Contribution n°430 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 13h09
Native du Saucet de Bretonvillers, sur la vallée en face du projet, j'ai aujourd'hui 85 ans. J'ai toujours connu ce beau paysage, ces magnifiques sapins, cette vue à couper le souffle et je suis fière de parler de "mon pays" en y évoquant cette nature jusque-là préservée.
Plus jeune, j'ai aidé mon père à entretenir la forêt. Pour moi, c'est un don, c'est une ressource, c'est la vie. J'ai appris à la connaître, j'ai vu ses fragilités mais aussi tout le bien qu'elle nous procure.
A présent, je pense à mes enfants et petits-enfants, voire peut-être un jour, à mes arrières-petits-enfants. J'aimerais tant pouvoir leur laisser un sol sain et pouvoir leur dire que j'ai contribué, à ma mesure, à le préserver intact.
Je n'imagine pas un instant que l'on dévaste la forêt pour y implanter 3 éoliennes, voire plus, qui sait ? A quoi bon ?
A vouloir toujours faire mieux que nos ancêtres, on en oublie le principal. Le respect de ce qui nous entoure et nous fait vivre, les choses simples et naturelles : la forêt en fait partie. Par l'oxygène qu'elle dégage, les bienfaits et le bien-être qu'elle nous procure, protégeons-là et préservons-là. Elle est précieuse... bien plus que ces immondes blocs de bétons et ces énormes mats et pales, que l'on appelle éoliennes...
Donc NON, NON et encore NON à ce projet !
Contribution n°429 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 12h47
Je suis contre car ça défigure les paysages et ça fait du bruit
La gestion est trop lourde pour les petites communes surtout pour l’après, le démantèlement
Ça freine les touristes
Cordialement Véronique PILLOT
Contribution n°428 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 12h27
J’aimerais vous faire part de mon opposition profonde au projet éolien du Crêt des ours.
Né à Maîche, j’ai toujours été sensible et très proche de notre nature. Je dis Notre nature, car j’estime sans contestation possible qu’elle appartient aux personnes qui l’entretiennent (agriculteurs, forestiers...) , qui la respectent et qui l’aiment. Elle ne peut avoir une valeur vénale, elle n’est pas à vendre.
La société ABO Wind devenue ABO Energy ne sait plus comment s’appeler pour essayer de cacher un exercice 2025 en déficit de 170 millions d’euros. Cette société refuse aussi de nous donner les résultats des prises de mesures de la force du vent, sous couvert de confidentialité. Tout le monde sait que les régions de l’est de la France sont peu ventées...
Je ressens ce projet comme une agression envers la flore et la faune de notre belle région.
En disant que l’on va attirer des touristes pour visiter ces verrues métalliques, le maire de Rosureux n’a peut-être pas encore pris le temps d’admirer cette splendide vallée du Dessoubre et ses crêtes, qui n’ont besoin de rien d’autre pour être sublimées.
Je constate également que la majorité des communes avoisinantes ainsi que le PNR se prononcent largement contre ce projet mortifère. Evitons un déni de démocratie !
J’insiste, Madame, Messieurs, ne donnez pas d’avis favorable à ce projet stupide.
BOILLON Patrick
Mont-de-Laval
Contribution n°427 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 11h25
Souvent, très souvent, qu'il fasse grand beau, qu'il neige, qu'il brouillasse, qu'il pleuve ou bien qu'il vente,
Souvent seule mais parfois avec mes filles, ou mon chien Julius avant, ou bien avec mon amoureux ou des copains,
Souvent je sors de ma maison, je sors de mon jardin, je continue un peu la route là, généralement d'un bon pas mais pas toujours, je trace direction La Bataille si je veux rallonger, ou alors direction Le Poil de Chien, je coupe à travers champs à Patûre Monsieur, je grimpe raide dans le pré, je passe le barbelé, ou alors je fais le grand tour et j'y suis :
Sur la Crête
"La Crête", c'est son nom ou plutôt celui qu'on lui a donné, mais c'est sûr, elle me connait bien mieux que moi je ne la connais.
Elle m'a vu dans tous mes états ; triste ou gaie, sereine, joyeuse ou en rage, alerte ou lasse, jeune ou vieille...
J'ai souvent l'impression d'y être observée par des dizaines d'yeux et d'âmes :
chevreuils, renards faméliques, petits rongeurs, blaireaux, lynx impérial et insaisissable, chouettes, insectes innombrables, mousses, sapins, corbeaux, hêtres, milans, piafs en tous genres, fougères, résineux et feuillus, herbes, fleurs, graminées, cailloux, champignons... Que sais-je... Tout un Monde, que moi, je connais finalement bien peu, bien mal, et puis tout ce que je ne connais pas, ne sais pas, n'imagine pas, ne peux ni nommer ni comprendre
Car je dois confesser mon ignorance de tout ce Monde silencieux, énigmatique,secret et sauvage
Mais ce que je sais quand je vais là-bas, c'est que j'y suis observée sans nul doute, tolérée certainement et peut-être même accueillie.
En tout cas je n'y suis qu'une invitée de passage
Et être invité cela oblige
cela oblige au respect de tout ce monde odorant, vibrillonnant, feulant, bramant, crissant, palpitant... de tout ce Vivant qui n'est pas nous, humains
De ce Monde fragile qui me laisse passer sans rien me demander en échange
Alors cela oblige, oui !
A être discret, silencieux, respectueux
A écouter, à faire silence
A respecter, à préserver,
A ne rien déranger, rien salir, rien casser
Le Dieu-Cerf , gardien de la forêt, est là, il il veille
Il faut savoir s'incliner et remercier
et s'en aller sur la pointe des pieds
Contribution n°426 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 10h45
- La rentabilité est minime. La région est peu ventée. Les éoliennes déjà implantées dans le secteur sont pratiquement toujours arrêtées. Sur le Secteur de Belvoir, on l'on compte au moins 18 éoliennes, seules 4 tournaient hier ! et c'est bien souvent comme cela.
- Le non respect de la nature. A l'heure de la "Zéro Artificialisation des Sols", je ne comprends pas que l'on vienne détruire de la forêt pour y mettre des tonnes de bétons pour les socles des éoliennes mais aussi pour y construire des routes qui permettront d'acheminer le matériel.
- L'espace animalier est menacé. Les espaces verts diminuent de jour en jour, et les animaux sauvages ont de moins en moins d'endroits pour s'abriter. Sans parler des conséquences sur les oiseaux qui, désorientés, viennent heurter les pales et meurent en grand nombre.
- Les nuisances sonores ont un impact sur les humains et les animaux. Maux de tête, baisse de production sont souvent cités.
- L'impact écologique laissé sur la planète par l'être humain aux générations futurs est de notre responsabilité. A l'heure actuelle, les pales, composées de composites, sont enterrées car il n'y a pas de solutions pour les recycler. Ces pales sont envoyées en Afrique où le Gouvernement ferme les yeux pour ne pas voir les futures conséquences. Sachant que la durée de vie des pales déjà en place est d'une vingtaine d'année, cela donne à réfléchir sur la quantité des déchets.
- le côté esthétique est aussi très important. Les paysages sont magnifiques aujourd'hui et j'espère sincèrement qu'ils le resteront ainsi...
Vous remerciant pour la prise en compte de mon avis, à savoir NON au projet éolien du Crêt des Ours.
Contribution n°425 (Web)
Déposée le 8 août 2026 à 18h50
Les impacts sont nombreux:
destruction des habitants naturels impacté sur la vie sauvage, danger pour les espèces Protégées nuisance sonores, déforestation, compactage, harassement, pollution, artifice, des terrasses, assèchement des ondes humides, une dévalorisation de l’immobilier, un revenu aléatoire pour les communes impact sur l’élevage et le tourisme.
Contribution n°424 (Web)
Déposée le 8 août 2026 à 16h48
Par PITIÉ prendre conscience des PRIORITÉS,....
1- À l’échelle de la planète, du continent et du pays, il s’agit de sauver ce qui reste à sauver du vivant,...
2 - À l’échelle de la partie haute du massif du Jura, il s’agit entre autres choses de sauver ce qui reste à sauver de notre forêt (pièce jointe 1et 2 photos du 27 /28 juillet 2026) et de sauver nos ressources en eaux (pièce jointe 3 - photo du Jour).
Avoir conscience de ces priorités et surtout ne pas ajouter le malheur d’un parc éolien aux malheurs déjà existants!
Désolé ABO-Energy, chère société internationale spécialisée dans la vente de RENTES aux fonds de pensions. Désolé Mesdames et Messieurs les quatre élus municipaux (sur 7) de la commune de Rosureux favorables au développement de l’hallucinant projet de parc éolien dit « du Crêt des Ours » la priorité
- N’EST PAS à la surenchère de production électrique
- N’EST PAS à s’égarer dans de fausses problématiques imposées de l’extérieur
- N’EST PAS à enrichir les promoteurs éoliens rabatteurs de RENTES pour les fonds de pension
- N’EST PAS de s’échapper entre VOISINS
La priorité est de faire front commun face aux menaces présentes et à venir qui touchent spécifiquement les plateaux supérieurs et la moyenne montagne de tout le massif jurassien (Doubs-Jura-Ain)
1 - Toutes les forêts d’altitude du Massif sont soit déjà nettement dégradées soit en instance de l’être. C’est bien de la question de la disparition des forêts de résineux qui est en jeu. Sur le plan Forestier, le bilan qui sera tiré au printemps prochain de l’incroyable épisode sec et chaud que nous connaissons cette année nous laissera sans voix, assis et sidérés. Il s’agirait de se préparer au pire, et nous ne sommes pas prêts.
2 - Le débit des cours d’eau et la qualité des eaux nous interpellent depuis des décennies. Ces questions doivent maintenant nous hanter et nous hâter d’agir,...
Parmi d’autres, ce sont les priorités à traiter de manière commune. En portant son dévolu sur notre secteur et en s’appuyant sur quelques très rares (et intéressés ) soutiens la société ABO-Energy s’est imposée à nous, à imposé ses problématiques de développement interne de société internationale. Se faisant depuis des années elle détourne notre attention, accapare notre énergie hors de ce qui est vital pour nous.
Il est urgent de clore cette fausse problématique de remiser définitivement cette proposition et de se mettre au travail sur les vraies priorités
Madame et Messieurs, les commissaires enquêteurs, je vous prie d’enregistrer que la société ABO-Energy nous détourne des préoccupations que nous devrions traiter que je suis défavorable au projet qu’elle porte en ce qui ajoutera du malheur aux malheurs déjà existants et à venir.
Respectueuses salutations.
Roland, MOUGIN, Mont De Laval
- Pièces jointes 1 et 2 : Lamoura - Les Rousses : États dégradés avancés des forêts du Haut-Jura.
- Pièce jointe 3 : Villers-le-Lac : état « à sec » des « Bassins du Doubs »
Documents joints
Contribution n°423 (Web)
Déposée le 8 août 2026 à 15h38
Cher.e.s commissaires enquêteur.ice.s,
sur ma crête vous viendrez, d'ailleurs ce n'est pas tout à fait ma crête, j'y suis entré comme ça, un jour, la porte était ouverte , je n'ai pas de titre de propriété, rien, juste mes pas quand j'y marche, juste mon souffle quand j'y cours, juste ma gamelle quand j'y mange, juste mon sac de couchage quand j'y dors. C'est donc un peu chez moi ,malgré tout.
J'y vais toujours par le milieu de la fin, point de ralliement des milans pour une partie de chasse après la fauche, puis je continue et j' arrive dans la pâture du poil de chien, là où broutent les génisses à Charly au nord de la crête, et là j'y monte. Parfois je redescends dans le champs de la Simone au sud , là où il y a une diversité de fleurs comme nulle part chez nous. Quand on y dort au bord d'une des dolines, il n'est pas rare d'être surpris par un renard et lui vous dirait de même en détalant;
Puis je remonte vers l' ouest sur la crête et j ' entre dans la forêt, le sentier court entre les foyards et les frênes délaissant les plantations d'épicéas sur la gauche. Là ils me font place, me tendent leurs bras, je suis sous leur protection, fragile . Et je me laisse porter... Une brise légère agite leurs feuilles, fragiles. Mais chut ! écoutez, ça bruisse. En hiver, par temps de gel après une neige humide leurs branches se recouvrent de givre, fragile.
Sur ma crête vous viendrez.
Plus loin je suis saisi par un chevreuil traversant le sentier, je sens sa peur, instant de tension commune suspendu dans le temps, puis déception qu'il ait échappé si tôt à mon regard.
A hauteur de pâture monsieur, en mars avril, Brigitte est là, à la recherche d' hypothétiques morilles, parce que depuis quelques années il n'y en a plus. Mais elle s'en fout Brigitte, elle vient voir quand même, elle espère. Sans doute a-t-elle trouvé autre chose, peut être du temps perdu.
Souvent j'y vais avec mon amoureuse, à la sensibilité décuplée. Au dessus de la vie au loups elle a ses arbres même si elle n'a pas de titre de propriété. Peut être leur a-t-elle donnés un nom, je ne sais pas. En tous cas elle se colle à certains, elle dit qu'ils lui renvoient un "je ne sais quoi", un "presque rien". Je ne la comprends pas toujours très bien, ma mie.
Puis finie la forêt, je sors à découvert dans la pâture où chôment les génisses à Didier, à l'endroit où meurt la crête. c'est peut être pour ça qu'il y a une croix. Le paysage s' ouvre sur le Chasseral, Pouillerel, les forêts de Gilley, le col des Ages, le plateau de Pierrefontaine, le Bémont.
Voilà, c'est la fin de la balade, sur ma crête qui n'est pas ma crête, vous viendrez.
Contribution n°422 (Web)
Déposée le 8 août 2026 à 10h35
le paysage appartient à celui qui le regarde , parfois il console; celui-ci disparaitra à des kilomètres à la ronde écrasé par des structures monstrueuses.
le point de vue de la roche du prêtre ne méritra plus son label "vaut le voyage" du guide michelin
a quoi bon, pour le PNR, valoriser le paysage et les points de vue, à quoi bon restaurer les murgers , les entrées de villages, soigner l’identité parc avec des machines industrielles omniprésentes en toile de fond.
L'attractivité touristique sera entachée par cette mutilation.
Si l'on accorde le permis de construire dans un tel cadre, alors ça sera carte blanche pour les promoteurs en leur donnant l'autorisation implicite de saccager n'importe quel endroit.
Une fois le premier générateur implanté alors les autres pourront suivre ;
l'exemple du Lomont nous montre bien que lorsque "rétrofit" il y aura on passera peut être à plus de machines, plus hautes, sans nécessité de nouvelles études.
En plus, une telle hauteur (plus haute qu'au Lomont) traduit bien la recherche du profit dans une zone faiblement ventée.
D'autre part ce choix peu démocratique, qui impacte le territoire entier du PNR, semble avoir été fait en catimini, par quelques personnes.
Pour toutes ces raisons il faut refuser ce projet
cordialement
Contribution n°421 (Mairie de Rosureux)
Déposée le 8 août 2026 à 07h16