Les réponses aux contributions du public seront apportées périodiquement via des mémoires en réponse consultables sur la page "Documents de présentation" sous l'onglet "Réponses du maitre d'ouvrage aux observations du public".
Contribution n°387 (Web)
Déposée le 21 mai 2026 à 12h17
J’ai déjà contribué à l’enquête portant sur la qualification d’Intérêt Général du projet de construction d’un Centre de Rétention Administrative à Nantes. Dans ma contribution, je développais plusieurs arguments pour contester cette qualification : principe de l’enfermement sans décision de justice, contraire à nos valeurs républicaines ; conditions de rétention déplorables ; gâchis social. A ces éléments liés à la dignité de la personne humaine et au respect de ses droits, je souhaite maintenant ajouter des arguments liés au contexte environnemental pour signifier mon opposition à ce projet de CRA.
En effet, le lieu sur lequel est prévue la construction du CRA est une zone humide. Or on sait que ces zones agissent comme des « éponges », qui absorbent l’eau lors des fortes précipitations et la relâchent en période plus sèche, assurant ainsi une régulation dans le cycle de l’eau. Ces dernières années, et encore tout récemment, nous avons pu constater, du fait du dérèglement climatique, une augmentation de la fréquence et de l’intensité des périodes de sécheresse et d’inondations. Il est donc crucial au moins de conserver les zones humides existantes, et idéalement d’en recréer. La construction du CRA, avec la destruction de la zone humide concernée, constituerait donc un dommage majeur. Ajoutons à cela que la zone dite de compensation, prévue dans le projet, est de fait très éloignée et ne compenserait donc pas du tout les dommages causés sur place.
Il convient également de souligner un autre aspect environnemental : la zone constitue un abri pour plusieurs espèces vulnérables et donc protégées, oiseaux et insectes en particulier. La destruction de leur habitat entraînerait immanquablement une fragilisation accrue de ces espèces, et une perte pour la biodiversité. Or là encore, de nombreuses études ont souligné ces dernières années la diminution inquiétante du nombre d’insectes et corrélativement celle du nombre d’oiseaux, et l’accélération de la disparition des espèces. Il faut donc absolument préserver ce qui peut l’être encore.
De plus, la zone constitue un lieu de promenade pour les riverains (ou les habitants plus éloignés, d’ailleurs) et peut être considérée comme un véritable « poumon vert ». À une période où on racle le bitume ici ou là dans l’agglomération nantaise, pour remettre un peu d’espaces verts et tenter de reconstituer des ilots de fraîcheur, il paraît vraiment paradoxal de supprimer une zone existante !
En conclusion, je réitère donc ma ferme opposition à ce projet de CRA, qui contrevient tout à la fois au respect de l’humain et au respect de l’environnement.
Merci pour votre attention,
Annick Didelot Multrier
Contribution n°386 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 22h40
Contribution n°385 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 20h53
Contribution n°384 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 20h23
A bas les frontière !
Liberté de circulation et d'installation !
Contribution n°383 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 16h20
l'incarnation "d'un système capitaliste néocolonial et raciste qui se perpétue notamment par
l'exploitation des personnes issues de l'immigration, en les criminalisant et les précarisant."
Nous nous revendiquons d'une écologie décoloniale : "nous défendons une écologie politique, systémique et décoloniale, nous voulons que cesse la violence capitaliste et impérialiste exercée sur les corps et les terres. Les CRA sont des lieux où sont enfermées des personnes en raison de leur situation administrative irrégulière, sans jugement ni procès. Les conditions d’enfermement portent largement atteinte à la dignité humaine : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux insalubres et non entretenus, refus d’accès aux médicaments et aux soins, violences physiques et psychiques... Tout cela avec la menace d'être expulsé à tout moment pour des personnes vulnérables ayant déjà bien souvent traversé des expériences traumatiques dans leur parcours.
Pour que le projet raciste et mortifère du CRA se fasse, il faut une autorisation environnementale. Cette dernière permettrait de détruire une zone humide de terrain versant, alimentant plusieurs ruisseaux de la ville et abritant des espèces protégées ainsi qu'un bois qualifié d'Espace Boisé Classé (EBC) au plan local d'urbanisme. "Ce n'est pas un lieu de balade pour promener son chien qui est en jeu, mais les conditions de vie des habitant·es de la métropole. Encore une fois, la notion de justice environnementale est essentielle ici car ce sont les personnes les plus précaires qui sont les plus exposées aux effets du changement climatique."
Nous exhortons Johanna Rolland, Maire de Nantes, qui s'est récemment opposée publiquement au projet du CRA, d'allier les actes aux paroles en usant des leviers juridiques qui existent bel et bien pour l'abandon définitif du projet."
Que ce soit clair, nous ne voulons de CRA ni ici, ni ailleurs !!
Contribution n°382 (Web)
Déposée le 19 mai 2026 à 11h08
Contribution n°381 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 23h16
Contribution n°380 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 23h05
Contribution n°379 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 19h14
La synthèse des mesures envisagées est parfaitement documentée, et les études environnementales solides.
Les niveaux d'impact du futur CRA sur les environnements naturels, de la faune et de la flore, sont faibles ou négligeables.
Si l'impact est classé fort sur les zones humides, néanmoins le bilan écologique du projet reste largement positif, au vu qu'à terme la "compensation a été définie sur une surface totalisant 5,09 ha, soit environ 253 % de la surface impactée (2,01 ha)" (cf. rapport sur les zones humides).
Les aspects environnementaux étant respectés pour ce projet d'utilité publique, l'autorisation environnementale me semble donc pleinement acquise.
Cordialement.
Contribution n°378 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 12h45
Investir 40 million d 'euros serait plus pertinent dans des solutions de logement digne, d'accompagnement social sérieux en lien avec des politique économiques et écologiques sérieuses en cohérence avec les urgences climatiques et sociale (égalité et justice)