Les contributions

Contribution n°173 (Web)

Par PRIME Marie-Claire
Déposée le 27 janvier 2026 à 23h24
Séance du Conseil de la Métropole du 29 janvier 2024 : https://www.youtube.com/live/vNSVSDnP1ds?si=xWEAnv14tfqcXbjk

Ecoute de la [...]
Séance du Conseil de la Métropole du 29 janvier 2024 : https://www.youtube.com/live/vNSVSDnP1ds?si=xWEAnv14tfqcXbjk

Ecoute de la délibération N° 2549 sur la Délégation de Service Public pour le réseau de chauffage urbain à partir de 5 :00 et 5:41.
Comme l’a déjà très clairement exposé la Contribution n°169, il y avait 2 offres concurrentes : Coriance et IDEX.
On apprend dans les premières minutes que l’offre tarifaire de Coriance « semble beaucoup plus volatile aux cours mondiaux de l’ énergie que celle portée par Idex » et que cette instabilité sera directement supportée par les usagers raccordés au réseau et engagés pour 25 ans sans possibilité de faire jouer la concurrence.
Ce n’est donc ni la santé de nos concitoyens, ni la protection de leur pouvoir d’achat qui ont véritablement guidé le choix de la métropole.
Ce projet est d'une opacité totale
C’ est pourquoi je continue à être totalement opposée à ce projet de chaufferie bois à Saint Genis Laval
J’invite également les contributeurs à prendre le temps d’écouter cette délibération, particulièrement riche en informations.

Contribution n°172 (Web)

Anonyme
Déposée le 27 janvier 2026 à 21h19
L'implantation d'une telle chaufferie bois en face des écoles Guilloux et des habitations est extrémement inquiétante. Inquiétant [...]
L'implantation d'une telle chaufferie bois en face des écoles Guilloux et des habitations est extrémement inquiétante. Inquiétant au point de vue des nuisances que cela va occasionner : nuisances sonores, trafic routier qui se rajoute à la circulation actuelle bien dense, pollution aux particules fines et ultra fines. Qu'elle assurance avons nous que les bois brûlés seront non traités et propres ? ? Il s'agit bien d'une réserve du conseil municipal..
Risque d'incendie : des tirs de mortiers sont fréquents dans ce quartier... comment avoir l'assurance qu'elle ne sera pas visée et vandalisée ? Comment sera t'elle protégée ?
Aussi près des habitants, cela me paraît bien inconscient de l'implanter à cet endroit.
SOLEV minimise les risques et il manque de nombreuses mesures non faites. Je crains pour notre environnement et notre santé avant tout. La dépréciation immobiliére egalement. La légérete et l'inconscience du conseil municipal qui est favorable à l'unanimité mais avec de nombreuses réserves tout de même. Il manque de nombreuses certitudes pour protéger les habitants et ne pas exposer les enfants à la toxicité des particules ultra fines et autre ... quid du Radon dans le sol que j'ai lu dans une contribution ?
Les témoignages de nombreux médecins qui mettent en garde de risques cancéreux !
Est-ce une volonté de sacrifier ce quartier ? Leur faire subir toutes les nuisances pour le bien des autres communes ? Comment peut on prendre autant de risques alors que cette chaudîere ne concernera que 15 % des st genois ?
Je ne veux pas de cette installation. Je suis en colére contre la municipalité actuelle, inconsciente. Effrayant.
Merci de notre attention.
Cordialement.

Contribution n°171 (Email)

Par riverain st genois
Déposée le 23 janvier 2026 à 16h34
Objet : Contributions - suite au projet de méga chaufferie bois à St genis Laval

Bonjour,

Je fais suite à la possibilité de déposer [...]
Objet : Contributions - suite au projet de méga chaufferie bois à St genis Laval

Bonjour,

Je fais suite à la possibilité de déposer des contributions en vue du projet de construction d'une méga chaufferie bois à st genis Laval.
Etant st genoise, et habitant à quelques mètres du lieu où ils souhaitent la construire, j'y suis pleinement opposée, et pour cause :


1. Nuisances sonores : Le fonctionnement continu d'une telle installation, ainsi que les livraisons régulières de bois par camions, risquent d'augmenter considérablement le niveau sonore dans le quartier. Cela pourrait affecter la qualité de vie des résidents, en particulier la nuit.
2. Approvisionnement en bois : Il est important de s'assurer que l'approvisionnement en bois sera durable et n'aggravera pas la déforestation locale. Quelles garanties avons-nous sur l'origine et la gestion durable du bois utilisé ?
3. Pollution de l'air : Les rejets de particules fines liés à la combustion du bois pourraient dégrader la qualité de l'air local. Quelles mesures précises sont prévues pour limiter ces émissions et assurer un contrôle régulier ?
4. Santé : Les personnes vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées ou souffrant de problèmes respiratoires, pourraient être particulièrement affectées par une éventuelle augmentation de la pollution atmosphérique. Une étude d'impact sanitaire a-t-elle été réalisée ? si oui, quels en sont les résultats ?
5. Environnement et cadre de vie : L'implantation d'une installation industrielle de cette taille risque de dénaturer le paysage et l'ambiance du quartier. Comment comptez-vous intégrer visuellement cette structure dans l'environnement existant ?
6. Risques : Quelles mesures de sécurité sont prévues pour prévenir et gérer les risques d'incendie ou d'explosion, étant donné la proximité de zones résidentielles ?
7. Valeur immobilière : La présence d'une telle installation pourrait avoir un impact négatif sur la valeur des biens immobiliers à proximité. Une étude a-t-elle été menée pour évaluer cet impact potentiel ?

Merci beaucoup pour vos actions contre la mise en place de cette chaufferie qui ne peut avoir lieu à st genis Laval !

Bien cordialement

Nadia LAMRIRI
Juriste

Email : nlamriri@aymingfp.com<mailto:nlamriri@aymingfp.com>

Etablissement Cassin
55 avenue René Cassin
69009 LYON

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Contribution n°170 (Web)

Par Allard Gilbert
Déposée le 27 janvier 2026 à 16h52
je serais present jeudi 29/01pour rencontrer la commissaire
en esperant que cette venue sur le site soit un temoignage réel de la [...]
je serais present jeudi 29/01pour rencontrer la commissaire
en esperant que cette venue sur le site soit un temoignage réel de la situation

Contribution n°169 (Web)

Par ANDRÉ Pierre
Déposée le 27 janvier 2026 à 16h49
Choix de Coriance pour la DSP
Séance du Conseil de la Métropole du 29janvier 2024 : https://www.youtube.com/live/vNSVSDnP1ds?si=xWEAnv14tfqcXbjk

Ecouter [...]
Choix de Coriance pour la DSP
Séance du Conseil de la Métropole du 29janvier 2024 : https://www.youtube.com/live/vNSVSDnP1ds?si=xWEAnv14tfqcXbjk

Ecouter la délibération N° 2549 sur la Délégation de Service Public pour le réseau de chauffage urbain entre 4:51 et 5:41.
Bon, 50 mn, c'est un peu long mais tellement instructif !
On y apprend qu'il y avait 2 offres concurrentes : Coriance et IDEX.

Simplement en ce qui concerne les rejets dans l'air, j'ai noté dans le débat :
NOx : rejets Coriance 250 mg/Nm3 et IDEX 85 mg/Nm3
Poussières : 10 mg pour Coriance et 6 mg pour IDEX

Cela vient conforter ma contribution N° 114 sur les NOx où je dis que Coriance a fait le choix à bas coût d'envoyer 37 tonnes/an de NOx dans l'air (c'est Solev qui publie ces chiffres) alors que la technique permet de faire nettement mieux.
IDEX avait probablement retenu le choix technique avec catalyseur et ne devait rejeter que 12 t dans l'air.

C'est également une réponse à la contribution N° 154 où un anonyme publie sans preuves "les émissions de NOX et de particules fines sont négligeables". Les 37 tonnes de rejet de NOx par an contribuent à alimenter un débat constructif où les Saint Genoise et St Genois qui lisent ces contributions pourront se faire une idée précise de ce qui tourne autour de ce projet.

Il y a d'autres points évoqués dans la délibération qui penchent en faveur d'IDEX, et je laisse d'autres contributeurs s'en emparer.
Je suis un scientifique, je me contente des faits prouvés où le comparatif IDEX / Coriance était nettement en faveur d'IDEX.
Visiblement ce n'est pas la santé de nos concitoyens qui a guidé le choix de la métropole, c'est bien dommage et c'est pourquoi je suis absolument opposé à ce projet de chaufferie biomasse à Saint Genis Laval.

Contribution n°168 (Web)

Par Pascale Pellet
Déposée le 27 janvier 2026 à 16h36
Ce projet de chaufferie bois me paraît absurde car proche d'une école, d'habitations, de crèches, de pharmacies et du quartier des [...]
Ce projet de chaufferie bois me paraît absurde car proche d'une école, d'habitations, de crèches, de pharmacies et du quartier des Collonges très commerçant et qui draine par conséquent beaucoup de monde.
Je rajouterai que cette chaufferie serait à moins d'un km d'un grand parc de Pierre Bénite, le Parc Lafontaine.
Ce parc est un véritable poumon vert du quartier du Perron. Il constitue un espace convivial très apprécié pour ses équipements (grand terrain pour jouer au foot, volley ball, badminton, etc., aire de jeux pour enfants, labyrinthe, tables de pique-nique, terrain de pétanque à l'ombre des arbres, aire de fitness en plein air).
De plus, chaque année, il accueille en septembre le festival de musique LES FRANCOPHONIDES, spectacle en plein air.
Ce parc est un très bel espace convivial, sportif, culturel pour enfants et adultes.
Ne gaspillons pas tous ces endroits précieux avec l'installation d'une chaufferie bois !

Contribution n°167 (Web)

Par FORZANI René
Déposée le 27 janvier 2026 à 15h03
J'ai lu dans dans la DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL Séance du : 25 novembre 202 ce qui suit :
"Concernant l’impact sur la pollution [...]
J'ai lu dans dans la DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL Séance du : 25 novembre 202 ce qui suit :
"Concernant l’impact sur la pollution de l’air, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air car la nouvelle chaufferie disposera de hautes technologies de filtration. Aussi, le taux de particules émises par logement sera moins élevé que pour les logements dotés d’un chauffage collectif ou individuel actuels. À titre indicatif, la chaufferie permettra à 14 500 logements d’être chauffés et émettra en particules fines l’équivalent de 20 cheminées individuelles. Les émissions de GES évitées annuellement sont de 23 000 tonnes équivalent CO2 par an par rapport à une solution de gaz individuel par immeuble".

Voici ma réponse aux éléments relatifs à la qualité de l’air et aux émissions :
Je prends acte des éléments avancés concernant l’impact du projet sur la qualité de l’air. Toutefois, plusieurs affirmations appellent des précisions et des réserves substantielles.
1. Sur l’argument des technologies de filtration
La présence de dispositifs de filtration performants ne signifie pas absence d’émissions. Même les meilleures technologies disponibles n’éliminent pas totalement les particules fines, ni les oxydes d’azote. Le projet conduit donc à une création nette d’émissions atmosphériques, concentrées en un point unique, ce qui constitue un changement de nature par rapport à la situation actuelle.
2. Sur la comparaison “par logement”
La comparaison d’émissions « par logement » est méthodologiquement discutable.
Du point de vue sanitaire et réglementaire, ce sont les concentrations locales dans l’air ambiant, l’exposition des populations et la proximité de zones sensibles qui sont pertinentes, et non une moyenne statistique rapportée à un nombre de logements.
3. Sur l’analogie avec “20 cheminées individuelles”
Cette analogie appelle prudence.
Les cheminées individuelles évoquées sont, dans la majorité des cas, des usages intermittents, alors que la chaufferie biomasse fonctionnera de manière continue et industrielle, avec des émissions quotidiennes et concentrées. Les effets sur l’air local ne sont donc pas comparables.
4. Sur la substitution au gaz
Le chauffage au gaz naturel présente des émissions de particules fines très faibles, voire négligeables à l’échelle locale. La substitution par une chaufferie biomasse entraîne mécaniquement une augmentation des émissions de particules et de NOx, même filtrées, ce qui ne peut être présenté comme un gain absolu pour la qualité de l’air.
5. Sur les émissions de gaz à effet de serre évitées
L’affirmation de 23 000 tonnes de CO₂ évitées par an repose sur une approche comptable du CO₂ dit « biogénique ». Or, d’un point de vue physique et climatique, le CO₂ émis à la cheminée a le même effet atmosphérique, et sa compensation par la forêt s’inscrit sur plusieurs décennies, dans un contexte de dégradation documentée des puits de carbone forestiers.

Conclusion
Ces éléments ne permettent pas de conclure de manière certaine à un impact positif sur la qualité de l’air, ni à un bénéfice climatique immédiat.
Ils justifient, a minima, une analyse plus rigoureuse, transparente et localisée des impacts sanitaires et environnementaux, conformément aux principes de prévention et de bonne information du public.
Cordialement

Contribution n°166 (Web)

Par ANSART Nora
Déposée le 27 janvier 2026 à 14h00
Le projet de réseau de chaleur urbain repose sur une chaufferie mixte biomasse / gaz implantée à environ 100 de mètres d’une école [...]
Le projet de réseau de chaleur urbain repose sur une chaufferie mixte biomasse / gaz implantée à environ 100 de mètres d’une école élémentaire, établissement accueillant une population particulièrement sensible (enfants âgés de 3 à 11 ans).

La combustion de biomasse et de gaz naturel génère des émissions atmosphériques (particules fines PM2,5, oxydes d’azote, composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques) reconnues pour leurs effets néfastes sur la santé respiratoire, en particulier chez les enfants dont le système pulmonaire est en développement.

Ces substances sont reconnues comme une cause d’aggravation de l’asthme, d’affections respiratoires chroniques, et de troubles cardiovasculaires, avec des impacts plus importants chez les enfants.

La seule conformité aux valeurs limites réglementaires analysées dans l’étude des Risques Sanitaires ne saurait garantir l’absence de risque sanitaire local, compte tenu :

• de la proximité immédiate d’un établissement scolaire et de la durée d’exposition prolongée en période scolaire

• du fonctionnement prolongé des installations en période de chauffe,

• et du caractère cumulatif des expositions aux autres sources de pollution de cette zone (PFAS, Vallée de la Chimie, trafic routier…).

Nous, riverains immédiats du projet, demandons que l’autorité compétente réclame en complément :

• une évaluation spécifique des concentrations au droit des écoles (réglementation qui vise à protéger les élèves contre les effets néfastes de la pollution) en fonction de la topographie et de la direction des vents et en fonction également des épisodes de dégradation de la qualité de l'air ambiant.

Si la chaufferie doit passer au gaz en cas d’épisodes de pollution de l'air, c'est bien qu'une chaufferie biomasse utilisant le bois comme combustible pollue...
Dès lors, comment justifier l’utilisation du bois comme combustible plutôt que de l'électricité décarbonée et qui ne pollue pas l'air ?

• la prise en compte explicite de l’exposition des enfants dans l’analyse sanitaire,

• et, le cas échéant, des prescriptions renforcées en matière de traitement des fumées et de surveillance de la qualité de l’air.


La centrale promet d'être aux normes règlementaires mais :

1. Que va-t-il se passer si des normes plus drastiques comme celles de l'OMS sont adoptées ?

2. Quel est le nombre annuel de tonnes de polluants émis par la centrale et quels sont-ils ? Existe- t'il une marge de manœuvre permettant des filtres plus performants permettant de filtrer les plus petites particules, les plus nocives pour la santé ?

3. Quelle sera la carburation des camions de livraison acheminant le bois ?

Merci d'apporter des éléments de réponse.

Contribution n°165 (Web)

Par FORZANI René
Déposée le 27 janvier 2026 à 13h27
En réponse à la contribution N° 154 (anonyme)
Je prends acte de cette contribution favorable au projet de chaufferie biomasse implantée à Saint-Genis-Laval, et je souhaite, à mon tour, apporter quelques éléments de réflexion complémentaires, dans un esprit de débat constructif.
Tout d’abord, je tiens à rappeler que la pluralité des points de vue fait partie intégrante d’une enquête publique. Les contributions favorables comme défavorables méritent d’être examinées avec la même attention, dès lors qu’elles s’appuient sur des éléments techniques et factuels.

1. Sur le caractère « renouvelable » de la biomasse
Il est exact que le bois est classé comme énergie renouvelable au sens réglementaire. Toutefois, cette qualification repose sur une hypothèse de renouvellement à long terme qui ne doit pas occulter la réalité climatique immédiate.
La combustion du bois émet du CO₂ en quantité importante à l’instant T. La compensation par la repousse forestière intervient sur plusieurs décennies, ce qui crée une dette carbone différée, reportée sur les générations futures. Ce point est aujourd’hui largement documenté dans la littérature scientifique.
Par ailleurs, les organismes publics chargés du suivi des forêts constatent une baisse très significative de la capacité d’absorption de CO₂ des forêts françaises au cours des dix dernières années, ce qui interroge la soutenabilité d’un développement massif du bois-énergie à grande échelle.

2. Sur la notion d’énergie « locale »
L’approvisionnement en biomasse est souvent présenté comme local. En pratique, les distances réelles d’approvisionnement observées sur de nombreux projets dépassent largement le périmètre de proximité évoqué, pouvant atteindre plusieurs centaines de kilomètres selon la disponibilité de la ressource.
Cette réalité logistique entraîne :
• des émissions liées au transport,
• une mise en concurrence entre territoires,
• et une dépendance accrue à une ressource dont la disponibilité n’est pas garantie à long terme.
La qualification de « circuit court » mérite donc d’être appréciée au regard de données concrètes et vérifiables propres au projet.

3. Comparaison avec le gaz et les émissions de CO₂
Il est important de rappeler que le CO₂ émis à la cheminée par une chaufferie biomasse est supérieur à celui émis par une chaudière gaz pour une même quantité d’énergie produite.
Si ces émissions sont qualifiées de « biogéniques » sur le plan comptable, cette distinction n’a aucun effet physique sur le climat, le CO₂ émis ayant le même impact atmosphérique.
Je partage en revanche l’analyse selon laquelle le GNL américain présente une empreinte carbone élevée, pouvant se rapprocher de celle du fioul, voire du charbon selon certaines hypothèses.

4. Performance énergétique et efficacité réelle
La comparaison avec des systèmes de chauffage individuels « souvent moins performants » mérite d’être nuancée.
Certaines chaudières gaz à condensation récentes présentent des rendements très élevés, bien supérieurs à ceux des chaudières biomasse fonctionnant avec du bois à forte humidité, paramètre qui n’est pas clairement documenté dans le dossier du projet.
Une analyse comparative rigoureuse, basée sur des rendements réels et non théoriques, serait nécessaire pour étayer cet argument.

5. Qualité de l’air et impacts sanitaires
Contrairement à ce qui est affirmé, le remplacement du gaz par du bois conduit mécaniquement à une augmentation des émissions de particules fines et d’oxydes d’azote, même avec des systèmes de filtration performants.
La centralisation des émissions sur un point unique, à proximité de zones habitées et d’établissements sensibles (écoles, hôpitaux, équipements publics), soulève des interrogations légitimes en matière de santé publique, largement évoquées dans de nombreuses autres contributions.

6. Continuité du service et résilience
Les réseaux de chaleur présentent l’avantage de la mutualisation, mais aussi le risque d’une dépendance à une installation centralisée.
En cas d’incident ou de maintenance lourde, les conséquences affectent simultanément un grand nombre d’usagers, comme cela a été observé sur d’autres réseaux de chaleur et pas plus tard qu’il y a 10 jours à Gerland où des personnes se sont retrouvées sans chauffage ni ECS alors que les minimas se situaient entre 0 et 1 degré.
Cet aspect mérite d’être pleinement intégré dans l’évaluation globale du projet.

7. Participation du public et transparence
Enfin, si la tenue d’une enquête publique constitue un cadre démocratique indispensable, il convient de noter que celle-ci est intervenue à un stade très avancé du projet, peu de temps avant le démarrage des travaux.
De nombreux acteurs locaux et riverains indiquent avoir été informés tardivement, ce qui alimente un sentiment de manque de transparence, indépendamment de la qualité formelle de la procédure.

Conclusion
En résumé, si l’objectif de transition énergétique est partagé, les modalités concrètes de ce projet soulèvent des questions techniques, environnementales et sanitaires sérieuses, qui méritent d’être examinées sans a priori.
Une approche réellement durable suppose d’évaluer non seulement les intentions affichées, mais aussi les impacts réels à court, moyen et long terme.

Cordialement

Réponse apportée

commissaire le 27 janvier 2026 à 15h20
Votre commissaire auprès du tribunal administratif de Lyon (ordonnance TA 25000274/69) a lu votre contribution. Elle sera prise en compte dans le cadre de la procédure administrative du chapitre unique AUTORISATION ENVIRONNEMENTALE du projet soumis à évaluation

Voici les notes de votre commissaire sur votre contribution n° 165 du 25 janvier 2026 :

1. critique de la soutenabilité du bois-énergie à grande échelle et du caractère dit « renouvelable » de la biomasse brûlée
2. appréciation du caractère "local" de l'approvisionnement en biomasse
3. CO₂ émis à la sortie d’une cheminée de chaufferie biomasse supérieur à celui émis par une chaudière gaz pour une même quantité d’énergie produite.
4. Nuancer la comparaison de la performance chauffage individuel/chauffage collectif en tenant compte du rendement très élevé des chaudières gaz à condensation.
4. 1 documenter le paramètre chaudière biomasse fonctionnant avec du bois à forte humidité (fonctionnement en mode dégradé)
4.2 comparer rendements réels avec chaudières à gaz nouvelle génération
5. impact sur la qualité de l'air de l'émission de particules fines et d’oxydes d’azote, même avec des systèmes de filtration performants.
6 évaluer le risque lié à la dépendance d'une installation centralisée (absence prolongée de chauffage) malgré l'avantage d'une installation mutualisée
7 travaux démarrés ? réponse du commissaire : non : il n’y a pas à ce jour de travaux commencés sur le terrain de 8136 m2 prévu pour construire et exploiter l’installation de combustion biomasse et gaz , projet soumis à évaluation environnementale et à consultation du public jusqu’au 8 avril 2026, 17h

Contribution n°164 (Web)

Anonyme
Déposée le 27 janvier 2026 à 12h24
Je me permets de rebondir sur la précédente contribution à laquelle je souscris pleinement.
Quid également de la quantification de [...]
Je me permets de rebondir sur la précédente contribution à laquelle je souscris pleinement.
Quid également de la quantification de l’émission de particules fines alors que l’entreprise en charge de la construction a confirmé lors de la réunion du 13 janvier, qu’il n’était pas possible de filtrer les particules fines à échelle industrielle et qu’aucun filtre de particules fines n’était prévu.

Je me permets également de faire remarquer que les rares personnes qui soutiennent le projet pensent, à tort, que les filtres utilisés sont capables de filtrer les particules fines. Il s’agit d’un déni majeur!

Non à ce projet dangereux pour la santé du bassin de population sud ouest lyonnais!

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