Contribution n°380 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 19h18
- Solev reconnaît qu’aucun niveau d’émission est dépourvu de risque pour les particules fines, conformément aux recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).
- Solev ne prévoit pas de modification du système de filtration qui reste largement insuffisant pour les particules fines (PM2,5) et ultrafines (PM 0,1)
- Solev ne prévoit pas d’étude ciblée et quantifiée des PM 0,1. Ces particules sont probablement les plus dangereuses.
- Absence d’analyse cumulative réelle (exposition actuelle aux particules fines+émissions attendues de particules fines par la chaufferie): pas d’étude de l’exposition actuelle sur le site et les sites sensibles proches aux PM 2,5 et 0,1 pour calculer l’exposition cumulative aux particules fines à laquelle seront soumis les riverains.
- Solev considère un fond local PM 2,5 de 10 µg par mètre cube (mesure de Gerland). Solev reconnaît donc que l’on ajoute une source de particules fines supplémentaire dans une zone dépassant déjà deux fois la cible de l’OMS de 5 µg par mètre cube!!
- Solev affirme qu’« un dépassement de seuil ne correspond donc pas à un risque préoccupant, mais à un niveau de risque qu’il n’est pas encore actuellement possible de caractériser par manque de consensus ». Cette affirmation va à l’encontre du principe de précaution et de l’affirmation précédente qui insistait sur l’absence de seuil d’innocuité des particules fines. Le droit à la santé de chacun est fondamental.
- Solev calcule l’ERI ce qui correspond à l’excès de risque individuel pour une pathologie donnée et pour une exposition donnée.
ERI=concentration*VTR (valeurs toxiques de référence)
L’ERI est la probabilité supplémentaire de développer un effet sanitaire au cours d’une vie du fait de l’exposition étudiée.
Les données présentées concernent l’ERI pour le risque de présenter un décès précoce associé à un cancer du poumon.
Ce risque doit être inférieur à 10 puissance -6 pour un niveau cible protecteur.
Solev utilise un seuil de 10 puissance -5. Néanmoins, le seuil de 10 puissance -5 pour les particules fines utilisé par Solev est discutable : les particules ne sont pas des cancérogènes linéaires simples, les comparer à un seuil strictement inférieur à 10 puissance -5 est donc méthodologiquement fragile.
L’ANSES 2025 affirme en effet explicitement qu’il n’y a pas de consensus sur un niveau seuil acceptable concernant l’exposition aux particules fines.
Ici, le dossier indique pour les PM2,5: ERI long terme égal 4,66.10 puissance -4, c’est 46 fois supérieur au repère 10 puissance -5 et 460 fois supérieur au repère 10 puissance -6 !!!
Autrement dit, ERI PM 2,5 long terme égal 4,66.10 puissance -4, signifie 4,7 cas supplémentaire de décès précoce par cancer du poumon pour 10 000 personnes exposées sur la vie entière, ce qui n’est pas acceptable.
-Dans les calculs d’ERI les risques de maladie neurodégénérative (démence, Parkinson, Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique) et infarctus du myocarde et AVC ne semblent pas pris en compte. Les ERI paraissent donc largement sous-estimés au vu de la littérature récente.
Par ailleurs, le modèle étudié ne précise pas si la courbe augmente de façon linéaire ou exponentielle : quid des particules supplémentaires formées par nucléation ?
-l’organisation mondiale de la santé ne fixe pas de seuil de risque acceptable pour les particules fines, car elle considère que le risque augmente de manière continue, sans seuil, donc utiliser un seuil de 10 -5 pour les particules fines sans calcul de l’exposition cumulative ( en tenant compte des autres sources de particules fines de ce milieu urbain) est clairement insuffisant .
-l’étude ne tient pas compte des particules ultra fines secondaires qui se créent au contact de l’atmosphère en sortant des cheminées par les phénomènes physiques de nucléation puis croissance et agrégation.
En conclusion, la réponse formulée par Solev ne lève donc nullement les inquiétudes sanitaires dans cette zone densément peuplée.
Les calculs ERI:
-confirment la présence d’un risque sanitaire supplémentaire, de l’ordre de 8 décès supplémentaires par cancer du poumon pour une population similaire à celle de Saint Genis Laval de 20 000 habitants
-s’avèrent largement sous-estimés puisqu’ils n’étudient pas les particules secondaires ultrafines formées par nucléation et la morbidité / mortalité secondaire aux maladies neurodégénératives et cardiovasculaires
- confirment que toute augmentation du taux de particules fines génère un impact sanitaire mesurable.
Enfin, pour mémoire, Solev reconnaît que les émissions NOx et CO de la chaudière à gaz sont négligeables par rapport à celles de la biomasse !
Contribution n°379 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 19h05
Je ne suis pas favorable à la construction d'une chaufferie bois, là ou elle est prévue !
Plusieurs raisons à cela :
Il n'est pas utile de rajouter de la pollution (même minime soit-elle, soit disant!) dans un environnement déjà très polluée, à proximité d'écoles et de lieux d'habitation (émissions de particules, bruit et ''chaufferie gaz secours'' avec les risques inhérents à ce type de combustion.
Au vu des transports camions journalier pour acheminer du bois, on vient encore rajouter du transports sur des routes locales, qui sont déjà sursaturées!
L'endroit d'implantation ne me semble pas très judicieux au vu des distances entre le lieu de production et les usagers qui pourront en bénéficier.
Pourquoi installer ce type de construction sur Saint Genis, donc générer principalement des contraintes ici, alors que les Saint Genois n'en tireront que des bénéfices minimes, 15% de la production totale de chauffage, d'après ce qui a été dit!!
Pourquoi ne pas installer tout cela entre Oullins et Pierre Bénite au plus prêt des usagers par exemple (beaucoup plus judicieux car ''aucun risque'' puisque cette installation ne pollue pas!!
Le peu de risque de pollution que vous annoncez est peut être vrai au début de la production, quand tout est neuf et que tout fonctionne correctement, mais qu'est ce qu'il en sera dans quelques années quand le matériel ''aura vécu'' et qu'il y aura des pannes récurrentes .. au niveau pollution, voir risque en terme de sécurité .. et je sais de quoi je parle, j'ai travaillé pendant plus de trente ans dans le secteur de la pétro-chimique..
Contribution n°378 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 17h17
Contribution n°377 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 17h15
Les enfants de Saint Genis Laval et en particulier ceux scolarisés à l’école Guilloux, en face de la future chaufferie, seront exposés quotidiennement à un surcroît de pollution dans un secteur déjà touché par celle générée par la vallée de la chimie et des axes autoroutiers.
Le principe de précaution me pousse à m’opposer à l’installation de la chaufferie à Saint Genis Laval.
Contribution n°376 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 17h13
Regardez également la conférence de Jacques Laskar, astronome à l’Observatoire de Paris, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences : https://www.youtube.com/live/0CJw9R79u00.
On peut s’interroger de l’innocuité pour le climat et pour le futur de l’expansion des installations des chaufferies biomasse.
Contribution n°375 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 17h07
Il serait donc indispensable d’envisager des moyens de production de chaleur plus vertueux.
Contribution n°374 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 17h01
Par ailleurs, une étude menée à Strasbourg sur les particules fines les ont décelées dans les urines d’une trentaine d’enfants strasbourgeois (https://sciencepost.fr/lurine-des-enfants-contient-de-nombreuses-nanoparticules-cancerigenes/) : ils en contenaient plus d’un million par millilitre. (cf. https://reporterre.net/Alerte-les-centrales-a-bois-emettent-des-polluants-toxiques).
Ce projet me parait inacceptable en l'état.
Contribution n°373 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 16h53
Il subsiste donc malgré tout un risque sanitaire avéré pour la population qui habiterait aux alentours de la chaufferie. Pour cela je suis contre cette implantation.
Contribution n°372 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 16h44
Ainsi, laPPE3 confirme les ambitions extrêmement fortes de la France en matière de nucléaire. Le président Emmanuel Macron a tracé le cap d’une relance de la filière, avec la construction de nouveaux réacteurs, dès son discours de Belfort de février 2022. Quatre ans plus tard, la PPE3 donne un cadre réglementaire à ce choix politique. Elle marque un revirement total par rapport à la précédente programmation pluriannuelle, qui avait entraîné, en 2020, la fermeture des deux réacteurs de la centrale d’EDF à Fessenheim (Haut-Rhin) et prévoyait d’en fermer douze autres.
Développement important des pompes à chaleur:
La PPE3 confirme la construction de six EPR2 à Penly (Seine-Maritime), à Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain), ainsi que l’étude d’un programme de réalisation de huit réacteurs supplémentaires. Le document prévoit également une augmentation de la puissance des réacteurs existants, la prolongation de leur durée de vie au-delà de soixante ans ainsi que le lancement d’au moins un prototype de petit réacteur innovant au début de la décennie 2030.
Au-delà de l’électricité, la décarbonation de la chaleur, qui représente plus de 40 % de la consommation d’énergie, est aussi un enjeu majeur. La PPE3 annonce une multiplication par deux du rythme de déploiement actuel de la chaleur renouvelable et de récupération. Elle mise notamment sur un développement important des pompes à chaleur.
Dans ce contexte, comment est il légitime de développer une chaufferie bois de 24 MW en milieu urbain? Qui plus est sans mesure préalable de la quantité annuelle de PM 2,5 et 0,1 avant la mise en place de chaufferie ( absence d’étude de faisabilité par rapport aux émissions cumulatives de particules fines et ultra fines sur le site mises en perspective avec les normes de l’OMS et des directives européennes ?)
Non à ce projet coûteux, non légitime par rapport au PPE3 et dangereux pour le bassin de population.
Contribution n°371 (Web)
Déposée le 15 février 2026 à 15h52
Monique Axelos est directrice scientifique « alimentation et bioéconomie » à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et membre du conseil scientifique de la Commission de régulation de l’énergie.
« il faut d’abord préserver sa fonction de puits de carbone et donc veiller au renouvellement forestier avec la contrainte climatique qui arrive. C’est un équilibre délicat : la biomasse permet de réduire notre recours aux énergies fossiles par substitution, mais son utilisation diminue le puits de carbone. Et, par ailleurs, quand on brûle du bois, cela libère du carbone et le temps de restauration des arbres est long. Le bilan carbone du bois-énergie n’est pas neutre. »
Novembre 2023.
Je suis opposée à ce projet en raison du risque certain pour notre santé (pas de seuil d’innocuité des particules fines et ultrafines , filtration industrielle partielle même avec les meilleurs filtres disponibles, production majeure de particules fines par rapport à d’autres sources d’énergie) que l’on nous impose en vertue d’une neutralité carbone à laquelle seuls les politiques croient mais que les scientifiques réfutent.
Merci de nous protéger d’un projet reflétant une « mode » politique mais qui ne sera plus valable dans quelques années alors que nous serons liés par un contrat d’exploitation de 25 ans à solev et que nous en subirons les conséquences sanitaires ( qui ne sont plus à prouver)