Contribution n°44 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 12h17
Le Parc doit avoir plus une attitude de préservation de l'existant que de répression.
Contribution n°43 (Mairie de Mouthe)
Déposée le 17 février 2026 à 14h00
Propriétaire de la section AT n°62 lieu-dit "Les Mauves" sur la commune de Mouthe, j'aimerais savoir si la zone est concernée par la protection du grand tetras ou autres espèces. Si oui, merci de me donner les contraintes pour l'exploitation de la parcelle, sachant qu'actuellement l'accès à la parcelle est déjà limité par les pistes de ski chez Liadet et par la période de l'exploitation agricole voisine.
Les interventions en forêt sont aléatoires et parfois urgentes en raison de la crise sanitaire actuelle et des épisodes de vents violents.
une forêt bien entretenue permet de limiter la propagation du Bostryche et les risques d'incendie éventuels.
Contribution n°42 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 23h55
Il est essentiel de continuer à gérer le parc en futaie jardinée.
Il en va de la survie de notre patrimoine forestier !
Cordialement,
G. MESSEY VIÉ
Contribution n°41 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 23h23
Concernant la forêt, la gestion en futaie jardinée est une caractéristique forte du territoire du Parc, nous pourrions nous y méprendre à la lecture du document. La propriété forestière privée représente proportion conséquente du territoire boisé. Un accompagnement de regroupement des propriétaires en ASA est souhaitable (plutôt que d'encourager au démantèlement de la forêt privée). Un propriétaire Privé qui veut transmettre un patrimoine qualitatif a ses enfants va s'en occuper soigneusement et non pas considérer sa forêt comme un stock de bois mercantile.
En outre, la résilience de nos forêts passe par un entretien soigné de celles-ci, notamment des coupes faibles mais régulières. Les regroupements de propriétaires, la création et l'entretien de desserte forestière et l'engagement de gestion a travers les différents outils (psg,...) permettent d'atteindre ces objectifs : exploitation moins couteuse, débouché existant pour des plus petits volumes de bois , exploitation plus respectueuse (on peut passer avec du matériel plus petit), rémunération des exploitants plus décente (moins de frais d'exploitation = meilleurs revenus pour l'exploitant = pérennisation des métiers forestiers pour les jeunes).
Les mesures de protections fortes peuvent être contradictoires et arbitraires par rapport aux soins nécessaires à apporter à nos forêts (des forêts délaissées sont moins propices à la biodiversité).
La création de zone protégée ne devrait pas se faire sans l'accord des propriétaires ou leur engendrer des impossibilités d'exploitation (par exemple bloquer l'accès d'un massif entier en installant quelques petites zones protégées bien placées...). J'insiste sur la richesse de la biodiversité d'une forêt entrenue en futaie jardinée, qui est un marqueur fort de l'identité forestière du Parc.
Concernant la faune emblématique du parc, les populations de lynx se portent bien (les différentes études menées par les différents organismes montre des populations qui s'étendent, l'augmentation du nombre de collision en atteste également). Pour le cas du tetras, faut-il encore s'acharner? le réchauffement climatique inéluctable le prive de son habitat dans notre région (il est toujours présent en abondance dans les pays scandinave, où il est même inclus au plan de chasse) . Les investissements pour sa survie dans un milieu devenu inadapté ont-ils encore du sens?
Je vous remercie d'avance de prendre en compte cette contribution qui je l'espère, contribuera à encore améliorer de la nouvelle charte du Parc
Contribution n°40 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 22h01
Pour faire court et ne pas revenir sur les nombreux points pertinents déjà évoqués, il faut privilégier la possibilité d'activités économique. Depuis la Covid, on assiste à un retour vers les zones rurales, travaillons pour que ce soit possible et que l'on ne voit plus la disparition des commerce dans nos villages.
Pour cela il faut des emplois et donc des activités économiques: touristiques, forestières, industrielles, artisanales, etc..La forêt et la nature chéris par tous ne s'en porteront que mieux.
N'ayez pas peur du chasseur (que je ne suis pas) qui sait entretenir et faire perdurer son territoire de chasse.
et méfiez-vous des décisions unilatérale comme celle qui a poussé mon grand-père à ne planter que de l'épicéa, on en constate aujourd'hui les malheureuses conséquences
Contribution n°39 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 20h17
Une part importante du Parc étant constituée de forêts privées, les propriétaires forestiers doivent être pleinement associés aux décisions et écoutés dans la gouvernance du territoire. La gestion en futaie jardinée, caractéristique essentielle du massif, devrait être clairement reconnue dans la Charte.
La priorité donnée à la création de zones protégées soulève des inquiétudes : aucune mesure de classement ne devrait concerner des propriétés privées sans l’accord écrit des propriétaires et sans une indemnisation adaptée.
La préservation de la biodiversité passe avant tout par des forêts en bonne santé. Cela nécessite une gestion active fondée sur des interventions régulières, rendues possibles par un réseau de dessertes forestières suffisant. Des mesures de protection trop contraignantes, comme certains arrêtés de protection de biotopes, risquent d’entraver ces aménagements et, à terme, de nuire à la biodiversité en favorisant l’abandon des forêts.
Les zones en libre évolution devraient être limitées aux secteurs les plus inaccessibles, tandis que les forêts entretenues demeurent les écosystèmes les plus favorables à une biodiversité riche et durable.
Il est souhaitable d’encourager le regroupement des propriétaires, les coupes concertées avec remise en état des chemins, le recours à des gestionnaires forestiers professionnels et l’élaboration de calendriers de travaux pour assurer un suivi dans le temps et faciliter la transmission.
Enfin, face aux critiques liées à l’usage croissant d’engins lourds, il est nécessaire de soutenir les métiers forestiers locaux par une meilleure rémunération et par des infrastructures adaptées, afin d’encourager les jeunes du territoire à s’engager dans ces professions.
Contribution n°38 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 17h52
Veuillez trouver ma contribution á proposition de charte sur deux sujets important.
La gestion de la foret haut jurassiennne et l'habita Jurassien
Sur la gestion forestière et la crise des scolytes dans le Haut-Jura
Je souhaiterais que, étant donné que 60 % de la forêt à l’intérieur du parc est constituée de forêts privées, les propriétaires forestiers soient plus souvent consultés et écoutés. L’ONF n’a pas le monopole de la compétence, loin de là, et son manque de réactivité face à la crise des scolytes dans le Haut-Jura le prouve au quotidien.
À ce jour, cette proposition de nouvelle charte ne sert qu’à nous mettre des bâtons dans les roues et à générer des frais inutiles, en nous obligeant à recourir à des gestionnaires forestiers et à rédiger des PSG (Plans Simplifiés de Gestion) trop rigides, inadaptés à la crise actuelle.
Les scieries haut-jurassiennes ne jouent pas le jeu : elles profitent depuis cinq ans de bois à bas prix, sans rémunérer correctement les propriétaires ni les Entreprises de Travaux Forestiers (ETF). Résultat : des coupes bâclées, l’arrivée de bûcherons de l’Est (Pologne, Roumanie) et d’autres acteurs extra-départementaux en quête de bois bon marché.
Exemples concrets :
Il n’est pas rare de voir des scieries de Dijon ou Lyon démarcher dans le secteur des Moussières, ou d’entendre parler polonais ou roumain dans les forêts autour de Longchaumois ou dans le Risoux.
Pour ne pas perdre d’argent, les propriétaires préfèrent, soit laisser la nature reprendre ses droits, soit procéder à des coupes à blanc par des ETF extra-communautaires, amenées par des marchands de bois peu scrupuleux. Ceux-ci exportent l’épicéa jurassien en Chine par conteneurs entiers (rappelons-nous les files de camions avec containers Evergreen sur les routes de Lamoura, Lajoux ou Les Rousses, du printemps à octobre, générant pollution et nuisances pour les riesidants et les touristes).
Cas emblématique : les bois scolytés autour du fort des Rousses (propriété de la commune) ont été expédiés en Chine en grumes de 11,50 m via un marchand (Avenir Forêt). Belle leçon environnementale… Ces bois feront le tour de la planète pour revenir sous forme de meubles ou de parquets stratifiés.
Propositions pour résoudre la crise du scolyte Un plan Marshall jurassien n’a jamais été étudié. Voici des pistes à affiner :
1. Moratoire sur les coupes d’épicéas sains :
Interdire pendant cinq ans les coupes d’épicéas verts (pour l’ONF et les privés), afin de raréfier l’offre et revaloriser les bois scolytés. Cette action est necessaires au plan nationale pour eviter les effets de vases communicants avec les autres regions.
Créer un Observatoire Jurassien des Scolytes :
Cartographie dynamique : utiliser des drones (partenariat ONF/startups comme Airwood) pour identifier les foyers 2 fois/an (printemps/août), avec alerte automatique aux propriétaires via les mairies.
Cellule de crise départementale : associer propriétaires, ETF locales, scieries, ONF et DDT pour coordonner les coupes d’urgence (modèle : cellule "Tempête" en Bretagne).
Simplifier les PSG : les rendre modulables en période de crise, avec des clauses d’urgence validées par les mairies.
2. Gestion proactive des foyers :
Réaliser chaque printemps et fin août un état des lieux cartographié, contacter rapidement les propriétaires pour accord, et réquisitionner les ETF locales pour couper et évacuer les bois vers les scieries jurassiennes, à un prix encadré (actuellement, seules les scieries en profitent).
Fixer un prix plancher pour le bois scolyte (ex. : 30 €/m³ pour l’épicéa) via un arrêté préfectoral, indexé sur les coûts réels (ETF + transport). Modèle : contrats "bois énergie" en Auvergne.
Sanctionner les scieries du département qui sous-paient : retrait des aides régionales (ex. : fonds FEADER).
3. Soutien aux ETF locales et pratiques durables :
Privilégier les ETF réellement jurassiennes (certaines emploient des bûcherons ne parlant pas français) en offrant des aides pour l’achat de matériel adapté (ex. : débusqueuses pour les pentes).
Encourager le débardage par câbles ou animaux (pour limiter le tassement des sols) et limiter la taille des engins (abatteuses, débusqueuses) pour préserver les chemins.
Inciter à l’écorçage mécanique sur place (une machine reste à inventer, la gruminette étant peu adaptée) pour détruire massivement les scolytes et éviter leur propagation. Rappel : nos anciens écorçaient les grumes immédiatement après abattage – une pratique abandonnée au profit des scieries, allongeant les délais et favorisant la propagation.
4. Mesures fiscales :
Dégrèvement de la taxe foncière pour les parcelles touchées par les scolytes, sur contrôle communal (et non par des gestionnaires forestiers coûteux et indisponibles).
Incitation à la coupe et au reboisement : dégrèvement sur 10 ans si le propriétaire intervient dans l’année et reboise les années suivantessi necessaire Le système actuel est inadapté à l’urgence de la crise.
Sur l’habitat et la préservation du patrimoine jurassien
Premier constat : depuis une dizaine d’années, les « cubes » modernes – ces maisons d’habitation standardisées – se multiplient et me révolte. Je ne suis pas contre la modernité, mais contre son absence d’adaptation à notre territoire. Les techniques d’isolation thermique ou de construction rapide peuvent tout à fait s’intégrer aux architectures typiques jurassiennes (chalets, fermes comtoises, greniers-forts). En Autriche (Tyrol) ou en Suisse (Gruyère), l’habitat traditionnel est préservé car encadré par les régions.
Propositions pour préserver le caractère jurassien
1. Outils juridiques :
Renforcer le Règlement Local de Publicité (RLP) :
Interdire les matériaux modernes (béton brut, bardage PVC) dans les zones A (agricoles) et N (naturelles) du PLU.
Imposer toits en tuiles plates (typiques du Jura) et pierre apparente pour les extensions. Exemple : le PLU de Morzine.
Étendre les secteurs sauvegardés :
Élargir le périmètre des Architectes des Bâtiments de France (ABF) aux communes du Parc Naturel Régional (PNR), avec un avis contraignant pour les permis de construire.
2. Incitations financières :
Bonus patrimonial :
Exonération de taxe d’aménagement pour les rénovations respectant le style jurassien (ex. : greniers-forts, fermes comtoises).
Prêt à taux zéro pour la restauration de maisons traditionnelles (via la Banque des Territoires).
Sanctions :
Majoration de 200 % de la taxe d’aménagement pour les « cubes » non intégrés au paysage.
3. Sensibilisation :
Charte « Bâtir en Haut-Jura » :
Guide illustré (en partenariat avec le CAUE du Jura) proposant des modèles de maisons contemporaines inspirées du patrimoine (ex. : chalet revisité avec isolation biosourcée).
Ateliers participatifs en mairie pour co-construire les règles avec les habitants.
Remarque finale : Ces mesures visent à concilier modernité et identité jurassienne, tout en luttant contre les dérives spéculatives (bois, habitat) qui menacent notre environnement et notre patrimoine. Une coordination entre acteurs locaux, élus et services de l’État est indispensable pour les mettre en œuvre.
Contribution n°37 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 17h08
A la lecture du document, et en tant que propriétaire forestier, je précise que:
sur le territoire du Parc, la plus grande partie de la foret est PRIVEE.
les ''zones protégées'' ne peuvent pas être mises en place sans l'accord du propriétaire
idem pour les ''zones en libre évolution''
les dessertes forestières doivent ëtre favorisées et aidées par l'intermédiaire des ASA.
Cordialement,
Contribution n°36 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 16h45
L'importance est de préserver la qualité de la biodiversité et pluralité des essences de nos forêts par une exploitation raisonnée et encore plus avec l'évolution du climat en cours. Pour ce fait, il est important d'avoir accès à toutes les zones par des dessertes de qualité afin d'en contrôler le développement et aussi pour le protéger en cas de risques d'incendie en période de sécheresse.
Contribution n°35 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 12h03
50 % des forets du territoire sont privées ,aussi les décisions prises doivent intégrer les éléments suivants :
- du bon sens !
- concertation forte avec les propriétaires privés
- prise en compte a poids égal des contraintes économiques et écologiques
- importance de dessertes permettant une exploitation raisonnée garante de la qualité de la foret
Concernant la mise en place d'une filière locale du bois , des expériences du même type ont eu lieu en Haute Loire .
As t on réalisé un benchmarking de celle ci et quelles conclusions en a t on tiré ?