Les contributions

Contribution n°4 (Web)

Par Association Vivre au pied du Mont d'Or
Déposée le 30 janvier 2026 à 15h37
Au regard de la charte du Parc naturel régional du Haut-Jura (2010–2025), à laquelle les communes adhérentes se sont engagées, nous [...]
Au regard de la charte du Parc naturel régional du Haut-Jura (2010–2025), à laquelle les communes adhérentes se sont engagées, nous estimons que l’installation d’éoliennes géantes dans le périmètre du parc va à l’encontre de plusieurs objectifs fondamentaux.

Tout d’abord, s’agissant de la préservation des patrimoines naturels, l’implantation d’infrastructures industrielles de grande ampleur apparaît incompatible avec les actions menées par le Parc en faveur de la biodiversité, de Natura 2000 et de la préservation des continuités écologiques.

Ensuite, la charte rappelle l’importance de considérer les paysages comme un capital du territoire. L’installation d’éoliennes de plus de 150 mètres de hauteur dans un secteur de moyenne montagne constituerait une rupture paysagère majeure, en contradiction avec les orientations du Parc en matière de valorisation des paysages jurassiens, de tourisme doux et d’urbanisme frugal.

Par ailleurs, le capital eau du territoire nous semble directement menacé. En contexte karstique, le coulage de milliers de mètres cubes de béton, la déforestation et la création de voies d’accès larges de plus de dix mètres font peser des risques sérieux sur les ressources en eau, les zones humides et les bassins versants, alors même que le Parc mène des actions exemplaires de restauration et de protection de ces milieux.

Enfin, si nous partageons pleinement l’objectif de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, nous considérons que celle-ci doit être cohérente avec les valeurs du Parc. Les initiatives telles que les centrales villageoises, la sobriété énergétique ou les solutions de mobilité adaptées au territoire nous paraissent bien plus en adéquation avec l’esprit de la charte que l’implantation d’éoliennes industrielles de très grande hauteur.

Contribution n°3 (Web)

Par Benjamin COIGNET
Déposée le 28 janvier 2026 à 22h35
Pour la protection d’un accès partagé, durable et non discriminatoire au PNR du Jura

Madame, Monsieur,

Je participe à la présente [...]
Pour la protection d’un accès partagé, durable et non discriminatoire au PNR du Jura

Madame, Monsieur,

Je participe à la présente enquête publique afin d’exprimer mon attachement au Parc naturel régional du Jura et à la préservation de ses milieux, tout en demandant que l’accès au territoire du Parc reste ouvert, équilibré et équitable pour l’ensemble des pratiques de loisirs verts, qu’elles soient non motorisées (randonnée, trail, VTT, cyclotourisme, équitation, ski nordique, raquettes, etc.) ou motorisées dans les cadres autorisés (moto, quad, 4x4, véhicules de découverte, etc.).

1) Préserver la nature, oui, mais avec une approche fondée sur les faits

La protection des habitats, de la faune et de la flore doit rester l’objectif central. Pour autant, les décisions d’encadrement de la fréquentation gagneraient à être objectivées : localisation des zones réellement sensibles, périodes critiques, typologie des nuisances constatées (érosion, dérangement, bruit, déchets, conflits d’usage, stationnement…).
Je demande que les mesures envisagées soient proportionnées, ciblées et réversibles si les résultats ne justifient pas leur maintien, plutôt que des restrictions générales, permanentes et uniformes sur de vastes secteurs.

2) Refuser les interdictions “par principe” et la stigmatisation d’une catégorie d’usagers

Les pratiques motorisées sont souvent visées de manière globale, alors que la réalité est plus nuancée :

une partie des problèmes provient d’incivilités (hors-pistes, vitesse, bruit volontaire, circulation dans des zones interdites, dégradations) qui doivent être sanctionnées ;

mais une autre partie relève d’usagers qui respectent les règles, circulent sur les voies autorisées, et contribuent aussi à la vie locale (hébergements, restauration, stations-service, commerces, artisans).

Il serait injuste et contre-productif de pénaliser collectivement des pratiquants respectueux, au lieu de traiter les comportements fautifs. La protection de l’environnement passe par la responsabilisation, la pédagogie et le contrôle, pas par des exclusions systématiques.

3) Défendre l’inclusion de toutes les pratiques de loisirs verts dans une logique de partage

Le PNR du Jura est un espace de nature et de vie, pas un “monopole” d’usage. Les sentiers, chemins, routes forestières ouvertes, voies communales, itinéraires balisés et espaces de découverte doivent rester des lieux de cohabitation, avec des règles de prudence et de respect mutuel : vitesse adaptée, priorité aux plus vulnérables, courtoisie, limitation du bruit, et information claire.

Je demande que les documents issus du projet (règlements, cartes, chartes, signalétique, communication) portent explicitement une logique de partage et d’accès inclusif, au lieu d’opposer les usages.

4) Mettre en place une gestion intelligente : itinéraires, saisonnalité, concertation

Plutôt que des interdictions larges, je recommande une stratégie de gestion raisonnée :

Cartographier clairement les voies et itinéraires autorisés (papier + numérique), avec signalétique cohérente sur le terrain ;

Canaliser la fréquentation sur des itinéraires pertinents pour limiter l’impact (sols fragiles, zones humides, secteurs à forte sensibilité faune) ;

Mettre en place, si nécessaire, des restrictions temporaires (périodes de reproduction, épisodes de sécheresse, travaux forestiers) plutôt que permanentes ;

Développer des actions de pédagogie (rappels des règles, communication positive, partenariats avec associations d’usagers) ;

Associer réellement les représentants des différentes pratiques (randonneurs, VTT, cavaliers, clubs motorisés, acteurs touristiques, communes, forestiers, agriculteurs) dans une concertation continue.

5) Clarifier le droit et sécuriser l’accès, pour éviter les conflits et l’errance

Quand l’accès est flou, les conflits augmentent. Il est donc essentiel que la réglementation soit :

lisible, stable, motivée ;

cohérente avec les textes applicables (notamment sur l’ouverture/fermeture des voies, la circulation sur chemins, la police de la nature, les compétences des communes et gestionnaires) ;

accompagnée d’une information accessible (cartes à jour, arrêtés disponibles, signalétique non contradictoire).

Je demande que le PNR privilégie une approche qui sécurise juridiquement les itinéraires de loisirs verts, plutôt que de créer une superposition de restrictions difficilement compréhensible et source de contentieux.

6) Protéger aussi le tissu rural et l’économie locale

Les loisirs de nature, motorisés ou non, contribuent à l’attractivité du Jura hors saison et à la vitalité des bourgs et villages. Une politique d’accès trop restrictive risque :

de déplacer la fréquentation vers des zones non préparées ;

d’augmenter la pression sur quelques sites “refuges” ;

d’affaiblir des activités économiques locales, sans bénéfice environnemental démontré.

Je demande que l’étude d’impact et la décision finale prennent en compte ces effets de report et les conséquences socio-économiques.



En conséquence, je sollicite que le projet final :

Affirme explicitement l’inclusion de toutes les pratiques de loisirs verts, motorisées ou non, dans une logique de partage.

Écarte les interdictions générales et privilégie des mesures ciblées, proportionnées et temporaires lorsque nécessaire.

Renforce la lutte contre les comportements illégaux (hors-pistes, zones interdites, nuisances) par contrôle et sanction, plutôt que l’exclusion d’une pratique entière.

Déploie une cartographie claire des itinéraires autorisés et une signalétique cohérente, pour réduire les conflits d’usage.

Installe une concertation structurée avec l’ensemble des usagers et acteurs locaux, et un suivi avec indicateurs (érosion, dérangement, conflits, déchets, etc.).

Je vous remercie de prendre en compte cette contribution, qui vise à concilier réellement protection des milieux, accès équitable et gestion responsable du territoire du Parc naturel régional du Jura.

Contribution n°2 (Web)

Par Luc
Déposée le 28 janvier 2026 à 22h29
Usager régulier du territoire du Parc naturel régional du Jura, je souhaite, par la présente contribution, exprimer mon attachement [...]
Usager régulier du territoire du Parc naturel régional du Jura, je souhaite, par la présente contribution, exprimer mon attachement à une gestion équilibrée, inclusive et durable des espaces naturels, garantissant l’accès raisonné à l’ensemble des pratiques de loisirs verts, motorisées comme non motorisées.

Le PNR du Jura est un territoire vivant, façonné par l’histoire, les activités humaines et les usages multiples de ses espaces. Il ne saurait être considéré comme un sanctuaire figé, mais bien comme un espace de cohabitation intelligente entre protection de l’environnement, activités locales et pratiques de loisirs responsables.

1. Le droit à l’accès et à la mobilité douce ou motorisée

Conformément aux principes rappelés par le CODEVER, la liberté de circulation sur les voies et chemins ouverts à la circulation publique constitue un droit fondamental, tant que les usages sont respectueux des règles en vigueur. Les pratiques motorisées de loisirs (moto, quad, 4x4, véhicules électriques légers, etc.), lorsqu’elles s’exercent sur les itinéraires autorisés, ne sont ni illégitimes ni incompatibles avec les objectifs de protection de la nature.

Les exclure de manière systématique reviendrait à instaurer une discrimination entre usagers, sans fondement scientifique ou juridique solide.

2. Une approche fondée sur les faits, non sur les idées reçues

Aucune étude sérieuse ne démontre que les loisirs motorisés encadrés auraient un impact environnemental supérieur à certaines pratiques non motorisées lorsqu’elles sont intensives ou mal régulées.
La dégradation des milieux naturels résulte avant tout de la surfréquentation, du manque d’entretien des chemins, et de l’absence de pédagogie, et non d’un type d’usager en particulier.

La solution ne réside donc pas dans l’interdiction, mais dans :
- la réglementation proportionnée,
- le partage des espaces,
- la responsabilisation des pratiquants,
- et le dialogue entre usagers.

3. Un enjeu social, économique et territorial

Les loisirs verts, motorisés et non motorisés, participent pleinement à la vitalité économique locale : hébergements, restauration, commerces, artisans, événements associatifs.
Ils favorisent également l’accès à la nature pour tous, y compris pour les personnes âgées, les familles ou les personnes à mobilité réduite, pour qui les pratiques motorisées ou assistées sont parfois le seul moyen de découverte du territoire.

Restreindre excessivement l’accès au PNR du Jura risquerait d’accentuer la désertification rurale, en opposant protection de l’environnement et présence humaine, alors que ces deux dimensions peuvent et doivent coexister.

4. Pour une gouvernance concertée et équilibrée
Je demande que le projet prenne pleinement en compte :
- l’ensemble des usagers de la nature, sans exclusion idéologique,
- les associations représentatives, y compris celles défendant les loisirs motorisés ou non , responsables, comme le Codever
- une gestion basée sur la concertation, l’expérimentation et l’évaluation régulière des usages.

Le PNR du Jura doit rester un espace de liberté encadrée, de découverte et de partage, et non un territoire de restrictions généralisées.

Protéger la nature, c’est aussi permettre aux citoyens de la vivre, de la comprendre et de la respecter.
Je souhaite donc que l’accès au Parc naturel régional du Jura soit préservé pour toutes les pratiques de loisirs et de sports verts, motorisées ou non, dans un cadre clair, équitable et durable.

Je vous remercie de l’attention portée à cette contribution.

Contribution n°1 (Web)

Anonyme
Déposée le 28 janvier 2026 à 22h26
Amateur du Jura depuis ma tendre enfance, j'apprécie différentes activités dans le département. De la randonnée pédestre, la visite [...]
Amateur du Jura depuis ma tendre enfance, j'apprécie différentes activités dans le département. De la randonnée pédestre, la visite de certains endroits qui me rendent nostalgique (la cascade de l'éventail, la source de l'ain, de la loue, les echelles de la mort...), mais également les promenades plus improvisées dans les forêts grandioses et si parfumés, que je fais découvrir à ma fille.

Je pratique également le VTT, dans les plaines et forets autour de Mouthe, village si cher à mon coeur, (même s'il a bien changé depuis mes toutes premières venus chez Antoinette et son immense maison devant l'église).

J'ai a coeur de pouvoir continuer à profiter du charme de ce département et de la verdure qui le compose en moto. Amateur depuis plusieurs années du deux roues, j'apprécie depuis quelques temps le fait de pouvoir me déplacer sur route et sur les chemins en moto. Une autre façon de découvrir notre pays, nos forets, notre région, notrr département.

Inscrit au codever, je prône le partage des chemins, de la nature et leur préservation, tout en continuant de pouvoir en profiter, au cour du reste de ma vie et de celle de mes enfants. La nature de doit pas rester sous clés, mais être au coeur de la vie des citoyens, touristes, enfants, adultes, pour que jamais nous n'oublions ses bienfaits et son importance.

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