Contribution n°478 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 18h34
Je ne suis pas opposé au développement de Mathieu ni à la nécessité de construire des logements. En revanche, je considère que cette opération de près de 225 logements est trop importante pour notre commune et que le nouveau PLUi-HM devrait être l’occasion de la réexaminer, plutôt que de reprendre simplement un projet ancien.
1. Un développement très important pour une « commune associée aux pôles »
Mathieu est classée dans le PLUi-HM parmi les « communes associées aux pôles ».
Or la Mission régionale d’autorité environnementale relève elle-même que le développement prévu dans certaines communes de cette catégorie paraît proportionnellement trop important, et elle cite expressément Mathieu.
Elle demande que soit expliqué, commune par commune, le lien entre le niveau de développement retenu et la place de chaque commune dans l’organisation du territoire.
C’est précisément la question qui reste posée pour Mathieu.
Pourquoi une commune de cette catégorie doit-elle accueillir une opération de 225 logements et une consommation foncière aussi importante ?
Je ne trouve pas dans le dossier une justification suffisamment claire et spécifique à Mathieu.
2. La ZAC concentre presque toute la consommation foncière prévue à Mathieu
Les documents du PLUi-HM évaluent à 11,7 hectares la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers à Mathieu.
Sur ces 11,7 hectares, 10,6 hectares correspondent à la seule ZAC de la Gare.
Cela signifie qu’environ 90 % de la consommation foncière prévue pour Mathieu est concentrée dans cette opération.
Cette proportion pose question au regard des objectifs affichés par le PLUi-HM lui-même :
- limiter l’artificialisation ;
- privilégier le renouvellement urbain ;
- construire davantage dans les secteurs déjà urbanisés ;
- répartir le développement en fonction de l’armature territoriale.
Avant de consommer plus de dix hectares pour une seule opération à Mathieu, il me semblerait normal que Caen la mer démontre clairement quelles autres solutions ont été étudiées : densification du tissu existant, mobilisation de terrains déjà urbanisés, répartition différente des logements entre les communes ou réduction de la taille de la ZAC.
Le fait que le projet existe depuis plusieurs années ne suffit pas à justifier sa reprise à l’identique dans un document qui doit organiser le territoire jusqu’en 2040.
3. Des questions environnementales qui restent ouvertes
L’évaluation environnementale actualisée de la ZAC soulève encore plusieurs difficultés.
* Ressource en eau
Les besoins supplémentaires en eau potable sont évalués à environ *30 600 m3 par an.
La MRAe considère que le dossier ne démontre pas suffisamment que ces besoins pourront être satisfaits.
Dans le contexte actuel de tensions régulières sur la ressource en eau, ce point me paraît devoir être clairement résolu avant de confirmer une opération de cette ampleur.
* Assainissement
La MRAe demande également que soit mieux démontrée la compatibilité du projet avec les capacités d’assainissement, en tenant compte non seulement de la ZAC mais aussi des autres développements prévus sur le territoire.
Là encore, il me paraît nécessaire d’avoir une démonstration complète avant de programmer définitivement plusieurs centaines de logements supplémentaires.
* Eaux pluviales
La faible capacité d’infiltration des sols constitue également une difficulté identifiée.
L’autorité environnementale demande des précisions sur le dimensionnement des dispositifs prévus et sur leur adaptation à des épisodes météorologiques plus intenses liés au changement climatique.
4. Bruit et circulation : l’impact doit être apprécié à l’échelle de tout Mathieu
Le secteur se situe à proximité immédiate de la RD7, qui supporte déjà un trafic important.
L’étude acoustique montre que certains secteurs sont déjà exposés à des niveaux de bruit élevés et que le projet entraînera localement une augmentation supplémentaire. La MRAe demande d’ailleurs des compléments sur ce point.
Mais au-delà du bruit à proximité immédiate de la RD7, il faut surtout mesurer l’impact réel de 225 logements supplémentaires sur la circulation dans Mathieu.
Je souhaiterais donc que soient présentés clairement :
- le nombre de véhicules supplémentaires aux heures de pointe ;
- les principaux itinéraires empruntés ;
- les conséquences sur la rue d’Anisy et les autres voies traversant le bourg ;
- les effets cumulés avec les autres projets de développement ;
- les solutions prévues en matière de transports collectifs et de mobilités alternatives.
Sur une commune de cette taille, 225 logements supplémentaires modifieront durablement son fonctionnement. Cette conséquence doit être évaluée à l’échelle du village et pas seulement à celle du périmètre de la ZAC.
5. Le PLUi-HM doit permettre de réexaminer un choix ancien
Je sais que la ZAC a déjà fait l’objet de contentieux et que la cour administrative d’appel a rejeté en 2026 plusieurs arguments dirigés contre sa création.
Je ne prétends donc pas que ce projet aurait déjà été jugé illégal ou incompatible avec le SCoT.
Mais ce n’est pas exactement la question posée aujourd’hui.
L’enquête publique concerne un nouveau PLUi-HM qui doit organiser le territoire jusqu’en 2040.
Depuis la conception initiale de la ZAC, le contexte a évolué :
- les objectifs de sobriété foncière ont été renforcés ;
- la planification est désormais pensée à l’échelle de toute l’agglomération ;
- les tensions sur la ressource en eau sont devenues plus importantes ;
- l’évaluation environnementale a été actualisée ;
- la MRAe demande explicitement que le niveau de développement de Mathieu soit mieux justifié.
Un projet ancien ne doit donc pas être considéré comme intangible simplement parce qu’il est ancien ou déjà engagé.
6. Ce que je demande
Je demande en premier lieu que l’OAP du secteur de la Gare ne soit pas approuvée en l’état.
Je souhaite qu’une réduction significative de l’opération soit étudiée, à la fois :
- en nombre de logements ;
- en surface consommée ;
- et éventuellement dans son rythme de réalisation.
Je demande également que Caen la mer justifie précisément pourquoi Mathieu doit accueillir ce niveau de développement par rapport aux autres communes de l’agglomération.
À défaut d’une réduction substantielle du projet, je demande que sa réalisation soit beaucoup plus progressive, avec un véritable point d’étape avant l’ouverture des dernières phases.
La poursuite du projet devrait alors être conditionnée à des données actualisées sur :
- la ressource en eau ;
- l’assainissement ;
- la circulation ;
- le bruit ;
- la gestion des eaux pluviales ;
- les besoins réels en logements ;
- et les possibilités de construire dans les secteurs déjà urbanisés de Caen la mer.
Je demande enfin à la commission d’enquête de solliciter une réponse précise de Caen la mer à la remarque de la MRAe concernant Mathieu :
pour quelles raisons une commune classée parmi les communes associées aux pôles doit-elle supporter une opération de cette ampleur et une consommation foncière aussi importante ?
Conclusion
Il ne s’agit pas de figer Mathieu ni de refuser toute construction.
Il s’agit de savoir jusqu’où, à quel rythme et au prix de quelle consommation foncière notre commune doit se développer.
Au regard des éléments présents dans le dossier, je ne pense pas que la réalisation de 225 logements sur plus de dix hectares constitue encore aujourd’hui le bon choix pour Mathieu.
Je demande donc que la ZAC de la Gare soit réexaminée et substantiellement réduite avant l’approbation définitive du PLUi-HM.
Contribution n°477 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 18h02
Prenons l’exemple de la ZAC de la gare à Mathieu.
Voilà un projet d’envergure qui doit s’implanter sur des terres agricoles particulièrement fertiles, tout en se trouvant directement en bordure du CD 7, un axe routier déjà très fréquenté.
Selon les chiffres actuellement avancés, ce sont entre 21 000 et 25 000 véhicules qui empruntent chaque jour cet axe, dans les deux sens, auxquels s’ajouteraient aujourd’hui environ 4 000 à 5 000 poids lourds par jour.
Alors posons-nous une question simple : que deviendra cette circulation lorsque les constructions prévues seront réalisées ? Et que se passera-t-il lors des périodes estivales, lorsque le trafic augmente et qui augmentera du fait de l'urbanisation du secteur côtier ?
Et le bruit ?
Un poids lourd qui passe à proximité d'une habitation n'est pas anodin. À vitesse élevée, le bruit généré peut être particulièrement important.
On nous répondra peut-être : « Il y aura un merlon paysager planté d’arbres. »
Mais un merlon de terre, même arboré, n'est pas une solution magique. Son efficacité dépend notamment de sa hauteur, de sa longueur, de sa position par rapport à la route et aux habitations, du type de revêtement routier et de la configuration des lieux.
Et les arbres ne constituent pas, à eux seuls, un écran acoustique efficace.
Avant de construire des logements à cet endroit, ne faudrait-il donc pas commencer par mesurer précisément le niveau sonore auquel seront réellement exposés les futurs habitants ? Par exemple diminuer la vitesse qui est à 110 Km/h, revoir les matériaux de revêtement appropriés à l'environnement
Il faut prendre en compte le trafic actuel, son évolution prévisible et le trafic généré par le projet lui-même.
Car construire des logements à proximité immédiate d'un axe très fréquenté, puis chercher ensuite à corriger les nuisances, c'est prendre le problème à l'envers.
Des terres fertiles ne sont pas une réserve inépuisable tout comme l'eau.
Il y a également une autre question fondamentale : que faisons-nous de nos terres agricoles ?
Une terre fertile artificialisée est une terre que l'on ne récupère pas facilement. Elle ne doit pas être considérée comme un simple espace disponible parce qu'il se trouve à proximité d'une zone déjà urbanisée.
Le développement d'une commune est légitime. Mais il doit être réfléchi dans sa globalité : logements, circulation, bruit, qualité de l'air, sécurité, eau, biodiversité, agriculture et qualité de vie surtout.
Construire davantage ne signifie pas automatiquement construire mieux.
Avant de parler de mètres carrés supplémentaires, de logements supplémentaires et de nouvelles infrastructures, posons-nous cette question essentielle :
Quel cadre de vie voulons-nous réellement offrir aux habitants de demain ?
Car derrière chaque programme immobilier, derrière chaque hectare artificialisé, il y a des femmes, des hommes et des familles qui devront vivre avec les conséquences des choix que nous faisons aujourd'hui.
L'aménagement du territoire doit rester au service de l'humain. Pas l'inverse.
Et la sécurité à Mathieu ?
Lorsqu'on parle de la ZAC de la Gare, on parle beaucoup de logements ( 225 sur 17,4 ha), d'aménagement paysager ou encore de développement de la commune. Mais il y a une question qui devrait être au cœur du projet : la sécurité des habitants.
Avec plusieurs centaines de logements supplémentaires, ce sont nécessairement de nouveaux déplacements qui vont être générés chaque jour.
Comment seront organisées les sorties et les entrées de la ZAC ?
Comment seront sécurisés les déplacements des piétons, des cyclistes et notamment des enfants ?
Comment seront gérés les croisements avec le trafic du CD 7, déjà très important ?
Le projet prévoit un échangeur routier. Il est donc indispensable de connaître précisément les études de circulation et de sécurité qui ont conduit à retenir cette solution.
Il ne suffit pas de construire une route ou un carrefour : il faut démontrer que les aménagements permettront réellement de garantir la sécurité de tous les usagers.
Une nouvelle population va arriver. Le trafic va évoluer. Les usages vont changer.
La sécurité doit donc être pensée avant la construction, et non corrigée après coup lorsqu'un problème sera apparu. Tout d'abord faire respecter la vitesse des véhicules.
Le développement d'une commune ne devrait jamais signifier la disparition progressive de ce qui faisait sa qualité de vie.
Il y a un autre sujet dont il faut parler : les intrusions et les cambriolages dont peuvent être victimes les habitants de Mathieu.
Lorsqu'une personne retrouve son domicile forcé, ce n'est pas simplement un vol. C'est aussi le sentiment que son espace privé, son domicile, son lieu de sécurité a été pénétré.
L'arrivée de plusieurs centaines de nouveaux habitants va nécessairement modifier les déplacements, les accès et les flux dans la commune. Alors pourquoi ne pas réfléchir à la mise en place de jeux de cameras ? Réfléchir à la mise en place d'une police municipale qui gérerait 3 proches communes appartenant à Caen la Mer.
Contribution n°476 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 17h45
Il faut aussi noter que la qualité de vie des futurs habitants de la ZAC serait problématique du fait de la proximité de la deux fois deux voies Caen-Douvres (nuisances sonores très importantes)
Il fait aussi noter que ce projet entraînerait la disparition de terres agricoles des plus fertiles sur Caen nord.
Qu’en sera-t-il de la gestion des eaux pluviales avec l’artificialisation des sols ?
En conclusion tous ces éléments sont en faveur d’un redimensionnement de ces deux projets à une taille adaptée à la commune.
Contribution n°475 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 17h22
Je vous donne ma contribution concernant le projet de la zac de la gare à Mathieu :
Zone agricole qui diminue encore plus
Surdimensionnée par rapport à notre village
Problème de circulation
Favoriser les dents creuses
Rupture d’équilibre entre les quartiers,on ne favorise pas la mixité sociale
Ce projet doit être revu sur la base initiale avec concertation des habitants
Cordialement
MCC
Contribution n°474 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 17h11
Contribution n°473 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 16h53
Madame, Monsieur,
Habitante de Mathieu, je souhaite apporter une contribution à l’enquête publique du PLUiHM et exprimer mon opposition au projet de ZAC de la Gare.
Je suis très attachée à l’esprit village de Mathieu : ses proportions humaines, ses espaces naturels, ses rues tranquilles, et cette identité chaleureuse qui fait que l’on s’y sent bien. Je vois malheureusement, dans de nombreux villages alentour, des urbanisations standardisées, des lotissements sans âme, qui transforment des communes rurales en simples dortoirs. Je ne souhaite pas que Mathieu suive cette voie.
Le projet de ZAC de la Gare me semble aller dans ce sens :
il créerait une urbanisation dense et uniforme, éloignée du caractère traditionnel du village ;
il consommerait des espaces qui devraient être préservés dans un contexte de sobriété foncière ;
il risquerait d’alourdir les circulations sur des axes déjà sensibles ;
il pourrait modifier profondément l’équilibre de la commune, au détriment de son identité.
Je ne suis pas opposée à ce que Mathieu évolue. Mais je souhaite que cela se fasse de manière mesurée, avec des constructions intégrées, respectueuses du paysage, et qui renforcent l’esprit village plutôt que de le diluer.
Pour toutes ces raisons, je demande que la ZAC de la Gare ne soit pas réalisée, ou qu’elle soit remplacée par un projet plus adapté, plus qualitatif, et plus respectueux de l’identité de notre commune.
Je vous remercie pour l’attention portée à cette contribution.
Contribution n°472 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 15h56
Contribution n°471 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 15h53
Nous sommes propriétaire d'un terrain agricole de 1ha53a59ca parcelle BL 45 sur la commune de Rots, ci joint plan.
Historique rapide :
Début 2011 : M. Durand maire à l'époque nous expose un projet pour la commune qui englobe notre terrain. Il nous met en contact avec le promoteur Edifides et une promesse de vente du terrain est signée chez Me Boisset le 10/05/2011.
Oct/Nov. 2013 : une enquête publique a lieu en mairie avec comme résultat l'abandon du projet d'origine pour des raisons qui, à l'époque, ne nous ont pas été clairement précisées par la mairie. Nous en sommes donc aujourd'hui au même point .
Nous trouvons dommage que ce terrain (dent creuse) idéalement situé entre l'église et la mairie ne puisse pas être utilisé à autre chose qu'une exploitation agricole en plein centre du village, avec ses nuisances à la fois sonores et écologiques (épandage d'engrais et de pesticides...) L'un d'entre nous habitant sur place peut en témoigner.
Nous souhaitons demander la requalification en zone constructible, nous en avons déjà fait part à Mme PITOIS maire de Rots.
Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer lors d'un entretien.
Document joint
Contribution n°470 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 15h47
Parlons de circulation: la rue Saint Germain est une rue à circulation compliquée. La chaussée est étroite et les croisements des véhicules dans cette zone sont délicats surtout au niveau du croisement avec la route reliant la croix Vautier à Bretteville. Les aménagements routiers ne sont pas satisfaisant et très fréquemment les automobilistes ne respectent pas le code de la route. Cela donne souvent lieu à des échanges agressifs et parfois des accrochages . L augmentation de la population dans cette zone ne fera qu augmenter la fréquence de circulation et par conséquent aggraver les difficultés de circulation dans cette rue.
Contribution n°469 (Web)
Déposée le 6 octobre 2026 à 14h29