Contribution n°140 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 12h39
Après analyse du dossier soumis à enquête publique, nous émettons un avis défavorable et demandons l’abandon du projet pour les 10 raisons principales suivantes :
1. Un projet financier, ni énergétique, ni écologique
Ce projet est présenté comme écologique, mais sa justification première est financière. Il produit peu, consomme des ressources et détruit un puits de carbone forestier.
• Production marginale : 13,5 MW installés = ∼0,009% de la puissance électrique française, pour un impact paysager et environnemental majeur sur un site classé PNR et à proximité immédiate d’une zone Natura 2000.
• Bilan carbone négatif : Béton, acier, terrassement, défrichement de plus de 6 ha et création de pistes en moyenne montagne. Un site forestier stocke 150 à 300t de CO2/ha. Le défricher pour une production intermittente est un non-sens environnemental (cf dossier de présentation du projet : « Au total, 26 736 m2 de chemins seront créés (dessertes + virages) comprenant l’élargissement de la route d'exploitation communale « Poils de chien » et des chemins ruraux dits « La Barre » et « Le Virot » pour atteindre une bande roulante d'une largeur de 4,5 m. Cela constituera une emprise de 14 0009 m2 d'élargissement des voies existantes. »).
2. Des retombées fiscales opaques, marginales et mal réparties
L’argument des "retombées pour les collectivités" est utilisé par le promoteur sans transparence sur les bases de calcul ni sur la répartition réelle. Le gain local est dérisoire face aux pertes économiques et patrimoniales induites.
• Opacité totale : Le dossier ne fournit ni la production annuelle estimée en MWh, ni la base fiscale exacte. Les citoyens ne peuvent pas vérifier l’intérêt financier réel du projet pour leur commune.
• Répartition floue et diluée : Les deux communes d’implantation, Plaimbois du Miroir et Rosureux, dépendent de deux Communautés de communes différentes. Le produit de l’IFER est réparti entre le département, les Communautés de Communes et les deux communes concernées. La part revenant aux communes supportant directement les nuisances sera marginale.
• Montants dérisoires au regard des impacts : Quelle que soit la somme finale, elle est sans commune mesure avec la perte de valeur touristique, la dépréciation immobilière des riverains et le coût de la destruction d’un paysage classé PNR. On sacrifie un bien commun durable pour une rente fiscale temporaire et incertaine.
• Revenus non garantis, variables et aléatoires : Les retombées sont indexées sur une production éolienne par nature intermittente et aléatoire. Avec un facteur de charge faible et des pertes avérées par givre en moyenne montagne jurassienne, les montants annoncés en réunion seront automatiquement minorés. Aucune garantie de revenu plancher n’est apportée aux collectivités, qui ne peuvent donc pas budgéter de façon fiable sur cette ressource.
3. Montage juridique opaque, garanties inexistantes,
Le montage révèle une structure à risque où les responsabilités sont diluées dans des sociétés écrans. Des informations majeures sur le raccordement ont été cachées au public.
• Le propriétaire/exploitant final n’est pas connu. Revente fréquente des parcs à des fonds d’investissement avant mise en service.
• Information cachée au public : Nous avons appris de façon fortuite, via le compte-rendu d’une réunion publique et non en séance, que le développeur ABO Energy délègue la construction à la société CPENR DES CRET DES OURS SAS (nom littéral de la société, sans correction de faute d’orthographe) créée le 21 mars 2024, siège social à Toulouse, sans salarié, au capital de 100€ (cf https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/929451854).
• Risque juridique et financier : Toutes les garanties d’exploitation et de démantèlement sont portées par une coquille au capital de 100€, sans actifs propres.
• Raccordement électrique non instruit : Le tracé exact et l’impact des tranchées ne sont pas documentés. ABO a annoncé un raccordement au réseau 20 000V vers Maîche et Les Fins "en suivant les routes et à leurs frais" avec des "compensations financières". À ce jour, la question posée à la réunion publique du 3 juin 2026 au Russey reste sans réponse : qui sont les bénéficiaires et quels sont les formes et les montants de ces compensations ?
4. Destruction d’un site naturel déjà sous pression
Le Crêt des Ours est au cœur du PNR du Doubs horloger. Sa forêt, déjà fragilisée, serait défrichée en contradiction totale avec la stratégie du Parc.
• Contradiction avec la stratégie du PNR : Le Parc fonde sa politique énergétique sur la sobriété et les économies d’énergie, pas sur l’industrialisation des crêtes (cf charte du PNR : Mesure 1.3.1 : Pérenniser et promouvoir la qualité des crêtes + MESURE 2.2.2 - Développer des énergies renouvelables et de récupération / disposition 3).
• Défricher plus de 6 ha aggrave la fragmentation forestière et la perte de puits de carbone.
• Risque incendie accru : Transformateurs, lignes enterrées et engins en forêt augmentent le risque dans un massif fragilisé.
• Incompatibilité avec la charte du PNR qui engage à "préserver les paysages et la biodiversité" (cf charte du PNR, mesure 1.3.1).
5. Risque avéré pour la faune protégée
Le promoteur reconnaît lui-même le danger pour la biodiversité en demandant une dérogation pour destruction d’espèces protégées. Le site est un hotspot pour des espèces menacées.
• Le promoteur a déposé une demande de dérogation pour destruction d’espèces protégées, avec saisine du CNPN. Cette demande vaut reconnaissance du risque.
• Avifaune : Milan royal avec Plan National d’Actions, Circaète Jean-le-Blanc, Chouette de Tengmalm, Grand Tétras. Mortalité par collision et « effet barrière » documentés par la LPO.
• Mesure de protection illusoire : ABO propose un système de caméra pour détecter le Milan royal et arrêter l’éolienne en 10s. C’est physiquement irréaliste. L’extrémité d’une pale tourne à plus de 300 km/h, soit 83 m/s. Pendant les 10s annoncées pour l’arrêt, la pale parcourt 830m. Un milan volant à 40 km/h parcourt lui-même 110m dans ce laps de temps. Pour éviter la collision, le système devrait donc détecter, identifier formellement l’espèce et donner l’ordre d’arrêt alors que l’oiseau est encore à près d’1 km de distance. Ce type de dispositif, testé en plaine dégagée, affiche 60 à 80% d’efficacité selon la LPO. Sur une crête à 1000m, avec brouillard givrant, neige ou pluie 4 mois par an, le taux de détection devient anecdotique. C’est une fausse garantie.
• Chiroptères : Toutes les espèces de chauves-souris sont protégées. Les crêtes constituent des couloirs de migration. Risque de mortalité par barotraumatisme.
• Faune locale : Dérangement du Lynx boréal, du chat forestier, de l’écureuil roux et du hérisson d’Europe espèces protégées et emblématiques du massif jurassien.
6. Présentation du projet : approximations et chiffres invérifiables
La communication du promoteur repose sur des chiffres flatteurs mais faux, basés sur la puissance théorique et non la production réelle attendue sur ce site.
• "Alimentera 13 000 foyers" : Calcul basé sur la puissance installée, non sur la production réelle. Avec un facteur de charge de 20% corrigé des pertes dues au givre, la production réelle couvrira moins de 6 000 foyers.
• "Création d’emplois locaux" : La maintenance spécialisée est itinérante. Le chantier gros-œuvre est confié à des groupes nationaux.
• "Accepté ailleurs" : Aucun retour d’expérience fourni sur des sites comparables en moyenne montagne jurassienne.
7. Nuisances sonores et atteinte à la santé
Les habitants de Bonnétage, à 1 km sous les vents dominants, subiront une nuisance permanente non prise en compte sérieusement dans le dossier.
• Bruit permanent : 35 à 45 dB la nuit par vent soutenu. L’OMS fixe le seuil de gêne nocturne à 40 dB pour éviter les troubles du sommeil.
• Infrasons : Principe de précaution. Effets étudiés en Allemagne et au Danemark mais non pris en compte en France.
8. Inadaptation du site au climat jurassien
À plus de 1000m d’altitude, le Crêt des Ours cumule les conditions défavorables : gel, givre, brouillard. Le dossier ignore cette réalité qui plombe la production et crée un danger.
• Perte de production : L’ADEME reconnaît 3% à 25% de pertes par givrage selon l’altitude. Sur le Jura, 10 à 20% de perte annuelle sont constatés. Le parc voisin du Lomont est régulièrement à l’arrêt l’hiver.
• Danger de projection de glace : Projection possible à 200-300m au redémarrage. Les chemins de randonnée du Crêt devront être interdits une partie de l’année.
• Surcoût non intégré : Un système de dégivrage coûte ∼300 000€/éolienne et consomme 5-15% de sa production. L’étude de givrage spécifique au site n’est pas fournie.
9. Effets de bord majeurs sur l’économie locale : immobilier et tourisme
Au-delà des nuisances, le projet détruit de la valeur économique. Il déprécie le patrimoine des riverains et sabote l’image de nature préservée qui fait vivre le tourisme local, y compris le tourisme haut de gamme.
• Dépréciation immobilière : -15 à -30% constatée par les chambres des notaires à moins de 1,5 km d’un parc. Aucun mécanisme d’indemnisation n’est prévu.
• Sabotage du tourisme vert : Les éoliennes seraient en surplomb direct d’une des 32 rivières labellisées "Site Rivières Sauvages" de France. La région attire un tourisme de nature basé sur des paysages non industrialisés. L’installation d’éoliennes de 200m en crête détruit l’image de "nature intacte" qui fait la valeur du territoire.
• Mise en péril du tourisme gastronomique : Plusieurs hôtel-restaurant à proximité, dont un est distingué au Guide Michelin, se situent à moins de 2 km du projet. Ces établissements sont des ambassadeurs du territoire et attirent une clientèle nationale et internationale recherchant calme, paysages préservés et excellence. L’impact visuel, sonore et l’artificialisation du site sont incompatibles avec le standing et l’expérience client attendus. Mettre en péril des employeurs locaux structurants, générateurs d’emplois non délocalisables, pour quelques dizaines de milliers d’euros de retombées fiscales annuelles relève du non-sens économique.
10. Un projet imposé par des objectifs européens déconnectés du terrain
Ce projet n’est pas né d’un besoin local mais d’une obligation comptable nationale pour atteindre les quotas fixés par l’UE. La logique administrative prime sur la réalité du terrain.
• Logique de guichet : Les quotas à remplir priment sur la pertinence locale. Le Crêt des Ours est choisi parce qu’il est "disponible", pas parce qu’il est "adapté".
• Dérive anti-écologique : Ces engagements européens poussent à défricher des forêts et à industrialiser des Parcs naturels régionaux, alors même que l’effort du PNR du Doubs horloger porte sur la sobriété et les économies d’énergie.
• Faussement écologique : Un projet qui détruit un puits de carbone forestier et fonctionne à 20% de sa capacité à cause du gel ne répond ni à l’urgence climatique, ni à l’urgence biodiversité.
CONCLUSION ET DEMANDES:
Pour un gain énergétique négligeable, des retombées fiscales dérisoires et non garanties, et un montage opaque, ce projet sacrifie des biens communs : la forêt, le paysage, la tranquillité, la biodiversité et l’économie touristique du Parc du Doubs horloger. La transition énergétique ne peut se faire contre les territoires, contre la biodiversité, contre la stratégie du PNR, et au seul motif de remplir des objectifs européens déconnectés du réel.
En conséquence, nous demandons au Commissaire Enquêteur d’émettre des recommandations défavorables et exigeons :
• La publication immédiate des données de vent brutes, de l’étude de givrage sur 12 mois complets, des contrats liant ABO Energy et la SAS CEPRM, du calcul détaillé des retombées fiscales par collectivité, et du tracé de raccordement précis avec le plan de financement et la liste des bénéficiaires des compensations.
• Une contre-expertise indépendante sur la biodiversité, l’acoustique, l’impact paysager/touristique et les risques liés au gel, mandatée par la CNDP.
• La communication de l’intégralité du dossier de demande de dérogation CNPN et de l’avis du CNPN avant la clôture de l’enquête.
• Un moratoire sur le projet dans l’attente de la révision de la charte du PNR du Doubs horloger et d’une évaluation de la compatibilité du projet avec la politique d’économies d’énergie et de tourisme durable du Parc.
• Une réponse écrite d’ABO Energy aux questions posées en réunion publique concernant les bénéficiaires et les montants des compensations liées au raccordement Maîche / Les Fins, avant toute décision.
• Une étude de performance indépendante du système de détection-arrêt en conditions réelles de moyenne montagne jurassienne : brouillard, neige, givre, contre-jour. Avec taux de détection certifié par la LPO ou l’OFB.
• Une étude d’impact économique spécifique sur l’hôtellerie-restauration de prestige située à proximité, incluant le risque de perte de clientèle et d’emplois, avec audition des professionnels concernés.
Nous vous remercions de prendre en compte ces éléments et de les annexer au procès-verbal de l’enquête publique.
Document joint
Contribution n°139 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 11h29
L’échec commercial du « Concorde » français illustre clairement une des lois qui régit le monde de l’innovation « La réussite d’un produit tient moins à ses qualités qu’à l’absence de défauts ». Dit autrement un produit génial et innovateur ne réussira qu’à la condition de ne pas présenter de défauts. Les nuisances sonores et la consommation excessive du Concorde ont plombé le génial projet supersonique.
Il en est ainsi des aérogénérateurs : magnifiques technologies, énergie « gratuite », et renouvelable,... sauf qu’un grain de sable nommé INTERMITTENCE vient nuancer sinon ruiner le tableau idyllique que les promoteurs éoliens mettent de côté.
DANS LES REGIONS VENTEES les études accordent aux aérogénérateurs de génération récente un coefficient annuel de charge de 0,25. Cela signifie que la production effective annuelle d’un aérogénérateur équivaut à un quart de la puissance installée soit 1 MW produit pour une puissance installée de 4MW.
Pour exacte qu’elle soit cette présentation succincte n’est pas conforme à la réalité de la l’énergie DISPONIBLE. Le différentiel entre production annuelle et énergie DISPONIBLE au temps « t » crée des malentendus : même en région ventée un aérogénérateur d’une puissance de 4MW ne permet pas de disposer en direct et en permanence d’1 MW d’énergie. Dans le temps - heure, jour, semaine,... - la disponibilité effective oscillera entre une intensité nulle et une intensité maximale selon une probabilité voisine de celle ci :
o Puissance nulle ou très faible = coefficient 0,1 = équivalent 5 mois
o Puissance faible = coefficient 0,25 : équivalent 4 mois
o Puissance moyenne = coefficient 0,5 : équivalent 2 mois
o Pleine puissance = coefficient 1 : équivalent 1 mois
La réalité est encore beaucoup plus complexe puisque les variations sont évidemment permanentes au sein de chaque année, de chaque mois, de chaque semaine, de chaque jour, de chaque heure,......
Le défaut majeur STRUCTUREL et RHEDIBITOIRE des aérogénérateurs tient au principe d’INTERMITTENCE. La production d’électricité N’EST PAS PILOTABLE mais directement soumise aux régimes des vents à leur intensité et à leur variabilité.
Ecrire qu’annuellement les aérogénérateurs prévus au Crêts des ours produiront la consommation d’une population de 11 000 habitants peut-être exacte mais le principe d’intermittence ne permet aucunement de laisser entendre que localement 3 aérogénérateurs pourraient assurer la disponibilité permanente d’énergie à cette population.
Les promoteurs prétendent que la diversité des parcs permet le lissage de la production et de gommer les risques liés à l’intermittence. Cet argument est partiellement recevable mais présente des limites et de larges exceptions :
1. DEFAUT GENERALISE DE VENT : A raison d’une périodicité moyenne de une fois tous les 2 mois la France connaît des conditions météorologiques anticycloniques d’une durée de 4 à 15 jours. Cette situation météorologique est caractérisée par de très faibles mouvements d’air. L’année 2026 en a déjà connu plusieurs. La période de canicule précoce qui a sévi du 21 mai au 5 juin derniers (première canicule connue au mois de mai) illustre ce cas. Les quelques 11 000 aérogénérateurs de France se sont quasiment retrouvés en défaut de vent donc le plus souvent à l’arrêt (Production nationale de 1 à 2% soit de 800 MG à 1 500 MG produits pour une puissance installée de 25 000 MW = coefficient effectif de charge voisin de 0,04). Voir pièces jointe N° 1 Les graphiques de la période tirés du site officiel « eco2mix » de RTE. Il arrive donc régulièrement que tous les aérogénérateurs de France soient de manière collective en défaut de ressource de vent.
2. RECURENCE DE SITUATIONS ANTICYCLONIQUES : Seulement trois semaines se sont écoulées depuis le 5 juin. Pour la seconde fois en moins d’un mois la France et l’Europe de l’Ouest sont soumises à une situation météorologique analogue : anticyclone centré sur l’Europe l’Ouest = absence de vent = production très faible – Coefficient moyen de 0,05 - Pièce jointe : Graphique de production par filière 15 juin/ 22 juin. Il est prévu que cette situation se prolonge au moins encore 7 jours. Voir en pièces jointes 2 et 3
3. PERIODES de SURPRODUCTION exportées à PRIX NEGATIFS : les périodes de tempêtes génèrent ponctuellement sur des durées de 1 à 4 jours de fortes productions. Faute de possibilité de stockage (hormis de très limités possibilités de pompage) ces excès de production imposent des délestages vers l’étranger à qui veut les prendre le plus souvent à des tarifs très faibles, très inférieurs à celui réglé par contrat aux gérants éoliens et le plus souvent négatifs (Il s’agit de PAYER les destinataires ACCEPTANT de recevoir l’électricité excédentaire). Voir en pièces jointes N° 4 tarifs spots négatifs pour cause
En conséquence on voit que même en zone ventée une source d’énergie intermittente :
• Est dans l’INCAPACITE d’assurer la disponibilité permanente d’énergie et montre une fragilité à assurer sa mission
• Doit NECESSAIREMENT être DOUBLEE de moyens de productions de substitution à même hauteur de puissance.
• Provoque des variation de disponibilité d’énergie déstabilisatrices pour les marchés et à impacts négatifs pour la maintenance des structures pilotables qui sont dans l’obligation de s’adapter aux « sautes de vent ».
En toute logique ce défaut structurel est amplifié lorsque les aérogénérateurs sont implantés en zones peu ventées.
CONCRETEMENT : QUATRE FAITS POUR ILLUSTRER le Défaut d’INTERMITTENCE
1. Pour palier l’intermittence de ses aérogénérateurs l’Allemagne, un des champions d’Europe de l’éolien vient d’obtenir des Autorité de Bruxelles en Janvier 2026 l’autorisation de programmer la construction de 50 centrales électriques à gaz. !!! Voir pièce jointe N° 5
2. Constatant la situation de non souveraineté énergétique actuelle qu’a induite le choix d’investir dans les énergies intermittentes le Chancelier Merz a déclaré : « L’abandon du nucléaire a été une erreur stratégique grave » pièce jointe N°6
3. En situation anticyclonique l’Allemagne éolienne se retrouve en sous production donc en manque. Le plus souvent cette situation météorologique négative pour la ressource en vent affecte également les pays européens voisins. La nécessité d’importer une énergie devenue rare fait monter les prix à des tarifs prohibitifs (pièces jointes 7 et 8) L’Allemagne connaît les tarifs d’électricité parmi les plus élevés d’Europe ponctuellement jusqu’à près de 500 € le MW.
4. C‘est en mer que les régimes des vents sont les plus réguliers donc que la ressource en vent est la plus fiable. C’est pour tenter d’échapper ou de MINIMISER le DEFAUT d4INTERMITTENCE que les investissements off-shore se multiplient à juste raison. Pièce jointe 9
Sans tenir compte d’autres considérations (écologiques, paysagères,.... ) je me permets de vous demander Madame et Messieurs les Commissaires-enquêteurs si le défaut STRUCTUREL d’INTERMITTENCE des aérogénérateurs ne DEVRAIT pas INCITER à FREINER la création de parcs éoliens terrestres et à RESERVER LEURS IMPLANTATIONS dans des zones aux ressources en vent prouvées en intensité et en régularité ?
Pour ma part j’exprime mon opposition au projet déposé pour cause d’INTERMITTENCE Structurelle renforcée par des conditions contextuelle locales défavorables.
Merci d’avance pour l’attention que vous saurez apporter à cette argumentation.
Cordialement.
Roland MOUGIN - Mont-de-Laval
Pièces jointes
1 : Graphique de production d’électricité en France du 23 mai 2026: Rouge = Gaz – Bleu marine = hydraulique – Jaune = Nucléaire – Orange = Solaire – Bleu ciel = Eolien – Bleu Foncé : pompage – Gris = Export
2 - Situation anticyclonique au 22 juin 2026
3 - Graphique de production d’électricité en France du 17 juin 2026:
4 – Prix spots négatifs
5 – Commande de 50 centrales à gaz
6 – Déclaration du Chancelier Merz
7 – Tarif de l’électricité en Allemagne le 28 mai 2026
8 – Tarif de l’électricité en Allemagne le 23 mai 2026
9 - Eolien off-shore
Documents joints
Contribution n°138 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 11h00
Qui d'autre que ceux qui empochent l'argent de cette catastrophe écologique pourrait être pour ? Ceux qui pensent encore que c'est un projet "écologique" pour produire une énergie "verte" afin de sauver la planète ? Arrêtons cette mascarade, le pouvoir de l'argent ne l'emportera pas cette fois ci.
NON AUX ÉOLIENNES SUR NOS COMMUNES BOISÉES DU HAUT-DOUBS !
Contribution n°137 (Email)
Déposée le 19 juin 2026 à 13h50
Madame, Monsieur,
Je souhaite, dans le cadre de l’enquête publique relative au projet éolien du Crêt des Ours sur les communes de Plaimbois-du-Miroir et Rosureux, exprimer mon opposition à ce projet.
Mes racines familiales sont profondément ancrées dans ce village. Mes grands-parents puis mes parents y ont vécu durant de nombreuses années et nous conservons aujourd’hui encore la maison familiale. Depuis mon enfance, je viens régulièrement y passer mes vacances puis ensuite avec mes enfants et je suis très attaché à la préservation de son cadre de vie, de ses paysages et de son environnement.
Mon avis défavorable repose sur plusieurs préoccupations majeures :
1. Préservation du paysage et du cadre de vie
L’implantation d’éoliennes de grande hauteur modifierait profondément le caractère paysager du secteur. Le Haut-Doubs est reconnu pour ses espaces naturels, ses panoramas et son patrimoine rural. Ces installations industrielles seraient visibles à grande distance et porteraient atteinte à l’identité du territoire.
2. Impact sur la biodiversité
Le secteur concerné accueille une faune et une flore remarquables. Les risques de perturbation des habitats naturels, ainsi que les impacts potentiels sur les oiseaux et les chauves-souris, me paraissent insuffisamment compatibles avec la préservation de la biodiversité locale.
3. Nuisances pour les habitants
La proximité des habitations soulève des interrogations concernant les nuisances sonores, les effets de balisage lumineux nocturne, ainsi que les impacts sur la qualité de vie des riverains. Ces éléments doivent être pris en compte avec la plus grande prudence.
4. Artificialisation des espaces naturels
La création des accès, plateformes, fondations et réseaux associés entraînera une transformation durable des sols et des milieux naturels. Je m’interroge sur la compatibilité de ces aménagements avec les objectifs de préservation environnementale affichés par les pouvoirs publics.
5. Retombées économiques incertaines
Les bénéfices économiques annoncés pour les collectivités me semblent devoir être mis en balance avec les conséquences possibles sur l’attractivité touristique du secteur, la valeur du patrimoine immobilier et l’image du territoire.
Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, je demande que ce projet ne soit pas autorisé et que des alternatives plus respectueuses du patrimoine naturel, paysager et humain du Haut-Doubs soient privilégiées.
Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération cette contribution dans le cadre de l’enquête publique.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
THOURET Catherine et Jean-Marc et leurs enfants
Adresse : 26 rue Xavier Marmier
Commune : 25000 Besançon
Date : 19/06/2026
Adresse sur la commune : Maison Clerc 33 rue du miroir 25210 Plaimbois du miroir
Contribution n°136 (Email)
Déposée le 19 juin 2026 à 11h24
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de l’enquête publique concernant l’implantation d’éoliennes dans notre région du Doubs, je souhaite formuler une opposition formelle, fondée sur des arguments environnementaux, paysagers, sanitaires et de qualité de vie.
Tout d’abord, l’impact visuel serait catastrophique. De jour, ces éoliennes domineraient les horizons, altérant le cadre paysager unique du Doubs. De nuit, elles projetteraient un balisage lumineux constant, créant une nuisance visuelle nocturne, perturbant la sérénité de nos nuits, déjà précieuses dans une région rurale. Le mouvement des pales, visible jour et nuit, attirerait continuellement le regard et modifierait profondément la perception du paysage.
Par ailleurs, de nombreuses inquiétudes subsistent concernant les nuisances sonores et les effets potentiels sur la santé des riverains. Les bruits générés par les installations, ainsi que les infrasons évoqués dans plusieurs études, peuvent être source de gêne, de stress et de dégradation du bien-être pour les habitants vivant à proximité.
L’implantation de ces infrastructures pourrait également avoir des conséquences sur la biodiversité locale. Les oiseaux et les chauves-souris, particulièrement présents dans notre région, risquent d’être affectés par la présence et le fonctionnement des éoliennes.
Enfin, ce projet risque de porter atteinte à l’attractivité touristique et au caractère authentique de notre territoire. Le patrimoine naturel et paysager constitue une richesse essentielle qu’il convient de préserver pour les générations futures.
Pour l’ensemble de ces raisons, je demande que ces observations soient prises en considération et que ce projet fasse l’objet d’un réexamen attentif.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Morel Céline
13 rue de l’Helvétie
25210 Bonnetage
Contribution n°135 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 09h15
Contribution n°134 (Web)
Déposée le 21 juin 2026 à 20h30
Contribution n°133 (Web)
Déposée le 21 juin 2026 à 20h03
Contribution n°132 (Web)
Déposée le 21 juin 2026 à 19h26
Début (06/06/2026) je suis allé me balader entre Plaimbois-du-Miroir et Bonnétage. En quelques dizaines de minutes depuis le lieux dit « Les Rondés » jusqu’à celui de « La fin » j’ai successivement levé un lièvre, puis une chevrette. Aussitôt qu’ils m’eurent repéré le premier a prestement détalé, la seconde s’est agilement éclipsée dans le sous-bois. Deux renards m’ont laissé le temps de les voir paisiblement musarder. Dans les airs les buses tournoyaient. Plus haut, près des nuages, les milans royaux planaient et surfaient.
Au creux d’un épais taillis d’impressionnantes tanières de blaireaux (pièce jointe) indiquaient la présence active de leurs auteurs ainsi que d’une partie de la vie secrète de la faune nocturne l
Dans le film « Le Corniaud » Bourvil s’exclame plein de bon sens : « Bah maintenant elle va marcher beaucoup moins bien, forcément ! » après que sa Deux-Chevaux Citroën vient d’être massacrée volontairement par le véhicule d’un ignoble individu (pièce jointe).
« Bah maintenant on va vivre beaucoup moins bien forcément » ! pourra être la plainte de la faune locale ainsi que celle des habitants si par malheur ce parc éolien se concrétisait.
Je me permets de vous demander Madame et Messieurs les Commissaires-enquêteurs si au regard des très discutables bénéfices avancés par le promoteur et ne répondant à aucune demande locale la destruction de l’équilibre de ces espaces naturels encore sauvages est bien utile ?
Personnellement je réponds par la négative.
J’exprime ici mon opposition au projet ABO-Energy pour cause de DESTRUCTION d’équilibre naturels et vous prie de faire valoir la nécessité de la préservation de ce site sauvage particulier et au-delà de tous ceux du Haut-Doubs.
D’avance merci pour l’attention que vous saurez apporter à ma demande de préservation
Cordialement
Roland MOUGIN - Mont-de-Laval
Pièces jointes : Extrait du film "Le Corniaud" - Tannières de blaireaux
Documents joints
Contribution n°131 (Web)
Déposée le 21 juin 2026 à 19h00