Contribution n°69 (Web)
Déposée le 19 janvier 2026 à 11h07
Je suis favorable à l'installation de cette chaufferie biomasse, bénéfique pour les futurs usagers, mais également sur la pollution de l'air.
Contribution n°68 (Web)
Déposée le 19 janvier 2026 à 10h43
- combien de chaufferie bois sont installées sur le territoire de Métropole de Lyon ?
- leur localisation, puissance, longueur de réseau, équivalent logement, date de mise en fonction ?
- s'agit-il de constructions nouvelles ou réutilisation d'anciennes installations ?
- si anciennes installation de quand datent-elles ?
- quelle est la consommation en tonnes/an pour chacun d'elles ?
- d'où provient le bois ?
- quels types d'incidents sont survenus depuis leur mise en fonction ?
- ont-elles déjà été mise à l'arrêt ?
- si oui, lesquelles, pour quelles raisons, pour combien de temps ?
Contribution n°67 (Web)
Déposée le 19 janvier 2026 à 10h17
Je ne suis vraiment pas favorable à la construction de cette chaufferie prés de lieu d habitation...
On est déjà situé à côté d une zone polluante ( SEVESO) , qui représente déjà un gros risque pour l homme ...
Dans notre époque qui prône plutôt la prévention de la santé, je ne comprends absolument pas qu on puisse envisager un tel projet à Saint genis Laval...
Contribution n°66 (Web)
Déposée le 19 janvier 2026 à 08h55
Contribution n°65 (Web)
Déposée le 18 janvier 2026 à 23h33
Contribution n°64 (Web)
Déposée le 18 janvier 2026 à 21h08
Contribution n°63 (Web)
Déposée le 18 janvier 2026 à 20h08
Je souhaite insister par cette contribution sur les dangers que représentent les chaufferies biomasse de cette importance qui relèvent d'ailleurs du régime des ICPE
La base de données ARIA créée en 2001, répertorie essentiellement les accidents et incidents qui ont porté ou auraient pu porter atteinte à la santé ou à l’environnement Ce recensement n’est pas exhaustif
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/?s=biomasse&fwp_recherche=biomasse
Sur une période 2015-2025, une cinquantaine d' accidents « biomasse », principalement des incendies (très souvent dans les silos) ou d’explosions liées aux poussières combustibles. De nombreux incidents ont lieu lors d’opérations de maintenance ou de redémarrage. Ce qui fait une moyenne non négligeable de 5 incidents par an.
La chaufferie de Saint Genis Laval comprend une zone de stockage de 3000 m3 de plaquettes ce qui représente une quarantaine de livraisons et aucune zone tampon entre la rue et la chaufferie
. La chaufferie serait située à :
- Proximité des habitations : quartiers du Champlong, Bellevue : des milliers d’ habitants à quelques centaines de mètres
- Proximité d’écoles, crèches, 4 établissements scolaires regroupant une population vulnérable de + de 1000 élèves situés entre 100 et 900 mètres du site (Guilloux, Bergier-Mouton, Sainte Marie-Saint Joseph, Giono)
- Proximité de l’hôpital Lyon Sud : risque d’impact sur un établissement de santé majeur (fumées, accès, trafic), en totale contradiction avec le principe de précaution autour des sites hospitaliers
- A proximité de rues souvent encombrées. Aucun accès rapide
Pas de caserne de pompiers proche , Saint Genis Laval dépend du centre de secours de Pierre Bénite-Oullins
De quelle manière le maître d’ouvrage justifie-t‑il l’implantation d’une installation présentant de tels risques industriels à proximité immédiate d’un quartier résidentiel densément peuplé et difficilement accessible ?
Contribution n°62 (Web)
Déposée le 18 janvier 2026 à 16h53
Je reviens sur ce projet de chaufferie bois que vous souhaitez imposer à Saint-Genis-Laval, sans débat réellement constructif, ni information loyale des habitants.
Les Français ont aujourd’hui parfaitement intégré les enjeux climatiques. Ils savent notamment que si chacun n’émettait pas plus de CO₂ qu’un ménage modeste, le réchauffement climatique ne serait pas le problème qu’il est devenu. Ils ont aussi compris que le CO₂ émis à la cheminée d’une chaufferie bois est nettement supérieur à celui du gaz, jusqu’à +85 %, et même supérieur à certains combustibles fossiles. Le reste n’est qu’une question de comptabilité administrative : où l’on écrit les chiffres, et comment.
Mais avant le CO₂, il y a un sujet prioritaire : la santé publique.
"Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt."
Les sages parlent de particules fines et ultrafines ; d’autres préfèrent détourner le regard vers le CO₂. Je ne traite personne d’idiot, mais lorsque les élus feignent de ne pas comprendre ce que disent les habitants, la confusion devient volontaire.
Notre préoccupation première est donc sanitaire. Vous le savez. Les particules fines et ultrafines issues de la combustion du bois ne peuvent être totalement arrêtées, même avec les meilleurs systèmes de filtration disponibles. Leur dangerosité est largement documentée. Un médecin vous l’a rappelé dès la première réunion de la commission d’enquête.
Concernant le CO₂, une politique cohérente consisterait d’abord à faire payer ceux qui polluent réellement le plus : vols long-courriers répétés, croisières, modes de vie fortement carbonés. Pas seulement les industriels, mais aussi les particuliers les plus émetteurs. Les recettes ainsi dégagées pourraient financer de véritables programmes de recherche pour capter le CO₂ à la source, par des technologies efficaces, pas par des slogans.
Si l’objectif était réellement climatique, pourquoi ne pas avoir implanté cette chaufferie près d’un massif forestier ou d’un site industriel, là où le CO₂ aurait pu être mieux absorbé par la végétation, et où l’on aurait pu produire de l’électricité injectée dans le réseau, permettant le développement massif des pompes à chaleur ?
La réponse est simple : dans ce cas, la décision n’aurait plus relevé de la Métropole, mais de la Région ou de l’État. Et il y aurait eu concurrence.
Dans mon propre jardin, deux lauriers-sauce poussent. Celui exposé aux rejets de ma chaudière gaz à condensation croît deux fois plus vite que l’autre. Les maraîchers enrichissent leurs serres en CO₂ pour accélérer la croissance des plantes. Oui, une chaufferie proche d’une forêt serait plus bénéfique à cette forêt qu’une chaufferie implantée au cœur d’une ville dense. Et 150 chaudières réparties sur 2 300 hectares auront toujours plus d’effet positif sur la végétation diffuse qu’une installation concentrée sur un hectare.
Je m’interroge également sur vos choix de gouvernance.
Pourquoi avoir refusé le renouvellement de la DSP de l’eau avec Veolia, décision que je salue, tout en acceptant une DSP de 25 ans pour le réseau de chaleur, au lieu de 15 ans ?
Cette différence représente, selon mes calculs, environ 600 € par équivalent logement et par an. C’est le prix de la liberté : celle de pouvoir renoncer à un fournisseur après 15 ans plutôt que d’y être captif pendant 25.
Vous avez en outre retenu une société détenue à 100 % par la finance : 50 % par la Caisse des Dépôts, 50 % par un fonds d’investissement dont la logique est simple et connue : si la rentabilité à deux chiffres n’est pas atteinte, on liquide.
Vous affirmez offrir une économie de 500 € aux ménages. Mais vous n’avez jamais distingué clairement :
• les factures réellement payées par les particuliers,
• et celles des bâtiments publics, réglées par l’impôt.
L’expérience montre d’ailleurs l’inverse : lorsque la commune a vu sa facture énergétique augmenter, la hausse a été répercutée sur la taxe foncière, fait quasiment unique dans la Métropole.
Si l’on retient l’hypothèse que 50 % des équivalents logements concernent des bâtiments publics, cela représente 3,6 millions d’euros d’économie budgétaire annuelle, sans bénéfice direct pour les habitants.
Vous affirmez également que les logements raccordés prendront de la valeur. Et les autres ?
Ceux qui ne peuvent pas se raccorder, ou qui refusent, mais qui se trouvent à proximité immédiate de la chaufferie ? Pensez-vous sincèrement que leur valeur immobilière augmentera ? Les acheteurs associeront Saint-Genis-Laval à des secteurs durablement stigmatisés (le Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin, les Vernes à Givors, Rillieux, Vénissieux, Gerland -qui a été un des premiers mais qui n’arrive pas en s’en débarrasser malgré une très forte modernisation- pour lesquels nous souhaitons que leurs problèmes soient résolus car la majorité des habitants en sont les premières victimes) . Une réputation négative se construit vite, et disparaît très lentement.
Sur le plan démocratique, les faits sont accablants.
J’ai personnellement appris l’existence du projet à la veille du démarrage des travaux. Si Madame la Préfète n’avait pas estimé que l’information, le débat et les études étaient insuffisants, ce projet serait déjà en cours.
Qu’une des plus belles entreprises bio de la commune, située à moins de 50 mètres des cheminées, ait été informée par l’intermédiaire d’une stagiaire relève du scandale. C’est tout simplement honteux.
Vous avez visiblement estimé que nous pouvions supporter un peu plus de pollution, après celle déjà subie depuis des décennies par la vallée de la chimie. Lorsqu’on pense qu’un proche est probablement victime des PFAS, on comprend la colère contre des décideurs qui invoquent l’intérêt général sans jamais en définir le seuil. À partir de combien d’habitants parle-t-on d’intérêt général ?
En Italie, des dirigeants responsables de pollutions massives aux PFAS ont été condamnés en première instance à 140 ans de prison cumulée et à 60 millions d’euros d’amende. En France, l’impunité reste la règle. L’exemple récent de Nestlé en est une illustration supplémentaire.
Vous affirmez que le bois est une ressource locale et que le gaz est importé. C’est vrai. Mais l’uranium et le pétrole le sont aussi. Pourquoi cette indignation sélective ? Par idéologie ? Par opportunisme ? Par influence d’un lobby particulièrement actif ?
Vous parlez de solutions françaises, mais :
• les panneaux photovoltaïques viennent de Chine,
• les éoliennes aussi en grande partie,
• et l’une des rares entreprises françaises de pompes à chaleur est en cours de cession.
D’autres solutions existaient pourtant : géothermie, chaleur fatale, isolation massive… Les études ont-elles été menées sérieusement ? L’exemple de Francheville, où une source de chaleur fatale a été découverte in extremis (alors qu’elle existe depuis 100 ans) après la mobilisation des habitants, montre le contraire.
Enfin, si vous aviez choisi une chaufferie gaz moderne, il n’aurait même pas été nécessaire de consommer plus de gaz : une installation centralisée performante consomme moins que 150 chaudières anciennes.
La complexité du projet aurait été divisée par dix : pas de camions, pas d’urée, pas de stockage. Curieusement, ceux qui traquent la voiture individuelle dans une métropole de 1,4 million d’habitants n’ont aucun problème à ajouter des rotations quotidiennes de poids lourds.
Vous attirez les candidats au raccordement avec des prix faussés :
• TVA à 5,5 % pour le bois contre 20 % pour les autres énergies,
• subventions du Fonds Chaleur,
• DSP de 25 ans artificiellement moins chère.
Avez-vous seulement évalué la satisfaction réelle des usagers déjà captifs de ces réseaux ?
Quant aux échéances électorales, promettre aujourd’hui l’arrêt du projet sans avoir vérifié le pouvoir réel du maire, ni le montant des indemnités à verser, relève de la démagogie. Pourquoi ne pas avoir proposé un référendum dès le départ, ou au moins lors des municipales ?
Enfin, vous pourriez me demander ce que je fais, moi, pour le climat.
• Depuis trois ans, je roule en voiture électrique.
• J’ai supprimé une cheminée inutilisée depuis des décennies.
• Ma maison est performante énergétiquement depuis sa construction.
• Je n’ai pas de piscine.
• Je n’ai jamais cessé de faire des choix responsables, même lorsqu’ils étaient contraignants.
Ce que je vous demande est simple :
Cessez d’imposer, commencez à écouter, et assumez enfin des décisions qui protègent réellement la santé des habitants.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération déterminée.
Contribution n°61 (Web)
Déposée le 18 janvier 2026 à 10h29
La combustion du bois est l’un des moyens de production d’énergie les plus polluants pour l’air, avec la combustion du charbon. L’étude menée par Airparif confirme que les petites chaufferies biomasse émettent des quantités non négligeables de particules fines (PM2,5, soit les particules inférieures à 2,5 micromètres). Ces quantités apparaissent en moyenne inférieures aux estimations théoriques actuellement disponibles (s’appliquant pour toutes les chaufferies < 20 MW) utilisées pour les inventaires d’émissions nationaux et régionaux lorsqu'elles emploient des granulés (-37%), mais en revanche supérieures lorsqu'il s’agit de plaquettes forestières (+59%).
Contribution n°60 (Web)
Déposée le 17 janvier 2026 à 15h44