes et de dispositifs d'accompagnement financier.
Une telle perspective ne doit pas conduire à bloquer dès aujourd'hui tous les investissements utiles à la sécurité et à la qualité de nos établissements.
Pour le Camping Robinson, comme pour de nombreux établissements historiques de Marseillan-Plage, la capacité à investir est essentielle.
Après plus de 60 ans d'existence, notre volonté est de poursuivre le développement qualitatif de notre camping, de moderniser nos équipements, d'améliorer les conditions d'accueil et de réduire progressivement notre impact environnemental.
Ces investissements représentent un engagement financier important, mais également une confiance dans l'avenir de notre commune.
Il serait difficilement compréhensible que des établissements légalement implantés depuis plusieurs décennies soient progressivement empêchés de se moderniser, alors même que cette modernisation contribue à améliorer leur sécurité et leur intégration environnementale.
La perspective de risques futurs doit conduire à anticiper, à accompagner et à adapter les établissements lorsque cela est possible, et non à organiser leur fragilisation économique par un gel généralisé des investissements.
Il faut également mesurer les conséquences humaines et financières de telles orientations pour les propriétaires, les exploitants, les salariés et les entreprises qui dépendent de notre activité.
En conclusion
Je demande que le projet de SCoT soit complété afin de garantir une meilleure prise en compte des campings existants, de leurs terrains, de leurs investissements et de leur rôle économique.
Nous souhaitons protéger le littoral, mais nous demandons également que les pouvoirs publics protègent les conditions permettant à notre activité de perdurer.
Le Camping Robinson existe depuis 1964. Plus de 60 années d'histoire, d'investissements, de travail et de souvenirs ne peuvent être ignorées dans les réflexions sur l'avenir de notre territoire.
Notre établissement, comme les autres campings de Marseillan-Plage, n'est pas simplement une structure d'hébergement touristique. Il fait partie de l'identité de notre station balnéaire, de son histoire et de son dynamisme.
Chaque année, nous accueillons des familles qui reviennent par attachement à notre camping, à notre commune et à ce littoral exceptionnel.
Ces vacanciers font vivre nos établissements, mais également nos restaurants, nos commerces, nos marchés, nos artisans et une grande partie de l'économie locale.
La fragilisation de l'hôtellerie de plein air aurait donc des conséquences économiques et sociales majeures, susceptibles d'affecter durablement l'emploi et l'attractivité de Marseillan-Plage.
Nous sommes conscients des défis environnementaux et climatiques auxquels notre littoral doit faire face. Nous ne demandons pas à nous affranchir des règles de protection ni à ignorer les risques.
Nous demandons simplement que les décisions soient fondées sur des réalités locales, des études objectives, une concertation véritable et un équilibre entre protection de l'environnement, sécurité des personnes et maintien de l'activité économique.
La protection du littoral et la préservation de nos campings doivent pouvoir avancer ensemble.
L'avenir des campings de Marseillan-Plage est indissociable de l'avenir économique de notre commune.
Protéger notre littoral est une nécessité. Préserver les activités, les emplois et les établissements historiques qui font vivre Marseillan-Plage en est une autre. Ces deux ambitions ne doivent pas s'opposer : elles doivent se construire ensemble.
Je remercie la commission d'enquête de prendre en considération ces observations et de veiller à ce que la révision du SCoT permette de concilier durablement la préservation de notre environnement et l'avenir de l'hôtellerie de plein air.
Patrice Pichery
Directeur du Camping Robinson
22 quai de la plaisance
34340 Marseillan-plage
Parcelles DY89 et DY90
Contribution n°119 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 12h40
En espérant une ouverture pour 2027.