Contribution n°390 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 15h06
Après avoir analysé les économies de CO₂ annoncées, je souhaite maintenant examiner un autre argument central mis en avant : l’économie sur la facture énergétique, présentée publiquement comme étant de l’ordre de 500 € par équivalent logement et par an.
Je montre ci-dessous, chiffres à l’appui, que cette affirmation est trompeuse, car elle confond la part “consommation” (R1) avec la facture totale réelle (R1 + R2).
1) Point de départ : une situation réelle et vérifiable (gaz 2025)
Je prends un cas concret : chauffage gaz par chaudière murale à ventouse à condensation, rendement estimé à 95%.
• Consommation facturée gaz : 13 415 kWh/an
• Chaleur utile (≈ 95%) : 12 744 kWh/an
• Facture totale gaz 2025 : 1 630 € TTC
Ce niveau de consommation correspond à un logement chauffé “normalement” et constitue une base de comparaison pertinente.
2) Facture réseau de chaleur : structure contractuelle
D’après le contrat IDEX (Saint-Lô, 2025), la facturation du réseau de chaleur se décompose en deux composantes, comme c’est classique :
• R1 : part proportionnelle à la consommation (€/MWh)
• R2 : part forfaitaire liée à la puissance souscrite (€/kW/an)
Point essentiel : dans un réseau de chaleur, la part R2 (abonnement) est souvent très dominante.
C’est précisément ce qui rend trompeuse une communication centrée uniquement sur R1.
3) Calcul de la part R1 (consommation)
Le contrat indique un prix de base :
• R1 = 41,63 € HT/MWh
Je calcule donc R1 pour une énergie utile équivalente au gaz, soit :
• 12,744 MWh/an
Ce qui donne :
• R1 ≈ 530 € HT/an
• soit ≈ 560 € TTC avec TVA 5,5% (réseau ENR&R)
Conclusion : oui, la part variable R1 est faible. Mais cela ne représente qu’une fraction de la facture totale.
4) Calcul de la part R2 (abonnement)
Le contrat fournit la décomposition de R2 :
R2 = R21 + R22 + R23 + R24 + R24sub + R24CEE
Avec les valeurs suivantes (€/kW/an) :
• R21 = 7,55
• R22 = 66,16
• R23 = 4,53
• R24 = 164,02
• R24sub = –67,12
• R24CEE = –37,36
Soit un total :
• R2 = 137,88 € HT/kW/an
Pour une puissance souscrite de 9 kW, cela donne :
• R2 ≈ 1 241 € HT/an soit ≈ 1 310 € TTC avec TVA 5,5%
5) Facture totale RCU (R1 + R2)
En additionnant :
• R1 TTC ≈ 560 €
• R2 TTC ≈ 1 310 €
On obtient :
• Facture totale réseau ≈ 1 870 € TTC/an
Comparaison :
• Gaz 2025 : 1 630 € TTC
• RCU : 1 870 € TTC
Soit :
• + 240 € TTC/an en défaveur du réseau de chaleur.
Conclusion : la promesse d’une économie de 500 €/an n’est pas confirmée par les tarifs contractuels.
Le résultat est au contraire une facture plus élevée.
6) Effet des aides : un prix artificiellement “minimisé”
Le contrat montre que R2 est diminué par :
• R24sub (subventions)
• R24CEE (certificats d’économie d’énergie)
Si l’on retire ces aides, le R2 devient :
• R2 sans aides = 242,26 € HT/kW/an (au lieu de 137,88)
Pour 9 kW :
• R2 ≈ 2 180 € HT/an
• soit ≈ 2 300 € TTC/an (TVA 5,5%)
Ce qui rend la facture totale (R1 + R2) encore plus défavorable.
7) Problème structurel : une DSP de 25 ans
Enfin, le contrat repose sur une durée de 25 ans, ce qui permet de lisser fortement l’amortissement (R24).
Cela soulève un problème majeur :
• le prix est “acceptable” uniquement parce que l’investissement est amorti sur une durée très longue,
• sans possibilité réaliste de retour en arrière pour les abonnés,
• alors même que l’acceptabilité du bois-énergie est de plus en plus contestée, notamment pour des raisons sanitaires (particules fines, NOx, etc.).
À titre illustratif, si l’on raisonnait sur une durée plus prudente :
• 15 ans : le niveau de R2 deviendrait beaucoup plus élevé
• 10 ans : il deviendrait clairement inacceptable
Autrement dit, le modèle économique repose sur une captivité contractuelle très longue.
8) Complexité et contrôle : un système très difficile à vérifier
Je souligne également la difficulté de contrôle pour les abonnés :
• les tarifs sont indexés sur une quantité très importante d’indices,
• rendant la vérification des factures annuelle extrêmement complexe pour un particulier.
9) Demandes
Je demande que SOLEV :
1. fournisse une simulation complète et transparente (R1 + R2) pour un logement type comparable (≈ 12,7 MWh utiles/an, 9 kW), facture totale TTC, et pas uniquement R1 ;
2. précise la répartition prévisionnelle des abonnés :
o copropriétés / logements collectifs
o bailleurs sociaux
o bâtiments publics
o et surtout le nombre de maisons individuelles raccordées (qui devraient être, selon moi, proches de zéro si l’on veut éviter des aberrations tarifaires) ;
3. fournisse une estimation claire des conditions et pénalités de sortie, notamment en cas de rupture au bout de 5 ou 10 ans.
Conclusion
Les chiffres issus du contrat IDEX (Saint-Lô, 2025) montrent qu’il est très facile d’afficher une “économie” en ne regardant que R1, mais que la facture réelle (R1 + R2) aboutit à une facture au moins équivalente, et dans mon cas plus élevé que le gaz.
L’affirmation “500 € d’économie par logement” apparaît donc comme une présentation incomplète, et au minimum contestable.
Document joint
Contribution n°389 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 14h58
Comme de nombreux habitants du quartier des Collonges, je suis contre l'implantation de la chaufferie bois où elle est prévue, en zone d'habitation, à proximité d'écoles et de l'hôpital Lyon Sud.
Les principales réserves concernent les nuisances suivantes :
- Les émissions de fumées composées de particules fines reconnues dangereuse par l'OMS.
- Le trafic d'une dizaine de semi-remorque par jour en périodes froide.
Sans remettre en cause le réseau de chauffage urbain, il est urgent de trouver un site hors zone d'habitation pour un tel projet.
Cordialement.
Contribution n°388 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 08h00
L’impact sur les populations fragiles est fort et il est clair que nous n’avons donc pas réellement encore tous les risques liés à une pollution aux particules fines.
Je souhaite avoir la preuve / la démonstration scientifique de médecins (et non de l’Ademe ou autre organisation) qu’un enfant exposé à moins de 100 mètres qui court 4 fois par jour dehors en récréation (10 minutes soit 40 minutes par jour) de ses 3 ans à 10 ans n’encourt pas de risques supplémentaires pour sa santé, sachant que la zone est déjà polluée.
Actuellement les documents remis parlent uniquement de seuil jugé acceptable mais nous n’allons jamais dans une situation précise réelle (être face a une école c’est des enfants qui courent dehors l’hiver tous les jours 4 fois par jour). Les politiques porteurs du projet comparent simplement cette chaufferie a une vingtaine de cheminées individuelles qui ne seront pas supprimées : nos enfants méritent mieux que cela
Contribution n°387 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 21h48
OULLINS-PIERRE BENITE Hôpital Lyon Sud Rencontre du 16 janvier 2028 –12h -14h Pr Stébastien COURAUD, MD, PHD DES Pneumologie- service Pneumologie Aiguë Spécialisée et Cancérologie thoracique, CH Lyon Sud
Rencontre sollicitée par un médecin opposé à l’implantation des chaufferies bois
En présence de : Commissaire enquêteur, autres médecins (3), habitants du sud-ouest lyonnais (2)
Avis d’expert du Pr Couraud qui déclare en préambule : l’air qu’on respire est un élément déterminant de la santé. Je n’ai aucun conflit d’intérêt – je réponds scientifiquement – je n’habite pas la zone.
Créer une chaufferie dans une zone densément peuplée en 2026, me semble du point de vue sanitaire, illogique, contraires aux données actuelles de la science. La combustion de biomasse est toxique pour la santé : création de radicaux libres vont interagir avec le corps humain . Le poumon est le 1er filtre de l’organisme. Quand le préfet déclenche le seuil d’alerte c’est pour protéger contre les effets respiratoire. En France, AIR PARIF surveille une soixantaine de polluants règlementaires ou émergents. L’indice qualité de l’air s’appelle ATMO. Les personnes sensibles sont : prématurés, jeunes enfants, personnes âgées, personnes à difficultés respiratoires.
Depuis décembre 2025 : Pompiers en campagne de feu de forêts : inscription au tableau des maladies professionnelles (voir "modèle feux de forêts : https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/dix-consequences-des-feux-de-brousse-australiens)
Pas de doute : on va vers un monde sans combustion.
En théorie, on n’a pas le droit de se chauffer au bois. (pouvoir de police du maire -Code général des collectivités territoriales : le maire peut interdire le feu de bois dans un bâtiment public ou privé depuis 1884.)
Les mesures pour les zones à faibles émissions varient selon les régions. A Lyon, on est autour de 37, 38 microgrammes/m3 , on vient tout juste de passer en-dessous du seuil règlementaire de 40 microgrammes/m3 (ATMO RHONE AUVERGNE RHONE ALPES) (cf Marine Lathame, directrice Atmo Auvergne-. Rhône-Alpes)
La qualité de l’air s’améliore en France, mais reste un enjeu de santé publique majeur.
Sur le cancer du poumon du non fumeur : la preuve biologique a été apporté par CHARLES SWANTON : rôle conjugué de la pollution et des mutations explicité - Medscape - 10 sept 2022.
Propos recueiilis par O. Rocher, commissaire enquêteur, Oullins, le 16 février 2026
Contribution n°386 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 18h55
Mme la Commissaire Enquêtrice, Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance de la proposition ci-dessous:
Sur la Station d’épuration de Pierre Benite, Il est prévu un grand projet de méthaniseur en 2026 ( https://www.grandlyon.com/actualite/un-projet-de-methaniseur-pour-sortir-des-energies-fossiles).
-77 GWh/par an de biométhane seront produits
-Seuls 11 GWh/an seront valorisés en chaleur pour le nouveau réseau de chaleur urbain du Sud-Ouest Lyonnais (Pierre-Bénite, Oullins, Saint Genis Laval et la Mulatière).
Il me semble extrêmement pertinent et interressant de réutiliser une partie du biométhane généré pour compléter le besoin en chaleur du RCU.
En effet il s’agit d’une ressource on ne peut plus locale et à moindre cout ! (la STEP est déjà raccordée au RCU) .
Cela permet d’alimenter également le RCU avec une énergie bien plus décarbonée, bien moins polluante et plus vertueuse, au cœur même de ce réseau, que celle de la biomasse à Saint Genis Laval.
Dans l'attente de la suite de l'enquête publique et en espérant que cette solution soit étudiée, je vous prie d'agréer, Madame la Commissaire Enquêtrice, l'expression de mes salutations respectueuses.
Contribution n°385 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 18h10
Mme la Commissaire Enquêtrice, Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance du sujet ci joint:
Je prends note des réponses de SOLEV à la MRAE, par contre SOLEV ne répond qu’à une partie de la question.
SOLEV répond à la problématique d’explosion des chaudières, mais ne répond pas ou peu au risque d’embrasement des stocks de bois en particulier d’incendie par fermentation et combustion spontanée.
Lors des incendies de stockage de bois déchiqueté, les chaleurs sont telles qu’elles mobilisent des équipes nombreuses de pompiers pendant plusieurs jours
Je rappelle que Coriance a subi un énorme incendie en aout 2025, le site avait été mis à jour sur les normes incendie en 2023, (contrairement à ce que SOLEV a dit lors de la réunion publique) mais n’a pas empêché l’immense incendie de 2025 qui a monopolisé plus de 60 pompiers pendant 5 jours.
j’aimerai croire que les systèmes d’aspersions et de compartimentage coupe-feu seront suffisants, mais pour avoir vu des incendies de stockage de foin (fermentation et combustion spontanée) je mesure à quelle point ces mesures semblent dérisoires. Ces mesure sont certes necessaire mais loin d"être suffisantes.
Quelles sont les mesures prises par SOLEV pour prévenir la fermentation du stockage des plaquettes (humidité de 35%), et ce que SOLEV peut garantir également un stock nul pendant les mois d’été ?
Dans l'attente de la suite de l'enquête publique, je vous prie d'agréer, Madame la Commissaire Enquêtricer, l'expression de mes salutations respectueuses.
Réponse apportée
SUR LE RISQUE INCENDIE : le mémoire en réponse au service Incendie SMDIS se trouve ici :
https://melanissimo-ng.din.developpement-durable.gouv.fr/lecture.jsf?uuid=sinBGb47c29UOmbLNlFjU3-KTfjp-1h4KInhMJUOH-
Au 9 février 2026 COMPLEMENTS DEPOSES PAR LA SOCIETE SOLEV Coriance.zip (59 Mo) sous le lien :
Si le lien n'est pas cliquable, copiez-le dans votre navigateur Web - (attetion ce lien expire le 11 mars 2026
Vous pouvez poser vos questions complémentaires à enquetepubliquesolev@groupe-coriance, à l'attention de Mme Rondard, représentant le porteur de projet Société SOLEV;
Contribution n°384 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 14h59
+ Dévalorisation de tous les biens immobiliers du secteur.
Une honte ce projet. Nous sommes contre.
Contribution n°383 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 14h02
objet: Non conformité du projet du projet de Chaufferie avec les directives du Programme Pluriannuel de l'énergie (PPE3- 2026-2035):
Les directives gouvernementales PPE3 sont formelles: - Elles imposent la recherche de solutions alternatives avant la mise en place d'une chaufferie.
cf.p70/PPE3: " Dans le cadre du fonds chaleur, les porteurs de projet devront systématiquement étudier des alternatives à la biomasse avant d'envisager la création d'une chaufferie".
Nous sommes en 2026 et on doit donc considérer que ces directives doivent bien s'appliquer au projet actuel de chaufferie à Saint Genis LAVAL.
A ce jour, aucune alternative n'a été proposée et étudiée pat le porteur de projet (cf. géothermie, récupération de chaleurs fatales, etc..).
Dans ces conditions, il est légitime de penser que le projet actuel doit être à minima suspendu afin de réaliser des études alternatives qui entre autres ne compromettront pas la santé des riverains, point relevé par de nombreuses contributions.
En vous remerciant pour votre attention.
Contribution n°382 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 22h54
Mais on marche sur la tête !!!
Contentez-Vous d’utiliser notre argent
intelligemment que de vouloir envahir le peu d’espace qui nous reste
Il y a des choses plus importantes à résoudre que de construire des cheminées avec l’argent du contribuable
Contribution n°381 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 21h20
En tant que propriétaire non occupant d’un appartement situé à proximité immédiate du projet de chaufferie biomasse + gaz, je souhaite exprimer un avis défavorable à ce projet, au regard des impacts potentiels sanitaires, environnementaux et patrimoniaux.
1 - Impact sanitaire et qualité de l’air
La combustion de biomasse et de gaz génère des particules fines (PM10, PM2,5), des oxydes d’azote (NOx) et d’autres polluants reconnus comme nocifs pour la santé, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables.
La proximité d’établissements scolaires, d’habitations et d’équipements sensibles renforce ces préoccupations.
Je souhaite obtenir des réponses précises sur les points suivants :
Quels seront les niveaux prévisionnels d’émissions annuelles (PM10, PM2,5, NOx) en fonctionnement normal et en phase de démarrage ?
Une modélisation détaillée de dispersion des polluants a-t-elle été réalisée aux points sensibles les plus proches ?
Existe-t-il un état initial indépendant de la qualité de l’air permettant une comparaison après mise en service ?
Les mesures d’émissions seront-elles contrôlées en continu et rendues publiques ?
2- Nuisances liées au trafic et au fonctionnement
L’approvisionnement en biomasse impliquera nécessairement un trafic de poids lourds supplémentaire.
Je souhaiterais connaître :
Le nombre exact de camions prévus par jour et par semaine (moyenne annuelle et période hivernale).
Les horaires de livraison envisagés.
Les mesures prévues pour limiter les nuisances sonores et les risques routiers, notamment aux heures d’entrée et sortie des établissements scolaires.
3- Impact patrimonial et immobilier
L’implantation d’une installation industrielle à proximité immédiate de logements est susceptible d’avoir un impact direct sur la valeur des biens.
Je m’interroge sur les éléments suivants :
Une étude d’impact sur la valorisation immobilière du secteur a-t-elle été réalisée ?
En cas de dévalorisation avérée, un mécanisme d’indemnisation est-il prévu pour les propriétaires concernés ?
4- Choix du site et alternatives
Le choix de l’implantation et de la technologie retenue mérite une justification transparente.
Je souhaite savoir :
Quelles alternatives d’implantation ont été étudiées et pour quelles raisons ont-elles été écartées ?
Une comparaison chiffrée a-t-elle été réalisée avec d’autres solutions énergétiques (géothermie, récupération de chaleur, pompes à chaleur) ?
Quelle est la part exacte biomasse / gaz prévue dans le mix énergétique réel d’exploitation ?
Conclusion
Si la transition énergétique est un objectif légitime et nécessaire, elle ne peut se faire au détriment de la santé des riverains, de la qualité de vie locale et de la valeur patrimoniale des biens situés à proximité immédiate.
Au regard des incertitudes soulevées et des impacts potentiels, je demande un réexamen approfondi de l’opportunité et des conditions d’implantation de ce projet.
Je vous remercie de votre attention,
Sincères salutations,
Magali Guth