Contribution n°457 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 17h57
Le projet d’implantation de la chaufferie appelle de ma part les observations suivantes :
Il faut d’abord souligner qu’une partie de ce quartier est classée en politique de la ville et n’a pas vocation à être dévalorisée avec cette méga chaufferie et ses camions après tous les travaux de requalification qui ont été conduits par la ville et les bailleurs avec l’aide de la Métropole de Lyon et de l’Etat avant 2020 mais délaissé depuis.
Premièrement, s’il ne s’agit pas de revenir sur le principe du développement du réseau de chaleur utile dans la lutte contre le réchauffement climatique et les économies d’énergie induites, mais de revoir l’EMPLACEMENT et le COMBUSTIBLE bois retenu qui est une erreur manifeste d’appréciation de la prise en compte des riverains nombreux en toute proximité et des impacts sur la santé à savoir :
L’école maternelle Guilloux,
Le restaurant scolaire,
L’accueil enfance, la crèche
De nombreuses propriétés privés ou sociales et par exemple : les cèdres, les allées fleuris, le Domaine des sources, Bellevue, la Collinière, la résidence du Champlong, etc.
Des habitations individuelles, allée des gones par exemple
Les habitats adaptés de la rue de la Noue,
Un pôle services publics
Des entreprises Ecotone, Tiama, …
L’hôpital Lyon-sud exposé sous les vents dominants
L’espace vert et les arbres existants sur le site d’implantation sacrifiés alors que peu présents sur le quartier.
Etc. Etc. …
Deuxièmement, cet emplacement est situé sous les vents dominants et les retombées de brouillard et de pollution lors des épisodes anticycloniques fréquents peuvent créer des surplus de pollutions de particules fines ou extrafines préjudiciables aux habitants à proximité et à tous les Saint Genois. Tout comme sera préjudiciable l’augmentation du trafic de poids lourds généré par les livraisons de matériaux combustibles, émissions non prises en compte dans les bilans de pollution
Plus techniquement cette chaufferie est éloignée du centre de gravité des lieux de distribution de chaleur 15 % seulement estimés pour Saint Genis et majoritairement pour La Mulatière, Oullins et Pierre Bénite en augmentant les frais de construction de réseau et les pertes en ligne de chaleur.
Troisièmement, ce site est situé sur la zone humide des sources de la mouche non prise en compte dans le dossier sur la protection à la fois de l’eau, de la flore et de la faune pour lesquelles un recensement doit être effectué : tritons, poissons, insectes et oiseaux des zones humides tel que le héron cendré visible sur le secteur.
Il est à noter que la source de la Mouche avait fait l’objet d'actions de conservation et de protection avant 2020.
Quatrièmement, les mesures compensatoires autour de l’école Guilloux sont faussement représentées et surdimensionnées en incluant des cours d’école, les bâtiments scolaires et un gymnase ! Une représentation abusive et erronée de la réalité du secteur et des surfaces réellement disponibles.
Cinquièmement, il ne ressort pas clairement le gain d’émissions sur les modes de chauffages actuels même de manière estimative :
Combien de chaudière fioul supprimées ?
Combien de chaudières gaz supprimées (gain extrêmement réduit car presque sans émissions de particules fines) ?
Combien d’émissions nouvelles des transports de bois sur plus de 100 km. ?
Par ailleurs l’étude d’autres énergies a été balayée sans plus d’explications (gaz, Gaz vert, méthanisation, géothermie, chaleur fatale, etc. …
Sixièmement, les études sur la santé liées aux conséquences des particules fines et très fines sont peu développées , non documentées et non prises en compte dans le dossier Etudes fumées
Je suis CONTRE ce projet avec un dossier en définitive bien mal ficelé, des réponses pas claires en réunion publique et des réponses évasives, tant de métropole que du concessionnaire Coriance.
Signé : Roland Crimier
Contribution n°456 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 17h48
D’après la description du projet, ce mini-réseau vise à fournir de la chaleur et du froid au quartier à partir de sources locales et bas carbone, notamment grâce à des technologies de récupération énergétique (cloacothermie et solaire thermique) adaptées au bâti neuf. (Source : https://www.engie-solutions.com/fr/presse/RCU-la-saulaie)
Cependant, il n’est pas clair pourquoi ce réseau est dissocié du RCU métropolitain, alors que les deux infrastructures sont situées sur le même périmètre territorial, qu’elles partagent des objectifs de décarbonation de la chaleur et qu’elles ne sont pas encore entièrement construits. Or, il existe un intérêt énergétique, économique et stratégique à mailler les réseaux au lieu de les maintenir séparés :
* Mailler les réseaux permettrait d’optimiser les ressources : en mutualisant les moyens de production, de distribution et de stockage de chaleur, on pourrait limiter les redondances et utiliser de manière plus efficiente les capacités énergétiques locales disponibles.
* Éviter la duplication d’infrastructures lourdes : l’existence de deux réseaux distincts peut conduire à des investissements parallèles, alors qu’un réseau unique ou interconnecté pourrait répartir les besoins et les charges selon les profils de consommation et les apports disponibles.
* Favoriser une stratégie énergétique intégrée : un maillage permettrait d’ajuster finement l’usage des différentes sources de chaleur (récupération locale, STEP, biomasse, etc.) en fonction des saisons, des charges et des évolutions futures.
Par ailleurs, il est légitime de se demander si le maintien d’un réseau autonome à La Saulaie est justifié, notamment parce que ce quartier est conçu pour être exemplaire en termes de performances énergétiques des bâtiments (construction basse énergie, sobriété thermique). Dans une telle configuration, les besoins en chaleur externe pourraient être réduits, ce qui pourrait remettre en question l’utilité d’un réseau de chaleur dédié isolé du RCU global.
Dans ce contexte, et afin d’éclairer le débat public, il serait pertinent que Madame la Commissaire enquêtrice demande à l’autorité compétente :
* Quels critères techniques, énergétiques et économiques ont conduit à dissocier le mini-réseau de La Saulaie du RCU principal ?
* Quelles études ont été menées sur l’option d’un maillage ou d’une intégration future entre ces deux réseaux ?
* Quels gains potentiels en terme de performance énergétique locale et d’économie d’investissement pourraient être réalisés en reconsidérant ce découplage ?
Contribution n°455 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 17h42
Une simple règle de trois permet d’établir que, sans la chaufferie biomasse projetée, la production actuelle (notamment issue de la valorisation de chaleur de la station d’épuration) permettrait d’alimenter environ 4 350 logements.
Ce point est fondamental.
En effet, je rencontre de nombreux habitants convaincus que la chaufferie se réalisera nécessairement au motif que les réseaux ont déjà été enterrés par Solev. Il convient de clarifier publiquement la situation :
les réseaux déjà réalisés correspondent au déploiement du RCU en lui-même, alimenté dans un premier temps par la production issue de la STEP d’Oullins-Pierre-Bénite.
Autrement dit, à court terme :
- Le projet de RCU existant n’est pas remis en cause.
- Les premières copropriétés, bâtiments municipaux et établissements hospitaliers pourront bien être raccordés.
- L’investissement dans les réseaux n’implique pas mécaniquement la réalisation immédiate de la chaufferie biomasse telle qu’elle est aujourd’hui dimensionnée.
Il est donc essentiel de dissocier clairement :
- Le réseau de distribution (infrastructure de transport de chaleur),
- Et le moyen de production complémentaire envisagé (chaufferie biomasse).
Dans ce contexte, je souhaiterais que Madame la Commissaire enquêtrice puisse demander confirmation officielle des points suivants :
- Les réseaux déjà posés sont-ils bien dimensionnés pour fonctionner, dans un premier temps, avec la seule production issue de la STEP ?
- Le raccordement des premiers abonnés est-il techniquement et contractuellement indépendant de la mise en service de la chaufferie biomasse ?
- Le scénario d’un phasage ou d’un redimensionnement du projet de chaufferie est-il juridiquement et techniquement envisageable sans remettre en cause le RCU existant ?
La clarté sur ces éléments est indispensable pour éclairer le débat public, dissiper les amalgames et permettre une décision proportionnée, notamment au regard des enjeux climatiques, sanitaires et de sobriété énergétique.
Contribution n°454 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 17h38
1️ Point clé à comprendre d’emblée (le plus important)
==> L’introduction d’une solution biogaz/méthanisation ne modifie pas automatiquement le prix de vente de la chaleur payé par l’abonné, tel que fixé par le contrat Métropole / Coriance.
Pourquoi ?
Parce que le prix payé par l’abonné est contractuel, encadré et formulé, et non recalculé librement en fonction de chaque nouvelle source d’énergie.
2️ Comment le prix de la chaleur est fixé dans le contrat
Le contrat définit une tarification en deux composantes (chapitre IX, articles 56 à 59)
contrat DSP Coriance-Métropole
R1 – Part proportionnelle (€/MWh)
• dépend des coûts d’énergie au travers de formules d’indexation prédéfinies (indices, coefficients, termes R1g, R1elec, R1PAC, etc.),
• pas au coût réel instantané de chaque combustible.
R2 – Part abonnement (€/kW/an)
• couvre investissements, exploitation, GER,
• largement indépendante du mix énergétique à court terme.
==> Conclusion
Même si Coriance produit de la chaleur moins chère grâce au biogaz :
• le tarif abonné ne baisse pas mécaniquement,
• il évolue selon les formules contractuelles prévues.
3️ Ce que permet néanmoins le contrat (levier réel)
Le contrat est très clair sur un point fondamental :
==> Flexibilité des sources d’énergie
• Coriance a l’obligation d’atteindre ≥ 80 % EnR&R, avec une volonté d’aller vers 100 %,
• le choix précis des sources (bois, chaleur fatale, PAC, biogaz) relève de l’optimisation par le délégataire (articles 29.3 à 29.7) contrat DSP Coriance-Métropole
==> Le biogaz est donc juridiquement autorisé comme source :
• renouvelable,
• compatible avec les objectifs contractuels,
• mais non obligatoire.
4️ Effet réel du biogaz sur le prix payé par l’abonné
==> Effets positifs indirects (les vrais)
4.1. Stabilisation du prix dans le temps
• Le biogaz est peu exposé aux marchés fossiles,
• Il réduit la dépendance aux combustibles volatils,
==> Moins de hausses futures du R1, surtout en période de crise énergétique.
4.2. Amélioration de l’équilibre économique du contrat
• Si Coriance produit à moindre coût,
• elle améliore sa marge d’exploitation,
==> ce qui réduit le risque de clauses de révision pour déséquilibre économique
(article 62 – clauses de rencontre) contrat DSP Coriance-Métropole
4.3. Réduction du risque de pénalités
• Le contrat prévoit des pénalités si le taux EnR&R n’est pas respecté (article 81.6),
• Le biogaz sécurise l’atteinte de ces objectifs,
==> moins de coûts indirects répercutables à terme.
==> Ce que le biogaz ne fait pas automatiquement
• pas de baisse immédiate du tarif contractuel,
• pas de modification unilatérale du R1,
• pas de changement sans procédure formelle de révision ou d’avenant.
5️ Dans quels cas le prix pourrait évoluer favorablement pour l’abonné ?
Le contrat prévoit des mécanismes précis, mais encadrés :
==> Révision contractuelle (articles 62–63)
Une baisse effective du prix pour l’abonné ne peut intervenir que si :
• la Métropole et Coriance reconnaissent un changement structurel durable,
• et décident d’un avenant ou d’un ajustement de la formule tarifaire.
==> Le biogaz peut être un argument déclencheur, mais pas un levier automatique.
6️ Synthèse ultra-claire (à réutiliser telle quelle)
L’introduction d’une solution biogaz/méthanisation ne modifie pas automatiquement le prix de la chaleur payé par l’abonné, car celui-ci est fixé par des formules contractuelles.
En revanche, elle contribue à stabiliser le prix dans le temps, à réduire le risque de hausses futures et à sécuriser l’équilibre économique du contrat, ce qui est favorable aux abonnés sur le moyen et long terme.
7️ Questions pertinentes à poser à Solev ou la Métropole
7.1. Les gains économiques liés au biogaz sont-ils intégrés dans les hypothèses de la formule R1 ?
7.2. Existe-t-il un mécanisme de partage des gains d’exploitation liés à l’optimisation du mix énergétique ?
7.3. La Métropole envisage-t-elle un avenant si une source locale de chaleur très compétitive (biogaz) se confirme ?
7.4. Quel serait l’écart de coût de production €/MWh entre le scénario contractuel et un scénario avec méthanisation ?
Bonne réception
Document joint
Contribution n°453 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 15h02
Dans ce PPA il est bien indiqué p70 (voir copie -jointe) que :
"les porteurs de projets devront systématiquement étudier les alternatives à la biomasse avant d’envisager la création d’une chaufferie. Ils seront ainsi incités à appliquer cette
démarche dès l’élaboration des études de faisabilité."
Effectivement on ne parle pas d'abandon de la biomasse mais avant tout projet de biomasse, il faut étudier si d'autres alternatives sont possibles et peuvent être mises en place.
Document joint
Contribution n°452 (Email)
Déposée le 24 février 2026 à 13h29
Merci pour votre remarque.
Il est important de préciser que, contrairement à certaines idées reçues, les recommandations officielles en France ne demandent pas d’abandonner les chaufferies biomasse. Les documents publiés par le ministère de la Transition écologique confirment au contraire que la biomasse reste aujourd’hui la principale source d’énergie renouvelable du pays et qu’elle est encore amenée à se développer.
Source : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/biomasse-energie
Contribution n°451 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 10h06
La chaleur fatale (parfois appelée "chaleur de récupération") est la chaleur produite par un processus qui n'est pas le but premier de ce processus.
On estime que le gisement de chaleur fatale industrielle en France représente environ 100 TWh, soit près de 20 % de la consommation de chaleur du pays. C'est une mine d'or énergétique encore sous-exploitée ! L’objectif d’injection de la chaleur fatale dans les réseaux fait partie de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie – PPE
A proximité du Réseau de Chaleur Lyon Sud, plusieurs énormes sources de chaleur fatales sont facilement identifiables (il est d'ailleurs surprenant que la Biomasse ait été le premier choix)
1. Arkema (Pierre-Bénite)
Processus de fabrication de polymères et de chimie fluorée qui nécessitent d'importants systèmes de refroidissement. Il est possible de récupérer de la chaleur sur les circuits de refroidissement.
2. Kem One (Saint-Fons / Pierre-Bénite)
Ce producteur de PVC utilise des procédés électrolytiques et thermiques massifs. Il est possible de récupérer de la chaleur sur les condensats (eaux chaudes issues de la vapeur) et les circuits de refroidissement.
Note Kem One a déjà engagé des plans de valorisation de ses rejets thermiques sur plusieurs de ses sites. Exemple : https://librairie.ademe.fr/energies/4520-recuperation-de-chaleur-fatale-sur-les-condensats-sodes-a-fos-sur-mer-13.html
3. Elkem Silicones (Saint-Fons)
Possibilité de récupérer de la chaleur issue des unités de synthèse chimique.
Note Elkem a déjà travaillé sur la fourniture de chaleur fatale à l’étranger : https://www.elkem.com/fr/developpement-durable/production-durable/recuperation-energie/
4. Solvay (Belle-Étoile / Saint-Fons)
Le groupe Solvay possède plusieurs unités dans la zone, notamment pour la production de polyamide (nylon). Possibilité de récupération de chaleur fatale issue des tours de refroidissement.
Note : la récupération de chaleur fatale avec Solvay est déjà effective à Genoble et en projet à Collonges-au-Mont-d'Or
5. TotalEnergies (Plateforme de Feyzin)
Possibilité de récupération d’un énorme potentiel de chaleur des fumées des fours et des unités de distillation.
6. Domo Chemicals (Saint-Fons) : Spécialisé dans les polymères (Nylon 6 et 6.6). Les unités de polymérisation sont de grandes productrices de chaleur résiduelle.
7. JTEKT (Irigny) : Juste au sud de la commune, cette usine de systèmes de direction automobile dispose de processus de traitement thermique. Possibilité de récupération de chaleur fatale sur air comprimé ou sur fours de traitement.
Contribution n°450 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 08h35
Contribution n°449 (Web)
Déposée le 24 février 2026 à 08h20
Qualifier les interrogations exprimées comme relevant de « réactions personnelles loin des intérêts collectifs » me paraît réducteur.
Les questions soulevées dans cette enquête portent notamment sur :
• la temporalité réelle du bilan carbone,
• l’évolution récente du puits forestier,
• les émissions atmosphériques locales,
• la robustesse du modèle économique présenté au sujet duquel je déposerais une prochaine contribution
Il ne s’agit pas d’opinions, mais de sujets documentés par des organismes publics nationaux et internationaux.
Affirmer que les effets seraient « limités et acceptables » suppose justement que ces éléments aient été pleinement analysés et débattus. Or c’est précisément l’objet des très nombreuses contributions techniques déposées : vérifier que l’acceptabilité repose sur des données complètes, transparentes et contradictoires.
La transition énergétique est effectivement nécessaire.
Mais la nécessité d’agir ne dispense pas d’évaluer rigoureusement les moyens choisis.
Soutenir un projet est respectable, interroger ses fondements l’est tout autant.
Un débat public gagne toujours à distinguer les convictions des démonstrations.
Meilleurs sentiments
Contribution n°448 (Orale)
Déposée le 24 février 2026 à 00h19
(voir en complément de l''étude Evadies -expertise en santé environnementale)
CHAUFFERIE DE COMBUSTION DE BIOMASSE : RISQUE SANITAIRE
Un argumentaire critique de
1/ QU’EST CE QUE L’EXCÈS DE RISQUE INDIVIDUEL (ERI) : pour une pathologie donnée et pour une exposition donnée. ERI = concentration × VTR (valeurs toxiques de référence). L’ERI est la probabilité supplémentaire de développer un effet sanitaire au cours d’une vie du fait de l’exposition étudiée. Les données présentées concernent l’ERI pour le risque de présenter un décès précoce associé à un cancer du poumon. Ce risque doit être inférieur à 10 puissance −6 pour un niveau cible protecteur. Solev utilise un seuil de 10 puissance −5. Néanmoins, le seuil de 10 puissance −5 pour les particules fines utilisé par Solev est discutable : les particules ne sont pas des cancérogènes linéaires simples, les comparer à un seuil strictement inférieur à 10 puissance −5 est donc méthodologiquement fragile. L’ANSES 2025 indique qu’il n’existe pas, à ce jour, de consensus scientifique permettant de définir un niveau d’exposition aux particules fines (PM2.5) qui pourrait être considéré comme acceptable. Autrement dit, aucune valeur seuil ne peut être retenue comme garantissant l’absence de risque sanitaire. L’étude des risques sanitaires étudie également le QD : quotient de danger. Rapport de la dose d’exposition d’un individu par la valeur toxique de référence (VTR) de cette molécule sans effet estimée (QD < 1). Si la valeur du QD dépasse la valeur de 1, des effets sont susceptibles de se produire. Le QD est employé pour les effets à seuil de dose.
2/ LA REPONSE DE SOLEV EN PAGE 8 : « En considérant une concentration moyenne annuelle d’exposition aux PM2.5 mesurée par Atmo AURA à la station Gerland en 2024 et en 2025 de 10 microgrammes/M3 (fonction paramétrique), l’ERI calculé serait de 8.8 10-2 par rapport à une concentration de fond en PM 2.5 de ( microgramme/m 3. Autrement dit, cela correspond à environ 9 cas supplémentaires pour 100 habitants exposés par rapport à la population exposée à une concentration de 5 microgrammes /m3. l’exposition « aux seules émissions de la chaufferie » sur la durée de fonctionnement envisagée « conduirait à 5 cas supplémentaires pour 10 000 habitants exposés par rapport à une population non exposée aux effets du site »
3/ LE BILAN DES FLUX DE POLLUANTS ÉMIS PAR LES 2 CHAUDIÈRES BIOMASSE est établi sur une liste de 44 substances dont des Composés Organiques Volatiles non-méthaniques et des éléments de traces métalliques de la page 64.
4/ LA DURÉE D’EXPOSITION : la durée de vie entière de 30 ans est retenue dans l’évaluation des risques sanitaires (pollution ambiante existante). Annexe 19, p. 69
5/ LES QUOTIENTS DE DANGERS POUR LES SUBSTANCES À EFFETS À SEUIL DE DOSE : supérieur ou égal à 1 signifie que les personnes exposées peuvent développer l’effet sanitaire indésirable associé à la valeur toxicologique de référence
6/ L’EXCÈS DE RISQUE INDIVIDUEL POUR LES SUBSTANCES À EFFETS SANS SEUIL DE DOSE : page 76 : on calcule un excès de risque individuel de développer l’effet associé à la valeur toxicologique de référence (appelée aussi excès de risque sanitaire ; l’excès de risque individuel représente pour les individus exposés, la probabilité supplémentaire de survenue de l’effet néfaste (comme un cancer) induit par l’exposition à la substance considérée durant la vie entière.
7/ LE TABLEAU 46 : DÉTERMINATION DES EXCÈS DE RISQUES INDIVIDUELS : p. 81 annexe 19 : présente les excès de risques individuels (ERI) calculés pour l’ensemble des substances cancérogènes. Les risques cumulés our les effets à seuil de dose sont mentionnés au 5.5.6.1. risques aigues. Selon les différentes valeurs toxicologiques de référence prises en compte dans le cadre de l’étude, 3 systèmes cibles différents sont présentés tableau 49.
8/ LE TABLEAU 49 SOMMES DE COEFFICIENTS DE DANGERS QD AIGUS SELON LE SYSTEME CIBLE présente, pour trois systèmes cibles (respiratoire, nerveux, reproductif & développemental), les sommes des QD aigus des substances ayant un effet aigu sur ces organes, dans un scénario majorant pour les habitants. Pour le système respiratoire, le quotient de danger aigu est supérieure à 1, ce qui signifie que des effets aigus ne peuvent être exclus. Cela indique que l’exposition réelle, cumulant plusieurs substances et plusieurs systèmes peut dépasser les seuils sanitaires protecteurs, même si une substance prise isolément présente un QD aigu < 1.
.
9/ LE TABLEAU 51 D’ESTIMATION DES RISQUES CUMULÉS SANS SEUIL : annexe 19 p. 84. Estime des risques cumulés sans seuil sur deux voies d’exposition : la voie respiratoire et la voie orale : excès de risque individuel population général. D’après les données dans le tableau 51, les risques chroniques cumulées sans seuil de doses induits pour les seules émissions qui seraient émis par l’installation, et pour les 2 voies respiratoires confondues sont susceptibles d’approcher (pour la voie orale) et de dépasser (pour la voie respiratoire) la valeur seuil de 1 × 10⁻⁵ . L’excès de risque individuel obtenu pour les PM2.25 n’a pas été inclus dans cette somme conformément aux commentaires du chapitre 5.5.42.
RISQUES SANITAIRES AVERE car
- somme d’ERI cancérigènes (hors PM2.5) ≈ 2,2E-05 (donc >1E-5). Annexe-19-p-84-85 ;
- excès de risques individuels (ERI), exposition chronique PM2.5 pour la survenue d’un cancer du poumon= 4,7E-04 — valeur très élevée au regard des repères habituels, même si l’étude dit qu’il n’existe pas de consensus. Annexe-19- p 81.
Les risques sanitaires sont caractérisés uniquement sur la contribution du projet et sans intégrer l’exposition “de fond” (pollution ambiante existante). annexe-19, p.76. voir cependant l'annexe 19 EVADIES sur ce point ?
L’étude conclut QD<1 et ERI<1E-5 en analyse “par substance”, ce qui ne correspondra pas à l’exposition reelle à laquelle sera soumise un individu. En revanche, cumuls >1 (QD) et ~2,2E-5 (ERI) malgré l’exclusion de l’exposition de fond.
Donc cumul des risques supérieurs à 1 : quotient de dangers cumulé aigu respiratoire 1,6 (Annexe 19, p83)
QD cumulé exposition chronique 1.2 sur le système urinaire, rénal, respiratoire et nerveux (Annexe 19, p84)
le calcul Eri indique un ’EXCÈS DE RISQUE INDIVIDUEL ERI : risque sanitaire de l’ordre de 8 décès supplémentaires par cancer du poumon pour une population de 20 000 habitants pendant 30 ans (analyse en durée de vie entière).
Que dit l' annexe 19 interprétation de l’état du milieu dans le cadre du projet d’installation de chaufferie biomasse (bureau d’expertise en santé environnementale EVADIES du 12.12.24 pour Numtech)