Contribution n°193 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 16h40
Ces particules fines sont de plus en plus reconnues comme facteur de risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC, HTA, diabète), pneumologiques (cancer, bronchite cronique obstructive, asthme), neurologiques (Parkinson, démence à corps de Lexy, maladie d'Alzheimer, démence fronto-temporale). Les autorités médicales recommandent des politiques environnementales permettant de diminuer le taux de ces particules fines.
A titre d'exemple, cet article publié en 2025 étudie de façon rétrospective le risque de développer une maladie de Parkinson en suivant pendant en moyenne 11 ans une grande population de 5 113 322 personnes saines (mean age 50.1±6.9 years, 47.3% men).
Les auteurs retrouvent une augmentation du risque de survenue de maladie de parkinson en cas d'exposition aux particules fines ( PM2.5 (Hazard Ratio 2.65 ), PM10 (HR 3.13 ), NO2 (HR 1.74 ). Le Hazard Ratio (HR) étant défini comme la survenue d'une maladie de Parkinson chez une population saine.
Au vu des nombreuses données scientifiques, il est évident que ce projet de chaufferie industrielle va impacter l'état de santé des habitants des communes environnantes et cela ne peut être accepté !
Document joint
Contribution n°192 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 16h23
En effet, même si je réside vers le lycée Descartes, en "hauteur" par rapport au projet, je constate que les taux de particules fines mesurées par les applications recommandées par les médecins (plume Labs, IQair) ne diffèrent que peu entre deux points éloignés de 1-2km, sans surprise.
En tant qu'ingénieur, je ne peux ignorer les données actuelles de la science. La pollution atmosphérique est la troisième cause de mortalité mondiale (Fuller R, Landrigan PJ, Balakrishnan K, et al. Pollution and health: a progress update. Lancet Planet Health 2022;6:e535–47.)
Je souhaite que mes proches (et de façon générale chaque individu) puisse grandir dans un environnement non dangereux pour leur santé.
La production de particules fines n'est pas une fatalité:
-il existe des alternatives "propres" telles que la géothermie, choisie pour Ste foy les Lyon.
-les bâtiments rénovés ou modernes consomment très peu d'énergie: notre maison de 214 m2 est chauffée par une pompe à chaleur, l'ensemble de la consommation mensuelle d'électricité de notre habitation ne dépassant pas 114 euros par mois...
Nous devons favoriser de tels projets pour ne pas compromettre la santé de chacun, des plus jeunes aux plus âgés.
Merci de veiller à ce que Saint Genis Laval reste une commune résidentielle agréable à vivre où la santé de chacun est protégée.
Bien cordialement
Contribution n°191 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 14h35
En effet, une implantation à distance de la zone utilisant la majorité du chauffage produit par la chaufferie implique une circulation d’eau supplémentaire, avec les pertes d’énergie qui en découlent. Il est peu commun d’implanter une source d’énergie en bout de réseau…
Par ailleurs, si le projet a été jugé trop polluant pour être implanté à oullins Pierre-Bénite ou la Mulatière, cela signifie qu’il ne faut pas l’implanter ailleurs, à fortiori à côté de trois écoles primaires, deux collèges et un lycée…
Enfin, le seuil de particules fines recommandé par l’organisation modèle de la santé est déjà fréquemment dépassé à saint Genis Laval comme en atteste l’application plume de surveillance de la pollution atmosphérique. L’organisation mondiale de la santé recommande de rabaisser les seuils autorisés de particules fines compte-tenu du risque sanitaire que la pollution atmosphérique engendre : risque, cardio-vasculaire, pneumologique, oncologique, neurologique. N’y a-t-il pas un paradoxe à construire une source de pollution supplémentaire de particules fines alors que l’organisation mondiale de la santé recommande de baisser les seuils autorisés en particules fines dans les agglomérations en 2030 ? Est-ce vraiment un projet durable ?
Contribution n°190 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 13h52
Contribution n°189 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 12h50
Contribution n°188 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 10h12
Document joint
Contribution n°187 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 10h04
Pour une bonne information des citoyens, il serait judicieux que les promoteurs du projet (métropole maître d'ouvrage) mette à disposition des informations concernant les travaux induits par la construction éventuelle de la chaufferie:
-il est prévu un réseau de 38 km et celà se traduira donc par des travaux importants sur la voirie:
- quels seront donc les impacts sur la circulation dans cette zône à forte densité de population?
quelles seront les voies urbaines impactées, sur quelle durée (mois ,années)?
- sur le plan économique:
Quel en sera le coût? et Qui paiera la facture de ces travaux spécifiques?
Merci par avance
Contribution n°186 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 09h57
- Notre lotissement est souvent inondé lors d’orages de grande intensité, inondations qui sont dues à la saturation des égouts de la commune. Le projet prévoit 22 150 m3 par an de rejet d’eau dans les canalisations existantes et nous sommes donc inquiets de l’augmentation du risque d’inondations dans nos logements. Nous avons déjà eu plusieurs épisodes d’inondations dues aux orages dans 4 maisons du lotissement en 2022 et 2023. Lors de l’un de ces épisodes, l’A450 avait elle aussi été inondée pour les mêmes raisons le 3 juin 2023.
https://www.leparisien.fr/meteo/orages-a-lyon-dimpressionnantes-inondations-apres-plus-dun-mois-de-pluie-tombe-en-deux-heures-04-06-2023-CLSGXNAPLRCFFPMWECOPKVD4BU.php
Nous nous interrogeons des risques du changement climatique sur l’augmentation des orages de forte intensité et de la capacité du réseau à absorber autant de pluie en plus des eaux usées déjà rejetées dans les égouts. Le volume qui serait rajouté par la chaufferie ne ferait qu’aggraver la situation. Nous vous rappelons que nous sommes déjà dans une zone inondable par la Mouche.
- Notre lotissement se situe dans un rayon de moins de 500m de la chaufferie prévue. Nos enfants sont scolarisés dans des établissements situés dans un rayon de :
o moins de 100m de la chaufferie (Collège Jean Giono, Ecole primaire Guilloux)
o moins de 500m (Ecole primaire Sainte Marie Saint Joseph)
o moins d’1Km (Collège Saint Thomas d’Aquin)
o moins d’1,5Km (Lycée Descartes).
Nous nous interrogeons sur notre santé et surtout celle de nos jeunes enfants. La qualité de l’air sera impactée par les rejets PM2.5 et PM1 de la chaufferie. Les études ont montré une augmentation de 8% du risque de cancer du poumon par tranche d’augmentation de 10µg par m3 de particules fines. Sans parler des impacts des particules fines sur les risques cardiovasculaires et neurodégénératifs (chiffres mentionnés par le Dr Romestaing lors de la réunion publique du 13 Janvier, issues d’études faites par Le Centre Leon Bérard de Lyon, qui alerte sur le lien entre augmentation des particules fines dans l’air et risque de cancer basé sur les dernières études récentes sur le sujet https://www.cancer-environnement.fr/fiches/expositions-environnementales/particules-dans-lair/).
Le chauffage au bois individuel est une source importante d’émission de particules PM10 et PM2.5, pointée du doigt (https://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/12082024-ppa69-dp_vf.pdf). Hors, il n’est pas mentionné dans le dossier le nombre de logements individuels qui pourraient bénéficier d’un raccordement à la chaufferie biomasse. Notre lotissement, dont l’ensemble des maisons a un système de chauffage au gaz, et pourtant situé à moins de 500 m de la chaufferie, ne pourra par exemple pas en bénéficier d’après ce qui nous a été dit lors d’une précédente réunion publique. De même, seule 15% seulement de la chaleur produite par la chaufferie bénéficiera à la ville de Saint Genis Laval, alors que les Saint Genois subiront en revanche 100% de risques et effets indésirables de cette chaufferie. Enfin, si la chaleur créée par la chaufferie ne bénéficie pas à un maximum d’habitations locales, nous ne comprenons pas bien comment la qualité de l’air de notre ville pourrait être améliorée par ce projet… Elle sera au contraire dégradée, puisqu’il y aura davantage de particules fines produites sans diminution de celles qui existent déjà.
- Nous nous interrogeons aussi sur le risque important d’incendie et d’explosion. En août 2025, un incendie à la chaufferie de Pierrelatte a duré 5 jours. Une explosion d’une des trois chambres de combustions ou du local de la chaudière gaz de la chaufferie prévue sortiraient des limites du site.
https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2025/08/20/incendie-sur-le-site-de-la-chaufferie-biomasse-de-pierrelatte-une-semaine-apres-le-feu-maitrise-mais-continue
Nous habitons déjà dans une zone élevée de risque SEVESO.
- Nous sommes inquiets aussi du risque de dévaluation des biens immobiliers situés dans une zone proche d’une chaufferie biomasse pour toutes les raisons évoquées ci-dessus.
- Depuis l’arrivée du métro, il y a une augmentation de la circulation sur le chemin de la citadelle. Nous nous interrogeons de l’impact de la circulation de camions supplémentaires dans une zone proche.
Nous sommes surpris que d’autres implantations ou alternatives n’aient pas été envisagées et qu’un tel projet avec les risques encourus (en particulier incendies/explosions) soit envisagé en bordure d’un quartier résidentiel. Dans le rapport de la MRAE, il est indiqué p.24 (paragraphe 2.2) que le terrain devait être « préférentiellement situé en zone d’activités ou industrielle, éloigné des habitations ». Il est pourtant difficile de faire plus proche des habitations que le terrain choisi. Nous attendons de la part du Grand Lyon, des propositions plus adéquates pour le chauffage urbain et des réponses à nos interrogations.
Nous souhaitons également souligner les manquements déjà apparents de la société Coriance, qui devait répondre aux commentaires de la MRAE avant l’ouverture de l’enquête publique, réponses qui se font toujours attendre.
Documents joints
Contribution n°185 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 07h50
Il est donc assez cohérent que les habitants à proximité dans une zone très dense avec des vents importants soient en total désaccord avec un projet qui (i) augmentera la pollution et (ii) dont ils ne bénéficieront pas !
Je passe le fait que chauffer « à moindre coût » (car pollution, arbre en moins circulation etc.) des bâtiments municipaux hors d’âge non isolés (Ecole, gymnase) ou les habitations collectives est une aberration.
Enfin, même si l’élément de langage « cela ne polluera pas plus que 20 cheminées individuelles » est facile à retenir, il est faux car les 20 cheminées individuelles seront toujours présentes et celles ci ne fonctionnent pas de façon continue.
Quand on regarde le 1er dossier tel qu’il a été présenté en 2023 et 2024 par la société il est très clair que de nombreuses zones d’ombre étaient présentes et il n’est donc pas possible que les élus aient pu se prononcer en ayant une vision claire….
Contribution n°184 (Web)
Déposée le 28 janvier 2026 à 18h11
Le titre est évocateur : je m’attends donc à y trouver des réponses précises.
Nous avons un document de 14 pages, et d’après l’en tête, il s’agit de la version n°3.
Or, plusieurs points posent questions :
• 2 — ENJEUX DU RÉSEAU SUD OUEST LYONNAIS (page 3)
On nous annonce un objectif de –20 % de consommation d’énergie d’ici 2030.
Sauf que l’année de référence retenue est 2013, probablement l’une des années les plus consommatrices.
Autrement dit : l’objectif sera atteint mécaniquement, même sans effort majeur, puisque 17 ans se seront écoulés et que la sobriété énergétique a déjà progressé depuis longtemps.
Deuxième objectif : +17 % d’énergies renouvelables.
Mais une question cruciale se pose :
Que se passe-t-il si, d’ici 2030, le bois énergie n’est plus considéré comme une énergie renouvelable ?
Ce n’est pas une hypothèse irréaliste à l’échelle européenne, et aucune analyse n’est fournie.
• 3 — DÉFINITION DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT (page 4)
Figure 1 : évolution des consommations des abonnés par usage
Je m’interroge sérieusement sur cet histogramme.
1er constat :
Entre 2030 et 2048, on observe quasiment aucune baisse de la consommation.
Où est passée la sobriété énergétique ?
2e constat :
En 2049, la consommation s’effondre brutalement. Pourquoi ?
Tentative de cohérence avec la neutralité carbone en 2050 ?
Hypothèse d’un exode massif des abonnés ?
Aucune explication ne figure dans ce document pourtant présenté comme une « analyse ».
• Article 4.1.3 (page 6)
On y trouve un visuel ou un tableau sans aucune explication de lecture, ni commentaire, ni synthèse à la suite.
Je ne comprends pas son utilité dans un document censé apporter des éclairages chiffrés.
• Article 4.2.3 (page 9)— Inconvénients
On y lit : « sensibilité au prix de l’électricité ».
Je ne comprends pas cette affirmation.
En France, l’électricité est la plus réglementée des énergies, précisément pour protéger le consommateur contre les fluctuations excessives.
Après l’ARENH, un nouveau mécanisme (VNU) va d’ailleurs entrer en vigueur pour stabiliser davantage les revenus et les prix.
Présenter l’électricité comme l’énergie la plus « sensible » n’est donc pas cohérent.
Lien : https://www.cre.fr/electricite/marche-de-detail-de-lelectricite/vnu-estimation-des-revenus-nucleaires-dedf.html
• Article 4.3 — Biomasse
Avantages listés : « prix compétitifs et stables ».
Là encore, je ne comprends pas.
En 2024, le prix du bois a augmenté d’au moins 10 %. La tendance sur 2025 serait identique env 8,5%
Il n’existe aucun mécanisme de régulation du prix du bois.
Il est donc entièrement exposé à la volatilité des marchés.
Le document affirme donc un avantage qui n’existe pas.
Lien : https://www.cnpf.fr/actualites/indicateur-2025-du-prix-de-vente-des-bois-sur-pied-en-foret-privee#:~:text=Les%20prix%20progressent%20de%2010,%C3%A9galement%20leur%20%C3%A9pingle%20du%20jeu.
Inconvénient : « émissions atmosphériques ».
Solev nous confirme dans ce document qu’il y a un risque sur les émissions atmosphériques !
Cela rejoint pleinement nos inquiétudes.
Cet annexe devrait nous apporter des éclaircissements, au lieu de cela on a aucune synthèse chiffrée.
C’est paradoxal, vu le titre du document.
Beaucoup de questions majeures restent sans réponse :
• Combien coûte réellement ce projet ?
La presse évoque entre 100 M€ est 300 M€.
• Quel est le montant total des aides publiques ?
C’est de l’argent public : il est normal d’être informé.
• Quelle est l’analyse détaillée sur les émissions atmosphériques ?
Elles sont évoquées… mais jamais quantifiées ni évaluées.
Ce document n’est clairement pas au niveau attendu pour un projet de cette ampleur.
Il manque de rigueur, d’analyses chiffrées, d’explications, et de transparence.
On a davantage l’impression de lire un rapport de stage qu’une étude avec des enjeux impactant directement la population locale.
Et c’est justement cela qui est le plus problématique : nous parlons d’un projet à plusieurs centaines de millions d’euros, avec des risques immédiats pour la population, et pourtant, les impacts majeurs sont survolés, noyés dans un discours technique sans profondeur et sans preuves.