Contribution n°62 (Web)
Déposée le 22 février 2026 à 12h15
Bravo pour cette charte qui prend en compte les enjeux écologiques nécessaires à la vie des habitants humains et non humains du territoire. Gestion de l'eau et des forêts tiennent encore fortement compte des enjeux économiques , mais si nous voulons apporter notre pierre à la survie de la planète il faut bien "décarboner" et protéger ce qui reste, y compris les humains. Le grand tétras est une espèce parapluie, il risque certes de disparaître mais il y a toutes les autres espèces "plus ordinaires" qui bénéficient de son statut!
Pour protéger il faut aimer , pour aimer il fait connaître donc sensibiliser: sorties et sensibilisation en forêts, et en rivières et lacs ,avec des artistes ou des lecteurs et des professionnels, emmener les jeunes et les enfants. Et pas forcément avec des véhicules motorisés dérangeants pour les animaux...
D'autre part, je m'appuie sur le travail de professionnels de la forêt du Collectif Régénération Forêts ô Jura pour proposer leurs grands axes en sylviculture (détaillés dans guide de sylviculture adapté au Haut Jura qui peut être proposé à la demande):
-favoriser une sylviculture mélangée à couvert continu et garder des zônes connectées en libre évolution,
-mettre un terme aux récoltes systématiques de bois morts et dépérissants, indispensables au sol vivant
-appliquer une gestion forestière multifonctionnelle
-préserver la richesse du sol forestier
-faire confiance aux essences spontanées en régénération et tenir compte des dynamiques naturelles
-définir un réseau de desserte intraforestière non traumatisante pour le sol et réguler le tonnage des engins lourds
-mettre en oeuvre des travaux sylvicoles légers
-favoriser les méthodes d'exploitation alternatives
-privilégier les ventes de bois en filières courtes
Ceci me semble pouvoir contribuer aux objectifs du PNR et les compléter.
Bien cordialement, en vous souhaitant de pouvoir appliquer votre programme.
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Contribution n°61 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 22h58
Votre erreur est de ne pas avoir conscience qu'un chemin n’existe que parce qu'il est utilisé, et seulement pour cette raison.Il est aussi souvent une voie de communication entre les villages. Quelques années sans passage et il est envahi par la végétation et impraticable.
De plus l'entretien, le débroussaillement est effectué aujourd'hui bénévolement par les utilisateurs, qu'ils soient marcheurs, chasseurs, motards, vététistes ou autres.Trop peu de communes financent ces travaux.
L' organisation d'une manifestation sportive motorisée permet de réaliser un gros volume de travaux de nettoyage, de fédérer les adhérents des associations, d'amener les jeunes dans les clubs afin de leur inculquer des valeurs, de les sensibiliser aux règles ( respect des zones sensibles, respect des autres usagers).
Aussi contrairement a ce que vous imaginez peut-être, la cohabitation avec les marcheurs, vététistes chasseurs se passe très bien .
Tout interdire aurait comme seul résultat de retrouver des nouveaux pratiquants qui, faute d'encadrement pourrait ne plus respecter aucune règle.
Concernant la création d'espaces dédiés pour la pratique de la moto comme on a pu l'entendre serait totalement contre-productif, il y aurait alors sur ces parcours une surfréquentation qui créerai une dégradation et des nuisances et dans ce cas il y aura évidemment une stigmatisation des loisirs motorisés.
A noter également que la technique permet d'utiliser aujourd'hui des motos très peu polluantes et très peu bruyantes, preuve en est que régulièrement des marcheurs nous disent qu'ils ne nous ont pas entendu arriver, sans compter les véhicules électriques qui ne cessent de progresser.
Pour toutes ces raisons, je vous demande de supprimer l'interdiction d'organiser des manifestations sportives motorisées dans le territoire du parc et de maintenir la liberté de circulation dans nos chemins.
Bien évidemment un dialogue et une concertation est indispensable avant toute décision arbitraire, il est trop facile et surtout dangereux de tout décider selon son propre point de vue.
Mon impression est que le parc veut décider à notre place de l'avenir de notre territoire.
Contribution n°60 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 18h24
La charte devrait prendre en compte les remarques des clubs et plutôt les informer au lieu d’interdire systématiquement toutes pratiques dans les espaces naturel.
Les habitants et les associations ont le sentiment d’être soumis à des contraintes et des interdictions de plus en plus restrictives,jusqu a ce qu'ils en aient assez.
Je demande donc que cette Charte garantisse une concertation réelle avec les habitants et associations, et le soutien des activités sportives avec des règles basées sur les bonnes pratiques des sports dans les milieux naturels.
Contribution n°59 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 16h12
Notre Club a organisé par 2 fois des Championnats du Monde de Trial aux Rousses, en 1981 et 1987, et une dizaine de Championnats de France.
Pratiquement tous les ans, nous organisons une épreuve de trial sur différents sites Jurassiens: moult fois sur les Rousses, puis sur Villards d'Héria, Cinquétral , Saint Pierre et Moirans en Montagne. Nous sommes implantés au cœur du Haut Jura, bien avant que le PNR n'existe.
Nous sommes tous fiers d'être Jurassiens, notre épreuve phare s'appelle le Jura Trial, et elle est connue dans toute la France et les pays limitrophes dans le petit milieu du trial Moto, pour la qualité de ses organisations, au sein de la Fédération Française Motocycliste. Le Jura est un terrain propice à ce sport ( terrain rocheux, du dénivelé, obstacles naturels).
Nous veillons au sein du Club a ce que tous nos membres respectent notre charte de bonne conduite, nos motos sont homologués pour la route, régulièrement contrôlées au sonomètre sur les courses, nous respectons les règles.
Nous sommes aussi tous fiers de faire partie du PNR, ce bel outil étant destiné à mettre en avant les atouts du Haut Jura, et a aidé à développer économiquement cette région un peu loin de tout.
Mais nous sommes maintenant très inquiets de la tournure vers laquelle veulent nous emmener les responsables du Parc (employés), car depuis 5 ou 6 ans, on ne parle plus que d'interdictions, restrictions et tout est axé vers l'écologie répressive.
Le tourisme est vu comme un danger au lieu d'une chance, et nous, motards verts, comme les responsables du réchauffement climatique. Pourtant nous sommes nous natifs de ce territoire et les premiers défenseur de celui ci.
Heureusement, bon nombre d'élus gardent les yeux ouverts, et voient bien l'impact positif que des associations comme les moto-clubs peuvent apporter à leur région. En organisant des épreuves sportives à taille humaine, nous faisons découvrir notre belle région et faisons fonctionner les restaurants, les gites, les campings de toute la région.
L'autre aspect positif est l'entretien des chemins que nous réalisons tous les ans gratuitement pour la collectivité: un chemin non entretenu se ferme, et les randonneurs à pieds ne se déplacent pas avec des serpes...
Nous souhaitons un dialogue ouvert avec les instances du PNR, les élus sont plutôt ouvert à cela, mais les services interne du PNR pas vraiment jusqu'à maintenant, et c'est bien dommage. Le "tout interdit" ne peut conduire qu'à des dérives et à la pratique sauvage.
Dans la proposition N°12, il est bien écrit que la pratique motorisé dans le Parc est très faible, mais pour autant, l'objectif est de l'éradiquer, on ne sait pas trop pourquoi, sur quel critère, et le Parc ne propose qu'à aider les Communes à prendre des arrêtés d'interdiction à tout va. Pourquoi ? Pour quel intérêt ? aucune justification à cela....
Nous demandons la suppression de l'arrêté pris en 2021, qui interdit toute manifestation sportive motorisée sur le Parc, aucun élu de ma connaissance n'est au courant de cela.
Nous espérons une ouverture de dialogue avec le PNR, et pouvoir apporter notre pierre à l'édifice dans la préservation intelligente de notre Haut Jura, sans que ce soit au détriment de ses habitants.
Nous sommes ouverts à la règlementation sur des périodes sensibles (nidification) ou secteurs, mais opposés à des interdictions globales et sans fondement des engins motorisés sur toutes les communes du PNR.
La France c'est Liberté, Egalité et Fraternité. Et le Comtois ne se rend pas
Contribution n°58 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 11h08
pas d 'éolien parce ce que ca gêne la vue et les oiseaux
pas de photovoltaïque parce ce que l 'on préfère garder les champs !!! mais pour qui ?
pas d 'hydraulique parce ce que ca gêne les petits poissons !!!
alors la solution c est quoi pour vous !
Contribution n°57 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 10h22
3 grands scientifiques Français le disent depuis longtemps , nous allons vers une catastrophe!
qui se confirme lors des inondations dans le nord de la France, et dans le sud cette semaine
Contribution n°56 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 10h11
vous déclarez ( optimiser la production sur les équipements existants )
alors que vous détruisez des seuils et barrages au nom de la CE
alors que les sénateurs de tout bords disent le contraire pour la PPE
et argumentent que les barrages luttent contre les inondations , ralentissent les crues , alimentent les nappes , et produisent de l énergie 100% verte
sur ce point la politique Gemapi cout chère d argent public et catastrophique en millions de dégâts
Contribution n°55 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 10h10
vous déclarez ( optimiser la production sur les équipements existants )
alors que vous détruisez des seuils et barrages au nom de la CE
alors que les sénateurs de tout bords disent le contraire pour la PPE
et argumentent que les barrages luttent contre les inondations , ralentissent les crues , alimentent les nappes , et produisent de l énergie 100% verte
sur ce point la politique Gemapi cout chère d argent public et catastrophique en millions de dégâts
Contribution n°54 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 09h34
Cette décision s'appuie sur des études scientifiques et documentées ou sur les convictions personnelles de quelques membres de commissions ?
Dans la réalité, cette pratique est toujours présente dans nos campagnes jurassiennes. Une interdiction sans compromis favorise d'avantage les comportements déviants et dangereux.
Pourquoi ne pas s'appuyer sur l'expérience des moto clubs locaux pour former, éduquer et encadrer la pratique plutôt que de vouloir l'exclure totalement (et sans succès au final) ?
La dynamique autour du sport moto dans le jura est bien réelle avec des sportifs et des organisations qui rayonnent sur le plan national et international.
Quel avenir pour nos clubs, nos centaines de bénévoles et nos pratiquants ?
Protéger, sensibiliser, éduquer, aménager, innover et développer sont les fondamentaux d'un PNR.
L'exclusion sans compromis ni discussions d'une pratique structurée ne doit pas y avoir sa place.
La future charte doit permettre la pratique encadrée et responsable des loisirs motorisés sur le territoire du parc.
Contribution n°53 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 08h53
Habitant et usager régulier du Haut-Jura, je souhaite exprimer mon point de vue dans le cadre de l’enquête relative à la future Charte du Parc naturel régional du Haut-Jura.
Un sentiment grandissant existe aujourd’hui parmi de nombreux habitants : celui d’un territoire qui se fige progressivement. Le Haut-Jura semble de plus en plus orienté vers une logique de restriction, au détriment du dynamisme local, de la liberté responsable et du bon sens territorial.
La vocation d’un parc naturel régional n’est pas de sanctuariser un territoire en excluant progressivement ses habitants, mais d’organiser un équilibre entre protection, développement et usages. Or cet équilibre semble aujourd’hui fragilisé.
Voici un paragraphe formulé de manière ferme mais constructive :
Beaucoup d’habitants et de porteurs de projets ont aujourd’hui le sentiment que la Maison du Parc est principalement perçue comme une instance qui oppose des refus plutôt que comme un partenaire d’accompagnement. L’impression dominante est celle d’une posture de contrôle et de restriction, alors que son rôle pourrait être davantage orienté vers le conseil et la recherche de solutions. Lorsqu’un particulier ou un entrepreneur local porte un projet, il le fait avec un budget limité, non extensible, et dans un cadre déjà contraint. Une approche plus constructive, consistant à travailler en amont avec les porteurs de projets pour adapter, ajuster et concilier ambition environnementale et réalité économique, permettrait sans doute d’aboutir à des réalisations respectueuses du territoire, plutôt que de décourager les initiatives.
Je souhaite particulièrement aborder la question des loisirs de pleine nature, notamment la pratique de l’enduro et du VTT.
Ces activités, lorsqu’elles sont pratiquées de manière encadrée et respectueuse, ne constituent pas une menace pour l’environnement. Les clubs locaux jouent un rôle essentiel :
• sensibilisation aux bonnes pratiques,
• encadrement des sorties,
• respect des périodes sensibles,
• entretien bénévole de chemins,
• participation à des actions collectives d’entretien ou de nettoyage.
Il est important de rappeler que la fréquentation régulière des chemins contribue aussi à leur maintien. Un chemin abandonné se referme rapidement. La diversité des passages répartit l’impact et évite la concentration sur un seul secteur.
À ce titre, je tiens à souligner qu’une logique de zonage spécifique pour l’enduro serait contre-productive. Concentrer une pratique sur un espace restreint est le meilleur moyen de provoquer une surfréquentation et donc une dégradation accélérée. L’intérêt de l’enduro réside précisément dans la diversité des parcours et la répartition naturelle des usages sur le territoire. La dispersion est un facteur d’équilibre écologique.
Par ailleurs, il ne s’agit pas de contester les activités forestières ou économiques du territoire. Cependant, il est difficile de ne pas constater un décalage dans la perception des impacts. L’état de certains chemins après exploitation forestière peut être fortement altéré sans que cela ne génère le même niveau de débat ou de restriction. Ce ressenti alimente l’idée d’un déséquilibre dans la considération des différents usages.
Enfin, il ne faut pas négliger l’impact économique des loisirs de pleine nature. La pratique de l’enduro et du VTT génère :
• consommation locale (carburant, restauration, commerces),
• achat d’équipements chez des professionnels locaux,
• fréquentation d’hébergements,
• organisation d’événements sportifs structurés.
Dans un territoire rural, ces retombées ne sont pas marginales. Elles participent à la vitalité économique et au maintien d’emplois.
La réglementation ne devrait pas avoir pour objectif d’interdire par principe, mais de conseiller, encadrer et responsabiliser. Les pratiquants ne demandent pas l’absence de règles, mais des règles équilibrées, compréhensibles et proportionnées.
Les habitants du Haut-Jura paient leurs impôts, contribuent à la vie locale et souhaitent simplement pouvoir continuer à profiter de la nature de manière responsable. La nature est la richesse du territoire, mais elle doit rester un espace partagé, vivant et accessible.
Je souhaite que la future Charte réaffirme clairement :
• un équilibre entre protection et développement,
• une reconnaissance équitable des différentes pratiques,
• une approche fondée sur la responsabilisation plutôt que la restriction,
• et la confiance envers les acteurs locaux.
Respectueusement,
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PS: Je souhaite également attirer l’attention sur les modalités d’information du public. À titre personnel, je n’ai eu connaissance de cette enquête que très récemment, de manière indirecte, lors d’une assemblée générale associative. Sans cette information relayée par un tiers, je n’en aurais probablement pas eu connaissance. Cela pose la question de l’efficacité réelle de la communication mise en place. Une enquête publique ne devrait pas seulement satisfaire à des obligations légales d’affichage ou de publication, mais garantir une information réellement visible, compréhensible et accessible à l’ensemble des habitants concernés.
Cette question est d’autant plus importante que les orientations retenues dans le cadre de la Charte peuvent avoir des conséquences concrètes et durables sur la vie quotidienne des habitants, leurs projets, leurs activités et leurs libertés d’usage du territoire. Lorsqu’un document engage aussi fortement l’avenir d’un territoire et les conditions de vie de ceux qui y résident, il serait légitime d’envisager une consultation plus large, voire un référendum local, afin de s’assurer que les décisions prises reflètent véritablement la volonté majoritaire des habitants. Une telle démarche renforcerait la légitimité démocratique des choix effectués.