Les contributions

Contribution n°328 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 11h19
Ce projet me semble inadapte a st Genis Laval.en raison du trafic genere par cette installation et des particules fines qui presentent [...]
Ce projet me semble inadapte a st Genis Laval.en raison du trafic genere par cette installation et des particules fines qui presentent un risque pour la sante

Contribution n°327 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 11h16
Mme l'Enquêtrice il faut que vous agissiait. Nous ne sommes plus dans le cadre d'une enquête publique quand certains viennent comme [...]
Mme l'Enquêtrice il faut que vous agissiait. Nous ne sommes plus dans le cadre d'une enquête publique quand certains viennent comme dans l'avis 323 attaquer la municipalité sur un soit disant manque d'information des Saint-genois en déclarant "Je vous rejoins dans le manque de communication de la mairie au sujet de l’enquête publique et des documents disponibles"
On est clairement face à un mensonge ayant pour seul but de discréditer la mairie et espérer un gain politique lors des prochaines élections.
2 minutes de recherche sur internet m'ont permis de trouver les différentes communication en pièce-jointes :
27 mars 2023 : la mairie informe la population d'une réunion publique organisée par la métropole le 3 avril 2023 pour parler du réseau de chaleur et de la chaufferie biomasse
8 octobre 2024 : nouvelle publication pour annoncer une nouvelle réunion publique
17 avril 2025: courrier de Mme le Maire pour informer la population sur le projet métropolitain de chaufferie biomasse
29 octobre 2025: nouveau courrier de Mme le maire pour informer la population des suite du projet et de l'ouverture de l'enquête publique
5 janvier 2026 : nouvelle publication pour annoncer le début de l'enquête publique

J'ai trouvé ces éléments en 2 minutes sur internet. Je suis persuadé que d'autres existent notamment sur le magazine municipal.

Mme L'enquêtrice, je pense réellement que l'enquête publique est toujours perturber par une minorité active souhaitant tirer un gain politique de la détresse légitime de la population face à ce projet.

Contribution n°326 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 11h12
En réponse à la contribution n°321 (Web), il y a un contre-sens sur le sujet du bois-énergie. La plupart des contributions cherchent [...]
En réponse à la contribution n°321 (Web), il y a un contre-sens sur le sujet du bois-énergie. La plupart des contributions cherchent à rejeter la présence de la chaufferie biomasse à SGL, en remettant en cause le principe de la neutralité carbone (admise par convention par un consensus de scientifiques)

Le bois-énergie : une solution locale et renouvelable

Le bois-énergie utilisé en chaufferie (réseaux de chaleur, bâtiments publics, industries) constitue aujourd’hui l’une des principales sources d’énergie renouvelable en France. Il présente des atouts environnementaux, économiques et territoriaux importants. De très nombreuses chaufferie-bois existent en France, pas seulement à Saint-Genis-Laval.

CO₂ biogénique : un cycle court du carbone

Contrairement aux énergies fossiles, le bois libère lors de sa combustion du CO₂ dit “biogénique”.
Ce CO₂ a été prélevé dans l’atmosphère par l’arbre pendant sa croissance (photosynthèse). Lorsqu’on brûle le bois, on restitue ce carbone au cycle naturel. Si la forêt est gérée durablement et se régénère, le CO₂ émis est réabsorbé par les nouveaux arbres. C'est le principe de la gestion durable d'une forêt (gestion de l'Office français de la biodiversité (OFB))

Quels arbres sont brûlés ?

Contrairement à une idée reçue, les chaufferies bois n’utilisent pas majoritairement des arbres “nobles” destinés au bois d’œuvre. En France : environ 40 % du bois-énergie provient de bois en fin de vie (palettes, bois de démolition, sous-produits de scieries). Une grande partie du reste correspond à :
- des rémanents forestiers (branches, houppiers),
- du bois d’éclaircie,
- des arbres dépérissants ou mal conformés,
- des sous-produits de l’industrie du bois.
Le bois-énergie valorise donc souvent des ressources qui n’auraient pas d’autre débouché.

Enfin, cette contribution rejette la solution biomasse sans proposer 1 alternative ? du gaz ? du fioul ?

Contribution n°325 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 10h59
Madame la Commissaire,
Veuillez prendre en compte mon opposition à ce projet pour les raisons déjà bien étayées par les contributions [...]
Madame la Commissaire,
Veuillez prendre en compte mon opposition à ce projet pour les raisons déjà bien étayées par les contributions précédentes. Etant entendu ma participation à la liste electorale de l'actuelle maire, je vous demande de prendre en compte mon avis malgré mon anonymat.
A titre indicatif, voici les structures exposées:
A moins de 100 mètres du projet:
- Le groupe scolaire Guilloux et le gymnase Guilloux
- Le quartier du Champlong dont une tour culmine à 55 mètres de haut (hauteur des cheminées de la chaufferie 33 mètres de haut)
- La résidence Bellevue dont les tours avoisinent les 30 mètres
- zone résidentielle urbaine et densément peuplée
- La mosquée de Saint-Genis-Laval

A moins de 500 mètres :
- Le collège Giono et le gymnase Giono
- zone résidentielle densément peuplée

A moins de 1 000 mètres :
- Le groupe scolaire bergier mouton
- L’établissement scolaire privé de St Thomas d’Aquin et ste Marie
- Le centre ville de St Genis Laval
- Le centre hospitalier Lyon Sud
- La station du métro B
- zone résidentielle densément peuplée

A moins de 1 500 mètres:
- Le Lycée Descartes
- Le centre commercial Saint Genis 2
- Le centre ville de Pierre Bénite
- Le centre ville d’Irigny
- Des zones résidentielles d’Oullins
- 80 % des habitants de St Genis
- stades de Beauregard et d'Aubarède.

Les intérets financiers et electoraux ne doivent pas outrepasser le risque sanitaire induit par une nouvelle source de particules fines dans l'environnement saint genois, la protection des plus sensibles et le principe de précaution.

Respectueusement.

Contribution n°324 (Web)

Par Anne Barthe
Déposée le 11 février 2026 à 10h32
Je suis absolument contre ce projet criminel pour la santé de tous . Qui plus est proche d'un hôpital , d'une école d'une crèche et [...]
Je suis absolument contre ce projet criminel pour la santé de tous . Qui plus est proche d'un hôpital , d'une école d'une crèche et en plein cœur d'habitations . Sans oublier la nuisance de tous les camions que cela entraînera : circulation , nuisance sonore et ce plusieurs fois par jour même si on nous enrobe tout çà avec des " çà ne sera pas tous les jours etc etc ....Et que dire des forêts ( déjà en mauvaise santé ) qui seront surexploitées

Contribution n°323 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 10h21
En réponse à la Contribution n°320 Par Vincent Déconte:
Cher Monsieur,
Comme indiqué par le courrier des parents d’élèves, toutes [...]
En réponse à la Contribution n°320 Par Vincent Déconte:
Cher Monsieur,
Comme indiqué par le courrier des parents d’élèves, toutes les informations relatives au projet et mises à disposition du public sont disponibles sur le site de la mairie ( enquête publique, sous section les documents).
Vous y trouverez ainsi l’avis de la mrae qui pointe l’absence de traçage des particules fines et les risques pour les écosystèmes / espèces sensibles / biodiversité, la description précises du projet ( construction d’une megachaufferie bois d’une puissance de 24 MW, coût 100 000 millions d’euros dont 40 % de finances publiques, engagement pour un contrat de 25 ans au près de la société solev qui est une société par Actions Simplifiées à associé unique (SASU) ( société écran facile à fermer en cas de dommages corporels ou autre litige).

Vous pourrez egalement vous rendre compte de quelques aberrations ( liste non exhaustive):
- vote à l’unanimité par le conseil municipal plusieurs mois avant l’établissement et la parution de l’annexe 19 évaluant les conséquences sanitaires du projet !! … et avant toute concertation citoyenne et communication aux saint génois ( que l’on attend toujours !).
-absence d étude du taux de particules fines actuel sur les sites sensibles proches permettant d’évaluer le retentissement du projet dans son environnement.
-absence d’étude des polluants cancérigènes émis dans le contexte d’exposition préalable et surajoutée aux pfas .
- absence d étude rigoureuse des alternatives pour alimenter le réseau de chaleur comme demandé par l’ademe.

Je vous rejoins dans le manque de communication de la mairie au sujet de l’enquête publique et des documents disponibles : alors que les saint génois sont inondés d’affiches / post sur la page Facebook de la ville pour l’organisation de goûters/evenements/ concerts, que la mairie sait également communiquer à travers son journal ou autres supports, force est de constater son silence assourdissant au sujet de ce projet majeur ( le plus important de ça mandat ) qui questionne la démocratie.
Les seules façons pour les saint génois d’être informés de l’existence de ce registre d’enquête publique sont les tracts des riverains et le bouche à oreille …. Merci aux parents d’élèves d’avoir informé les saint génois en lien avec l’école bergier mouton de l’existence du registre !

Non à ce projet bâclé imposant aux saint génois une nouvelle source de particules fines et polluants pour certains cancérigènes !

Ce projet sera nécessairement une source de mortalité et de morbidité par rapport à une source d’énergie propre ou par rapport à l’émission de chaudières à gaz ( pas de polluants cancérigènes, rapport d’émission de particules fines quasi négligeable par rapport à celle du bois même avec les meilleurs filtres industriels) ou par rapport à l’investissement de 100 millions d’euros ( coût du projet) dans la rénovation thermique.

Contribution n°322 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 février 2026 à 10h06
Je rejoins l'avis de M. Déconte, (avis 320).
L'enjeu sanitaire majeur est aujourd'hui en parti éclipsé par le contexte politique [...]
Je rejoins l'avis de M. Déconte, (avis 320).
L'enjeu sanitaire majeur est aujourd'hui en parti éclipsé par le contexte politique et l'approche des élections municipales. Quand je vois l'avis 318 qui explique que la Maire portera la responsabilité du projet je pense qu'il serait bon de rappeler une nouvelle fois que ce projet a été voté par la Métropole de Lyon. Sachant que Madame le Maire (UDI) ne fait pas partie de la majorité métropolitaine.
J'ai peur que certains entretiennent volontairement la confusion dans cette consultation dans un but électoral. On ne voit d'ailleurs pas la majorité métropolitaine actuelle soutenir ou défendre publiquement ce projet.
Mme l'Enquêtrice je ne sais pas si vous avez moyen d'agir car le sujet est suffisamment important et mérite un débat éclairé.

Contribution n°321 (Web)

Par FORZANI René
Déposée le 11 février 2026 à 10h03
Madame Odile ROCHER, Commissaire enquêtrice,
Je souhaite attirer votre attention sur deux points centraux du projet de chaufferie [...]
Madame Odile ROCHER, Commissaire enquêtrice,
Je souhaite attirer votre attention sur deux points centraux du projet de chaufferie bois-énergie de Saint-Genis-Laval : Le CO2 néfaste au climat les autres polluants néfastes à la santé et au climat.
Voici la justification climatique, telle qu’elle a été présentée à la population.

1) Une communication publique fondée sur un chiffre “massue”.
Le projet a été présenté au public sur l’argument principal : “23 000 tonnes de CO₂ économisées”.
(Il existe par ailleurs un autre chiffre issu de la méthode ACV, évoquant 31 000 tonnes, mais ce second chiffre n’a pas été retenu dans la communication.)

Or, une part importante de la population n’a été informée qu’après la délivrance du permis de construire. Ce n’est que par un sursaut tardif que la Préfecture a suspendu le permis et a décidé l’ouverture d’une enquête publique.
Je considère que l’acceptabilité du projet repose largement sur une promesse climatique qui mérite d’être examinée avec la plus grande rigueur.

2) Le cœur du problème : la “neutralité carbone” réglementaire du bois.
La justification climatique du projet repose sur un cadre réglementaire issu notamment de l’ordonnance n° 2021-235 du 3 mars 2021, transposant une directive européenne de 2018 (RED I, II, III).
Ce cadre considère la biomasse comme une énergie renouvelable et permet, dans les bilans, de ne pas comptabiliser au poste énergie le CO₂ émis à la cheminée, au motif qu’il serait comptabilisé ailleurs, dans le secteur LULUCF (forêts et sols). Ce CO₂ est alors qualifié de “biogénique”.

3) Or, l’atmosphère ne distingue pas “CO₂ fossile” et “CO₂ biogénique”.
La troposphère (qui reçoit l’essentiel des gaz à effet de serre) ne fait aucune distinction entre deux catégories de CO₂ : le CO₂ émis par combustion a le même effet climatique, qu’il soit qualifié “biogénique” ou “fossile”. Ceci n’est pas une opinion, c’est un fait.
Comme pour Tchernobyl, le nuage ne s’arrête pas à la frontière.

4) L’argument “l’arbre a absorbé ce CO₂ pendant sa vie” est insuffisant.
Il est souvent avancé que le CO₂ libéré lors de la combustion d’un arbre correspond à celui que cet arbre a absorbé au cours de sa croissance.
Mais cet argument est insuffisant pour deux raisons simples :
1. Le problème climatique porte sur les émissions présentes et à venir, pas sur l’absorption passée d’il y a 10, 20 ou 35 ans.
2. Un arbre brûlé n’absorbera plus jamais de CO₂.

5) La replantation ne compense pas “automatiquement” : trois réalités physiques.
Lorsqu’on évoque la replantation comme compensation, trois éléments majeurs sont souvent omis :

• Le décalage temporel.
On émet le CO₂ en quelques minutes (ou en une heure), mais la reconstitution d’un stock de carbone comparable prend des décennies.
Il s’agit donc d’une dette carbone transmise aux générations futures.

• Le risque de non-atteinte de la maturité.
Pour qu’un arbre atteigne 35 ans, il faut tenir compte des aléas : incendies, sécheresses, tempêtes, maladies, scolytes, etc.
Dans la pratique, cela signifie qu’il faudrait souvent replanter 2 voire 3 arbres pour espérer en voir un parvenir au terme prévu.

• L’effondrement récent du puits carbone forestier français.
Malgré les efforts de la filière bois, le constat scientifique est préoccupant : la forêt française a perdu 40 à 50 % de sa capacité d’absorption nette du CO₂ sur une période récente, alors même que les superficies forestières augmentent.
Référence : Académie des sciences (juin 2023) : “Ce puits est passé d’environ 53 Mt CO₂/an à environ 32 Mt CO₂/an entre 2015 et 2020”, soit une baisse d’environ 40 %.
Il faut également rappeler que certaines parcelles peuvent devenir, temporairement ou durablement, émettrices nettes de CO₂.

6) Traçabilité et qualité du combustible : un point majeur.
La forêt française est majoritairement privée (environ 75 %), ce qui rend la gestion et le contrôle de la ressource plus difficiles (plusieurs millions de propriétaires).
Dans ce contexte, des règles existent (par exemple PEFC). Or, il est annoncé que 75 % des plaquettes qui seraient brûlées ne correspondraient pas à cette certification.
Autrement dit, seule une part limitée du combustible serait réellement tracée.
Par ailleurs, le projet prévoit environ 40 % de bois “fin de vie”. Cela suscite une inquiétude particulière quant à la qualité, à l’homogénéité et au contrôle effectif de ce combustible, notamment en lien avec les émissions atmosphériques.

7) Le bilan CO₂ réel “gaz vs bois” pose question.
Le projet consiste à remplacer environ 150 chaudières gaz par 2 chaudières bois.
Or, à quantité d’énergie utile comparable, le gaz peut émettre jusqu’à deux fois moins de CO₂ à la cheminée que le bois.
Je pose donc une question simple et centrale :
Pouvez-vous reconnaître qu’à un instant T, ce projet entraînera mécaniquement davantage de CO₂ envoyé dans la troposphère que la situation gaz actuelle ?
Et, dans ce cas, sur quoi repose réellement l’“économie” annoncée ?

8) Le contexte climatique rend les émissions supplémentaires encore moins acceptables.
Enfin, il faut replacer ce projet dans un contexte climatique aggravé.
Le méthane, gaz à effet de serre très puissant sur le court terme, a augmenté fortement sur les deux dernières décennies. Il est environ 80 fois plus puissant que le CO₂ sur 20 ans, et environ 30 fois sur 100 ans.
Dans un tel contexte, toute augmentation d’émissions de CO₂, même temporaire, est encore moins acceptable.

9) Ma position n’est pas une contestation de légalité, mais une contestation d’opportunité.
Je ne conteste pas ici la légalité formelle du cadre réglementaire qui classe la biomasse comme énergie renouvelable.
Je conteste l’opportunité de ce projet, en particulier lorsqu’il est porté par des élus se revendiquant écologistes, alors même que ses effets climatiques réels sont contestables et que d’autres impacts (notamment sanitaires, en particulier pour les enfants et les personnes fragiles) sont également en jeu.

10) Une pollution concentrée au cœur du quartier le plus sensible de la commune.
Le projet ne se limite pas à un changement d’énergie. Il modifie radicalement la géographie du risque sanitaire.
En effet, vous remplacez des émissions diffuses, réparties sur environ 2 360 hectares, par des émissions concentrées, issues d’un point unique, dans le quartier le plus densément urbanisé de Saint-Genis-Laval.
Ce secteur concentre :
• La majorité des immeubles de grande hauteur (dont un à environ 150 mètres, qui dominera la cheminée de 21 mètres),
• Des établissements accueillant des publics sensibles : crèche, écoles (maternelle, primaire), collège,
• EHPAD,
• Hôpital, et autres équipements publics.
Le principe est simple et compréhensible par tous : à quantité égale, une substance toxique n’a pas les mêmes conséquences selon qu’elle se disperse dans un grand volume d’air ou qu’elle se concentre dans un espace restreint, densément habité.
Autrement dit, le projet transforme une pollution “dilution” en pollution “exposition”.

11) Une dégradation massive des émissions de polluants atmosphériques par rapport au gaz.
Si l’on compare les émissions autres que le CO₂, le bilan sanitaire du bois est sans ambiguïté : même avec une double filtration (cyclone + filtre à manches), les émissions restent très supérieures à celles du gaz.
Pour les particules fines, les écarts atteignent :
• PM10 : jusqu’à 40 fois plus que le gaz.
• PM2.5 : jusqu’à 45 fois plus.
• PM1 : jusqu’à 150 fois plus.
• PM0.1 : jusqu’à 180 fois plus.
Ces ordres de grandeur devraient conduire, a minima, à une réflexion réglementaire sérieuse sur l’implantation de chaufferies bois en milieu fortement urbanisé, à proximité d’écoles, d’établissements de santé ou d’hébergement de personnes âgées.
Pour les autres polluants :
• NOx : jusqu’à 6 fois plus.
• SO₂ : jusqu’à 2 fois plus.
• COV : jusqu’à 40 fois plus.
• Benzène : jusqu’à 50 fois plus.
• Formaldéhyde : jusqu’à 150 fois plus.
Et la comparaison devient encore plus défavorable lorsque le gaz n’émet pratiquement rien, alors que le bois émet des substances toxiques bien identifiées :
• Acroléine : jusqu’à 700 kg/an.
• HAP totaux : jusqu’à 40 kg/an.
• Dioxines / furanes : jusqu’à 1,5 kg/an : Même si ce chiffre peut être discuté, le simple fait que la filière bois génère ce type de polluants est un signal majeur : on ne parle plus d’un débat théorique, mais de toxicité.
Un point fondamental : la substitution gaz → bois ne remplace pas seulement une énergie par une autre, elle remplace une combustion relativement propre par une combustion génératrice de nombreux polluants dangereux.
L’étude d’impact (ou la communication du porteur de projet) tend à présenter la double filtration (cyclone + filtre à manches) comme un élément suffisant.
Or, même en retenant ce dispositif, les chiffres annoncés révèlent des niveaux d’émissions très supérieurs à ceux du gaz, en particulier sur les particules fines et ultrafines. La filtration est un argument marketing.
Le chapitre de l’étude d’impact “potentiels liés à la pollution de l’air” se limite à une présentation générale des polluants atmosphériques et de leurs effets sanitaires, sans analyse quantitative de l’exposition locale.
En particulier, les particules fines (PM10, PM2,5), polluants centraux des installations de combustion de biomasse, ne font l’objet d’aucune évaluation chiffrée en termes d’émissions, de concentrations ajoutées en air ambiant, ni d’impact sanitaire pour les populations riveraines.
Cette présentation générale ne saurait tenir lieu d’étude d’impact, dès lors qu’elle ne permet pas d’apprécier les effets réels du projet sur la santé humaine.

12) Une atteinte à la santé désormais documentée et reconnue.
L’ensemble de la littérature scientifique et des avis institutionnels convergent : les particules fines et ultrafines sont associées à des atteintes graves à la santé.
Sans reprendre ici l’intégralité des études (le sujet est abondamment documenté), il suffit de rappeler que :
• L’OMS relie la pollution atmosphérique à des dizaines de milliers de décès prématurés et de pathologies graves, dont des cancers, notamment via l’exposition chronique aux particules fines.
• Les particules fines (PM₂.₅, etc.) sont associées à une diminution des capacités cognitives, et à des altérations du développement neurologique chez l’enfant.
• L’exposition chronique aux particules fines est également associée à des maladies neurodégénératives telles que Alzheimer, Parkinson, et la démence à corps de Lewy.
La localisation du projet dans le quartier le plus densifié, au contact immédiat d’établissements recevant des publics sensibles, n’est pas justifiée par une démonstration sanitaire rigoureuse.
Il n’est pas acceptable, dans un contexte urbain dense, de se limiter à l’argument selon lequel les émissions respecteraient des valeurs limites, alors même que :
• Les particules fines et ultrafines ont des impacts même à des concentrations très faibles,
• Les valeurs limites réglementaires ne sont pas des seuils d’innocuité,
• L’exposition chronique est déterminante,
• Les populations sensibles doivent faire l’objet d’une prise en compte renforcée.
Deux remarques concernant l’étude d’impact de la Solev :
a) Les seuils sont exprimés en mg/Nm3.
Pour le SO2 on y trouve les valeurs de :
• 200mg/Nm3 pour VLE soit 42 tonnes/an (200 millions de m3/an de fumées)
• 100 pour l’engagement Solev soit 21 tonnes
• 50 pour le constat Solev soit 11 tonnes
Le SO₂ provient du soufre contenu dans le combustible, qui en contient de 0,01 à 0,05 % soit 4 à 20 mg/Nm³. Soit de 12,5 à 2,5 fois moins que le constat Solev : cela démontre le peu d’intérêt que l’on peut apporter à des seuils.
b) Le terme "particules fines" n’apparait nulle part dans le document, on parle de poussières.

13) La santé est au centre des préoccupations des habitants : preuve par les contributions.
Enfin, l’importance de ce sujet pour la population est objectivement démontrée par le contenu même des contributions déposées lors de l’enquête publique.
Dans les 320 contributions publiées sur le site de la préfecture :
• Le mot "particule" apparaît 301 fois,
• Le mot "santé" apparaît 257 fois.
Autrement dit, la population ne conteste pas seulement un projet énergétique : elle exprime une inquiétude massive sur les impacts sanitaires.

14) Si l’autorisation venait à être accordée, elle serait entachée :
• D’une insuffisance de l’étude d’impact sur les effets sanitaires réels,
• D’une erreur manifeste d’appréciation dans le choix d’implantation,
• D’une méconnaissance du principe de prévention,
• D’une atteinte disproportionnée à la santé publique, en particulier pour les publics sensibles.


Veuillez agréer, Madame la Commissaire enquêtrice, l’expression de ma considération distinguée.

Contribution n°320 (Web)

Par Vincent Déconte
Déposée le 11 février 2026 à 09h20
J’ai pris connaissance, par l’intermédiaire d’une connaissance, du courrier diffusé par l’Association des Parents d’Élèves alertant [...]
J’ai pris connaissance, par l’intermédiaire d’une connaissance, du courrier diffusé par l’Association des Parents d’Élèves alertant sur les risques sanitaires majeurs liés aux émissions de particules fines dans un rayon de 3 à 5 kilomètres autour du projet. Ces risques concernent en premier lieu les enfants, population particulièrement vulnérable.

Les pathologies mentionnées (atteintes respiratoires, cardiovasculaires, neurologiques et troubles du neuro-développement) ne relèvent ni de l’exagération ni de la rumeur : elles sont solidement établies par la littérature scientifique. Que de tels risques soient simplement envisagés dans le cadre de l’implantation d’un équipement industriel à proximité immédiate d’établissements scolaires est choquant, irresponsable et profondément anxiogène pour les parents.

Je suis également extrêmement troublé, et même révolté, par la communication entourant ce projet. La diffusion d’une pétition intitulée « LA MAIRIE VA IMPLANTER UN INCINÉRATEUR À SAINT-GENIS », accompagnée d’une image montrant une cheminée rejetant une fumée noire épaisse, constitue une mise en scène volontairement alarmiste qui témoigne du climat de défiance et de confusion dans lequel ce projet est mené.

Cette communication appelle des réponses claires, qui font aujourd’hui défaut :

* Quelle est la nature exacte de l’installation projetée et pour quelles raisons la population n’a-t-elle pas accès à une explication simple, transparente et intelligible permettant de la distinguer clairement d’un incinérateur, tant sur le plan technique que sanitaire ?
* Quelles seront précisément les émissions atmosphériques générées (particules ultrafines PM0,1, PM10, PM2,5, oxydes d’azote, composés organiques, etc.) et quel sera leur impact cumulatif dans un quartier déjà densément urbanisé ?
* Quelles garanties concrètes, mesurables et opposables sont apportées pour la protection des enfants scolarisés dans le périmètre concerné, sur le long terme, et non au seul prisme de seuils réglementaires moyens ?
* Pourquoi accepter l’implantation d’une source supplémentaire de pollution à quelques centaines de mètres d’écoles, alors même que des alternatives énergétiques sont recommandées par l’ADEME et explicitement demandées par les parents ?

Au-delà du fond sanitaire, je souhaite attirer votre attention sur un grave dysfonctionnement démocratique dans la manière dont ce projet est présenté au public.

Alors que la chaufferie bois objet de la présente enquête est annoncée comme un projet métropolitain, porté et instruit par la Métropole de Lyon, la communication publique repose sur une pétition accusant directement, la mairie, d’implanter un « incinérateur ».
Cette désignation erronée du décideur, associée à une qualification anxiogène et techniquement non explicitée de l’installation, entretient une confusion manifeste sur :

* le porteur réel du projet,
* la nature véritable de l’équipement,
* et les responsabilités institutionnelles effectives.

Une telle confusion altère gravement la qualité du débat public. Comment prétendre à une enquête publique sincère et éclairée lorsque les citoyens, et en particulier les parents, sont exposés à des messages à la fois alarmistes et imprécis, faute d’une information officielle claire, pédagogique et assumée de la part des autorités compétentes ?

Enfin, au-delà des aspects techniques et administratifs, je tiens à exprimer sans détour mon écœurement face à ce qui est perçu par de nombreux parents comme un scandale sanitaire potentiel : faire peser un doute durable sur la santé d’enfants au nom d’un projet énergétique, sans transparence totale, sans concertation réelle et sans démonstration rigoureuse de l’absence d’alternatives moins impactantes, est humainement et éthiquement inacceptable.

Je vous demande, Madame la Commissaire enquêtrice, de prendre pleinement la mesure de cette inquiétude parentale massive, de questionner avec la plus grande rigueur les choix d’implantation retenus et d’exiger que l’intérêt supérieur des enfants et la protection de leur santé priment sur toute autre considération.

-> Courrier des parents en pièce jointe avec le lien de la pétition.

Document joint


Contribution n°319 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 février 2026 à 22h19
Pourquoi les Saint Genois devraient payer le refus d'autres collectivités qui ont su défendre le bon sens. Je ne pense pas que l'agglomération [...]
Pourquoi les Saint Genois devraient payer le refus d'autres collectivités qui ont su défendre le bon sens. Je ne pense pas que l'agglomération Lyonnaise ait besoin de projet de ce type (très polluant) alors que d'autres solutions peuvent permettre de fournir l'énergie nécessaire sans contraindre et engager les générations futures.

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