Contribution n°49 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 23h20
Je souscris aux divers arguments de Nature & Avenir, à ceux de la commune de Saint-Morel, à ceux du pisciculteur M. Saint-Sevin, tout particulièrement sur l'absence d'évaluation environnementale, et sur le non respect des décisions de justice antérieures.
Donner un avis favorable à ce projet après une construction illégale serait donner une prime à la stratégie du fait accompli, et c'est grave pour notre société, dans notre Etat de droit.
Puisque visiblement le porteur de projet dispose d'autres terrains (où il porte maintenant un deuxième projet de poulailler industriel), pourquoi ne les a-t-il pas rapidement proposés comme site ALTERNATIF ? Il a donné l'image de l'entêtement, de la volonté de contourner les exigences et précautions environnementales, du manque d'écoute des arguments des opposants.
Je suis au courant de ce que l'on appelle la "crise de l'œuf" mais cette dernière ne doit pas favoriser des élevages industriels, concentrationnaires, concentrant les profits comme les pollutions. Je suis favorable aux poulaillers de taille moyenne, en agriculture biologique, éventuellement associés à des cultures où les poules peuvent jouer un rôle pour lutter contre des déprédateurs (voir les expériences en cultures de noisetiers).
Un autre modèle est possible et souhaitable.
Je répète dont mon avis fortement défavorable, et remercie Mesdames et Messieurs les membres de la commission d'enquête pour leur attention.
Contribution n°48 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 22h37
Contribution n°47 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 19h05
L'extension du poulailler implanté sur la commune ne relève plus de l'agriculture traditionnelle mais de l'industrie lourde et les nuisances générées par ces usines d'élevage impactent le quotidien de la vie locale.
Comment peut-on parler de souveraineté alimentaire ?
Qu'en est-il du bien être animal ?
Qu'en est-il des émanations d'ammoniac, des particules fines, des poussières, de la prolifération des nuisibles (invasion de mouches, et rats attirés par la nourriture) tous ces éléments constituent un véritable danger sanitaire.
Sans parler de la surconsommation d'eau qui risque de menacer la nappe phréatique et du risque de contamination des eaux souterraines .( ex PFAS)
L'augmentation du trafic des poids lourds et des tonnages qui vont générer des nuisances sonores complémentaires et amplifier la dégradation des voies communales.
Le hameau de Corbon est un lieu paisible portant une architecture remarquable.
Face à l'ampleur de ces impacts , il est nécessaire que la voix des habitants du village soit entendues.Nos villages ruraux méritent un développement durable qui respecte la santé de ses habitants et la biodiversité plutôt que des projets d'élevage démesurés.
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Contribution n°46 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 16h39
Je souhaite, par la présente, vous faire part de mon opposition au projet d’agrandissement du poulailler, mais également vous exprimer un certain nombre d’interrogations sur la manière dont ce dossier est traité depuis maintenant plusieurs années.
En effet, ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une enquête publique concernant ce projet. Les procédures se succèdent, les habitants expriment leurs inquiétudes, les arguments sont développés, les désaccords persistent, et pourtant nous avons toujours le sentiment que rien ne change véritablement.
Je dois vous avouer que je m’interroge de plus en plus sur le rôle fondamental du commissaire enquêteur. Je ne prétends pas connaître parfaitement les modalités de votre mission, mais j’ai aujourd’hui le sentiment désagréable que ces enquêtes publiques ressemblent parfois davantage à une formalité administrative qu’à une véritable consultation de la population.
À quoi sert de donner la parole aux habitants si leurs observations semblent, à chaque fois, ne produire aucun effet sur les décisions finales ?
Je ne remets pas en cause votre mission personnelle, mais je m’interroge sincèrement sur la portée réelle de ces consultations. Les citoyens doivent pouvoir croire que leur participation sert à quelque chose, que leurs arguments sont entendus et qu’ils peuvent réellement peser dans l’appréciation d’un projet.
Sinon, quelle confiance pouvons-nous encore accorder à ces procédures ?
Concernant précisément ce projet, un élément me paraît aujourd’hui particulièrement révélateur et mérite, à mon sens, une attention toute particulière : l’existence d’une autre possibilité d’implantation.
Depuis le début de cette affaire, nous avons assisté à des années de contestations, de tensions et de conflits entre l’exploitant et une partie de la population.
Or, aujourd’hui, nous constatons que ce même exploitant est en train de construire un second poulailler sur un autre emplacement.
Ce qui m’interpelle profondément, c’est que cette nouvelle implantation ne semble pas susciter les mêmes difficultés ni la même opposition de la population.
Mais alors, une question essentielle se pose : pourquoi ne pas avoir privilégié cette solution dès le départ ?
L’exploitant disposait déjà de terres agricoles et avait donc, semble-t-il, la possibilité d’envisager cette implantation alternative à l’époque. Cette possibilité n’est donc pas apparue par hasard aujourd’hui. Elle existait déjà.
C’est précisément ce point qui me pose problème.
Pendant des années, les habitants ont dû subir les conséquences d’un projet extrêmement conflictuel, alors qu’une autre solution pouvait manifestement être envisagée sur des terrains dont l’exploitant disposait déjà.
Aujourd’hui, le fait qu’il réalise effectivement ce second poulailler ailleurs vient renforcer cette interrogation et met en évidence une contradiction difficilement compréhensible.
On peut légitimement se demander pourquoi avoir persisté dans une voie qui a provoqué autant de tensions, alors qu’une autre implantation semblait possible.
Je ne prétends pas connaître les motivations personnelles de l’exploitant, mais les faits et la chronologie méritent d’être examinés. Ils donnent, à tout le moins, le sentiment que les intérêts et les choix de l’exploitation ont été privilégiés au détriment de la tranquillité et des préoccupations des habitants.
Ce qui aurait pu être une simple décision d’implantation agricole est finalement devenu un véritable problème de vie collective. Et cela aurait probablement pu être évité.
Je trouve particulièrement regrettable qu’une activité économique, aussi légitime soit-elle, puisse à ce point détériorer les relations humaines entre les villages et leurs habitants.
Il ne s’agit plus seulement de discuter de nuisances éventuelles, de bâtiments ou de production. Il s’agit aussi de considérer les conséquences humaines d’un projet qui, depuis plusieurs années, a profondément dégradé le lien social et installé un sentiment d’injustice et de découragement chez une partie de la population.
Il est toujours facile, lorsque l’on n’est pas directement concerné, de minimiser les difficultés rencontrées par les riverains. Mais lorsqu’une situation devient permanente, lorsqu’elle affecte votre quotidien et que vous avez le sentiment que personne n’est en mesure de trouver une issue, elle finit par peser lourdement sur la vie des personnes concernées.
Je tiens toutefois à être parfaitement clair : je ne suis absolument pas opposé à l’élevage, ni au développement de l’agriculture française.
Bien au contraire. Notre pays doit préserver ses capacités de production, ses exploitations, ses éleveurs et ses emplois. Nous avons besoin d’une agriculture dynamique et de personnes qui travaillent sur nos territoires.
Mais défendre notre agriculture ne signifie pas accepter tous les projets sans tenir compte de leur environnement humain.
L’activité agricole, comme toute activité économique, doit pouvoir se développer de manière raisonnée, avec une considération réelle pour ceux qui vivent à proximité.
Il ne devrait pas y avoir de dichotomie systématique entre les agriculteurs et les riverains, entre ceux qui défendent la production et ceux qui souhaitent préserver leur cadre de vie. Il est parfaitement possible de défendre l’élevage tout en exigeant du bon sens, du dialogue et du respect.
C’est justement ce qui me semble avoir manqué dans ce dossier.
Je ne peux donc pas m’empêcher de penser que cette situation aurait pu être évitée si, dès l’origine, le choix d’une implantation alternative avait été privilégié.
L’exploitant avait des possibilités. Il semble aujourd’hui en utiliser une autre. Pourquoi avoir alors maintenu un projet aussi conflictuel pendant toutes ces années ?
Cette question mérite une réponse.
Je vous demande donc de ne pas considérer cette opposition comme une simple contestation de principe ou comme une opposition idéologique à l’agriculture. Elle repose sur une interrogation de fond concernant la pertinence du projet, les alternatives qui existaient et les conséquences humaines des choix qui ont été faits.
Pour terminer, j’aimerais que cette enquête publique ne soit pas une procédure supplémentaire donnant aux habitants le sentiment de parler dans le vide.
Nous ne demandons pas que toutes nos opinions soient nécessairement suivies. Nous demandons simplement qu’elles soient réellement examinées et qu’elles puissent avoir une influence sur la décision finale.
Un commissaire enquêteur doit, me semble-t-il, être en mesure de faire entendre autre chose que les seuls arguments techniques ou économiques d’un dossier. Il doit aussi permettre de faire remonter les réalités vécues par les habitants et de questionner la pertinence des choix effectués.
Lorsqu’une alternative existe, qu’elle était envisageable dès l’origine et qu’elle est aujourd’hui effectivement mise en œuvre ailleurs, il me semble indispensable de s’interroger sur la justification du maintien d’un projet qui a provoqué autant de divisions.
Pour toutes ces raisons, je vous demande de prendre pleinement en considération ces observations et d’émettre un avis défavorable à ce projet d’agrandissement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Contribution n°45 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 15h01
L’objectif est de réduire les importations étrangères et c’est à partir de ce type de projet que cela est possible.
Contribution n°44 (Web)
Déposée le 2 novembre 2026 à 11h56
Contribution n°43 (Web)
Contribution n°42 (Web)
Déposée le 1 novembre 2026 à 22h42
Contribution n°41 (Web)
Déposée le 1 novembre 2026 à 19h00
Réponse apportée
Le bien-être animal est pleinement pris en compte. Les poules peuvent circuler librement à l’intérieur du bâtiment, notamment sur les trois niveaux de volières ainsi que dans le « jardin d’hiver », espace couvert attenant au poulailler. Les expertises sont réalisées par des organismes indépendants et agréés.
S’agissant de l’absence de parcours extérieur, dans le contexte des contentieux antérieurs, la justice m’a contraint, entre autres, à exploiter mon poulailler exclusivement avec des poules maintenues à l’intérieur du bâtiment.
Contribution n°40 (Web)
Déposée le 1 novembre 2026 à 11h32
Réponse apportée
Il a bien été démontré officiellement qu'il n'y avait aucune gêne, ni pour la pisciculture, ni pour l'environnement naturel et humain.
Le matériel utilisé pour l'activité est identique aux autres agriculteurs et les expertises ne m'ont pas rendu responsable de l'état de la route, et mettent en avant l'absence d'entretien depuis plus de 25 ans. Il ne peut y avoir d'engagement si la commune ne fait pas d'entretien. Je paye comme d'autres mes impôts à la commune de Saint-Morel.