Contribution n°54 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 09h34
Cette décision s'appuie sur des études scientifiques et documentées ou sur les convictions personnelles de quelques membres de commissions ?
Dans la réalité, cette pratique est toujours présente dans nos campagnes jurassiennes. Une interdiction sans compromis favorise d'avantage les comportements déviants et dangereux.
Pourquoi ne pas s'appuyer sur l'expérience des moto clubs locaux pour former, éduquer et encadrer la pratique plutôt que de vouloir l'exclure totalement (et sans succès au final) ?
La dynamique autour du sport moto dans le jura est bien réelle avec des sportifs et des organisations qui rayonnent sur le plan national et international.
Quel avenir pour nos clubs, nos centaines de bénévoles et nos pratiquants ?
Protéger, sensibiliser, éduquer, aménager, innover et développer sont les fondamentaux d'un PNR.
L'exclusion sans compromis ni discussions d'une pratique structurée ne doit pas y avoir sa place.
La future charte doit permettre la pratique encadrée et responsable des loisirs motorisés sur le territoire du parc.
Contribution n°53 (Web)
Déposée le 21 février 2026 à 08h53
Habitant et usager régulier du Haut-Jura, je souhaite exprimer mon point de vue dans le cadre de l’enquête relative à la future Charte du Parc naturel régional du Haut-Jura.
Un sentiment grandissant existe aujourd’hui parmi de nombreux habitants : celui d’un territoire qui se fige progressivement. Le Haut-Jura semble de plus en plus orienté vers une logique de restriction, au détriment du dynamisme local, de la liberté responsable et du bon sens territorial.
La vocation d’un parc naturel régional n’est pas de sanctuariser un territoire en excluant progressivement ses habitants, mais d’organiser un équilibre entre protection, développement et usages. Or cet équilibre semble aujourd’hui fragilisé.
Voici un paragraphe formulé de manière ferme mais constructive :
Beaucoup d’habitants et de porteurs de projets ont aujourd’hui le sentiment que la Maison du Parc est principalement perçue comme une instance qui oppose des refus plutôt que comme un partenaire d’accompagnement. L’impression dominante est celle d’une posture de contrôle et de restriction, alors que son rôle pourrait être davantage orienté vers le conseil et la recherche de solutions. Lorsqu’un particulier ou un entrepreneur local porte un projet, il le fait avec un budget limité, non extensible, et dans un cadre déjà contraint. Une approche plus constructive, consistant à travailler en amont avec les porteurs de projets pour adapter, ajuster et concilier ambition environnementale et réalité économique, permettrait sans doute d’aboutir à des réalisations respectueuses du territoire, plutôt que de décourager les initiatives.
Je souhaite particulièrement aborder la question des loisirs de pleine nature, notamment la pratique de l’enduro et du VTT.
Ces activités, lorsqu’elles sont pratiquées de manière encadrée et respectueuse, ne constituent pas une menace pour l’environnement. Les clubs locaux jouent un rôle essentiel :
• sensibilisation aux bonnes pratiques,
• encadrement des sorties,
• respect des périodes sensibles,
• entretien bénévole de chemins,
• participation à des actions collectives d’entretien ou de nettoyage.
Il est important de rappeler que la fréquentation régulière des chemins contribue aussi à leur maintien. Un chemin abandonné se referme rapidement. La diversité des passages répartit l’impact et évite la concentration sur un seul secteur.
À ce titre, je tiens à souligner qu’une logique de zonage spécifique pour l’enduro serait contre-productive. Concentrer une pratique sur un espace restreint est le meilleur moyen de provoquer une surfréquentation et donc une dégradation accélérée. L’intérêt de l’enduro réside précisément dans la diversité des parcours et la répartition naturelle des usages sur le territoire. La dispersion est un facteur d’équilibre écologique.
Par ailleurs, il ne s’agit pas de contester les activités forestières ou économiques du territoire. Cependant, il est difficile de ne pas constater un décalage dans la perception des impacts. L’état de certains chemins après exploitation forestière peut être fortement altéré sans que cela ne génère le même niveau de débat ou de restriction. Ce ressenti alimente l’idée d’un déséquilibre dans la considération des différents usages.
Enfin, il ne faut pas négliger l’impact économique des loisirs de pleine nature. La pratique de l’enduro et du VTT génère :
• consommation locale (carburant, restauration, commerces),
• achat d’équipements chez des professionnels locaux,
• fréquentation d’hébergements,
• organisation d’événements sportifs structurés.
Dans un territoire rural, ces retombées ne sont pas marginales. Elles participent à la vitalité économique et au maintien d’emplois.
La réglementation ne devrait pas avoir pour objectif d’interdire par principe, mais de conseiller, encadrer et responsabiliser. Les pratiquants ne demandent pas l’absence de règles, mais des règles équilibrées, compréhensibles et proportionnées.
Les habitants du Haut-Jura paient leurs impôts, contribuent à la vie locale et souhaitent simplement pouvoir continuer à profiter de la nature de manière responsable. La nature est la richesse du territoire, mais elle doit rester un espace partagé, vivant et accessible.
Je souhaite que la future Charte réaffirme clairement :
• un équilibre entre protection et développement,
• une reconnaissance équitable des différentes pratiques,
• une approche fondée sur la responsabilisation plutôt que la restriction,
• et la confiance envers les acteurs locaux.
Respectueusement,
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PS: Je souhaite également attirer l’attention sur les modalités d’information du public. À titre personnel, je n’ai eu connaissance de cette enquête que très récemment, de manière indirecte, lors d’une assemblée générale associative. Sans cette information relayée par un tiers, je n’en aurais probablement pas eu connaissance. Cela pose la question de l’efficacité réelle de la communication mise en place. Une enquête publique ne devrait pas seulement satisfaire à des obligations légales d’affichage ou de publication, mais garantir une information réellement visible, compréhensible et accessible à l’ensemble des habitants concernés.
Cette question est d’autant plus importante que les orientations retenues dans le cadre de la Charte peuvent avoir des conséquences concrètes et durables sur la vie quotidienne des habitants, leurs projets, leurs activités et leurs libertés d’usage du territoire. Lorsqu’un document engage aussi fortement l’avenir d’un territoire et les conditions de vie de ceux qui y résident, il serait légitime d’envisager une consultation plus large, voire un référendum local, afin de s’assurer que les décisions prises reflètent véritablement la volonté majoritaire des habitants. Une telle démarche renforcerait la légitimité démocratique des choix effectués.
Contribution n°52 (Web)
Déposée le 20 février 2026 à 14h56
Contribution n°51 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 18h44
Comment penser le développement de la filière bois, la mise en valeur du bois local sans dessertes forestières. La desserte est INDISPENSABLE pour éviter le tassement des sols. Un réseau de routes et pistes ,places de dépôt et de retournement permet de guider les exploitants, leur évitant de circuler partout et favorisant ainsi la régénération naturelle que nous avons privilégiée jusqu'à présent.
La filière feuillue que vous voulez développer va prendre le dessus inexorablement, avec la disparition des épicéas, essence autochtone, qui jusqu'à présent a permis d'éviter l'importation massive de bois pour la construction.
Il faudra être cohérents jusqu'au bout des projets de desserte et ne pas trahir les propriétaires qui accepteront de se regrouper et ainsi éviter tous les inconvénients que vous décrivez. Il faudra les soutenir lorsqu'enfin, ils peuvent présenter un projet initié par nos techniciens.
Il faut cesser d'inventer de nouvelles entraves,de nouveaux APPB, il y a suffisamment de règlementation,et ce sont les exploitants qui sont entravés dans leur métier déjà si difficile.
Il faut cesser de penser que nous privilégions le bois énergie; notre immense problème et son seul remède :couper les arbres scolytés et les évacuer rapidement. Sans dessertes, ils resteront sur pied, vont dépérir, tomber, et favoriser les incendies ultérieurement.
70% de la forêt haut jurassienne est privée; la décision incombe d'abord aux propriétaires et leurs gestionnaires; et éventuellement les associations syndicales autorisées auxquelles ils appartiennent.
La gouvernance confiée aux acteurs multiples telle que le PNR l'envisage ne peut être qu'un frein supplémentaire à la décision, à la réalisation des projets et génératrice de découragement. (MESURE 11.3)
En conclusion, cette charte est trop axée sur l'écologie, pas suffisamment sur le soutien, l'accompagnement des forestiers et leur détresse face à la disparition des épicéas, un des emblèmes marquants de nos paysages du Haut Jura.
Contribution n°50 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 13h07
Les chasseurs n'ont rien à y faire car peu d'entre eux respectent cette nature et leurs occupants.
Contribution n°49 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 12h49
Contribution n°48 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 09h51
- En ce qui concerne la forêt je ne voit pas de mesures permettant de protéger les espèces existantes. En particulier pas de plan de lutte contre les scolytes avec par exemple l'installation de pièges phéromone
- L'augmentation de ZPF, ou autres zones Natura 2000 et ZNIEF sont inquiétantes par les contraintes qu'elles sous entendent. Il est hors de question de restreindre ou de réglementer l'entretien et l'exploitation des entreprises agricoles et de la forêt. La sur-réglementation est insupportable.
- Le Parc est trop concentré sur l'écologie. Il doit accorder autant d'importance aux aspects économiques et de vie des habitants qu'aux aspects environnementaux.
- La moitié du territoire correspond à des surfaces de forêts privées. Les propriétaires forestiers doivent être écoutés et entendus.
- Il n'est pas clairement indiqué que le territoire du Parc est géré en FUTAIE JARDINÉE, c'est pourtant une caractéristique du territoire.
- Tétras : les actions le concernant coûtent cher. Cette espèce est très présente en Scandinavie et en Russie. Ici il fera trop chaud, donc inutile de persister, laissons faire la nature ... Et consacrons les sous à autre chose.
- La Charte insiste sur la priorité qui devra être donnée à la préservation de la biodiversité, notamment par la création de zones protégées. Il n'est pas acceptable que des propriétés soient concernées par une classification de protection sans leur accord écrit et le versement d'une indemnisation.
- Importance des dessertes forestières : Il faut couper peu et souvent, d'autant plus avec les changements climatiques. Pour ça, il faut un bon réseau de dessertes pour accéder facilement partout dans sa forêt. Sans desserte, la forêt se portera moins bien, parce qu'on ne l'aura pas assez soignée et entretenue.
- Préserver au mieux la biodiversité, c'est avoir des forêts en pleine santé. Pour ça il faut des chemins de dessertes.
- L’édiction de mesures de protection fortes telles que les Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotopes peuvent se révéler être des entraves à la réalisation de futurs aménagements telles que les dessertes forestières, donc à terme avoir un résultat défavorable à la biodiversité par une forêt délaissée.
- Laisser des zones en libre évolution seulement dans les lieux les plus inaccessibles.
- Les forêts bien entretenues sont l'écosystème le plus favorable à une large biodiversité.
- Il est souhaitable d'encourager les propriétaires à se regrouper, pour effectuer leurs aménagements de façon concertée dans les ASA.
- Il faut encourager les coupes groupées avec une remise en état des chemins après la coupe.
- Encourager les propriétaires à avoir recours à des gestionnaires professionnels avec des contrats
- Encourager les propriétaires à rédiger un calendrier de coupes et travaux pour un bon suivi dans le temps et faciliter la transmission à leurs descendants.
- Le public, les habitants du PNR déplorent que l’exploitation forestière s’oriente trop aujourd’hui vers l’intervention d’engins lourds occasionnant des dégradations de milieux et de voirie. Pour encourager les jeunes locaux à embrasser les métiers de bûcheron et débardeur il faut qu'ils soient bien rémunérés et qu'il y ait des dessertes pour faciliter leur travail.
Contribution n°47 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 17h48
Je suis favorable à la protection de l’environnement. Mais je constate depuis plusieurs années que le Parc naturel régional dérive progressivement vers une logique de restrictions et d’interdictions, souvent justifiées par des arguments écologiques utilisés de manière systématique, sans réel dialogue avec les habitants.
Cette approche est ressentie comme une politique punitive, qui oppose les habitants à leur propre territoire au lieu de les associer à sa protection.
Je refuse l’idée que les usagers locaux deviennent des “tolérés” dans un massif qu’ils entretiennent, qu’ils font vivre et qu’ils respectent. Le Haut-Jura n’est pas un décor, ni un musée, ni une réserve où l’on mettrait la nature sous cloche.
Je m’inquiète également de la montée d’une logique de contrôle et de répression (police forestière ARMÉE , sanctions, interdictions généralisées), dans un territoire rural historiquement calme et responsable.
Concernant les loisirs, l’interdiction globale des sports motorisés est une erreur : elle ne distingue pas les pratiques encadrées par des clubs responsables des comportements isolés et abusifs. Une charte intelligente devrait organiser, baliser et encadrer, plutôt qu’interdire indistinctement.
Enfin, les habitants ont le sentiment croissant d’être soumis à une accumulation de contraintes, de règlements et de taxes, au point d’avoir parfois l’impression qu’après avoir payé l’eau qui tombe du ciel, il ne manquerait plus qu’une taxe sur l’air pur du Haut-Jura.
Je demande donc que cette Charte garantisse :
* une concertation réelle avec les habitants et associations,
* le maintien des activités sportives et traditionnelles,
* des règles claires basées sur le bon sens,
* et une écologie constructive plutôt que punitive.
Le Haut-Jura doit rester un territoire vivant, pas un territoire verrouillé.
Patrick Delacroix 39150 St pierre
Contribution n°46 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 15h37
Je suis tout à fait d'accord avec ce projet de révision du Parc, toutefois je me permets de vous faire part d'une seule remarque : Il est primordial que les actions faites par le Parc ne soient pas un frein au maintien de l'Humain dans notre cadre de Vie.
En effet, il est indispensable de préserver la faune, la flore, les paysages, mais avant tout il faut penser à l'Humain au cœur du Parc. Le Parc ne doit pas être un obstacle pour l'Homme, il doit être un outil au service de la préservation de notre environnement, afin de penser à l'épanouissement futur de nos enfants & petits-enfants.
Pour que cela soit possible il faut penser écologie mais aussi économie et vivre ensemble !
Merci de votre attention, et bon courage pour concilier tout cela.
Contribution n°45 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 12h23
Je me présente comme un petit propriétaire forestier, qui n'a pas les connaissances nécessaires globales pour donner des conseils à des spécialistes concernant le monde forestier.
Mais il me semble qu'après avoir parcouru l'article écrit le 26 février 2026 par Mr Philipe LACROIX (Président de Fransylva Franche-Comté), j'adhère dans la totalité à ses sages propos qui concernent les points qu'il a développés.