Les contributions

Contribution n°32 (Email)

Par Eric CHEVALLIER
Déposée le 25 août 2026 à 16h46
Objet : La Coveline


Bonjour, de passage à Revigny-sur-Ornain, j'ai pu voir que les maïs qui avaient étés copieusement arrosés cet [...]
Objet : La Coveline


Bonjour, de passage à Revigny-sur-Ornain, j'ai pu voir que les maïs qui avaient étés copieusement arrosés cet été alors que nous étions à juste titre en restriction d'eau , sont récoltés et acheminés par un défilé bruyant et nauséabond de tracteurs aux bennes
énormes vers l'unité de méthanisation locale, alors que les éleveurs manquent de fourrage.

Comment a-t-on pu en arriver là? A une telle aberration d'un bout à l'autre de la filiale? A la réunion d'information, vous nous avez parlé de récoltes de "cultures intermédiaires" pour alimenter les méthaniseurs. Le maïs n'en est pas une, et de plus est une
culture gourmande en eau, en engrais et pesticides, et favorise fortement l'érosion des sols. Charrier ensuite la récolte sur des kilomètres, parfois plusieurs dizaines, est loin d'être neutre en consommation de carburant. Et pour finir, le digestat répandu
sur les sols les appauvrit plus qu'il ne les engraisse, parole d'agriculteur qui a essayé.

Tout autant dans son fonctionnement que dans les problèmes de traversée de Sainte-Ménehould, votre projet est mauvais et doit être abandonné.

Merci de m'avoir lu.

Salutations

Eric CHEVALLIER, La Grange-aux-Bois

Contribution n°31 (Email)

Par A. GÉRODEL
Déposée le 24 août 2026 à 20h10
Objet : Projet methanisation

Bonsoir
Je viens de découvrir le site installé par la nouvelle municipalité de Ste Menehould.
Concernant [...]
Objet : Projet methanisation

Bonsoir
Je viens de découvrir le site installé par la nouvelle municipalité de Ste Menehould.
Concernant le projet de methanisation, je voulais poser quelques questions :
- Est-ce le conseil municipal a prévu de quelconques réactions à ce projet ?
-Si oui, lesquelles ?
- Une pétition est-elle prévue, voire des manifestations ?
Il faut savoir qu'un projet a été abandonné (ex. dans la Meuse à Maizeray-Harville) après une forte opposition des riverains.
Il faut rappeler la pollution à Rarécourt dans la Meuse et les problèmes rencontrés à Bourgogne dans la Marne.
Merci de me tenir informée.
Cordialement,
A. GÉRODEL

Contribution n°30 (Web)

Par Rizzo Jessica
Déposée le 20 août 2026 à 15h44
Dans le cadre de la consultation publique relative au projet LA COVELINE, l’association CAIPAC, représentant les commerçants, artisans [...]
Dans le cadre de la consultation publique relative au projet LA COVELINE, l’association CAIPAC, représentant les commerçants, artisans et industriels de Sainte-Ménehould, souhaite attirer l’attention sur plusieurs interrogations concernant l’implantation du projet et ses conséquences potentielles sur la circulation, la sécurité, l’accessibilité et l’attractivité de la ville.
Afin de disposer d’une vision complète et objective du projet, la CAIPAC souhaite obtenir du porteur de projet des réponses précises, chiffrées et documentées aux questions suivantes :

1. Localisation des matières premières
Où sont précisément situées les exploitations et les parcelles agricoles qui produiront les matières destinées au méthaniseur ?
Pourrait-il être fourni une cartographie faisant apparaître leur localisation ainsi que les tonnages prévisionnels par secteur géographique ?

2. Flux générés par l’implantation choisie
Sur les quelque 42 000 tonnes annuelles d’intrants prévues, quelle quantité proviendra de secteurs nécessitant une traversée de Sainte-Ménehould pour rejoindre le site de La Haute-Chevauchée ?
La même information peut-elle être communiquée concernant les quelques 33 000 tonnes annuelles de digestat liquide, en identifiant les flux nécessitant une traversée de Sainte-Ménehould pour rejoindre les parcelles d’épandage ?

3. Véhicules utilisés
Quels seront précisément les types de véhicules et ensembles agricoles utilisés pour le transport des intrants et des digestats : poids lourds, tracteurs-bennes, tracteurs avec tonnes à lisier, autres véhicules ?
Quels seront leurs tonnages et gabarits habituels et maximaux ?

4. Nombre de passages et périodes de pointe
Combien de véhicules liés au projet traverseront réellement Sainte-Ménehould :
• lors d’une journée normale ;
• lors des périodes de récolte et d’épandage ;
• lors de la journée présentant le trafic maximal ?
Pourrait-il être fourni un calendrier prévisionnel annuel des mouvements, faisant apparaître les différentes périodes et journées de pointe ?
Dans quelle mesure les conditions météorologiques et les contraintes agricoles peuvent-elles concentrer ces transports sur un nombre réduit de journées ?

5. Itinéraires et horaires
Quels seront précisément les itinéraires empruntés dans Sainte-Ménehould et les horaires prévisionnels de circulation ?
Une cartographie des différents itinéraires avec, pour chacun d’eux, le nombre prévisionnel de mouvements par jour en situation normale et en période de pointe peut-elle être communiquée ?

6. Manifestations et fermetures temporaires du centre-ville
La CAIPAC et d’autres acteurs du territoire organisent régulièrement des manifestations nécessitant des restrictions ou des interruptions de circulation dans le centre-ville.
Le trafic lié au méthaniseur pourra-t-il être interrompu ou dévié pendant ces manifestations? Quels itinéraires alternatifs sont prévus dans ce cas ?

7. Sécurité des piétons et des établissements scolaires
Une étude spécifique a-t-elle été réalisée concernant la sécurité des passages piétons et établissements scolaires situés sur les itinéraires empruntés, compte tenu notamment du gabarit, des angles morts et des contraintes de giration des véhicules concernés ?
Dans l’affirmative, nous souhaitons pouvoir en prendre connaissance.

8. Vibrations et bâti existant
L’impact vibratoire du passage répété de véhicules lourds et d’ensembles agricoles sur le bâti existant le long des itinéraires urbains a-t-il été étudié ?
Une campagne de mesures ou un état initial avant mise en service est-il envisagé ?

9. Stockages déportés et choix de l’implantation
Le porteur de projet indique envisager des stockages de matières avant le passage dans la zone urbaine de Sainte-Ménehould pour les apports agricoles venant de l’ouest.
Si la traversée de la ville nécessite la création de stockages déportés afin d’en limiter les conséquences, pourquoi privilégier cette solution plutôt qu’un réexamen de l’emplacement du méthaniseur permettant de réduire ces traversées à la source ?

10. Choix de l’implantation et étude des solutions alternatives
La MRAe considère que l’étude des « solutions de substitution raisonnables » est insuffisante, notamment concernant les modalités de transport.
Quels autres emplacements ont réellement été étudiés avant de retenir le site de La Haute-Chevauchée et quelles études complémentaires le porteur de projet prévoit-il de produire pour répondre à cette observation ?
Pour chacun des sites étudiés, pourrait-il être communiquée une comparaison objective et chiffrée faisant apparaître :
• la distance aux principales zones de production des intrants ;
• la distance aux principales zones d’épandage ;
• la distance au réseau de gaz ;
• le nombre annuel de kilomètres de transport générés ;
• le nombre de traversées de Sainte-Ménehould et des autres zones habitées.
Cette comparaison nous paraît indispensable pour démontrer que La Haute-Chevauchée constitue l’implantation la plus pertinente au regard des flux générés et de leurs conséquences sur le territoire.
Conclusion
Au regard de ces enjeux, la CAIPAC souhaite que ces différents points soient précisément documentés et que les éléments cartographiques et chiffrés correspondants puissent être communiqués dans le cadre de la consultation, afin que les acteurs économiques, les habitants et les différentes parties prenantes puissent apprécier pleinement les conséquences concrètes du projet et de son implantation.
Nous remercions le porteur de projet et le commissaire enquêteur de l’attention portée à ces interrogations et des réponses qui pourront y être apportées.

Jessica RIZZO
Présidente CAIPAC

Document joint


Contribution n°29 (Web)

Anonyme
Déposée le 18 août 2026 à 18h11
Pour info, le projet de méthanisation à Maizeray-Harville (nord de la Meuse) a été officiellement abandonné en 2022. Porté par le [...]
Pour info, le projet de méthanisation à Maizeray-Harville (nord de la Meuse) a été officiellement abandonné en 2022. Porté par le groupe coopérative agricole, ce méthaniseur collectif devait réunir 25 exploitations. Il a été annulé face à la forte opposition des riverains et des élus locaux inquiets des risques, aux nuisances liées au trafic routier, aux odeurs et risque de pollution. Reste en notre mémoire la pollution à Rarecourt (Meuse) où l'eau était non potable...
Tout cela nous amène à réfléchir sur les nuisances potentielles et à se manifester avant qu'il ne soit trop tard.
Sans une grande mobilisation de notre part, ce projet risque d'aboutir.

Contribution n°28 (Web)

Par b del
Déposée le 16 août 2026 à 10h20
09/08/2026

Pierre Dac avait pour devise : Pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour.
Alors, face à ce projet de [...]
09/08/2026

Pierre Dac avait pour devise : Pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour.
Alors, face à ce projet de méthanisation, comment être pour et pourquoi être contre, et inversement.

Les différents rapports écrits sur ce thème stipulent, si j’ai bien compris, que la méthanisation est un processus biologique naturel de décomposition de la matière organique. Elle permet de produire du biogaz (convertissable en biométhane, électricité ou chaleur) et un digestat utilisé comme fertilisant naturel.
Au final, le biogaz sert à faire du chauffage, de l'électricité ou du carburant et le digestat sert d'engrais riche pour les champs.
Ils louent les enjeux et avantages prônant l’énergie renouvelable (alternative locale et décarbonée aux énergies fossiles), l’économie circulaire (valorisation des déchets organiques locaux en réduisant le recours aux engrais minéraux), et le développement et le dynamisme territorial.

Ils nous noient souvent dans des données techniques peu compréhensibles et édulcorées en maximisant les avantages et sous évaluant les risques. Ils survolent et amoindrissent les inconvénients (coût réel d’investissement, coût d’entretien) et les risques inhérents (pollution des rivières par suite de fuites et débordements de cuves, fuites de gaz, odeurs éventuelles)

Ils éludent parfois l’impact lié au trafic de transport des déchets et des digestats par le va-et-vient accru des camions ou tracteurs.

Pour notre cas, si dans le fond un tel projet peut donner raison, il convient de réfléchir sur la valeur ajoutée de l’implantation choisie en rapportant le bénéfice au risque.
Le projet a pour but le dynamisme du secteur dont l’avantage semblerait très limité ne concernant qu’une part infime de personnes.
Cependant il est indéniable que le risque, outre environnemental et touristique, lié au trafic est bien trop important du fait de l’implantation du site à l’opposé des sources d’exploitation, impactant de facto plusieurs communes.
Quels seront alors les bienfaits de « l’usine » sur l’environnement si ceux-ci sont contredits par la surconsommation de carburant nécessaire aux transports.

Un nombre accru de nombre de véhicules lourds sur les voies principales dégraderait encore davantage ces routes car, même si Louis XVI a pu les emprunter avec carrosse et calèches, elles ne sont pas adaptées au trafic actuel et encore moins au trafic futur.
La période actuelle nous oblige à restreindre la consommation de notre eau. Si l’on invoque principalement les aléas climatiques, il ne faut pas occulter l’affaissement des routes qui engendre de nombreux tremblements et vibrations conduisant nécessairement au délabrement du réseau souterrain de canalisation provoquant des fuites d’eau.
Quel est donc l’INTERET GENERAL de ce projet en l’état sur la sécurité des biens et des personnes, le commerce, le tourisme et l’environnement induits à l’intensification de la circulation.

Parmi plusieurs articles traitant du sujet rapportant le retour d’expérience, celui du journal « La Dépêche du Midi » du 09/08/2026 titré « C’est un bon projet mais au mauvais endroit » donne à s’interroger sur les conséquences vécues où le critère de rentabilité prévaut à la qualité de vie.

Il est surprenant que ce projet soutenu en 2020 n’ait pas été proposé en son temps à une consultation publique qui aurait alors permis d’identifier les questionnements sur ce sujet.
Ainsi la question se pose moins sur l’utilité de la création d’un méthanisateur dit vertueux que sur le choix du lieu d’exploitation.
Mais peut-être devrions-nous exercer un droit à dédommagement consécutif aux désagréments occasionnés.
En espérant que les promesses du programme municipal s’orientant, entre autres, sur la sécurisation de la circulation et l’obtention du label « Village Etape » ne soient pas vaines.

Sainte Ménehould, petite cité de caractère mais loin des critères de la nouvelle terre.

Contribution n°27 (Web)

Anonyme
Déposée le 15 août 2026 à 09h21
De la part du COLLECTIF 5155800 , courriel : rmarea@orange.fr

LA COVELINE : le point faible du projet est son plan d’épandage

« [...]
De la part du COLLECTIF 5155800 , courriel : rmarea@orange.fr

LA COVELINE : le point faible du projet est son plan d’épandage

« Un plan d’épandage n’arrête pas les nitrates à la limite des parcelles : LA COVELINE doit démontrer l’innocuité de 33 000 m3 supplémentaires de digestat liquide dans un territoire qui reçoit déjà les digestats d’autres méthaniseurs. »

Le projet LA COVELINE ne peut pas être évalué comme s’il s’implantait sur un territoire vierge de méthanisation et d’épandages. Son plan concerne de nombreuses communes de la Marne et de la Meuse.

Son principal point de vigilance environnemental réside dans les quantités importantes de digestats qui devront être épandues chaque année, en particulier environ 33 281 m3 de digestat liquide, auxquelles s’ajoutent les digestats solides. Ces apports représentent environ 166 tonnes d’azote total par an.

Le dossier considère que le respect des doses agronomiques, des périodes d’épandage, des distances réglementaires, des capacités d’absorption des cultures et des règles du PAN et du PAR 7 Grand Est permettra de maîtriser le risque de pollution.

Mais cette démonstration repose largement sur un fonctionnement théorique conforme du plan d’épandage.

Or le retour d’expérience de METHAGRI MEUSE à Contrisson, dont des digestats sont déjà épandus dans ce territoire, montre précisément l’importance de distinguer ce qui est prévu dans les dossiers de ce qui peut réellement se produire lors de l’exploitation : modifications des plans d’épandage, volumes effectivement apportés, doses par hectare, calendrier des épandages, traçabilité, conditions météorologiques et contrôle effectif des pratiques.

Le problème ne se limite surtout pas à rechercher si une même parcelle appartient à deux plans d’épandage.

Deux méthaniseurs peuvent épandre sur des parcelles totalement différentes mais situées sur la même masse d’eau souterraine, le même bassin versant ou la même aire d’alimentation d'un captage d'eau potable.

C'est donc la pression azotée cumulée sur le territoire qui devrait être évaluée :

digestats LA COVELINE + digestats METHAGRI MEUSE + autres effluents organiques + engrais minéraux + autres sources d'azote agricole.

Cette analyse est d'autant plus nécessaire que les parcelles concernées se trouvent dans un territoire soumis à la réglementation zones vulnérables nitrates et au PAR 7 Grand Est.

À cela s'ajoutent les autres effets cumulés : prélèvement de CIVE et de biomasse, exportation de matière organique, risques d'érosion et de ruissellement, tassement des sols, circulation supplémentaire de tracteurs et de citernes, risques de déversement accidentel, odeurs et nuisances pour les riverains.

La question centrale posée à la consultation publique

Avant d'autoriser 33 000 m3 supplémentaires de digestat liquide par an, LA COVELINE doit démontrer non seulement que son propre plan d'épandage est théoriquement conforme, mais que l'addition de ses épandages à ceux déjà pratiqués sur le territoire ne dégradera pas les sols, les eaux souterraines et les captages destinés à l'alimentation de la population.

La conformité d'un plan d'épandage pris isolément ne démontre pas l'absence d'un risque environnemental cumulé à l'échelle du territoire

Sans conformité du Plan d'épandage, le projet actuel n'est pas valide , et incomplet.

Document joint


Contribution n°26 (Mairie de Sainte-Ménehould)

Par PIERRARD Dominique
Déposée le 14 août 2026 à 14h19
Merci de prendre en compte les éléments en pièce jointe.

Document joint


Contribution n°25 (Web)

Anonyme
Déposée le 14 août 2026 à 07h38
Projet complètement ahurissant !!!
L'implantation du site se trouve à l'opposé. Les camions, tracteurs devront traverser et retraverser [...]
Projet complètement ahurissant !!!
L'implantation du site se trouve à l'opposé. Les camions, tracteurs devront traverser et retraverser Ste Menehould.
Il serait peut-être plus judicieux de faire cette implantation à l'ouest, route de Châlons, ce qui éviterait toute cette circulation inutilement.
Il serait également préférable d'éviter les villages, et prévoir l'installation à plus de 700 mètres des agglomérations comme annoncé dans ce projet.
J'espère fortement que l'autorité civile tiendra compte de l'avis des riverains, à la très grande majorité négative.

Contribution n°24 (Web)

Par PIERRARD Dominique
Déposée le 12 août 2026 à 12h37
Monsieur le commissaire enquêteur, Mesdames Messieurs
Ayant assisté à la première réunion d'information au public du projet d'implantation [...]
Monsieur le commissaire enquêteur, Mesdames Messieurs
Ayant assisté à la première réunion d'information au public du projet d'implantation d'une usine de méthanisation situé en face du parking de la côte de Biesme, je me permets de vous adresser quelques remarques.
Il y a plusieurs points qui méritent des compléments d'information, entre autres les nuisances olfactives, sonores, l'impact sur le tourisme, l'approvisionnement en eau en cas de sécheresse, mais le point qui motive le plus mon opposition concerne les nuisances liées au trafic des convois chargés d'alimenter les digesteurs et d'évacuer les digestats! voici quelques réflexions:
- il est précisé que les intrants proviendront essentiellement des 7 exploitations qui sont à l'origine du projet initial ( la tourmaline). Ces exploitations se trouvent à l'opposé du site retenu, à savoir de l'autre côté de la ville de Sainte Ménehould.
- concernant le plan d'épandage, je vois que 27 communes sont concernées. 26 sont marnaises, l'une est meusienne ( Laheycourt). A la lecture de ce point, tous les convois traverseront également la ville.
- il est précisé que le trafic généré par cette activité représenterait 2% du trafic habituel. je compte demander à la nouvelle municipalité de commander un comptage des véhicules entrant et sortant de Ste menou. Ce pourcentage ne me paraît pas réaliste d'autant qu'en période de forte activité on parle de 111 rotations/jour soit 222 convois journaliers.
- 222 convois journaliers en activité diurne ( de 08 h à 22 h ) cela représente plus de 15 convois par heure, soit 1 toutes les 4 minutes.
- je vous demande, Monsieur le commissaire d'imaginer et de constater la difficulté qu'ont les camions à croiser d'autres véhicules en centre ville où dans les rues Chanteraine et C. Margaine. Je rappelle que le trafic qui s'ajoutera à la circulation actuelle sera accidentogène. je vous invite à vous promener dans le centre ville en cette période d'ensilage de maïs. Retenir l'emplacement à cet endroit est pour le moins surprenant. Je vous invite à faire part de ces observations à Monsieur le Préfet. Je veux développer ces points:
* 2 convois ne se croiseront pas sans sauter sur un trottoir
* les rues concernées par les convois passeront devant une crèche, à proximité d'écoles, de plusieurs terrasses de café et de nombreux passages piétons.
* une personne à mobilité réduite ainsi que des parents accompagnant de jeunes enfants sont obligés à certains endroits de descendre du trottoir et de parcourir quelques mètres sur la chaussée
* il faut malheureusement constater que, malgré la réglementation concernant la vitesse, les véhicules roulent pour la plupart au delà des km/h. Récemment un camion s'est encastré dans l'étude notariale se situant de face le place du général Leclercq.
- je demande à considérer ces éléments sur le seul point que je traite, à savoir le mauvais emplacement retenu pour le site la coveline. Demain, il sera trop tard pour faire marche arrière: la durée d'exploitation est prévue pour 30 ans!
- j'entends ci et là des réflexions qui tournent autour d'alternatives à la traversée de notre ville. On reparle du contournement de menou, on évoque que les convois pourraient emprunter l'ancienne voie ferrée. Quelle usine à gaz.
- j'ajoute un dernier point: le poids total des convois chargés du transport pour évacuer le digestat atteindra 44 tonnes. je vous invite à imaginer la dégradation sur
a) la voirie: le montant de l'indemnité proposée par engie bioz est très sous évalué. Il est impossible de chiffrer aujourd'hui les dégradations.
b) le bâti ménehildien: à ce jour, les riverains concernés par la circulation en centre ville connaissent tous cette nuisance, à savoir les vibrations et tremblement des maisons. il n'est pas rare que des occupants constatent que tel objet est tombé d'une armoire! ( je ne plaisante pas). Ces vibrations, de jour comme de nuit, représentent une agression pour les personnes et des dégradations sur l'habitat. Qu'en sera t'il demain, dans dix, vingt ans si le projet voir le jour?

En conclusion, Monsieur le commissaire enquêteur, mon réquisitoire ne s'oppose ni à ma méthanisation en elle même pas plus qu'au futur exploitant, encore moins aux agriculteurs qui comptent trouver une diversification de leurs activités, mais transmettez à Monsieur le Préfet qu'un autre site soit trouvé et qui sera en adéquation avec les éléments développés ci-dessus.

Contribution n°23 (Web)

Anonyme
Déposée le 9 août 2026 à 18h35
Habitant le Hameau de la Vignette, 51800 Sainte-Menehould, je souhaite faire part de mes observations concernant le projet d'unité [...]
Habitant le Hameau de la Vignette, 51800 Sainte-Menehould, je souhaite faire part de mes observations concernant le projet d'unité de méthanisation situé à environ 700 mètres de mon habitation.
Je précise que ma démarche n'est pas une opposition de principe à la méthanisation ni au développement des énergies renouvelables. Je suis conscient de l'intérêt que peut représenter cette filière pour la valorisation de la biomasse et la production d'énergie renouvelable.
En revanche, je considère que le développement de telles installations ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie, de la santé, de la sécurité et de l'environnement des habitants vivant à proximité immédiate.
1. Une dégradation prévisible de la qualité de vie
Le dossier conclut que les nuisances seront limitées grâce aux mesures techniques prévues. Pourtant, en tant que riverain, je reste très inquiet quant aux conséquences réelles de l'exploitation.
Les nuisances olfactives constituent ma première préoccupation. Les odeurs peuvent provenir de la réception des matières, de leur stockage, du fonctionnement de l'installation, mais également des opérations d'épandage du digestat.
Les études reposent sur des hypothèses de fonctionnement normal. Or, chacun sait qu'une installation industrielle peut connaître des incidents, des opérations de maintenance ou des dysfonctionnements qui entraînent temporairement des nuisances importantes.
2. Le retour d'expérience des riverains
Notre secteur connaît déjà une activité industrielle avec l'entreprise RVA.
Je reconnais que des améliorations ont été réalisées au fil des années. Toutefois, malgré ces efforts, les habitants constatent encore, à certaines périodes, des nuisances olfactives, des nuisances sonores ainsi que des désagréments liés à certains dysfonctionnements techniques, notamment lors de problèmes de filtration, d'interventions de maintenance ou d'incidents d'exploitation.
Lorsque ces nuisances sont signalées, il est fréquemment répondu qu'elles sont liées aux conditions météorologiques, à la direction du vent ou à des circonstances exceptionnelles.
Cependant, pour les riverains, le résultat reste le même : lorsque les odeurs ou le bruit sont présents, ils dégradent réellement notre qualité de vie.
Cette expérience locale m'incite donc à considérer avec prudence les garanties présentées dans le dossier concernant l'absence de nuisances.
3. Une augmentation importante du trafic et un risque réel pour la sécurité routière
Le fonctionnement d'une unité de méthanisation implique de nombreux déplacements de camions et d'engins agricoles.
Je m'interroge sur la prise en compte du trafic déjà existant dans le secteur, notamment celui généré par l'entreprise RVA.
Il convient d'évaluer le trafic cumulé et non uniquement celui directement lié au méthaniseur.
Je souhaite attirer l'attention sur un point particulièrement préoccupant.
Les véhicules arrivant depuis Les Islettes circulent à une vitesse pouvant atteindre 90 km/h.
Dans le même temps, les tracteurs et les poids lourds quittant le futur site devront s'insérer sur cette route avec une accélération très lente.
Cette différence importante de vitesse augmente, selon moi, le risque d'accident, notamment en cas de circulation dense, de mauvaises conditions météorologiques ou de visibilité réduite.
Je demande qu'une étude spécifique de sécurité routière soit réalisée afin de démontrer que cet accès peut être utilisé sans créer de danger supplémentaire pour les usagers.
4. Les risques pour l'environnement et la santé
Même si le dossier conclut à des impacts maîtrisés, plusieurs interrogations demeurent.
Je m'inquiète notamment des conséquences que pourraient avoir un incident d'exploitation, une fuite de digestat, une pollution accidentelle des eaux ou des sols ou encore des émissions atmosphériques sur les habitants vivant à proximité.
Je considère que le principe de précaution doit pleinement s'appliquer lorsqu'une installation classée est implantée à proximité d'habitations.
5. Le Hameau de la Vignette ne doit pas concentrer les nuisances
Je souhaite attirer l'attention du commissaire enquêteur sur un aspect qui dépasse ce seul projet.
Les habitants du Hameau de la Vignette ont le sentiment que leur secteur accueille progressivement plusieurs activités susceptibles de générer des nuisances.
Nous supportons déjà des circulations importantes de poids lourds ainsi que les nuisances liées aux activités existantes.
L'implantation d'une nouvelle installation industrielle viendrait renforcer ce phénomène.
Le Hameau de la Vignette ne doit pas devenir le secteur où sont concentrées les activités génératrices de nuisances pour l'ensemble de la commune de Sainte-Menehould.
Les habitants ont droit, comme tous les autres citoyens, à un environnement sain, calme et sécurisé.
6. Une interrogation sur le choix du site
Je m'interroge également sur le choix de cette implantation.
Le dossier devrait expliquer plus clairement quelles autres implantations ont été étudiées et pourquoi elles n'ont pas été retenues.
Par ailleurs, une implantation plus proche des exploitations fournissant les matières premières aurait peut-être permis de limiter certains transports et leurs conséquences sur les riverains.
7. Une inquiétude pour l'avenir des riverains
Une fois qu'une installation industrielle est autorisée et mise en service, les riverains disposent souvent de peu de moyens pour faire valoir leurs droits lorsque des nuisances apparaissent. Même lorsque des dysfonctionnements sont constatés, les démarches sont longues, complexes et reposent largement sur la mobilisation des habitants.
Je crains que les riverains ne supportent durablement les conséquences d'un projet sur lequel ils n'auront ensuite que très peu de prise.
Je m'interroge également sur les conséquences possibles de cette implantation sur la valeur des habitations situées à proximité. Beaucoup de familles ont investi leurs économies dans leur logement afin d'y vivre dans un environnement calme et préservé. Il serait profondément injuste que ce patrimoine puisse être dévalorisé par l'implantation d'une installation industrielle, alors que les riverains n'en retirent aucun bénéfice direct.
Les retombées économiques du projet profiteront avant tout à son exploitant et à ses partenaires. En revanche, les nuisances potentielles – circulation accrue, bruit, odeurs, risques industriels et inquiétudes pour la santé et l'environnement – seront principalement supportées par les habitants vivant à proximité.
C'est pourquoi je demande que les intérêts des riverains soient pris en compte avec la même attention que les intérêts économiques et énergétiques du projet. L'utilité d'un projet ne peut être appréciée sans tenir compte des conséquences qu'il fera peser, pendant de nombreuses années, sur les personnes qui vivent à ses abords.
8. Impact sur le tourisme et les activités de pleine nature
Le projet de méthanisation est implanté à proximité immédiate du hameau de la Vignette et du village de la Grange-aux-Bois, au cœur de la forêt d'Argonne, secteur reconnu pour ses activités de pleine nature. Ce territoire accueille de nombreux itinéraires de randonnée pédestre (PR), des circuits VTT balisés ainsi qu'une station de trail, fréquentés tout au long de l'année par les habitants et les visiteurs. La Grange-aux-Bois constitue notamment le point de départ de plusieurs parcours emblématiques tels que le PR7 « Chêne Napoléon » et le PR9 « Fau de Valmy ».
La proximité de l'installation avec ces itinéraires est susceptible d'altérer la qualité paysagère et la perception des usagers, alors même que ces espaces forestiers participent à l'attractivité touristique de l'Argonne. Les incidences potentielles liées aux nuisances visuelles, aux odeurs ou à l'augmentation du trafic routier méritent donc d'être prises en compte dans l'évaluation du projet.
Conclusion
À ce stade, le dossier ne permet pas d'apporter de garanties suffisantes quant au bon fonctionnement futur de l'installation de méthanisation. Malgré les dispositifs de prévention et les progrès techniques mis en avant, aucune installation de ce type ne peut garantir l'absence totale de risques.
Les nombreux incidents et accidents recensés sur des unités de méthanisation en France (incendies, explosions, fuites de biogaz, pollutions accidentelles, dysfonctionnements techniques, etc.) démontrent que ces installations demeurent susceptibles de présenter des risques importants. Ces retours d'expérience justifient une vigilance accrue et une analyse particulièrement rigoureuse des conséquences potentielles du projet, tant pour la sécurité des personnes que pour la protection de l'environnement et la qualité de vie des riverains (cf. annexe 1).
J'estime que le dossier présenté ne prend pas suffisamment en compte les impacts réels que cette installation pourrait avoir sur les habitants du hameau de la Vignette et de la Grange aux Bois. Si les études techniques constituent un élément indispensable à l'évaluation du projet, elles ne sauraient se substituer au retour d'expérience des riverains, qui vivent au quotidien les effets des activités industrielles déjà implantées dans le secteur.
Je demande donc au commissaire enquêteur d'apprécier avec la plus grande attention les effets cumulés de ce projet sur la qualité de vie, la sécurité routière, la santé publique, l'environnement, les nuisances sonores, les odeurs et la tranquillité des habitants.

Au regard des incertitudes qui subsistent, je sollicite l'application pleine et entière du principe de précaution. Les intérêts des riverains doivent être pris en considération avec la même importance que les enjeux économiques du projet.
En conséquence, je demande qu'un avis défavorable soit émis.
« Les habitants du hameau de la Vignette ne sollicitent aucun traitement de faveur. Ils demandent simplement de bénéficier du même niveau de protection de leur santé, de leur sécurité, de leur qualité de vie et de leur patrimoine que l'ensemble des habitants de la commune. Le développement économique est un objectif légitime, mais il ne doit pas avoir pour conséquence de faire supporter aux riverains des risques et des nuisances dont les bénéfices profiteront principalement à d'autres. »

ANNEXE 1– Exemples d'incidents et d'accidents sur des installations de méthanisation en France (2018-2025)
Les exemples ci-dessous illustrent que, malgré les progrès techniques et les exigences réglementaires, les installations de méthanisation peuvent être le siège d'incidents ou d'accidents. Ils sont principalement issus de la base officielle ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents) du Bureau d'Analyse des Risques et Pollutions Industriels (BARPI), service du ministère chargé de l'Environnement.
Date
Commune (Département)
Nature de l'événement
Principales conséquences
16 août 2020
Châteaulin (Finistère)
Débordement d'une cuve de digestat
Déversement de digestat nécessitant des mesures de confinement et de nettoyage.
23 août 2020
Châteaulin (Finistère)
Incendie dans le stockage des intrants
Intervention des sapeurs-pompiers pour éviter la propagation du feu ; incident survenu quelques jours après le débordement de digestat.
16 mars 2021
Ussy-sur-Marne (Seine-et-Marne)
Rejet de biogaz à la suite d'une surpression
Mise en sécurité de l'installation, surveillance renforcée en raison des émissions gazeuses.
2022
Plusieurs sites
Plusieurs incidents liés à des fuites de biogaz, dysfonctionnements de torchères et incidents d'exploitation recensés dans la base ARIA.

22 janvier 2024
Saint-Michel (Gers)
Incendie d'un stockage d'intrants
Des centaines de mètres cubes de matières organiques détruits ; importante mobilisation des secours.
5 janvier 2024
Saint-Michel (Gers)
Nouvel incendie sur le site
Feu dans une cellule contenant du maïs destiné à la méthanisation ; plusieurs heures d'intervention.
9 février 2025
Bourgogne-Fresne (Marne)
Fuite de biogaz sur un digesteur
Arrêt partiel de l'installation, surveillance des concentrations de gaz et réparation du digesteur.
17 février 2025
Bourgogne-Fresne (Marne)
Rupture d'une poche de digestat
Déversement important de digestat sur le site, les réseaux d'eaux et la voirie ; risque de pollution environnementale.
2025
Neuvy-Pailloux (Indre)
Incendie d'intrants dans une cuve
Mise en sécurité des installations de gaz et intervention des secours pour éviter la propagation.
2018-2025
Divers sites en France
Incendies, fuites de biogaz, ruptures de stockages, pollutions, intoxications
Les retours d'expérience montrent que les accidents concernent principalement les incendies, les rejets de matières, les fuites de biogaz et les pollutions des sols ou des eaux.

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