Les contributions

Contribution n°98 (Web)

Par Lesne Laura
Déposée le 19 octobre 2026 à 19h05
Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,

J'habite et je travaille sur ce territoire. Je souhaite que le SCoT du Bassin de Thau [...]
Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,

J'habite et je travaille sur ce territoire. Je souhaite que le SCoT du Bassin de Thau devienne un véritable outil d'équilibre : un document qui garantit cet équilibre et qui arbitre, avec clarté et justice, les déséquilibres qui le menacent. Je donne donc un avis favorable avec réserves du projet en l’état.

1. La nature comme socle, et non comme variable d'ajustement
Je souhaite, à travers cette contribution, rappeler un principe qui me paraît essentiel et qui devrait guider l’ensemble des orientations du futur Schéma de cohérence territoriale du Bassin de Thau : l’équilibre et le respect de la nature n’est pas un intérêt à mettre en balance avec des intérêts économiques ou particuliers. Elle est le fondement même de toute vie et, par conséquent, de toute activité humaine.
Nos activités économiques, professionnelles, sociales, culturelles ou récréatives dépendent toutes, directement ou indirectement, du bon fonctionnement des écosystèmes. Sans milieux naturels préservés, sans eau de qualité, sans biodiversité et sans équilibres écologiques durables, aucune activité humaine ne peut véritablement prospérer.

Le respect des équilibres fondamentaux de la nature doit donc constituer le premier niveau de décision. L’organisation et le partage des usages humains doivent venir ensuite, dans le respect de cette exigence commune.

Il ne devrait pas s’agir de déterminer quelle activité humaine doit primer sur une autre, mais de mesurer objectivement l’incidence de chacune sur les milieux naturels, afin d’établir des règles justes, proportionnées et cohérentes avec leur préservation.

À partir du moment où une activité est compatible avec la protection des écosystèmes, elle doit pouvoir trouver sa place aux côtés des autres, dans un esprit d’équité, de respect mutuel et de coexistence.

Je demande donc que le SCoT pose ce principe en premier : chaque activité humaine doit être mesurée et dimensionnée pour respecter les équilibres fondamentaux de la nature. Les usages viennent ensuite s'organiser autour de cette limite, et non l'inverse. Cela implique de prendre en compte les espaces maritimes et lagunaires avec la même exigence que les espaces terrestres face à l'artificialisation.

2. L'égalité des usages sur le domaine public
Nous sommes libres et égaux, et l'accès au domaine public doit refléter ce principe. Une fois le respect des milieux garanti, aucun usage ne devrait bénéficier d'une priorité de principe sur un autre.

Le SCoT ne doit pas simplement constater l’organisation actuelle du territoire ou reconduire les rapports de priorité historiques entre les différents usages.
Il doit être un véritable outil d’anticipation, de régulation et, lorsque cela s’avère nécessaire, de rééquilibrage.

Aucun usage ne devrait bénéficier d’une priorité de principe indépendamment de son impact réel sur l’environnement et des possibilités de coexistence avec les autres.
Le domaine public naturel constitue un patrimoine commun. Son accès et son utilisation doivent être organisés dans le respect de l’intérêt général, des nécessités de protection écologique, de la sécurité et du principe d’égalité, sans oublier que des différences de traitement peuvent être justifiées par des situations ou des contraintes objectives.
L’objectif n’est pas de permettre à chacun de faire tout ce qu’il souhaite, partout et à tout moment. Il est de garantir que chaque limitation, chaque restriction et chaque priorité repose sur des critères transparents, explicites, proportionnés et susceptibles d’être réévalués.

Je demande que le SCoT reconnaisse l'ensemble des activités présentes sur le territoire, professionnelles comme de loisir, traditionnelles comme nouvelles. Je demande aussi qu'il organise leur partage sur des critères objectifs : leur impact réel sur la biodiversité et leur compatibilité avec les autres usages. Les activités les plus sobres et les moins impactantes doivent y trouver toute leur place.

3. Tous les acteurs autour de la table
L'avenir d'un lieu de vie, de travail et de loisirs ne peut se décider sans celles et ceux qui le font vivre. La concertation ne devrait pas intervenir uniquement lorsque les conflits apparaissent ou lorsque les décisions sont déjà prises. Elle devrait être permanente, représentative et réellement associée aux processus de décision.
Écouter les connaissances et les expériences de terrain, confronter les points de vue, objectiver les impacts et rechercher ensemble des solutions concrètes me paraît indispensable.
Je souhaite que le SCoT prévoie des instances de concertation pérennes et réellement représentatives. Pêcheurs, conchyliculteurs, agriculteurs, acteurs du tourisme et des sports de nature, associations environnementales, habitants et élus doivent pouvoir s'y écouter et construire ensemble des arbitrages partagés. Écouter chacun, sans animosité envers quiconque, est la seule voie vers des décisions comprises et respectées.

4. Anticiper le changement climatique
Enfin, le changement climatique nous oblige à dépasser les équilibres actuels pour réfléchir à ceux de demain.
L’évolution du niveau de la mer, les modifications des températures, de la salinité, de la qualité et de la disponibilité de l’eau, l’évolution des espèces, des habitats naturels et des activités humaines vont progressivement transformer notre territoire et nos pratiques.
Les pratiques professionnelles, les activités nautiques, les usages touristiques et les besoins des habitants évolueront eux aussi.
Nous ne pouvons pas organiser l’avenir du Bassin de Thau en considérant que les usages, les conditions environnementales et les équilibres économiques resteront figés.

Je demande que le SCoT s'appuie sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles, intégrer différents scénarios climatiques et prévoir des mécanismes réguliers d’évaluation et d’adaptation.
Il doit permettre de réexaminer les règles d’usage lorsque les circonstances évoluent, de prévenir les nouveaux conflits et d’accompagner les transformations nécessaires, plutôt que d’attendre que les déséquilibres deviennent irréversibles.
Cette capacité d’adaptation doit reposer sur une observation partagée des milieux, une concertation régulière et des décisions fondées sur des données environnementales objectivées.

Nous partageons un même territoire, des ressources limitées et un avenir commun. C’est précisément parce que nos activités et nos intérêts sont différents que nous devons apprendre à les faire coexister.

C'est à ces conditions, respect de la nature, égalité des usages, dialogue de tous et anticipation, que notre territoire pourra s'adapter et rester un lieu où il fait bon vivre, travailler et se ressourcer. Le SCoT doit définir les conditions d’un équilibre durable entre la protection du vivant et les activités humaines qui en dépendent. Plus cet équilibre sera construit en concertation et plus il sera compris et respecté.

Je souhaite que le SCoT du Bassin de Thau porte cette ambition : construire un cadre écologique, équitable, démocratique et évolutif, capable de préserver le vivant tout en permettant aux générations présentes et futures de continuer à vivre, travailler et s’épanouir sur ce territoire.

Je vous remercie de l'attention portée à cette contribution.

Laura Lesne
Frontignan le 19 octobre 2026

Contribution n°97 (Web)

Par ruggiero guy
Déposée le 19 octobre 2026 à 18h39
Concernant l erosion marine et l eventuelle montee des eaux sur le littoral de Frontignan ; il serait judicieux et moins couteux de [...]
Concernant l erosion marine et l eventuelle montee des eaux sur le littoral de Frontignan ; il serait judicieux et moins couteux de renforcer la protection ( rochers , boudins etc etc ) sur les quelques lieux concernes plutot que de preempter des habitations a cout eleve .
Que ce soit en mer ou les etangs ,les professionnels de la peche doivent accepter le partage mesure des etendues maritimes avec tous les sports nautiques , sachant que ces professionnels sont de moins en moins nombreux du fait de la disparition de la faune marine.
Sur ce point ; etant plongeurs apneiste et bouteille , je constate la raréfaction de beaucoup d especes sur le plateau des Aresquiers du fait des massacres entraines par la peche en bouteille, la pose de filets dans les 300 metres , etc , etc et ceci dans une zone natura 2000 . La creation d une reserve marine limitee permettrait , comme au cap d agde et palavas de ressourcer ce plateau rocheux truffe de trous et grottes. En dehors de cette reserve , des bouees ecologiques eviteraient que les ancres et chaines ne massacrent les fonds marins .
Toutes ces actions , demandees depuis de nombreuses annees , n ont pas abouties du fait d un manque de volonte de notre municipalite , de l agglo de Sete et du departement

Contribution n°96 (Web)

Anonyme
Déposée le 19 octobre 2026 à 15h08
Bonjour,
Il serait opportun que les épis de rochers en forme de T sur Frontignan Plage qui ont largement contribué à la protection [...]
Bonjour,
Il serait opportun que les épis de rochers en forme de T sur Frontignan Plage qui ont largement contribué à la protection du littoral puissent faire l'objet d'une entretien.
Ils retrouveraient ains une totale efficacité lors des tempêtes.
Une remise en forme des ces protections pourrait se faire à moindre coût.
L'Agglo communique sur le montant des sommes investis pour protéger le littoral.
Question: que devient un investissement sans un minimum d'entretien ?
Réponse: une somme d'argent gaspillée.
Merci.

Contribution n°95 (Web)

Par Domergue Bernard
Déposée le 19 octobre 2026 à 09h25
Je m’appelle Bernard Domergue, je suis né le 16 novembre 1966 à Montpellier et j’ai toujours habité Frontignan. Je suis retraité depuis [...]
Je m’appelle Bernard Domergue, je suis né le 16 novembre 1966 à Montpellier et j’ai toujours habité Frontignan. Je suis retraité depuis 2023 et j’ai été sapeur pompier professionnel pendant 40 ans (3 ans dans les sapeurs pompiers de Paris et 37 ans dans l’Hérault). Au cours de ces 37 ans, ma spécialité était tous les secours en milieu aquatique et subaquatique. J’ai été 33 ans chef d’unité de scaphandrier autonome.

Au cours de ces 33 années, j’ai voyagé de par le monde et j’ai effectué des plongées en atlantique, aux caraïbes et dans l’océan indien. Je peux me targuer d’avoir plus de 2000 plongées à mon actif. J’ai, bien sûr, principalement plongé en méditerranée et plus précisément sur la côte méditerranéenne française. Bien qu’étant à la retraite je continue de plonger et nager en mer tout au long de l’année.
Lors de toutes ces années passées dans les profondeurs méditerranéenne, j’ai pu observer les changements et les bouleversements de ma mer, de notre mer, de la mer méditerranée. C’est à ce sujet que je viens vous interpeler et attirer votre attention.

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai pu observer les fonds marins de 0 à 60 mètres, de la frontière espagnole à la frontière italienne, mais principalement sur la zone littorale frontignanaise.
J’ai constaté la surexploitation, la dégradation et la pollution dévaster des sites qui étaient à mes débuts, riches d’une faune et d’une flore magnifique.

A l’inverse, j’ai plongé sur des zones où toute activité de prélèvement était interdite. Ces lieux, comme Porquerolles, Port Cros, Collioure, pour ne citer qu’eux, sont des endroits où la vie marine, sous toutes ses formes, a repris le dessus et grouille d’une faune et d’une flore extraordinaire.
Il va sans dire que lorsque les animaux peuvent vivre et se reproduire en toute quiétude, la population se multiplie facilement et rapidement. L’avantage de tels sites, c’est que lorsque le nombre d’individu devient important, cette « surpopulation » sort de la zone protégée et c’est à ce moment là que les professionnels peuvent tirer profit de la création de telles zones. Ils en sont les premiers bénéficiaires.

Dans les années 90, un célèbre plongeur de La Calypso, monsieur Albert Falco, est venu sur la commune pour essayer d’expliquer les bienfaits de la mise en place de telles zones protégées. Malheureusement une certaine catégorie de professionnel s’est carrément et fermement opposée à la mise en place d’une zone protégée sur les Aresquiers. Aucune volonté politique, à quelque niveau que ce soit, ne s’est opposée à ce non vouloir. Il s’en est suivi une dégradation flagrante de ce site au demeurant magnifique.

On sait qu’en 50 ans, 70% des espèces vivantes ont disparu.
Il est grand temps d’agir et d’agir vite, si on veut laisser une mer, des océans, une terre viable à nos enfants et petits-enfants.
De nos actions, de vos actions physiques aujourd’hui (et non pas demain) dépendront la vie ou la mort de nos mers, de nos océans, de notre terre.

Le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) explique, depuis sa version de 2014, que le site des Aresquiers doit être protégé. Cela fait ainsi, administrativement parlant, 12 ans que les élus et les services de l’Etat parlent de la protection de ce site.
En ce qui me concerne, plus de 30 années ont passé depuis je vois et j’entends des personnes et des associations se battre pour la création d’une zone protégée sur le site des Aresquiers.
Tous ces combats, tous ces courriers, toutes ces décisions officielles sont restés lettres mortes.
Je le répète une dernière fois, ARRETONS les palabres et AGISSONS, AGISSEZ RAPIDEMENT, avant que ne s’allume définitivement le voyant rouge du point de non-retour qui n’est malheureusement pas loin d’apparaître.

Contribution n°94 (Email)

Anonyme
Déposée le 16 octobre 2026 à 18h29
Objet : Scot

Pas où peu de taxe d habitation pour un propriétaire ayant sa maison dévalorisée car classée en zone inondable

Contribution n°93 (Web)

Anonyme
Déposée le 17 octobre 2026 à 22h18
La problématique principale et la gestion du tourisme non regules, les péniches a moteur et les locations de bateaux moteurs par exemple. [...]
La problématique principale et la gestion du tourisme non regules, les péniches a moteur et les locations de bateaux moteurs par exemple.
Les bateaux de tourisme qui foncent sur l'étang, ainsi que les personnes peu délicates ne trouvant pas les poubelles situées tous les 15m.
Les professionnels ostréiculteurs, pêcheurs, moniteurs de voile, moniteurs de kite, moniteur d'aviron et de rame sont les plus à même de participer a la protection de notre lagune. Le SCoT doit se moderniser et avoir une vision plus large des activités professionnelles qui font vivre nos acteurs locaux et ne plus simplement se limiter a la pêche et à l'élevage d'huîtres.
Encadrer les pratiques oui, interdire les pratiques non.

Contribution n°92 (Web)

Par Sanchez paul
Déposée le 17 octobre 2026 à 22h13
Les sports nautiques sont une partie importante de l'activité professionnelle et économique du bassin de Thau. Je pense qu'elle devrait [...]
Les sports nautiques sont une partie importante de l'activité professionnelle et économique du bassin de Thau. Je pense qu'elle devrait être mise en avant sans prendre le pas sur les activités de pêches et d'ostréiculture. Les différents professionnels du nautisme (ycmeze, cnm manureva, cvsete, fil d'air, etc.) devraient être conviés a des tables rondes afin de participer aux échanges et débats autour du bassin de Thau et de sa gestion. En professionnels du milieu, leurs avis seront, je pense, intéressant et renseigné.

Contribution n°91 (Web)

Anonyme
Déposée le 17 octobre 2026 à 20h03
Contribution à l’enquête publique – Révision du SCoT du Bassin de Thau
Densification de l’habitat, nuisances sonores animales et simplification [...]
Contribution à l’enquête publique – Révision du SCoT du Bassin de Thau
Densification de l’habitat, nuisances sonores animales et simplification du traitement des signalements
Contribution anonyme – sans identification du déposant.

1. Densification et tranquillité résidentielle

Cette contribution concerne la révision générale du SCoT, notamment le Projet d’aménagement stratégique (PAS, pièce 1) et le Document d’orientation et d’objectifs (DOO, pièce 2.0), et non le seul volet littoral et maritime. Le PAS prévoit une utilisation accrue des espaces urbanisés pour limiter l’étalement urbain. Il mentionne la réduction des nuisances sonores (p. 7), la nécessité de limiter les densifications spontanées incompatibles avec le fonctionnement des quartiers, notamment en raison des conflits d’usage (p. 32), et envisage qu’environ 75 % des nouveaux logements soient créés au sein des enveloppes urbaines existantes sur vingt ans (p. 74).

Cet objectif de sobriété foncière est compréhensible. Mais à mesure que les logements se rapprochent, la proximité des jardins, terrasses, fenêtres et installations extérieures peut amplifier les conflits de voisinage. La densification doit donc s’accompagner d’une prévention explicite des nuisances et d’une protection effective de la tranquillité résidentielle.

2. Chiens gardés dehors et autres nuisances animales

Les aboiements répétés ou prolongés de chiens gardés en jardin, enclos, chenil ou pension peuvent affecter fortement les riverains, y compris lorsqu’il s’agit d’un seul chien domestique. D’autres animaux détenus à proximité des habitations peuvent également provoquer des nuisances sonores anormales.

L’article R.1336-5 du Code de la santé publique vise les bruits portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé par leur durée, leur répétition ou leur intensité, y compris lorsqu’ils proviennent d’un animal placé sous la responsabilité d’une personne ; l’article R.1337-7 prévoit une sanction dans les conditions qu’il définit. Il ne s’agit pas d’interdire la détention d’animaux ni leurs manifestations sonores ordinaires, notamment rurales, mais de prévenir les troubles excessifs ou récurrents.

Il est demandé que le Document d’orientation et d’objectifs (DOO) invite les communes à examiner, lorsque le droit de l’urbanisme le permet, des conditions d’implantation adaptées aux constructions et installations d’hébergement extérieur d’animaux : position des enclos, recul par rapport aux logements et dispositifs de prévention acoustique. Les situations purement domestiques qui ne relèvent d’aucune autorisation d’urbanisme restent, quant à elles, soumises aux règles du bruit de voisinage et aux pouvoirs des autorités compétentes.

3. Éviter une rupture de prévention au seuil de dix chiens

La rubrique ICPE 2120 soumet à déclaration, à partir de dix chiens comptabilisés (les chiens de quatre mois ou moins étant exclus du décompte), les établissements concernés de garde et de détention. Les prescriptions générales applicables aux nouvelles installations classées prévoient en principe un recul de 100 mètres par rapport aux habitations des tiers, sous réserve des exceptions et régimes particuliers prévus par les textes. Les structures de neuf chiens comptabilisés échappent à cette rubrique et à cette distance au titre des ICPE, sans être pour autant exemptées des autres règles applicables.

Or le passage de neuf à dix chiens ne crée pas une rupture aussi nette dans les nuisances possibles. Dans un tissu résidentiel qui se densifie, une petite pension ou un chenil de moins de dix chiens peut être installé à quelques mètres d’un voisin si aucune autre règle pertinente ne l’empêche. Il est demandé que le DOO encourage les PLU à examiner des critères d’implantation adaptés aux petites structures, sans transposer automatiquement les 100 mètres ICPE à toutes les situations.

4. Réexaminer les installations existantes lorsqu’elles évoluent

Une installation ancienne ne devrait pas pouvoir être agrandie ou transformée sans que les conséquences nouvelles pour le voisinage soient réexaminées. Il est demandé que les communes soient invitées à encadrer, dans les limites du droit applicable, les extensions, reconstructions, déplacements d’enclos, changements d’usage et augmentations de capacité susceptibles d’aggraver les nuisances.

Pour les travaux ou transformations significatifs, le projet devrait être apprécié au regard des règles en vigueur au moment de sa réalisation, et les prescriptions nouvelles appliquées aux éléments concernés lorsque la loi le permet. Une mise en conformité plus large pourrait être recherchée pour les transformations substantielles. Il ne s’agit pas de rendre automatiquement rétroactives toutes les règles des installations nouvelles aux simples travaux d’entretien sans aggravation.

5. Un guichet unique local pour simplifier les démarches et éviter les contentieux évitables

Les nuisances intermittentes sont parfois mal prises en compte : multiplication des courriers, hésitation sur le service compétent, contrôle ponctuel réalisé au mauvais moment, puis recours judiciaire faute de solution locale. Une organisation intercommunale pourrait simplifier le traitement, intervenir plus tôt et limiter les conflits qui s’enlisent, sans priver quiconque de son droit de saisir la justice.

1. Un guichet unique, numérique et accessible également en mairie, délivrant un numéro de suivi et orientant le signalement vers les services compétents ; il pourrait aussi recevoir les suspicions d’activités professionnelles incompatibles avec les règles du PLU.

2. La mutualisation d’agents formés et de matériels de mesure acoustique adaptés ; le sonomètre serait utilisé lorsqu’il est utile ou requis, sans conditionner systématiquement le constat d’aboiements domestiques à une mesure.

3. Un protocole de vérification des nuisances récurrentes comportant, selon le cas, plusieurs passages à des dates et horaires différents sur plusieurs semaines ; un contrôle ponctuel négatif ne suffirait pas, à lui seul, à clore des signalements concordants et circonstanciés.

4. Un suivi annuel anonymisé des signalements, délais et suites données, incluant l’orientation des signalements répétés de chiens divagants vers les autorités compétentes, dans le respect de la confidentialité et des droits des personnes mises en cause.

Ces mesures relèvent de l’organisation des collectivités et des pouvoirs de police et de contrôle compétents : la présente contribution demande au SCoT de favoriser cette coordination, sans prétendre lui confier directement des sanctions ou inspections.

6. Questions précises au maître d’ouvrage et demandes à la commission d’enquête

1. Quelles dispositions du DOO permettront de prévenir l’aggravation des nuisances et conflits de voisinage dans les quartiers existants appelés à se densifier ?

2. Comment le SCoT peut-il encourager des critères d’implantation pour les petites pensions et chenils de moins de dix chiens, compte tenu du recul de principe de 100 mètres prévu pour les installations relevant des ICPE ?

3. Le DOO peut-il inviter les communes à réexaminer les extensions ou modifications significatives d’installations existantes au regard des règles en vigueur et des nuisances supplémentaires susceptibles d’en résulter ?

4. Le maître d’ouvrage peut-il indiquer comment le SCoT pourrait encourager une réflexion intercommunale sur un guichet unique, une mutualisation des moyens acoustiques et des vérifications répétées des troubles intermittents ?

5. Comment pourrait être facilité le contrôle, par les services compétents, de la conformité au zonage et aux autorisations des activités professionnelles de garde d’animaux signalées dans les secteurs résidentiels ?

Il est demandé à la commission d’enquête de faire apparaître ces questions dans la synthèse transmise au maître d’ouvrage, d’examiner les réponses apportées et de formuler une recommandation motivée sur les compléments pouvant être apportés au DOO. Si certaines mesures relèvent plutôt des communes ou de l’intercommunalité, il est demandé de le préciser et d’identifier ces suites possibles.

7. Proposition de rédaction à intégrer au DOO

« Dans les secteurs résidentiels existants ou appelés à se densifier, les politiques d’aménagement recherchent la prévention des nuisances sonores et la compatibilité des usages. Les documents d’urbanisme locaux examinent, dans les limites de leurs compétences, les conditions d’implantation des constructions et installations destinées à l’hébergement extérieur d’animaux, notamment leur proximité avec les habitations, les risques acoustiques et les effets de leurs extensions ou transformations. Une attention particulière est portée aux petites structures professionnelles ne relevant pas du régime ICPE. En complément, les collectivités compétentes sont encouragées à étudier une coordination intercommunale facilitant le signalement, la vérification et le suivi des nuisances récurrentes. »

Conclusion

La densification ne peut être appréciée seulement au nombre de logements créés ou à la consommation foncière évitée. Elle doit également préserver les conditions de vie des habitants. La révision du SCoT offre l’occasion de relier cette exigence à des critères d’implantation mieux adaptés, au réexamen des installations modifiées et à un traitement des signalements plus simple et plus efficace.

Prévenir localement les nuisances et apporter des réponses vérifiables est aussi un moyen de limiter les conflits de voisinage qui finissent inutilement devant les juridictions.

Références
• SCoT Bassin de Thau : PAS, pièce 1, p. 7, 32 et 74 ; DOO, pièce 2.0. Dossier : www.registre-dematerialise.fr/7556/documents.
• Code de l’urbanisme : article L.101-2. Code de la santé publique : articles R.1336-5 et R.1337-7.
• Installations classées : rubrique 2120 ; arrêté du 8 décembre 2006 (déclaration, annexe I, point 2.1) ; arrêté du 22 octobre 2018 (enregistrement, article 4).
• Code de l’environnement : articles R.123-18 et R.123-19 (synthèse, rapport et conclusions de l’enquête).

Contribution n°90 (Web)

Par BUTTERBACH Julien
Déposée le 17 octobre 2026 à 20h02
Bonjour,
Les activités nautiques Voile Planche Wing foil Kite, sont réalisée par des personnes en harmonie avec l eau et l environnement. [...]
Bonjour,
Les activités nautiques Voile Planche Wing foil Kite, sont réalisée par des personnes en harmonie avec l eau et l environnement.
Elles n'ont aucun impact nuisible pour l environnement.
Les bateaux moteurs sont bien plus impactant.
Il faut laisser la liberté aux passionnés de pouvoir rester en contact avec la nature, cette connexion permet de la respecter d'autant plus.
Merci à vous.

Contribution n°89 (Web)

Par Agnès Walter
Déposée le 17 octobre 2026 à 10h12
À l’attention de Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur

Objet : Observations relatives au projet de révision du SCOT – Qualité [...]
À l’attention de Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur

Objet : Observations relatives au projet de révision du SCOT – Qualité de vie, espaces de nature et pérennité des sports de glisse sur les étangs

Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur,

J’ai pris connaissance des grandes orientations du projet de révision du Schéma de cohérence territoriale (SCOT), qui affiche des objectifs environnementaux et économiques, notamment au travers des axes ECO1 à ECO3, ainsi qu’une volonté de renforcer la concertation citoyenne dans le cadre de l’axe ECO4.

C’est dans cet esprit de participation citoyenne que je souhaite vous faire part de plusieurs observations concernant l’aménagement du territoire, la qualité de vie de ses habitants et la place accordée aux sports de nature, en particulier aux sports de glisse pratiqués sur les étangs.

1. Préserver la qualité de vie et les espaces de respiration au sein du tissu urbain

L’objectif de maîtriser le développement urbain et de lutter contre le mitage du territoire constitue une orientation importante. Le renforcement du triangle urbain Sète–Frontignan–Balaruc peut contribuer à structurer le développement du territoire, à condition toutefois que la densification ne se fasse pas au détriment de la qualité de vie des habitants.

Il me paraît essentiel que le développement de l’habitat et des activités s’accompagne du maintien, voire du renforcement, d’espaces de respiration au cœur des zones urbanisées : espaces naturels, jardins, places publiques, lieux de loisirs et espaces de rencontre et d’échange.

Ces espaces partagés jouent un rôle fondamental dans la cohésion sociale, le bien-être des habitants et l’attractivité des communes. L’anticipation de l’évolution des besoins en logements et en espaces bâtis ne doit donc pas conduire à une urbanisation excessivement dense, déconnectée des besoins humains et sociaux.

Je souhaite ainsi que le SCOT affirme clairement la nécessité de concilier sobriété foncière, développement urbain et préservation d’espaces libres accessibles, indispensables à un cadre de vie agréable et à la vitalité des quartiers.

2. Reconnaître pleinement les étangs comme espaces de pratique sportive, de rencontre et de transmission entre les générations

L’ambition de faire du territoire un espace multigénérationnel me paraît également essentielle. À cet égard, les étangs constituent un patrimoine naturel remarquable et un espace de pratique, de rencontre et de partage pour des publics de tous âges.

Les sports de glisse, notamment le windsurf, le kitesurf et, plus récemment, le wingfoil, participent pleinement à cette dynamique. Ils permettent à des générations différentes de se retrouver autour d’activités de pleine nature, dans un environnement qui contribue fortement à l’identité et à l’attractivité du territoire.

Pourtant, malgré leur importance pour de nombreux habitants et leur ancrage historique local, ces pratiques me semblent encore insuffisamment mises en valeur dans les orientations du SCOT.

Présentes sur le territoire depuis les débuts de ces disciplines, elles font partie de son histoire sportive et de son patrimoine vivant. Leur pérennité mérite donc une attention particulière, dans le respect des milieux naturels, des autres usages des étangs et des exigences de sécurité.

Ces activités présentent par ailleurs un intérêt au regard des objectifs de transition écologique, puisqu’elles reposent sur l’utilisation du vent et ne nécessitent pas de motorisation pour la propulsion. Elles favorisent l’accès à la nature, la pratique sportive de plein air et les échanges entre les générations.

Elles contribuent également à l’attractivité touristique et économique du territoire, en attirant des pratiquants et des visiteurs qui participent à la vie locale, notamment en dehors de la seule saison estivale.

Il me paraît donc important que le SCOT reconnaisse plus explicitement la valeur sportive, sociale, patrimoniale et économique de ces pratiques et veille à préserver les conditions de leur exercice dans la durée.

3. Clarifier et prendre en compte la vocation de la zone de navigation olympique figurant dans le SCOT de 2017

Je souhaite également attirer votre attention sur la carte intitulée « Carte de synthèse des vocations des espaces maritimes et littoraux », figurant dans le SCOT de 2017, sur laquelle apparaît une zone identifiée sous le numéro 29 et qualifiée de « zone de navigation olympique ».

Cette mention soulève une interrogation : à quelles disciplines et à quels usages cette zone était-elle destinée ?

Le windsurf, historiquement discipline olympique, ainsi que le kitesurf, intégré au programme olympique à partir des Jeux de Paris 2024 sous la forme du Formula Kite, illustrent l’importance de ces pratiques dans le paysage des sports nautiques. Le wingfoil témoigne également de l’évolution récente de ces disciplines.

Dans ce contexte, il me semblerait utile que la révision du SCOT précise la vocation de cette zone, son éventuelle évolution et la manière dont les pratiques de voile légère et de sports de glisse peuvent être prises en compte dans les orientations futures d’aménagement et de gestion des espaces concernés.

Au-delà de la seule référence à la navigation olympique, il s’agit de permettre aux habitants de continuer à pratiquer ces activités sur les étangs, dans des conditions compatibles avec la préservation des milieux naturels et les autres usages du territoire.

4. Demandes dans le cadre de la révision du SCOT

Au regard de ces observations, je souhaite que le projet de révision du SCOT puisse :

• réaffirmer la nécessité de préserver des espaces de nature, de loisirs et de rencontre au sein des zones urbanisées, afin de concilier densification et qualité de vie ;
• reconnaître plus explicitement les étangs comme des espaces importants pour les sports de nature, la cohésion sociale et les pratiques multigénérationnelles ;
• prendre en considération l’ancrage historique, l’intérêt environnemental et la contribution touristique et économique des sports de glisse ;
• clarifier la vocation de la zone de navigation olympique identifiée sous le numéro 29 dans le document de 2017 et examiner les conditions de pérennisation des pratiques concernées.

Je vous remercie, Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur, de l’attention que vous voudrez bien porter à ces observations et de leur prise en compte dans le cadre de l’enquête publique.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.

Agnès Walter

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