Les contributions

Contribution n°153 (Web)

Anonyme
Déposée le 26 janvier 2026 à 13h03
La chaufferie biomasse, à bois pose un problème de santé publique ainsi que le démontrent de nombreuses études citées dans les contributions [...]
La chaufferie biomasse, à bois pose un problème de santé publique ainsi que le démontrent de nombreuses études citées dans les contributions précédentes. Ce sont des personnes qualifiées, des médecins et des chercheurs qui nous alertent et non pas de vulgaires complotistes comme certains seraient tenter de le croire.
C’est une raison majeure pour que ce projet soit retiré, dans la mesure où aucune avancée technologique actuelle permette une filtration certaine des nanoparticules.
Un autre point est sujet à questionnement :
- Dans leurs interventions publiques de 2024, Les élus de la Métropole ont largement sanctifié le bois comme une énergie renouvelable, sur laquelle on pourrait puiser abondamment et localement (à moins de 150kms).
Or, lorsqu’on regarde de plus près les forêts sont fragilisées et sujettes au changement climatique qui malheureusement impacte, qu’on le veuille ou non nos forêts et donc les ressources en bois énergie. Qui plus est, ce même changement climatique va en s’accélérant.
ci-dessous, source ONF-2025 :
« Les forêts publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes sont de plus en plus exposées aux effets du changement climatique : sécheresses répétées, tempêtes, dépérissements et attaques parasitaires. Ces phénomènes touchent particulièrement les départements de l'Allier, de l’Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie, où les peuplements forestiers sont mis à rude épreuve. »
Tout laisse à penser qu’il va falloir sérieusement préserver cette denrée qu’est le bois qui met de nombreuses années avant de se renouveler.
Aussi le discours qu’on nous sert et qui laisse croire à une réserve inépuisable du bois paraît très angélique.
Question dont on attend des réponses de la part du maître d’ouvrage :
- Sur quelles projections temporelles, quelles études et quelles recherches se fonde-t-on pour penser disposer d’une ressource inépuisable dans la durée, au moins 25 ans prévu en délégation de service publique pour Coriance ?

- Est-ce que dans quelques années on ne devra pas écrouler ces « belles »cheminées de plus de 30 m, faute de combustible, à moins d'aller le chercher à l'autre bout du monde ,ce qui serait une vraie aberration écologique ?
- Entretemps, quel gâchis économique!

Autre point : N’est-il pas temps de penser sérieusement à un plan B, comme l’a d’ailleurs fait la Métropole pour les sites ou le projet a été retiré.
Aucune étude n’a été effectuée en matière de Géothermie : cela a été clairement indiqué par un représentant de la Métropole lors de la réunion publique du 13 janvier 2026.
Cela indique bien la précipitation qui a présidé à ce projet de chaufferie à bois et par ailleurs:
- pas de participation des habitants, ceux-ci étant juste mis à contribution une fois le projet de chaufferie décidé et enveloppé.
Dommage que les promoteurs de ce projet n’aient pas tiré partie des expériences récentes dans la métropole qui ont amené au retrait de ce type de projet, suite à un refus massif des habitants.
Il y a un adage simple mais vrai: Les mêmes causes produisent les mêmes effets!

Contribution n°152 (Web)

Anonyme
Déposée le 26 janvier 2026 à 13h02
La chaufferie biomasse, à bois pose un problème de santé publique ainsi que le démontrent de nombreuses études citées dans les contributions [...]
La chaufferie biomasse, à bois pose un problème de santé publique ainsi que le démontrent de nombreuses études citées dans les contributions précédentes. Ce sont des personnes qualifiées, des médecins et des chercheurs qui nous alertent et non pas de vulgaires complotistes comme certains seraient tenter de le croire.
C’est une raison majeure pour que ce projet soit retiré, dans la mesure où aucune avancée technologique actuelle permette une filtration certaine des nanoparticules.
Un autre point est sujet à questionnement :
- Dans leurs interventions publiques de 2024, Les élus de la Métropole ont largement sanctifié le bois comme une énergie renouvelable, sur laquelle on pourrait puiser abondamment et localement (à moins de 150kms).
Or, lorsqu’on regarde de plus près les forêts sont fragilisées et sujettes au changement climatique qui malheureusement impacte, qu’on le veuille ou non nos forêts et donc les ressources en bois énergie. Qui plus est, ce même changement climatique va en s’accélérant.
ci-dessous, source ONF-2025 :
« Les forêts publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes sont de plus en plus exposées aux effets du changement climatique : sécheresses répétées, tempêtes, dépérissements et attaques parasitaires. Ces phénomènes touchent particulièrement les départements de l'Allier, de l’Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie, où les peuplements forestiers sont mis à rude épreuve. »
Tout laisse à penser qu’il va falloir sérieusement préserver cette denrée qu’est le bois qui met de nombreuses années avant de se renouveler.
Aussi le discours qu’on nous sert et qui laisse croire à une réserve inépuisable du bois paraît très angélique.
Question dont on attend des réponses de la part du maître d’ouvrage :
- Sur quelles projections temporelles, quelles études et quelles recherches se fonde-t-on pour penser disposer d’une ressource inépuisable dans la durée, au moins 25 ans prévu en délégation de service publique pour Coriance ?

- Est-ce que dans quelques années on ne devra pas écrouler ces « belles »cheminées de plus de 30 m, faute de combustible, à moins d'aller le chercher à l'autre bout du monde ,ce qui serait une vraie aberration écologique ?
- Entretemps, quel gâchis économique!

Autre point : N’est-il pas temps de penser sérieusement à un plan B, comme l’a d’ailleurs fait la Métropole pour les sites ou le projet a été retiré.
Aucune étude n’a été effectuée en matière de Géothermie : cela a été clairement indiqué par un représentant de la Métropole lors de la réunion publique du 13 janvier 2026.
Cela indique bien la précipitation qui a présidé à ce projet de chaufferie à bois et par ailleurs:
- pas de participation des habitants, ceux-ci étant juste mis à contribution une fois le projet de chaufferie décidé et enveloppé.
Dommage que les promoteurs de ce projet n’aient pas tiré partie des expériences récentes dans la métropole qui ont amené au retrait de ce type de projet, suite à un refus massif des habitants.
Il y a un adage simple mais vrai: Les mêmes causes produisent les mêmes effets!

Contribution n°151 (Web)

Par Devic Perrine
Déposée le 26 janvier 2026 à 12h33
Une exposition aux particules fines augmente le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et aggrave la maladie des personnes [...]
Une exposition aux particules fines augmente le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et aggrave la maladie des personnes présentant déjà une SLA selon les données actuelles de la science (article en PJ).

L'étude (long-term exposure to air pollution and risk and prognosis of motor neuron disease, en PJ) publiée en ligne le 20 janvier 2026 dans Jama Neurology examine en effet l’association entre l’exposition prolongée à la pollution atmosphérique et le risque de maladies du motoneurone, en particulier la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ainsi que son impact sur le pronostic après le diagnostic.

Les auteurs ont conduit une étude cas-témoins réalisée à l’échelle nationale en Suède, reposant sur le registre des maladies neurodégénératives et plusieurs registres populationnels. Elle inclut 1 463 patients nouvellement diagnostiqués entre 2015 et 2023, dont 1 057 atteints de SLA, appariés à 7 310 témoins de la population générale, ainsi qu’une comparaison intrafamiliale impliquant 1 768 frères et sœurs de patients SLA. L’exposition à long terme aux particules fines (PM2,5, PM2,5-10, PM10) et au dioxyde d’azote a été estimée à partir de modèles spatio-temporels à haute résolution couvrant la période 2005-2019, intégrant données satellitaires, mesures au sol, caractéristiques du trafic et données météorologiques. Les expositions moyennes ont été calculées sur des fenêtres de 1, 3, 5 et 10 ans précédant la date d’index.

L’étude montre une association positive et cohérente entre l’exposition à l’ensemble des polluants étudiés et le risque de SLA. Dans la comparaison populationnelle, chaque augmentation d’un intervalle interquartile d’exposition sur 10 ans était associée à une augmentation du risque de SLA allant de 20 à 30 % selon le polluant. Ces associations étaient observées dès les périodes d’exposition courtes, mais apparaissaient plus marquées pour les expositions cumulées sur 10 ans, suggérant un effet dose-temps. Les résultats étaient globalement similaires dans la comparaison entre frères et sœurs, renforçant l’hypothèse d’un effet indépendant des facteurs familiaux génétiques ou environnementaux partagés.

Une exposition plus élevée aux PM10 et au N0 augmente le risque de SLA
Chez les patients atteints de SLA, une exposition plus élevée aux PM10 et au NO₂ avant le diagnostic était associée à une augmentation significative du risque de mortalité ou de recours à la ventilation invasive. Les associations les plus fortes concernaient l’exposition durant l’année précédant le diagnostic. Les analyses séparant mortalité et ventilation invasive suggéraient un effet potentiellement plus marqué sur le risque d’insuffisance respiratoire, bien que le nombre limité d’événements impose une interprétation prudente.

L’exposition prolongée aux particules fines était également associée à une progression fonctionnelle plus rapide après le diagnostic. Des niveaux élevés de PM sur 10 ans augmentaient la probabilité d’un déclin accéléré du score ALSFRS-R global, ainsi que des fonctions motrices et respiratoires, sans association significative avec la fonction bulbaire. Ces résultats étaient robustes dans les analyses de sensibilité, y compris en tenant compte d’un déclin non linéaire des scores fonctionnels.
L'exposition à la pollution accelère l'évolution donc de la SLA.

En conclusion, cette étude suggère que l’exposition chronique à la pollution atmosphérique, même à des niveaux relativement faibles, est associée non seulement à un risque accru de développer une SLA, mais aussi à une évolution plus défavorable après le diagnostic. Ces résultats renforcent l’hypothèse d’un rôle causal de la pollution atmosphérique dans la SLA et soulignent l’enjeu de santé publique que représente l’amélioration durable de la qualité de l’air pour la prévention et le pronostic des maladies neurodégénératives.

Est il raisonnable au vu des données actuelles de la science d'implanter une source de particules fines dans un bassin densément peuplé? Ce d'autant que la quantification des particules fines n'a pas été tracée et quantifiée par l'ARS (cf AVIS DE L'AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ (ARS) Avis du 21 novembre 2025) et que les sources principales des particules fines sont la combustion?

Document joint


Contribution n°150 (Web)

Par HUDECEK DIDIER
Déposée le 26 janvier 2026 à 12h24
En tant que citoyen directement concerné, je souhaite porter à la connaissance de tous plusieurs éléments issus de l’étude d’impact [...]
En tant que citoyen directement concerné, je souhaite porter à la connaissance de tous plusieurs éléments issus de l’étude d’impact sur la chaufferie biomasse de Vénissieux, avec un fonctionnement sensiblement similaire à la future chaufferie de Saint Genis Laval.

Il existe une étude portant sur l’influence de la chaufferie biomasse de Vénissieux sur l’environnement atmosphérique, réalisée par l’association Atmo (association de type loi 1901), disponible sur le site www.atmo-auvergne-rhonealpes.fr.
Les résultats issus de l’évaluation quantitative des particules fines PM10 et PM2,5 concluent à l’absence d’une influence spécifique et significative de la chaufferie sur son environnement immédiat. Pourtant, ces mêmes résultats confirment bien le rejet de particules fines dans l’atmosphère, des particules qui pénètrent directement dans les voies respiratoires et constituent un risque reconnu pour la santé humaine.
L’étude reconnaît par ailleurs un point fondamental : la seule mesure de la masse des particules fines est insuffisante pour évaluer l’impact réel d’une chaufferie biomasse sur l’environnement et la santé publique. La combustion du bois étant incomplète, elle génère de nombreux autres polluants, parfois bien plus toxiques, parmi lesquels :
• dioxines et furanes,
• composés organiques volatils (COV),
• hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),
• imbrûlés solides (suies, goudrons, charbons),
• substances dangereuses telles que le fluoranthène, le pyrène, le benzène, le mercure, l’arsenic ou le cadmium.
L’étude précise également que certains composés, comme le fluoranthène et le pyrène, ne peuvent pas être utilisés comme traceurs fiables. Les COV sont également émis de manière importante par la combustion du bois. À ce jour, seul le benzène fait l’objet d’une réglementation en air ambiant, ce qui laisse de nombreux polluants hors de tout cadre contraignant.
Plus inquiétant encore, lors de la campagne de mesures de 2023, les concentrations de benzo[a]pyrène relevées les 18 et 19 décembre se sont révélées supérieures aux normes sur les sites de Vénissieux nord, Vénissieux sud et sur la station fixe. Cette situation est attribuée à une faible dispersion atmosphérique (vents faibles et nuages bas). Or, ces conditions météorologiques correspondent précisément à une grande partie de la période hivernale, lorsque les chaufferies fonctionnent à plein régime. À cela s’ajoute l’accumulation d’autres sources de pollution – trafic routier, industries – contribuant à une dégradation durable de la qualité de l’air.
L’étude indique également que les capteurs de mesure ont été installés non pas dans des zones stratégiques, mais principalement en fonction de contraintes pratiques : accessibilité, alimentation électrique, surface disponible, sécurité et autorisations d’installation. Ces choix ont nécessairement influencé les résultats obtenus.
Les trois capteurs n’ont pas été positionnés dans l’axe des vents dominants, ce qui remet sérieusement en question la représentativité et la fiabilité des données collectées.
Le capteur nord, situé à environ 90 mètres au nord-nord-ouest de la chaufferie, est coincé entre deux bâtiments, limitant fortement la circulation de l’air.
Le capteur sud-est est implanté trop près de la chaufferie pour capter correctement la dispersion des polluants, et semble ne fournir des données exploitables qu’en l’absence de vent, comme cela a été observé les 18 et 19 décembre 2023.
Enfin, l’étude mentionne que, suite à des aléas techniques sur le capteur 3, installé à 550 mètres sur le toit d’une école (Vénissieux Péri), aucune donnée n’a pu être exploitée. Comme par hasard, le seul capteur situé à proximité d’une école.
L’ensemble de ces constats soulève de graves interrogations sur la transparence, la fiabilité et la sincérité de cette étude réalisée par ATMO. Comment accepter un projet d’une telle ampleur, aux conséquences sanitaires potentielles majeures, fondé sur des données partielles, biaisées et incomplètes ?
Nous refusons qu’un projet aussi destructeur pour la santé publique soit imposé aux habitants sur la base d’analyses insuffisantes. Cette usine « à gaz », pardon « à bois », présentée comme un projet écologique exemplaire, risque en réalité d’aggraver la situation sanitaire : à court terme, elle contribuera à saturer davantage nos hôpitaux ; à long terme, elle remplira nos cimetières, tant les conséquences pour les populations exposées pourraient être irréversibles.
À cela s’ajoute une réalité souvent passée sous silence : la dépréciation inévitable de la valeur de nos biens immobiliers, fruits de toute une vie de travail. Qui assumera ce préjudice ?
Pour toutes ces raisons, ce projet doit être purement et simplement abandonné.
Nous n’en voulons pas.
Ni ici, ni ailleurs.

Contribution n°149 (Web)

Par FORZANI René
Déposée le 26 janvier 2026 à 12h01
Dans la contribution 142 je disais : "l’idéal étant probablement l’isolation pour un investissement donné.
Voici donc un document [...]
Dans la contribution 142 je disais : "l’idéal étant probablement l’isolation pour un investissement donné.
Voici donc un document qui traite du sujet".

Le bâtiment bien isolé n’a presque plus besoin d’énergie, donc moins de CO₂ et moins de polluants.
Chaque euro mis dans l’isolation évite des euros à vie en énergie, en pollution et en conflits locaux.
L’isolation évite l’énergie, la biomasse tente de la verdir.
La politique énergétique la plus efficace est celle qui supprime le besoin d’énergie.
Le réseau biomasse traite le symptôme (l’énergie), l’isolation traite la cause (le besoin).
Il est techniquement, économiquement et environnementalement rationnel de considérer la rénovation thermique performante du bâti comme une condition préalable à tout projet de réseau de chaleur biomasse.
La priorité donnée à l’isolation des bâtiments est cohérente à la fois avec les objectifs climatiques et avec la protection de la santé publique locale.
Une infrastructure biomasse crée une exposition locale durable, alors que l’isolation crée un bénéfice sanitaire diffus, irréversible et cumulatif sur plusieurs décennies.
Un réseau de chaleur biomasse, même conforme aux normes, reste une installation de combustion.
Les filtres réduisent, ils n’éliminent pas. Il subsiste toujours des émissions résiduelles, en particulier en PM₂.₅, pour lesquelles il n’existe pas de seuil sanitaire sans effet. Toute réduction de concentration améliore la santé publique. Chaque microgramme en moins améliore la santé des populations, et chaque microgramme en plus l’aggrave.
Le carbone agit à l’échelle du climat ; les particules agissent directement sur les poumons, le cœur et le cerveau.
Les normes fixent un maximum acceptable, pas un niveau sans risque.
Certes les émissions sont faibles par rapport au trafic routier mais il est diffus, la chaufferie est une source ponctuelle.
Les bénéfices sanitaires de la réduction des particules fines dépassent souvent, à moyen terme, les seuls bénéfices climatiques
En santé publique, on évite l’exposition avant de chercher à la compenser. La stratégie la plus robuste est toujours celle qui évite l’exposition plutôt que celle qui tente de la maîtriser. La proximité et la répétition de l’exposition comptent autant que la quantité totale.
Les effets des PM₂.₅ sont parmi les mieux documentés en santé environnementale. Ce n’est pas une hypothèse, c’est un consensus scientifique.
Une seule source fixe suffit à créer une exposition locale durable. La santé publique raisonne en exposition répétée.
Et n’oublions pas les NOx

Document joint


Contribution n°148 (Web)

Par Accica Paolo
Déposée le 26 janvier 2026 à 11h14
Bonjour,

mes "collègues" de contribution ayant déjà parfaitement bien résumé et documenté les risques sanitaires, j'ai souhaité approfondir [...]
Bonjour,

mes "collègues" de contribution ayant déjà parfaitement bien résumé et documenté les risques sanitaires, j'ai souhaité approfondir l'aspect concernant la perte de la valeur immobilière.

Cette estimation s’appuie sur les données techniques disponibles concernant les nuisances générées par les chaufferies biomasse, sur les références immobilières locales (prix moyen entre 3000 et 3 500 €/m² dans ce secteur), ainsi que sur les méthodes d’évaluation utilisées par les experts en préjudice immobilier.

1. Contexte du projet et proximité immédiate:

La future chaufferie biomasse prévue dans le quartier des Collonges constitue une installation industrielle de production de chaleur utilisant la combustion de bois.
Mon logement se situe à environ 100 mètres du site retenu, ce qui correspond à une zone d’exposition directe aux nuisances identifiées dans les études techniques françaises et internationales.

À cette distance, les impacts potentiels sont significatifs :

perception visuelle de l’installation et de ses cheminées,

émissions atmosphériques (particules fines et ultrafines, NOx),

nuisances olfactives,

bruit des ventilateurs et systèmes d’extraction,

trafic de camions pour l’approvisionnement,

inquiétudes sanitaires exprimées par les riverains dans des cas similaires.

2. Références techniques sur les nuisances des chaufferies biomasse:

Les études menées par AirParif, ATMO Auvergne‑Rhône‑Alpes, Air Pays de la Loire, ainsi que des travaux internationaux (Canada, Allemagne) montrent que les chaufferies biomasse génèrent :

des pics de pollution locale,

des panaches visibles selon la météo,

des odeurs récurrentes,

un bruit continu,

une augmentation du trafic poids lourds.

Ces éléments constituent des troubles anormaux de voisinage lorsqu’ils affectent durablement la qualité de vie.

3. Impact sur la valeur immobilière :

Les experts immobiliers retiennent généralement les fourchettes suivantes :

5 à 10 % : nuisance visuelle ou sonore modérée,

10 à 20 % : nuisance industrielle avérée (fumées, odeurs, bruit),

20 à 30 % : nuisance permanente et installation située à moins de 150 mètres.

La présence d’une installation industrielle lourde dans un quartier résidentiel entraîne systématiquement :

une baisse de l’attractivité du secteur,

une réduction du nombre d’acquéreurs,

une négociation à la baisse lors des ventes,

une dégradation de l’image du quartier.

Application au cas de mon appartement (environ 100 mètre du site):

Avec un prix local compris entre 3 000 et 3 500 €/m², la valeur actuelle d’un appartement de 77,6 m² se situe entre :

232 800 € (3 000 €/m²)

271 600 € (3 500 €/m²)

Compte tenu de la proximité immédiate (100 m) et des nuisances prévisibles, la dépréciation estimée est comprise entre 15 % et 25 %, soit une perte de :

34 900 € à 58 000 € (si valeur initiale 232 800 €)

40 700 € à 67 900 € (si valeur initiale 271 600 €)

5. Impact estimé sur les autres habitations du quartier

La dépréciation varie selon la distance à la chaufferie :

a) Habitations situées entre 50 et 150 mètres
Dépréciation estimée : 15 % à 25 %.

b) Habitations situées entre 150 et 300 mètres
Dépréciation estimée : 5 % à 12 %.

c) Habitations situées entre 300 et 500 mètres
Dépréciation estimée : 2 % à 5 %.

d) Conséquences globales sur le quartier
Baisse de l’attractivité, ralentissement des transactions, pression à la baisse sur les prix, image dégradée du secteur des Collonges (comme s'il fallait en rajouter) .

Ainsi, l’ensemble du périmètre résidentiel autour de la chaufferie est susceptible de subir une dévalorisation immobilière collective, proportionnelle à la distance et à l’exposition aux nuisances.

6. Conclusion
L’implantation d’une chaufferie biomasse constitue un facteur de dépréciation immobilière majeur, documenté par les études techniques et les pratiques d’expertise immobilière.

Cette situation entraîne :

une baisse prévisible de la valeur vénale de nos biens,

une dévalorisation du quartier dans son ensemble,

un préjudice patrimonial significatif pour les habitants les plus proches.

Je sollicite donc que cette étude soit prise en compte dans l’analyse globale du projet, et qu’une réflexion soit engagée sur les mesures compensatoires

Contribution n°147 (Web)

Anonyme
Déposée le 25 janvier 2026 à 22h36
Dans son bulletin municipal, la mairie communique sur les préoccupations de santé (création d'une maison de santé) et écologiques. [...]
Dans son bulletin municipal, la mairie communique sur les préoccupations de santé (création d'une maison de santé) et écologiques. N'est-ce pas totalement antinomique de soutenir un rel projet dans une zone où la qualité de l'air est déjà problématique ? NON à un projet qui va nécessairement avoir un impact sur la santé des habitants.

Contribution n°146 (Web)

Anonyme
Déposée le 25 janvier 2026 à 21h15
Le lieu de cette chaufferie me pose question... juste à côté d’une école et d'habitations
Quels sont les risques pour la santé ?

Contribution n°145 (Web)

Anonyme
Déposée le 25 janvier 2026 à 20h32
Les Collonges, le quartier politique de ville !!
Quartier où les courses poursuites et les tirs de mortiers sont plus que réguliers [...]
Les Collonges, le quartier politique de ville !!
Quartier où les courses poursuites et les tirs de mortiers sont plus que réguliers ... Il se passera quoi quand un tir tombera "par accident" sur la chaufferie ?

Contribution n°144 (Web)

Anonyme
Déposée le 25 janvier 2026 à 19h08
Fermement opposé à ce projet qui sera situé dans un quartier qui en subira les conséquences (acoustique, sanitaire, esthétique, trafic [...]
Fermement opposé à ce projet qui sera situé dans un quartier qui en subira les conséquences (acoustique, sanitaire, esthétique, trafic routier...) mais qui ne bénéficiera pas de la ressource énergétique produite ! (comme détaillé en page 87 du rapport Rapport ECO2449-01 ).

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