Contribution n°150 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 22h23
Pour faire suite à la contribution précédente N°149 je viens ici rappeler les réalités géographiques, paysagères et humaines suivantes :
• Le village de ROSUREUX est situé au bord de la rivière DESSOUBRE en fond de vallée étroite à l’altitude 418 m.
• L’éolienne projetée sur le territoire de la commune est envisagée sur les crêtes de la rive droite du Dessoubre sur les terrains les plus excentrés de la commune à l’altitude 950 m soit 500 m plus haut que le fond de vallée.
• L’éolienne projetée ne sera jamais visible par les habitants du village de ROSUREUX
EN REVANCHE:
• Elle ne sera distante que de 800 m du centre du village de BONNETAGE et d’environ 1 000m des villages PLAIMBOIS du MIROIR et MONTBELIARDOT
• Elle s’imposera dans tous les paysages à 30 km à la ronde
• Elle perturbera le site Natura 200O et tous les équilibres naturels (voir les nombreuses contributions dont la N° 148)
• Elle perturbera toutes les vues de la rive supérieure droite du Dessoubre
• Elle imposera jour et nuit sa présence et ses nuisances de tous types aux milliers d’habitants de dizaines de communes des DEUX rives du Dessoubre
• Toutes les communes de la communauté de commune du plateau du RUSSEY situées aux altitudes de 800 à 1000m seront impactées. Communes auxquelles il faut ajouter celles de la RIVE OUEST du Dessoubre situées à des altitudes d’environ 700 m pour lesquelles la crête ciblée par le projet est actuellement et depuis toujours son horizon naturel « Est » à savoir : LE SAUCET – BRETONVILLERS – CHAMESAY – CHARMOILLE – VAUCLUSE
• Outre les impacts visuels les habitants de ces communes auraient de plus à subir jour et nuit un effet de surplomb (500 m) fortement déstabilisant. Je signale que la vue proposée en première page de cette enquête est une vue sur les éoliennes projetées prise depuis ces communes de la rive Ouest. L’éolienne projetée sur la commune de ROSUREUX apparaît à gauche, la plus haute et la plus surplombante.
• Il apparaît bien hasardeux de considérer que le parc éolien pourrait être un atout, favorable à l’accueil touristique bien au contraire. Les candidats aux vacances dans le Haut-Doubs cherchent évidemment autre chose qu’une vue sur des monstres rotatifs et clignotants!!!
Dans ces conditions géographiques et paysagères et considérant l’opposition de vue entre la commune de ROSUREUX et TOUTES les AUTRES COMMUNES, la lucidité et la raison commandent de ne pas considérer ce projet comme servant l’intérêt commun et comme devant être écarté.
Madame et Messieurs les Commissaires enquêteur cette divergence de vue entre les élus d’une commune contre les élus de toutes les autres illustre le PROFOND MALAISE que ce projet a provoqué dans les vies de TOUS les villages. Au nom de la SERENITE villageoise à retrouver et au nom de l’INTERCOMMUNAUTALITE à faire vivre je me permets de vous recommander d’émettre un avis défavorable à ce projet.
A titre personnel j’exprime ma ferme désapprobation.
Cordialement.
R. MOUGIN – Mont-de-Laval
Contribution n°149 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 19h32
La réduction des gaz à effet de serre et le renforcement de la part des énergies renouvelables se sont avérées être une priorité pour les élus. Notre participation à la diversification du mix énergétique permettra de produire une électricité décarbonée, sans recourir aux combustibles fossiles et sans générer de pollution atmosphérique.
Ce projet, pleinement ancré dans l’intérêt général, pourrait devenir un atout touristique, en attirant randonneurs et visiteurs, comme en témoignent d'autres sites éoliens de la région.
Pour toutes ces différentes raisons, j'émets un avis favorable à la concrétisation de ce projet.
Contribution n°148 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 15h29
J’émets un avis défavorable au projet éolien du Crêt des Ours, en raison de son implantation en milieu forestier.
Profondément attachée à la forêt par mon histoire familiale, j’ai grandi avec le respect de ces milieux, de leur beauté, de leur équilibre vulnérable et de toute la vie qu’ils abritent.
En ces périodes de chaleur estivale, le bon sens nous invite d’ailleurs à nous rendre en forêt pour y trouver un refuge de fraîcheur.
1. Déboisement et défrichement
D’après les éléments présentés dans ce dossier, le projet prévoit le déboisement et le défrichement de plus de 6,2 hectares, avec deux éoliennes implantées sur une crête et une éolienne sur un plateau. Seraient concernés des boisements, des lisières et des haies.
Soit : 3,24 ha de défrichement permanent et 3,03 ha de défrichement temporaire, pour un total de 6,27 ha.
La forêt n’est pas un terrain vide sur lequel on peut simplement installer des machines industrielles.
Le ministère de la Transition écologique rappelle : « Une forêt est un écosystème complexe, où interagissent des plantes, des animaux, des champignons, des bactéries, des sols et de l’eau. Elle joue également un rôle important dans le stockage du carbone, le rafraîchissement de l’air, le cycle de l’eau, l’absorption des pluies et la limitation du ruissellement. »
Amputer une forêt au nom d’une énergie présentée comme « verte » me semble donc contradictoire. La transition énergétique ne devrait pas se faire au détriment de milieux naturels qui participent eux-mêmes à la lutte contre l’évolution climatique.
Comme l’évoquait Masanobu Fukuoka : « La formation des déserts n’est pas due à l’absence de pluie ; la pluie cesse de tomber parce que la végétation a disparu. »
Le code forestier encadre strictement le défrichement et le définit comme « une opération qui détruit l’état boisé d’un terrain et met fin à sa destination forestière ».
Par ailleurs, les Communes forestières BFC et l’ONF, dans leur document « Éolien et photovoltaïque en forêt communale » du 13 avril 2022, indiquent que « le développement de projets éoliens ou photovoltaïques en forêt communale ne peut être envisagé que par dérogation exceptionnelle ».
De même, « La forêt est un milieu écologique au sens scientifique du terme qui permet aux arbres de pousser ensemble. S’ils sont isolés par l’effet des travaux et soumis à la lumière, le biotope de la forêt est modifié. Dans ce couvert humide, faire entrer le soleil risque d’assécher les lieux et de favoriser l’éclosion d’insectes et de moisissures. De plus, en déforestant et en créant des clairières, la futaie est soumise aux vents, avec le risque d’être déstabilisée. La forêt apporte le couvert, la fraîcheur et l’humidité nécessaires à l’éclosion de la vie, c’est pourquoi elle regorge d’espèces. »
2. Les recommandations EUROBATS et la protection des chiroptères
La France a signé l’accord EUROBATS, relatif à la conservation des chauves-souris en Europe. Ces recommandations invitent à éviter les éoliennes en forêt et à respecter une distance minimale de 200 mètres par rapport aux boisements, aux lisières, aux haies, aux zones humides, aux cours d’eau et aux autres habitats importants pour les chauves-souris. Cette distance doit être mesurée depuis l’extrémité des pales, et non seulement depuis le mât.
La Société française pour l’étude et la protection des mammifères — SFEPM — formule également des recommandations spécifiques sur la prise en compte des chauves-souris dans l’éolien terrestre. Ces recommandations insistent sur la nécessité d’éviter les secteurs à forts enjeux et de prendre en compte leurs habitats fonctionnels : corridors de déplacement, zones d’alimentation, zones de reproduction.
Le risque de collision ou de barotraumatisme — variations de pression importantes dues aux éoliennes, entraînant une hémorragie interne fatale — ainsi que la rupture des routes de vol par les parcs éoliens augmentent la mortalité des chiroptères.
Pour rappel, tous les chiroptères sont protégés par le code de l’environnement. La destruction d’espèces animales protégées et de leurs habitats constitue un délit prévu par l’article L. 411-1 du code de l’environnement et réprimé par l’article L. 415-3 du même code.
La LPO cite les chauves-souris parmi les prédateurs naturels des moustiques, aux côtés des araignées, des amphibiens, des reptiles et des oiseaux. Les chauves-souris contribuent fortement à la régulation des insectes. Leur disparition peut entraîner davantage d’insectes ravageurs et favoriser le recours aux insecticides.
3. Les mesures ERC : éviter, réduire, compenser
Au regard de ces éléments, les mesures dites ERC — ÉVITER/ REDUIRE/COMPENSER — présentées dans ce dossier ne me paraissent pas suffisantes pour justifier ce projet en milieu forestier.
Éviter : la logique ERC repose d’abord sur l’évitement. Or, dans ce dossier, notamment dans l’étude des variantes, l’évitement semble très limité puisque le choix reste maintenu en forêt, avec un déboisement et un défrichement importants. À mes yeux, la première mesure d’évitement aurait dû être de renoncer à ce projet dans un espace boisé, précisément en raison de l’importance du milieu pour ses fonctions écologiques.
Réduire : les mesures de réduction ne peuvent pas effacer la réalité des atteintes prévues : destruction de surfaces boisées, ouverture de clairières, modification des lisières, création ou élargissement de voies d’accès, artificialisation des sols, dérangement de la faune et fragmentation des habitats. Ces travaux modifieront durablement l’équilibre du massif forestier.
Compenser : quant aux mesures de compensation, elles ne sauraient remplacer un milieu forestier existant, déjà constitué, vivant et fonctionnel. Une forêt ancienne ou installée depuis plusieurs décennies ne peut pas être recréée à court terme par de simples plantations. En outre, si le PLU de Plaimbois-du-Miroir n’autorise pas la replantation sur les secteurs concernés, la compensation forestière ne peut être présentée comme une réponse acceptable à la destruction de ce milieu.
Les sols forestiers, les continuités écologiques, les microclimats, les espèces présentes et leurs interactions sont le fruit d’une lente construction façonnée par le temps.
Il me semble donc que le dossier inverse en partie la logique ERC : au lieu d’éviter d’abord l’atteinte à la forêt, il accepte l’impact puis tente de l’atténuer en le compensant.
Les mesures ERC ne sauraient être mobilisées pour rendre recevable un projet dont l’implantation pose, dès l’origine, un problème majeur. La logique d’évitement doit constituer la première réponse, en particulier lorsque le projet entraîne une atteinte conséquente à un milieu naturel sensible.
Compte tenu de l’impact significatif sur le milieu forestier et du rapport bénéfice-risque qui doit être sérieusement examiné — notamment au regard de la production électrique marginale attendue, mentionnée dans la contribution n°117 — pourquoi le choix d’éviter purement et simplement ce projet n’a-t-il pas été retenu ?
Cordialement,
Colette Rambaud
Contribution n°147 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 12h57
Notre territoire possède un patrimoine paysager et naturel remarquable, qui fait partie de son identité et de son attractivité. Les vastes espaces, nos forêts et les points de vue caractéristiques du Haut-Doubs méritent d’être préservés. L’installation d’éoliennes de grande hauteur modifierait durablement ces paysages et risquerait de porter atteinte à la qualité de vie des habitants.
Interrogeons-nous également sur l’impact de tels projets sur la biodiversité locale, notamment sur les oiseaux et les chauves-souris présents dans notre région, pour ne citer qu’eux.
Le Pays horloger tire aussi sa richesse de son tourisme vert, de son cadre de vie et de son image préservée.
Je considère qu’il est important de privilégier des solutions énergétiques mieux intégrées à notre territoire et de préserver ce patrimoine naturel et paysager pour les générations futures.
Contribution n°146 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 11h04
Ca va dénaturer totalement le paysage qui est magnifique et reconnu pour sa beauté.
Bétonner encore des surfaces agricoles pour des installations qui en mon sens ne sont pas 100% écologiques, je n'en vois pas l'intérêt.
Cest reconnu que ca destabilise la faune... et je ne souhaite pas que mon territoire devienne comme partout ailleurs, un territoire dégueulasse.
Je suis totalement contre une installation d'éoliennes sur pays horloger
Contribution n°145 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 11h00
Contribution n°144 (Web)
Déposée le 23 juin 2026 à 07h25
A abandonner à tout prix .
Contribution n°143 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 23h31
Je suis totalement opposée à la pose d'éoliennes, les arguments sont nombreux, mais ceux qui me tiennent le plus à cœur sont liés à la nature et à la santé.
Je laisserai donc de côté tout ce qui concerne leur financement et leur (non) utilité économique, pourtant il y aurait beaucoup à dire.
Au-dessus de la maison, chaque jour passe un couple de milans, ils sont nombreux dans la région et le symbole de tous les oiseaux impactés par les éoliennes, nous vivons dans une région exceptionnelle qu’il ne faut en aucun cas abimer. Pour nous, et pour les générations futures qui seront en droit de nous en demander des comptes.
Les nuisances sonores, et la dégradation de notre paysage sont visibles sur la route qui passe à Crosey le Grand sur la chaine du Lomont que j’emprunte régulièrement et je ne m’y habitue pas. De plus depuis plusieurs mois sont entreposées d’anciennes et gigantesque pâles sur le territoire de Rahon, dont on ne sait pas encore où ni quand elles seront déplacées, quant à leur recyclage, par contre, nous sommes bien renseignés sur son impossibilité. Je joins des photos.
Les nuisances sur la santé sont encore insuffisamment évaluées, mais le bétail montre des signes évidents de troubles et d’altération de la santé qui devraient alerter.
Pour toutes ces raisons, je m’inscris en force contre la moindre pose supplémentaire d’éolienne dans notre région, et à fortiori à proximité de mon lieu d’habitation.
Merci de tenir compte de l’avis des personnes directement impactées par ce projet commercial.
Documents joints
Contribution n°142 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 22h07
Madame, Messieurs, les Commissaires Enquêteurs,
A l’occasion de la fête de la musique, c’est par une chanson que les centaines d’adhérents et sympathisants de « La Colère des Ours » expriment leur attachement à ce territoire et leur rejet de ce projet.
Chanson de la Colère des Ours : Manifeste pour le vivant
https://suno.com/s/bV3PoyruZ3vfTDlS
Cordialement
Le Président de « La Colère des Ours »
François RAMBAUD
Contribution n°141 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 21h09
Nombre des contributions déjà rédigées expriment de manières sensibles et émouvantes l’attachement des habitants à leur territoire et leurs craintes de le voir abimé. Oui ce « pays » est particulier. Oui « le pays du HAUT-DOUBS » est spécifique. Osons le dire, Oui « ce pays » est unique.
Unique parce que c’est le nôtre mais pas que ! L’affirmation de cette singularité locale est fondée. « Ce pays » a une identité propre que rien ne doit pouvoir dégrader sans nécessité absolue, argumentée et acceptable.
Les FONDEMENTS de cette IDENTITE :
Au 19ème siècle, la caractérisation des paysages karstiques a découlé de l’étude géologique du massif jurassien. Il a ainsi acquis la qualité de massif éponyme de toutes les entités karstiques que compte la planète. Il en est devenu « la » référence. Il a généré la TYPOLOGIE des PAYSAGES karstiques. Le qualificatif « jurassique » et les structures géologiques typiques issues du travail du temps et de l’érosion que sont crêts, combes, cluses, dolines, lapiaz,... ont ainsi acquis le statut de termes universels
Le « Haut Doubs » en est une des portions orientales, pour partie constitué de la continuité des plateaux intermédiaires et pour partie des zones d’altitude frontalières avec le territoire helvétique appelé « Jura plissé ».
LE MAITRE MOT des paysages : l’HOMOGENEITE
Cumul de quatre facteurs physiques d’homogénéité :
• La nature calcaire unique du soubassement géologique donne au massif son homogénéité de base. Tous les paysages naturels ou créés sont les produits de cette nature unique. Du Nord au Sud le substrat géologique répond de manière semblable aux sollicitations naturelles ou humaines.
• Une structure orientée : A l’ère tertiaire la surrection du massif alpin fait émerger les couches sédimentaires situées à sa proximité. Il donne ainsi naissance aux massifs préalpins dont à distance le Jura. Le massif garde une trace de cette poussée sous la forme d’une orientation préférentielle Nord-Est /Sud ouest. Cette orientation affecte aujourd’hui tous les éléments du paysage : ligne de crêtes, combes, plans et cours d’eau,...
• Des altitudes au faible gradient comprises entre 800m et 1300m
• Loin de l’océan une influence climatique semi-continentale unique et égale.
Facteur d’homogénéité supplémentaire : la faible variété de couverture végétale :
Devant s’adapter à des caractéristiques physiques étroites la couverture végétale naturelle se compose majoritairement de forêts de résineux et d’herbages naturels.
LE TRAVAIL DES HOMMES :
Les colons arrivent tardivement dans le Haut-Doubs. Les défricheurs se tournent naturellement vers la seule économie envisageable, celle de l’élevage. Ils déboisent les zones les plus faciles d’accès afin de créer les pâturages destinés au bétail pendant la bonne saison et les prés de fauche destinés au nourrissage d’hiver. A la forêt ils abandonnent les crêtes et les zones escarpées.
Ce faisant, entre hasard et nécessité les premiers habitants créent la seule organisation spatiale agricole que les conditions physiques et climatiques permettent et offrent ainsi au pays une gamme réduite de paysages : des espaces ouverts quand le faible relief le permet, de longues « combes » bordées sur leurs flancs de crêtes arborées, des forêts denses sur les parties escarpées.
Cette gamme réduite de paysages est ainsi le fruit du choix par les hommes d’une agriculture s’adaptant aux contraintes naturelles géologiques et climatiques. Parce qu’ils étaient judicieux ces choix ont perduré. Ils ont constitué le socle d’une économie agro pastorale profitable et paysagère gratifiante. Aujourd’hui elle est le capital culturel immatériel des habitants.
L’homogénéité comme facteur IDENTIFICATION
Ces facteurs cumulatifs d’homogénéïté ont donné aux paysages du Haut-Doubs un caractère singulier et parfaitement identifiable
Le pays du Haut Doubs se reconnaît effectivement instantanément aux plissements de son relief, sagement et uniformément orientés selon un axe Nord/Est – Sud/ouest, à ses crêtes fuyantes aux lignes ciselées entre ciel et terre, aux alignement des cimes des épicéas, à ses forêts épaisses, à ses combes ouvertes tapissées d’herbe grasse et aux troupeaux y paissant, à ses prés de fauches d’abord opulents et fleuris au printemps puis ponctués de « balles rondes », à ses tourbières accueillant pins et bouleaux, à quelques falaises découvrant les strates sédimentaires et colorées de camaïeux de gris de son substrat profond, à son habitat dispersé, aux silhouettes massives et tapies de ses fermes traditionnelles aux larges toitures et aux façades habillées de bois, à ses clochers à impériale,.... Mille détails le caractérisent qui sont autant de chance de l’identifier et de s’y identifier.
Qu’on soit natif du pays ou visiteur occasionnel les mêmes images arrivent spontanément en tête à l’évocation du HAUT-DOUBS. Elles sont claires, limpides, simples à exposer. Elles sont celles d’une réalité non inventée, non fantasmée mais bien concrète, celles que toutes les brochures de promotion du tourisme de toute la zone frontalière diffusent à juste raison. Ces images sont celles d’un paysage de moyennes montagnes, aux courbes douces, aux perspectives fuyantes, où les lignes de crêtes se succèdent jusqu’à se perdre à l’horizon et se mêler au ciel. Elles imposent un cadre de calme et de paix. L’espace se répand suivant une ondulante horizontalité.
PIERRE BICHET – L’Homme-Pays
Au travers d’innombrables œuvres, un « homme du Haut », un artiste ayant pourtant bourlingué sur tous les continents a su exprimer l’espace, la paix, l’harmonie, l’infinie horizontalité de notre pays. PIERRE BICHET a représenté ce que tous les natifs du Haut Doubs ou tous les visiteurs occasionnels ont spontanément ressenti. La magistrale renommée de l’artiste repose sur sa faculté à exprimer l’essence même de ce pays et à la faire partager.
Au risque de ringardise,... j’ose dire que tous les locaux « ont quelque chose de Pierre BICHET »
Depuis plus d’une décennie les parcs éoliens industriels essaiment et se répandent, gagnant en France tous les jours davantage de territoires. Partout ils sont contestés. Cependant les implantations se poursuivent. Après avoir abordé il y a quelques temps déjà le Revermont jurassien et les premiers plateaux du département rien ne semble les arrêter.
Tirant abusivement profit de subventionnements contestables leurs appétits grandissent, cherchant chaque année à engloutir d’autres proies. Coup sur coup, de PLAIMBOIS du MIROIR et ROSUREUX au Nord, à NANCRAY au sud en passant par CHAFFOIS voilà trois projets abordant le Haut du massif. Qu’on ne s’y trompe pas, ces trois projets ressemblent à des éclaireurs annonçant le début d’une offensive massive. Que ces projets viennent à terme et c’est le début d’une colonisation tous azimuts sonnant de Maiche à Mouthe la fin de la spécificité et de l’identité d’un terroir, donc de la nôtre, celle qui nous fait, dans laquelle on se reconnaît, à laquelle on s’identifie. Je m’oppose à la destruction du HAUT DOUBS par l’éolien industriel.
Je vous prie Madame et Messieurs les commissaires enquêteurs avant de rendre votre avis de prendre en compte le rapport Bénéfices/Risques de ce projet.
• Côté bénéfices : les promoteurs eux-mêmes ne parviennent pas à justifier leur projet ni auprès des habitants ni même auprès des collectivités sensément être bénéficiaires de leurs implantations.
• Côté Risques, les contributions de cette enquête publique les pointent par centaines.
Pour ma part, ici, pour ATTEINTE à l’IDENTITE forgée par la nature et les hommes au cours des siècles j’exprime mon opposition à l’édification de structures monolithiques, indéfiniment répétées par tous les pays, niant les particularismes, unifiant tous les paysages sous une même nappe DE-NATURANTE et DE-CULTURANTE
Cordialement
Roland MOUGIN – Mont-de-Laval