Contribution n°15 (Web)
Déposée le 25 juin 2026 à 11h22
1. MODE DE PRODUCTION
En 2020 la société Deroux, qui a alors une capacité de 121 000 places dans 3 bâtiments d’élevage, ainsi qu’une « casserie » qui produit des ovoproduits (blancs et jaunes sans coquille), a été rachetée par le groupe St-Jean.
En 2021, le groupe St-Jean projette d’arrêter l’élevage dans l’un des bâtiments pour y installer la casserie. Ce projet ne se réalisera pas.
En 2022, le groupe St-Jean cesse en partie de s’approvisionner à Chabeuil et choisit en compensation d’internaliser une plus grande part de ses besoins en œufs dans son propre élevage à Arthémonay.
En 2026, le groupe St-Jean présente le projet actuellement soumis à consultation publique, par lequel il achève en grande partie l’internalisation de sa production d’œufs et arrête prochainement ses approvisionnements dans « quelques élevages situés dans un rayon de 30 km pour la plupart et d’autres en région Rhône-Alpes » (dossier p 346). Pour cela, il augmente sa capacité d’environ 85 000 emplacements de poules pondeuses à Arthémonay. Les fournisseurs en question ne sont pas nommément cités et nous ne pouvons pas savoir si l’arrêt de leur activité est réellement de leur fait ou à l’initiative du groupe St-Jean.
Le groupe St-Jean dit regretter de ne pas disposer de suffisamment « de surfaces lui permettant de créer un élevage plein-air ou bio » (p 346). Il nous explique pourtant (p 343 et suivantes) que les œufs « bio + label rouge + plein air » progressent et représentent déjà 61,4% des ventes en 2024 ; et que « la filière [œufs] s’est fixé plusieurs axes de travail afin d’améliorer l’acceptabilité sociale des élevages, (...) et pérenniser les modes d’élevage sous signe de qualité ».
Le groupe St-Jean choisit malheureusement un mode d’élevage en volières en claustration totale (42 184 poules dans un bâtiment de 1 425 m2 = 29,6 poules / m2) présentant une densité de poules par m2 légèrement supérieure au mode de production précédent en cages (40 200 poules / 1 370 m2 = 29,3 poules / m2).
Le manque de terrains évoqué pour développer un mode d’élevage en claustration totale n’est pas prouvé au vu des différentes parcelles agricoles possédées notamment à Arthémonay et Crépol. Il est donc très regrettable que le groupe St-Jean ne choisisse pas une production de qualité ; et reste au contraire dans un élevage en claustration totale... alors qu’il vante la production « bio » sur son site Internet. Qualité dont le groupe St-Jean se prive durablement en s’enfermant à Arthémonay avec une implantation qui ne lui permettra plus de mettre en place ultérieurement des parcours en plein air.
ENVIRONNEMENT
Le site de l’exploitation est particulièrement sensible :
- A moins de 35 mètres du fossé de collecte des eaux de pluie (contrairement à ce qu’il est écrit dans le dossier)
- En Zone de Répartition des Eaux (ZRE)
- En zone vulnérable aux nitrates
- Zone de fortes émissions de NH3, Nox, PM10, COVM (cf dossier p 172 et suivantes)
- En ZNIEFF de type II
- Bassin vulnérable pour la ressource en eau (annexe 7)
- Masse d’eau souterraine et aquifères à fort enjeu pour la satisfaction des besoins en eau potable
- Masse d’eau souterraine en déséquilibre quantitatif et qualitatif
- Eaux superficielles en déséquilibre quantitatif et qualitatif
- Bassin vulnérable pour l’enjeu biodiversité
- Bassin nécessitant de lutter contre les pesticides
GESTION de l’EAU
Le dossier annonce une augmentation de la capacité de l’élevage de 70% ; et une augmentation de la consommation d’eau de 70% ; soit + 7 000 m3 par an.
Le dossier prétend que cette augmentation de la consommation d’eau est conforme à la règle n°2 du SAGE Bas Dauphiné Plaine de Valence en la justifiant par une future baisse de la consommation sur un autre site du groupe St-Jean.
En réalité : la consommation d’eau augmente de 7 000 m3 ; et la casserie est déplacée dans le village voisin, ce qui ne réduit absolument pas sa consommation d’eau dans la nappe phréatique de la molasse miocène.
Au total, la consommation d’eau du groupe St-Jean augmente bien de 7 000 m3 ce qui n’est pas conforme à la règle n°2 du SAGE BDPV.
A priori, le SAGE BDPV n’a pas été consulté (son avis ne figure pas dans le dossier).
Par ailleurs, notons que les futurs bâtiments P4 et P5 seront à moins de 35 mètres des fossés de collecte des eaux de pluie, contrairement à ce qui est affirmé à plusieurs reprises dans le dossier.
RISQUES SANITAIRES : EMISSIONS de PARTICULES FINES (13 tonnes / an) ; d’AMMONIAC (28 tonnes / an) ; d’AZOTE ; MICROORGANISMES :
- « Les poussières sont surtout présentes à l’intérieur des bâtiments d’élevage. (...) Les émissions se font : Dans le bâtiment (évacuation des fientes) ; Dans les hangars de stockage des fientes ; Autour des bâtiments, du côté des extracteurs par la ventilation ; Lors de la distribution de l’aliment. (...) L’aliment distribué aux volailles est et sera sous forme de farine, produit assez poussiéreux. » (dossier p 327)
- « Pour les nouveaux bâtiments, l’extraction de l’air des salles d’élevage se fera directement dans les hangars à fientes. Il n’y aura pas d’émissions de poussières à l’extérieur » (dossier p 328)
Le pétitionnaire ne fait pas état de filtres à air. La ventilation entrainera les particules fines, l’ammoniac, les microorganismes à l’extérieur des bâtiments.
La MRAe souligne régulièrement que les impacts des projets doivent prendre en compte toute la chaîne de valeur. Les émissions liées à l’épandage des fientes et des digestats de méthanisation font partie intégrante du projet. Elles ne sont malheureusement pas comptabilisées par le pétitionnaire, au motif que le traitement est sous-traité à des sociétés agréées.
L’étude d’impact des émissions de particules fines et d’ammoniac de l’ensemble du projet est de ce fait notoirement insuffisante.
ALIMENTATION ANIMALE :
« L’aliment provient des Établissements ALBERT à Chabrillan. Cette fourniture locale permet de limiter les émissions liées au transport de l’aliment. A ce jour l’aliment comprend entre 5 et 14 % de soja. Ce dernier vient d’Argentine, Brésil, Ukraine. » (dossier p 347)
Le dossier affirme qu’il y a 5 à 14% de soja. L’annexe 12 (page 202 du dossier Annexes) spécifie précisément le taux de protéines selon l’âge des poules : 16,5 % ; puis 15,1 % ; puis 14 %. Les chiffres ne sont pas cohérents et de facto trompeurs.
Cette même annexe 12 précise « Tourteau feed d’extraction de soja génétiquement modifié » (OGM), ce qui est omis dans le dossier du pétitionnaire. Evidemment, la mention « contenant des OGM » ne figure pas sur les paquets de ravioles St-Jean.
Il est de plus surprenant de qualifier le soja d’Argentine, du Brésil, d’Ukraine de « fourniture locale » !?
Des additifs présents dans l’alimentation des poules (annexe 12) sont contestés :
- Canthaxanthine (colorant artificiel) à 1,69 mg/kg d’aliment des poules : depuis 1995 la FAO et l’OMS fixent la limite journalière pour les êtres humains à 0,03 mg/kg de poids corporel ;
- E321 butylhydroxytoluène BHT (antioxygène) : suspecté d’être un perturbateur endocrinien et pouvant développer des allergies.
Le dossier présente donc l’alimentation des poules sous un jour bien meilleur que ce qu’elle est en réalité.
BIEN-ETRE ANIMAL :
L’épointage du bec des poules n’est pas signalé (p 332 et suivantes) alors qu’il est très généralement pratiqué dans les élevages en claustration totale ?
Contribution n°14 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 10h25
Impacts sur l'eau? Zero. On parle ici d'une ponction derisoire... et dans ce cas que penser des millions de piscines individuelles qui se remplissent chaque jour?
Ces entreprises locales sont l'avenir de l'alimentation de notre pays.
Bien être animal? Ces poules ne subissent absolument aucune violence. Les poules de plein air ont légalement droit a 4m2 d'extérieur, sans aucune obligation de durée. Elles sont confinées à l'intérieur quand il pleut, quand il fait trop chaud, etc, vermifugees et traitées. Dans le projet dont on parle, aucun traitement des poules. Des œufs qui sortent sains et exempts de tout traitement. L'alimentation des poules est la même que les autres.
Impacts carbone? Incomparable à l'exportation. Développer des élevages bio plein air? Impossible avec les maladies sans bourrer les poules de traitement et en quantité pour nourrir notre population.
Je ne souhaite pas manger des œufs du bout du monde traités, transportés et sans réglementation.
Ce type de projet est une chance pour notre population.
Avis favorable à 200%.
Contribution n°13 (Web)
Déposée le 18 juin 2026 à 18h16
Impact sur l'eau : nette augmentation des volumes (m3) alors que les périodes de sécheresse s’accélèrent.
Des émissions de gaz a effet de serre vont accentuer ce phénomène déjà alarmant.
L'alimentation qui provient de l'agriculture intensive d’où pollution des sols ..on connait l'impact sur la santé humaine...
des nuisances pour les riverains : odeurs, bruit, + le trafic plus important des camions..
La maltraitance animale dans toute sa cruauté ! enfermées h24, et combien au m2 ??? c'est honteux !!!
il existe d'autres manières d’élever des poules..déjà en plein air ce que beaucoup de consommateurs réclament avec une alimentation a base de céréales locales..
ce projet est révoltant !
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 15 juin 2026 à 17h06
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 13 juin 2026 à 11h31
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 11 juin 2026 à 16h38
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 6 juin 2026 à 08h25
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 6 juin 2026 à 08h24
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 6 juin 2026 à 08h24
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 6 juin 2026 à 08h23