Contribution n°110 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 12h54
Madame, Monsieur,
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La réunion s’est poursuivie par l’intervention d’une médecin de l’hôpital Lyon Sud. Son exposé était, à bien des égards, très intéressant et pédagogique. Je m’interroge toutefois sur la pertinence d’intégrer ce type d’intervention dans le cadre d’une réunion de campagne électorale.
Un tel propos aurait sans doute trouvé un cadre plus approprié dans un colloque ou une rencontre organisée par les Hospices Civils de Lyon, à destination d’un public plus large.
D’autant plus que chacun sait qu’une municipalité dispose de marges de manœuvre très limitées, voire inexistantes, en matière de décisions de santé publique.
…
Trois points de cette intervention ont particulièrement retenu mon attention :
– la dangerosité avérée des particules fines et ultrafines ;
– les inégalités territoriales et sociales face aux enjeux de santé, illustrées par le quartier des Collonges, présenté comme le plus défavorisé de la commune ;
– enfin, les données relatives aux émissions de CO₂, montrant que les ménages les plus aisés sont, en moyenne, de bien plus forts contributeurs que les ménages modestes.
J’ai alors pris brièvement la parole pour souligner que le projet de chaufferie illustrait précisément ces constats. La Métropole, avec l’assentiment de la municipalité, a retenu une solution de chauffage au bois plutôt que d’autres options possibles, telles que le gaz ou des alternatives plus durables encore, comme le renforcement de l’isolation des bâtiments. Or, le chauffage au bois émet significativement plus de particules fines et ultrafines que le gaz, même avec des dispositifs de filtration de dernière génération. De plus, alors même que les habitants du quartier concerné figurent parmi les plus faibles contributeurs aux émissions de CO₂, l’installation a été implantée à proximité immédiate de leurs logements. Cette situation m’apparaît contradictoire avec les principes exposés lors de l’intervention médicale.
La réponse qui m’a été faite — résumée à l’idée selon laquelle « il faut bien se chauffer et l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier » — m’a profondément surpris par sa simplification excessive d’un sujet complexe mêlant santé publique, justice sociale et choix énergétiques. Ayant souhaité réagir, sans pouvoir reprendre la parole, j’ai préféré quitter la salle.
…
Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à ces remarques et reste convaincu qu’un débat transparent, honnête et apaisé demeure encore possible
Je vous prie d’agréer, …
Contribution n°109 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 12h03
pouvez vous me repondre à 2 questions
1- le conseil municipal de st GENIS LAVAL a voté à l'unanimité POUR avec des reserves majorité/opposition
2-riverain depuis 5 generations ,comment continuer à vivre avec le bruit ,l'insecurité ,la pollution avec cet augmentatin du trafic
Contribution n°108 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 12h01
Projet de chaufferie biomasse de Saint-Genis-Laval
Vous avez présenté le projet de chaufferie biomasse de Saint-Genis-Laval en mettant en avant un argument central : une économie annoncée de 23 000 tonnes de CO₂ par an.
Cette valeur est effectivement conforme à la réglementation actuelle.
1. Rappel du calcul réglementaire
Pour une production annuelle annoncée de 98 GWh :
• En appliquant un facteur de 25 g de CO₂ par kWh pour le bois (production et transport), on obtient environ 2 450 t de CO₂/an.
• Pour le gaz naturel, avec un facteur global de 259 g de CO₂ par kWh (227 g à la combustion + 32 g en amont), on obtient environ 25 382 t de CO₂/an.
La différence entre les deux filières est donc bien de l’ordre de 22 900 à 23 000 t de CO₂/an.
Ce calcul découle directement de la directive européenne RED II et RED III, qui impose de ne comptabiliser pour la biomasse que les émissions liées à la production et au transport, en considérant que le CO₂ libéré lors de la combustion correspond au CO₂ absorbé par l’arbre au cours de sa croissance.
2. Une hypothèse réglementaire fortement contestable
Cette approche repose sur une neutralité carbone théorique du bois, qui appelle plusieurs observations majeures.
a) Une confusion entre passé et futur
La neutralité carbone repose sur un raisonnement rétrospectif (le CO₂ absorbé dans le passé), alors que le réchauffement climatique est un problème immédiat et futur.
En réalité, le CO₂ émis lors de la combustion est relâché instantanément, tandis que son éventuelle ré-absorption nécessite des décennies.
Les ordres de grandeur montrent qu’il faut environ 262 800 heures de croissance forestière pour compenser le CO₂ émis lors d’une seule heure de combustion.
b) Risques climatiques et mortalité forestière
Compte tenu :
• des sécheresses,
• des incendies,
• des tempêtes,
• des maladies et ravageurs,
il est nécessaire de planter au minimum deux arbres, et plus raisonnablement trois, pour espérer compenser durablement le CO₂ émis par la combustion d’un seul arbre.
Cela pose immédiatement la question :
• de la disponibilité foncière,
• et d’un besoin en surface multiplié par deux ou trois.
c) Perte définitive du puits de carbone
Un arbre brûlé :
• ne captera plus jamais de CO₂,
• et ne participera plus au rôle de puits de carbone futur.
3. Le CO₂ reste du CO₂, quelle que soit son origine
Du point de vue climatique :
• la troposphère ne distingue pas un CO₂ dit « biogénique » d’un CO₂ fossile,
• toutes les molécules de CO₂ contribuent de la même manière au réchauffement climatique.
La qualification « biogénique » est donc juridique et comptable, mais pas climatique.
4. Dégradation avérée du puits forestier français
Il est désormais établi que la forêt française a perdu 40 à 50 % de sa capacité d’absorption de CO₂ au cours de la dernière décennie.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’une compensation automatique et garantie devient hautement incertaine.
5. Émissions liées au transport du bois
Le fonctionnement de la chaufferie implique environ 1 200 à 1 500 poids lourds de 94 m³ par an pour l’approvisionnement en bois.
Cela représente :
• 336 000 à 435 000 km parcourus chaque année,
• soit l’équivalent de 8 à 11 tours complets de la planète.
Ces flux logistiques génèrent :
• des émissions supplémentaires de CO₂,
• mais aussi des nuisances locales (trafic, bruit, pollution).
6. Problème de disponibilité de la ressource
La question de la disponibilité du bois énergie est également préoccupante :
• certaines chaufferies s’approvisionnent déjà à l’étranger (Italie, Espagne, voire Brésil),
• alors que la part du bois-énergie représente déjà environ 49 % des prélèvements forestiers.
Cette situation interroge la soutenabilité réelle du modèle à moyen et long terme.
7. Une conclusion réglementaire mais non climatique
Au regard de l’ensemble de ces éléments, il apparaît que :
• la législation actuelle repose sur des hypothèses contestables,
• et qu’elle devra inévitablement être révisée.
En attendant, si l’on compare objectivement les filières à service énergétique égal, le bois émet en réalité environ 67 % de CO₂ de plus que le gaz lorsque l’on raisonne en flux réels et en temporalité climatique.
8. Un argument de culpabilisation discutable
Il est enfin problématique de culpabiliser les riverains qui contestent ce projet au nom d’une prétendue économie de CO₂, alors même que :
• ces populations font partie des catégories les moins émettrices de CO₂,
• les émissions d’une personne aisée pouvant aller jusqu’à 18 fois celles d’une personne modeste.
Cet argument est donc socialement et moralement discutable.
9. Point sanitaire majeur (annoncé)
Enfin, au-delà du CO₂, il convient de rappeler que :
• le bois émet des particules fines et ultrafines,
• le gaz n’en émet pratiquement pas.
Cet aspect fera l’objet d’une contribution spécifique, tant les enjeux sanitaires sont déterminants.
Contribution n°107 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 11h05
Contribution n°106 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 10h01
Contribution n°105 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 09h59
Contribution n°104 (Web)
Déposée le 22 janvier 2026 à 08h47
NON A LA CHAUFFERIE
Contribution n°103 (Web)
Déposée le 21 janvier 2026 à 22h00
Je pense que préciser que le choix de l’emplacement est une aberration est une évidence : quartier politique de la ville avec habitations collectives et une proportion d’enfants et jeunes supérieure au reste de la commune, face à une école maternelle et primaire (les cours sont en face de la rue Guilloux), où la chaufferie fonctionnera à plein lorsque les enfants seront dehors quelque soit la saison, à côté de maisons individuelles, collée à un lieu de culte, et en bas d’une cuvette… surprenants qu’aucun élu quelque soit sa couleur politique ne se soit opposé… le principe de précaution quant à la santé des habitants et des jeunes habitants devraient être une priorité ! Surtout dans un secteur déjà très marquée par les industries chimiques.
Par ailleurs, d’un point de vue circulation, la rue est déjà saturée… les bus n’avancent pas (très motivant pour abandonner la voiture et prendre le métro et ainsi decarboner son trajet), rajouter des camions en journée est une contrainte de plus.
Je comprends que cette chaufferie rentre dans le cadre d’un programme de transition entamée par la métropole, mais quand on ne possède pas le terrain propice : on reporte le projet quitte à expliquer que le plan est revu!
Il me semble que la chaufferie de Surville de Lyon 7 n’est pas dans un environnement résidentiel …
J’espère que cette consultation des habitants bénéficiera d’une écoute attentive.
Contribution n°102 (Web)
Déposée le 21 janvier 2026 à 18h20
En plus de sa proximité avec des habitations, proches, écoles, EHPAD ... dans un secteur déjà surchargé (trafic) et pollué il me semble que l'implantation géographique choisie par rapport au relief de la ville doit être revue.
EN effet, la chaufferie sera en contrebas de ST GENIS ce qui veut dire exposer à des vents faibles, à des inversions thermiques fréquentes en hiver et à une concentration de polluants au sol plus élevé qu'un site en hauteur.
Dans ces conditions, une étude de dispersion modélisant ses impacts sur une année météorologique complète a t'elle été réalisée avec prise en compte de cette topographie réelle ?
Les risques sanitaires ont-ils été évalués en prenant en compte cette topographie et en la cumulant au fait que la chaufferie engendrera un trafic routier supplémentaire proche d'une population sensible ?
En hauteur, sur un terrain dégagé, la chaufferie bénéficierait d'une meilleur dispersion des émissions et d'un éloignement vis à vis des populations notamment des populations à risque, comment justifier ce choix ?
Merci de répondre à nos questions
Cordialement
Contribution n°101 (Web)
Déposée le 21 janvier 2026 à 16h21
En tant que future mère et résidente de la commune, je tiens à exprimer mon opposition ferme et déterminée à ce projet de chaufferie.
Tout d'abord ce projet a pour but de nuire à la santé de mon Bébé et moi ainsi que de notre environnement. Le fait pour moi de respirer des particules fines comme nous le savons TOUS sont nocifs à la santé ce qui peut engendre des complications à courts termes moyens et long termes.
Aussi, l'emplacement choisi est aberrant : une zone dense, à proximité immédiate d'écoles et de commerces. Outre les nuisances, le risque d'incendie et de catastrophe industrielle en zone urbaine ne peut être ignoré.
Ensuite, mon partenaire et moi sommes propriétaires de notre logement, il est inconcevable pour nous de voir notre bien se déprecier et perdre de sa valeur, alors que tous les mois nous remboursons un credit pour lequel nous nous levons chaque jour et travaillons à la sueur de nos fronts. Mettez-vous à notre place et posez -vous la question suivante : si on implantait cette chaufferie en FACE DE LA MAIRE vous réagiriez comment ? serez vous favorable pour cette décision. Quel élu accepterait une telle dégradation de son cadre de vie ?
En somme, sachiez que nous ne souhaitons pas que ce projet voit le jour, ce projets est un véritable cancer qui nous tuera à petit feu.
Merci de prendre en consideration notre opposition,
Cordialment