Contribution n°203 (Web)
Déposée le 30 janvier 2026 à 10h44
Bonjour
Voici ce que je tenais à vous dire concernant la pertinence du projet que veut nous imposer la Métropole
La qualification du bois en tant qu’énergie renouvelable résulte d’un choix normatif opéré par l’Union européenne en 2009, lors de l’adoption de la directive 2009/28/CE dite RED 1.
L’Europe avait besoin en 2009 de volumes rapides pour atteindre ses objectifs climatiques.
Ce classement juridique ne signifie ni neutralité carbone immédiate, ni présomption d’innocuité sanitaire
La directive n’a jamais évalué l’impact sanitaire des chaufferies biomasse urbaines, et elle n’a jamais été réévaluée à l’aune des connaissances sanitaires et climatiques actuelles
Elle ne repose que sur une convention de comptabilité carbone globale, étrangère à toute évaluation des émissions locales de polluants atmosphériques et sans lien avec la protection de la santé publique.
Elle part du principe que la combustion de biomasse est compensée par la croissance forestière future sans considération du décalage temporel, et n’implique aucune neutralité carbone à court ou moyen terme
Elle ne préjuge en rien des émissions locales de polluants atmosphériques (particules fines, NOx, composés secondaires),
Elle ne saurait exonérer l’autorité publique de son obligation de prévention des atteintes à la santé publique, en application notamment du principe de précaution et du droit à un environnement sain et ne saurait justifier l’absence d’analyse approfondie des impacts locaux du projet.
Le principe de prévention impose d’agir en amont du dommage, dès lors qu’un risque plausible existe, sans attendre la matérialisation d’un dommage individuel avéré.
Une directive climatique ne peut servir de bouclier juridique contre les obligations de protection de la santé publique
Toute assimilation entre "énergie renouvelable" et "énergie non polluante" constituerait une erreur manifeste d’appréciation. Cette confusion est entretenue depuis 2009.
En assimilant une chaufferie biomasse de 24 MW raccordée à un réseau de chaleur de 38 km à une énergie
"propre" ou "non polluante", la Métropole a confondu un objectif climatique européen avec une obligation sanitaire locale, a omis d’apprécier les effets cumulés (couloir de la Chimie) des émissions dans un environnement urbanisé, et donc a commis une erreur manifeste d’appréciation.
Cette installation fonctionne selon un régime de combustion continue, avec des émissions concentrées en un point unique, via 3 cheminées de 33 mètres, ce qui distingue fondamentalement ce projet des usages domestiques diffus et occasionnel du bois.
Un réseau de chaleur ne filtre ni ne supprime pas la pollution : il la concentre et ce de manière continue en un point, au cœur d’un quartier densément peuplé à quelques mètres des premières habitations et comprenant écoles, crèches, hôpitaux, EPHAD, avec des effets sanitaires immédiats.
La dispersion ne supprime pas la pollution, elle la déplace elle la redistribue.
Les modèles de dispersion ne démontrent pas une absence d’impact, mais une répartition spatiale des polluants, susceptible d’affecter d’autres zones habitées. Ils ne sauraient tenir lieu d’évaluation sanitaire réelle.
Assimiler un réseau de chaleur biomasse à une énergie "propre"ou "non polluante"constituerait une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que le critère climatique européen est invoqué pour occulter les obligations locales de protection de la santé publique.
Une politique climatique européenne ne peut légalement servir de fondement pour exposer durablement une population locale à une source industrielle de particules fines.
L’invocation du caractère "renouvelable" du bois ne saurait suffire à justifier l’implantation ou l’exploitation de cette chaufferie biomasse sans démonstration précise de l’absence de risque sanitaire local, démonstration qui fait ici défaut. Cette exploitation entraîne une exposition immédiate et durable des populations riveraines (habitants, établissements scolaires, équipements recevant du public) à des émissions atmosphériques de particules fines et de polluants associés, sans possibilité de retour à l’état antérieur.
Le préjudice sanitaire allégué est par nature grave, actuel et irréversible, ce qui justifierait pleinement l’arrêt de ce projet.
Les valeurs limites réglementaires constituent des seuils maximums, non des seuils d’innocuité et ne tiennent pas compte des effets cumulés ni des populations sensibles (enfants, personnes âgées, malades)
Elles ne valent pas démonstration d’absence d’impact sanitaire local, surtout en zone densément habitée.
Malgré le respect allégué des valeurs limites réglementaires, ces émissions contribuent de manière additionnelle à la pollution atmosphérique locale, notamment en particules fines PM₁₀ et PM₂․₅, dans un contexte de densité de population élevée.
Les insuffisances relevées dans le cadre de l’étude révèlent un doute sérieux quant à la volonté de transparence de la Métropole.
L’absence d’analyse sanitaire locale intégrant l’exposition réelle des riverains et des populations sensibles avec les effets cumulés avec les sources existantes (couloir de la chimie avec les PFAS) nous donne un dossier incomplet.
La métropole ne s’est appuyé que sur la directive qui ne traitait que de CO2 et jamais des polluants néfastes sur le très court terme sur la santé car ce qui est important n’est pas de savoir si la biomasse pollue moins qu’une énergie remplacée, mais si elle ajoute une source significative de pollution dans un environnement donné or personne ne peut ignorer que l’énergie remplacée pollue beaucoup moins que l’énergie de remplacement.
En matière de pollution atmosphérique, l’absence de certitude n’est pas une autorisation d’exposer.
Les meilleures technologies disponibles n’éliminent pas les émissions, elles les réduisent. La question est donc celle du résidu et non de l’intention. Le recours aux meilleures technologies disponibles ne saurait constituer une présomption d’innocuité. Il appartient à l’autorité d’évaluer si les émissions résiduelles, même conformes aux MTD, sont compatibles avec la protection de la santé publique en zone urbanisée.
Pour éclairer correctement l’enquête publique, il serait nécessaire de disposer d’une analyse spécifique de la qualité de l’air local, d’une évaluation de l’exposition des riverains proches, d’une prise en compte des effets cumulés avec les sources existantes, d’une distinction claire entre bénéfice climatique global et risque sanitaire local.
Meilleurs sentiments
Contribution n°202 (Web)
Déposée le 30 janvier 2026 à 10h31
Contribution n°201 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 22h19
Chaufferie).
Contribution n°200 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 21h20
Le Bois-énergie, c'est :
- Des coupe rase de forêts françaises et dans le monde
- Dégradation de la biodiversité
- Replantation de "champs d'arbres résineux en général pour une repousse rapide mais délicates. Elles ne résistent pas aux conditions climatiques actuelles, prennent des maladies.
- La forêt ne joue plus sont rôle de puits de carbone.
- Le bois brulé est le grand émetteur de CO2
- Le CO2 dégagé par la combustion du bois est responsable en grande partie des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique.
- La combustion du bois est 2 fois plus émettrice de CO2 que le gaz.
- La combustion du bois est grande émettrice de particules fines et surtout de PUF (particules ultrafine, non filtrées par les filtres dernière génération des grandes chaufferies.
- Pour remplacer le gaz, pourquoi changer par une solution polluante ? Il existe des alternatives totalement écologiques comme :
La géothermie, la rénovation énergétique des bâtiments, la récupération de chaleur fatale auprès d'industriels, le solaire, l'éolien, les pompes à chaleurs...
- Ces nanoparticules sont extrêmement néfastes à la santé des tous, car très volatiles. Elles arrivent à pénétrer dans tous le corps et surtout dans le sang. Elles sont responsables d'environ 40.000 décès par an.
Le bois énergie doit absolument sortir des énergies renouvelables et les subventions de l'état être transférées vers des alternatives non polluantes.
Sans des mesures concrètes et des interdictions radicales (comme celles prise par la ville d'Utrecht aux Pays+Bas, nous allons tout droit vers un scandale sanitaire et environnemental, de type scandale de l'amiante... A bon entendeur. Pensons à nos enfants.
Contribution n°199 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 20h09
Au delà d’une moindre dépendance pour les locaux publiques des énergies type gaz ?
Une baisse de coût pour les habitants reliés? Il faudrait donc que le prix soit avec certitude moins cher que le gaz, ce qui est bien sur totalement impossible à prouver sur une aussi longue période (et quid d’une éventuelle pénurie de bois ?)
J’aimerais avoir une vision claire et chiffrée bien sûr que je n’ai pas retrouvé dans la présentation
Contribution n°198 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 20h04
Il y a 20 ans, 10 ans, 5 ans, des collectifs ont toujours alerté du risque mais la réponse était « c’est maîtrisé , les process sont mis en place pour éviter toute pollution etc »… il s’avère qu avec le recul c’est faux.
Le projet de Chaufferie n’est bien sûr pas comparable mais il est dans une zone déjà très polluée, il est difficile de prouver que les particules fines ne sont pas nocives pour la santé (et pas uniquement pour des risques respiratoires, cf avis de quelques médecins dans les contributions); aussi, il est plus responsable de mettre en pause ce projet. De prendre du recul.
La decarbonation de nos environnement est une trajectoire nécessaire pour tous mais il ne doit pas se faire en dépit d’un potentiel risqué sur la santé des habitants
Contribution n°197 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 19h55
Il est nécessaire d’avoir une vision par exemple en 2023 lors du démarrage du projet et d’une projection à la même période en année N+3 en hiver, en été etc.
Merci
Contribution n°196 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 19h51
Je suis très surpris de l’implantation de ce type de construction aussi proche d’habitations, d’écoles etc…il y a des zones plus éloignées diminuant l’impact sur la population (d’autant plus qu’on découvre toujours 20 ans après les réels effets néfastes…)
N’y a t’il pas de solutions alternatives?
Contribution n°195 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 18h01
Ce projet n'a rien d'écologique et contribue à augmenter la production de particules fines sources de nombreuses affections respiratoires.
De plus, son implantation à proximité directe d'une école va à l'encontre du discours de la ville qui dit vouloir se préoccuper des plus fragiles.
Contribution n°194 (Web)
Déposée le 29 janvier 2026 à 17h28
L'auteur omet la source de pollution la plus nocive: les particules fines émises par la combustion du bois.
Effectivement, le contrat de Coriance ne comprend précisément pas :
-de plan de surveillance de l'émission des particules fines
-de valeur limite d'émission de particules fines
...Alors meme que les autorités sanitaires alertent sur les dangers de ces particules fines et que l'avis de la MRAE du 5/12/2025 pointe également l'absence de traçage des particules fines.