Les contributions

Contribution n°89 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 22 septembre 2026 à 14h49
Parc éolien de Quinsac à La Jarroue-Payroux – étude acoustique – Pondération de type A et infrasons

Monsieur le Commissaire-Enquêteur, [...]
Parc éolien de Quinsac à La Jarroue-Payroux – étude acoustique – Pondération de type A et infrasons

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Dans l’étude acoustique d’ECHOPSY la notion de dB(A), décibel de pondération A, fait son apparition pour la première fois à la page 15.

Les notions suivantes devraient être clairement expliquées : niveau de pression (du bruit), niveau équivalent, pondération A, analyses spectrales, durée d’intégration LAeq.

Celles-ci ne signifient rien pour le commun des mortels.

Le choix de pondération A, dB(A), n’est pas réellement justifié.

ECHOPSY ne considère que la pondération de type A (mesure de bruit en dBA, aussi noté dB (A)) qui correspond effectivement à la sensibilité de l’oreille humaine mais ne tient pas compte des infrasons et basses fréquences. Cf. arrêté du 26 août 2011.

C’est un véritable déni entretenu par le lobby éolien : « Tout ce que vous n’entendez pas ne peut pas vous nuire », aujourd’hui complètement démonté.

Si les infrasons ne sont pas audibles, ils sont cependant perceptibles par le corps humain, sans oublier les animaux, et induisent sur de nombreux sujets des troubles, caractéristiques du symptôme de l’éolien (en anglais, Wind Turbine Syndrome (WTS)), reconnu en mai 2017 par l’Académie Nationale de Médecine et aujourd’hui par l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse, 3ème chambre, du 8 juillet 2021, n° 20/0138.

Le promoteur Alterric et ECHOPSY ayant réalisé l’étude acoustique ne peuvent plus ignorer cet arrêt et, comme le fait bon nombre de promoteurs éoliens, prétendre que les troubles constatés ne seraient dus qu’à un effet nocebo... développé aussi par les animaux !

Cette « élimination » des infrasons est d’autant plus surprenante et anormale qu’ils constituent une part prédominante des émissions sonores des éoliennes, ce d’autant plus qu’elles sont de grande taille. C'est bien le cas de éoliennes envisagées, 230 m à bout de pales et rotor de 150 m de diamètre.

Au Danemark, pays pionnier de l’éolien, ils sont pris en compte dans les études depuis 2011 !
L’atténuation des infrasons avec la distance (« divergence géométrique » ou encore, pour les physiciens, diminution avec la distance de l’angle solide de perception du bruit émis par la source sonore) est beaucoup moins importante que celle des sons de fréquences plus élevées. On peut retenir de façon simple 0,1 dB/km pour 10 Hz contre 10 dB/km pour 1.000 Hz (1kHz).

Des études et mesures réalisées en Finlande (2016 et 2017) ont démontré que l’atténuation des infrasons n’est significative qu’à environ 15 km. Dans des conditions très favorables, on les « sent » encore à 90 km.

A ce sujet, on peut consulter l’étude de l’Association finlandaise pour la santé environnementale (Finnish Association for Environmental Health (SYTe)).

De ce fait, la prise en compte des infrasons dans les études acoustiques des projets éoliens est un impératif sociétal et sanitaire.

C’est justement l’objet de l’étude RIBEOLH, étude officielle en cours, suscitée par l’avis de l’ANSES de 2017, qui comprend les axes suivants :
- Etude épidémiologique des effets du bruit éolien sur la santé humaine,
- Etude psychoacoustique et physiologique des infrasons et sons de basses fréquences.

Or, s 'agissant des infrasons, ceux-ci ne sont ni mesurés ni évalués, en dépit du fait que les éoliennes sont présumées nocives pour la santé (présomption de nocivité L 512-1, pour les intérêts protégés par L 511-1 du code de l'environnement).

Nul promoteur ne peut ignorer l’arrêt de la Cour d’appel de Toulouse cité plus haut et l’existence de cette étude RIBEOLH en cours en continuant à clamer haut et fort l’innocuité des infrasons.

Pour toutes ces raisons, je ne peux que m’opposer à ce projet.

Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°88 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 22 septembre 2026 à 12h16
Parc éolien de Quinsac – étude acoustique – contexte éolien et effets cumulés : pages 12 et 13

Monsieur le Commissaire-Enquêteur, [...]
Parc éolien de Quinsac – étude acoustique – contexte éolien et effets cumulés : pages 12 et 13

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Aux pages 12 et 13 de son étude acoustique, ECHOPSY définit le contexte éolien du projet et sa méthode d’analyse des effets acoustiques cumulés avec les parcs voisins.

Il fait notamment référence, sans le citer expressément, au chapitre 7.6 du guide relatif à l’élaboration des études d’impact des projets de parcs éoliens terrestres selon lequel pour la détermination du bruit résiduel, donc le calcul de l’émergence, il faudrait intégrer lors de la mesure du bruit résiduel du parc en cours d’étude le bruit de fonctionnement des parcs voisins (non gérés par le même opérateur) .

Sachant que l’émergence est supposée mesurer la gêne acoustique générée par les parcs éoliens cette hypothèse n’a aucun sens physique car elle revient à discriminer les bruits selon le nom de l’ICPE qui la génère. L’oreille des riverains impactés n’a cure de cette distinction.

De plus, cette méthode d’ECHOPSY minimise l’émergence en augmentant le bruit résiduel mesuré pendant la campagne de mesures acoustiques.

En effet l’émergence est la différence arithmétique entre le bruit ambiant, tous les parcs en fonctionnement, et le bruit résiduel vierge de tout fonctionnement éolien.

Cette méthode, non suivie par ECHOPSY, est pourtant consacrée par l'arrêt "BLANZAY" rendu par le Conseil d'Etat le 2 mai 2025 (491871) pris au visa de l'article R 122-5 du code de l'environnement.

Le Conseil d'Etat, interprétant strictement ce texte, exige que l'évaluation du bruit résiduel doit se faire SANS Y INCLURE le bruit de fonctionnement des installations voisines en fonctionnement ou projetées (si elles ont fait l'objet d'un avis de la MRAE ou d’une enquête publique).

Partant de cette constatation, je ne peux que m’opposer à ce projet d’Alterric de La Jarroue Payroux à Quinsac. De ce fait il ne peut pas prospérer.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de mon profond respect.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°87 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 22 septembre 2026 à 11h49
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – Résultats des mesures aux 3 autres points, pages 23 à 31 : Chez Navette, Quinsac [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – Résultats des mesures aux 3 autres points, pages 23 à 31 : Chez Navette, Quinsac et La Valette

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Les remarques formulées, de forme et de fond, sur le point de mesures Aux Minimes (ma contributionn°86 du 22 septembre 2026 à 11h32) peuvent être répétées pour les trois autres points de mesures : Chez Navette, Quinsac et La Valette.

S’agissant de la pertinence et représentativité des résultats de la campagne de mesures, je renouvelle mon opposition à ce projet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°86 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 22 septembre 2026 à 11h32
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – pages 20 à 22 : Résultats des mesures aux Minimes

Monsieur le Commissaire-Enquêteur, [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – pages 20 à 22 : Résultats des mesures aux Minimes

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Aux pages 20 à 22 de son étude acoustique, ECHOPSY présente le résultat de ses mesures de bruit résiduel aux Minimes.

Cette présentation appelle de ma part les remarques suivantes :
- La carte 5 de la page 18, stratégie de mesure, Tableau 2 : positions et coordonnées des points de mesure est gravement incomplète car la position des éoliennes E1 et E2 du projet envisagé n’y figure même pas.
- Sur cette carte, manque également la position du petit mât météorologique de 10 m, implanté au milieu du site, qui permet usuellement de déterminer la direction du vent et sa vitesse à 10 m, lors de la campagne de mesures.
- Cette carte permet cependant de juger de la proximité immédiate des éoliennes du parc de Courtibeaux, dont 3 sont à moins d’un kilomètre de l’éolienne E1, la plus au nord, une quatrième juste extérieure à la zone déterminée par cette distance.
- Pour compléter la photographie aérienne montrant l’emplacement du sonomètre, un extrait de carte IGN, un peu plus élargi que la photographie, serait le bienvenu.
- L’azimut de l’éolienne la plus proche (E1) devrait être mentionné ainsi que la distance.
- L’utilisation de l’indice fractile LA50 (seuls les bruits dont la durée excède 50% de la durée des intervalles de mesure de 10 minutes sont retenus) associée à la méthode des médianes (valeur médiane d’une suite de mesures rangée par ordre de grandeur) aboutit à une double élimination des bruits extrêmes les plus gênants.
- Cette pratique permet de diminuer faussement la valeur de l’émergence (différence arithmétique entre le bruit ambiant, toutes éoliennes en fonctionnement, et le bruit résiduel vierge du bruit de toutes les éoliennes) qui mesure la gêne acoustique créée par la présence des éoliennes.
- A la page 21, la Figure 8 : analyse des bruits résiduels - Les Minimes_M - Secteur principal SO [135° - 315°] - Période diurne [7h -22h] démontre la scarcité (rareté) des mesures au-delà de vitesses de vent supérieures à 7,5 m/s : seulement 10 mesures dans la trance de vitesse de 8 m/s (10 est la limite admise pour une analyse statistique), 4 dans celle de 9 m/s et 2 dans celle de 10 m/s. Dans ces deux tranches, la valeur médiane du bruit, ici dénommée « indicateur médian des LA50 », n’est pas le fruit de mesures mais résulte d’une extrapolation. Le symbole associé ans le nuage de points devrait être un triangle de couleur verte.
- La figure 9, bruit résiduel par vent de secteur SO (selon ECHOPSY) en période nocturne montre également la scarcité des mesures dans la tranche de vitesse de 5 à 8 m/s,
- Ce phénomène est encore plus marqué, par vent de secteur secondaire NE (selon ECHOPSY), en période nocturne, dans les tranches de vitesse de 3 à 5 m/s pour lesquelles il y a systématiquement moins de 10 échantillons de mesures !
- Cela n’empêche pas le promoteur et ECHOPSY d’indiquer symboliquement que l’indicateur médian LA50 résulte de mesures représentatives, tout comme celui de la tranche de 10 m/s, effectivement valeur médiane de 2 mesures !!!
- La méthode d’extrapolation pour les tranches présentant moins de 10 mesures, donc indicateurs médians corrigés, n’est pas précisée.

Devant tous ces biais et approximations, je ne peux que m’opposer à ce projet.

Je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, à l’expression de ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°85 (Web)

Par BAREAU Antoine
Déposée le 21 septembre 2026 à 21h20
Monsieur le commissaire enquêteur par cette contribution et après lecture attentive des documents de présentation de ce projet je [...]
Monsieur le commissaire enquêteur par cette contribution et après lecture attentive des documents de présentation de ce projet je renouvelle ma demande d’émettre un avis défavorable pour ce projet de parc éolien de Quinsac sur la commune de Payroux.
Dimension du projet – éolienne de 230 m de haut – les plus hautes du département sur un site qui accueille déjà le plus grand parc solaire du sud Vienne. Aucune justification sinon le seul profit de la société Alterric et du propriétaire foncier hébergeur ne justifie une telle dimension.
Insuffisance d’études approfondies portant sur les effets cumulés des différents parcs solaires et éoliens existants, décidés ou projetés sur la commune et les communes environnantes. Il y a déjà 70 éoliennes dans un rayon de 20 km autour de ce projet (plus 38 en projet dans ce même rayon).
Aucune réelle solution alternative de lieu d’implantation n’a été étudiée pour limiter l’impact visuel, sonore........ de ces éoliennes. D’autres lieux d’implantation, plus proche du parc éolien des Courtibeaux s’avèreraient moins destructeur pour l’environnement. Des éoliennes de moindre hauteur s’intégreraient mieux à cette partie du territoire. Le choix des parcelles d’implantation ne répond qu’à une logique mercantile qui oublie délibérément l’impact sur les riverains.
Le non-respect du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal qui prévoit de favoriser les lieux de production d’énergies renouvelables sur des sites ne portants pas atteintes à des espaces de qualités.
Une étude d’impact bâclée, avec de nombreuses inexactitudes et des informations fausses visant à tromper le lecteur. Cette dernière parle d’impact neutre de ce parc éolien, prétend que le bocage cache ces éoliennes, indique un impact nul de ces dernières sur de nombreux hameaux environnants, annonce l’absence de ligne HT et BT dans l’environnement proche, oublie l’existence d’espèces protégés, ignore volontairement des zones humides, nie les effets d’encerclement, parle d’intégration harmonieuse, annonce une extension discrète, oublie la perception visuelle hivernale, prétend que ce projet aura un impact économique positif sur ce territoire, qu’aucune conséquence sur l’immobilier n’est attendu.
Des photomontages volontairement absents et avec des erreurs. Sur des hameaux voisins l’étude parle d’impact nul alors que ces éoliennes se verront, comme en atteste la prise de photos réalisées cet été à la demande du commissaire enquêteur. Les installations projetées sur ces derniers sont systématiquement sous dimensionnés. On peut parler de véritable trucage comme pour les dits tunnels végétaux qui seraient si l’on en croit les rédacteurs nombreux.
Le cumul parc solaire – méga-éoliennes risque d’amplifier la survenance de sinistres. La sécurité est un enjeu sous-estimé par les porteurs du projet.
On s’oriente dans le cadre de ce projet vers un véritable empilement d’équipements destructeurs dans un espace qui serait sacrifié par la volonté d’intérêts privés éventuellement soutenus (ce que je n’ose pas penser) par la puissance publique.
Aucune mesure compensatoire pour de nombreux riverains, y compris ceux ayant un impact visuel très marqué n’est prévu par les porteurs du projet. Il est vrai que pour nombre de ces lieux-dits on parle d’impact visuel nul, ce qui est faux.
Le seul profit de quelques-uns ne doit pas se faire au détriment des biens les plus précieux que nous ont transmis nos aïeux : un patrimoine de qualité témoin d’une histoire qui mérite le respect, un environnement riche de sa biodiversité, de son parcellaire, de ses sols, ses bois, ses bosquets, ses taillis, ses mares.....
Ce projet n’est en aucune façon, utile, nécessaire et surtout légitime aussi près de nombreuses habitations, et riverains qui souhaitent simplement préserver un cadre de vie de qualité, transmis par nos anciens.
Monsieur le commissaire enquêteur nous vous remercions d’entendre la voix de la raison et de l’équilibre.

Contribution n°84 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 21 septembre 2026 à 21h03
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – page 19 : Figure 6 : rose des vents campagne de mesure (à gauche) – rappel [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – page 19 : Figure 6 : rose des vents campagne de mesure (à gauche) – rappel de la rose des vents annuelle (à droite)

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

A la page 19, à propos de la Figure 6 : rose des vents campagne de mesure (à gauche) – rappel de la rose des vents annuelle (à droite) on peut lire :

« Durant cette campagne, les vents ont été répartis dans une gamme de directions et de vitesses relativement large et pertinente pour les analyses. Les conditions météorologiques relevées au cours de la période de mesures sont représentatives des conditions habituellement observées dans la région. »

Affirmer, comme le fait ECHOPSY, que la rose des vents relevée pendant sa campagne de mesures de bruits est représentative des conditions habituellement observées dans la région paraît fort exagéré.

En effet, les vents les plus nombreux pendant la campagne sont plutôt de secteur sud-sud-est, secteur principal, avec une présence également d’un petit secteur nord-faiblement nord-est.

Il y a une quasi-absence de vents de nord-est et d’ouest-nord-ouest.

Rien ne justifie l’avis optimiste d’ECHOPSY sur la représentativité et la pertinence de sa campagne de mesures.

Devant de ce nouveau constat, il semble difficile de ne pas s’opposer à ce projet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression d ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°83 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 21 septembre 2026 à 20h12
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – page 10 : rose des vents annuelle et secteurs de vents étudiés pour la détermination [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – page 10 : rose des vents annuelle et secteurs de vents étudiés pour la détermination du bruit résiduel aux points de mesures

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

A la page 10 de son étude acoustique, ECHOPSY définit deux secteurs de vents dominants :
- un secteur principal [135°, 315°], de 180° d’ouverture angulaire, centré sur la direction 225°, abusivement dénommé secteur sud-ouest,
- un secteur secondaire [315°, 135°], de 180° d’ouverture angulaire, centré sur la direction 45°, abusivement dénommé secteur nord-est.

Sans surprise, ces deux secteurs correspondent aux secteurs retenus pour la mesure du bruit résiduel aux 4 points de mesures du bruit : voir pages 20 et suivantes.

Définir des secteurs d’aussi grande ouverture angulaire n’a pas grand sens physique.

Tous les habitants du monde savent pertinemment que le bruit du vent, en l’absence d’éolienne, (en quelque sorte le bruit résiduel), n’est pas le même pour un vent de nord-ouest (315°) qu’un vent de sud-est (135°).

Ce n’est pas ECHOPSY qui fera croire le contraire. Aucun site au monde, sauf en plein désert, loin de tout relief important, ou en pleine mer n’est à ce point isotrope (mêmes propriétés dans toutes les directions) vis-à-vis du bruit.

Considérer des secteurs aussi grands est une astuce classique des bureaux d’étude acousticiens, dont ECHOPSY, car au détriment de la réalité physique, cela permet là encore abusivement d’augmenter artificiellement le nombre d’échantillons dans les classes homogènes de vent, classes pour lesquelles le bruit résiduel ne dépend que de la vitesse du vent.

Pour respecter la réalité physique, il fallait choisir des secteurs d’ouverture angulaire beaucoup plus faible, de l’ordre de 60° seulement, centrés sur les directions des vents dominants, 225° soit sud-ouest, et 45° soit nord-est, si on se réfère à la « rose des vents annuelle » extraite du site GWA (Global Wind Atlas), figure 1 de la page 10.

Quand on considère les nuages de points obtenus par ECHOPSY pendant la campagne de mesures de bruit, du 12 décembre 2019 au 8 janvier 2020, on est immédiatement frappé par le faible nombre de points constituant ces nuages, aussi bien de jour comme de nuit.

On constate par ailleurs qu’ECHOPSY ne fournit aucun tableau du nombre d’échantillons de mesures du bruit résiduel pour les 2 classes homogènes selon lui, sud-ouest et nord-est, pour les périodes diurne et nocturne.

Est-ce dans le but d'essayer de masquer ce défaut ?

L’absence de ces tableaux ne permet pas de vérifier que, par tranche de vitesse, ECHOPSY, a obtenu suffisamment de points pour procéder validement à une analyse statistique. Le nombre minima par tranche de vitesse devant être au moins égal à 10. Sinon, il faut quand cela a du sens procéder à une extrapolation.

Devant ces constatations remettant en cause la validité de l’étude acoustique et sa complétude, je ne peux que m’opposer à ce projet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°82 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 21 septembre 2026 à 17h55
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – rose des vents : GWA (Global Wind Atlas)

Monsieur le Commissaire-Enquêteur, [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – rose des vents : GWA (Global Wind Atlas)

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

A la page 10 de l’étude acoustique, on trouve la réponse du promoteur à la question que je posais dans ma contribution n°37 sur l’origine de la rose des vents long terme, ici dénommée « rose de la fréquence des vents pour une année type.

Elle est extraite de l’Atlas mondial des ressources éoliennes (GWA, Global Wind Atlas) ».

ECHOPSY et le promoteur doivent donner des explications sur les données obtenues du site GWA notamment la version du modèle GWA (4.0 ?), la modélisation du site, la période couvrant les données de vent introduites dans le modèle (a priori 10 ans, 2008-2017 ?) ...

Bref, sans description plus précise de GWA on ne sait pas le degré de confiance que l’on peut accorder à la rose des vents pour une année type, page 10 de l’étude acoustique, Figure 1 : rose des vents annuelle (site de Payroux, hauteur 100 m), ce d’autant plus que la consultation du site le 21 septembre 2026 à 17h09 donne des résultats quelque peu différents. Voir les pièces jointes.

Encore une fois, des mesures sur site réalisées à l’aide d’un mât météorologique de grande hauteur, pendant une période suffisamment longue, donneraient une plus grande confiance. En général, la durée minimum pour obtenir des valeurs long terme est de 3 ans pour des mesures de vent, courant, hauteur de vagues et houle, températures...

Sans ces détails, je ne peux que manifester ma grande méfiance et m’opposer à ce projet.

Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

Contribution n°81 (Web)

Anonyme
Déposée le 21 septembre 2026 à 11h56
Je trouve cela bien d'avoir concentré différentes énergies renouvelables avec ce parc éolien et le parc photovoltaïque même s'il aura [...]
Je trouve cela bien d'avoir concentré différentes énergies renouvelables avec ce parc éolien et le parc photovoltaïque même s'il aura fallu fouiller dans le dossier pour voir cette information !
Je suis donc tout à fait favorable au projet !

Contribution n°80 (Web)

Par de SAINT VICTOR
Déposée le 21 septembre 2026 à 11h13
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – précision importante : position des points de mesure et ZER

Monsieur le Commissaire-Enquêteur, [...]
Projet éolien d’Alterric à Quinsac – étude acoustique – précision importante : position des points de mesure et ZER

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

A la page 3 de l’étude acoustique réalisée par ECHOPSY on peut lire :

« Description de l’environnement sonore initial :
o Effectuée via une campagne de mesure de l’état sonore initial pour les zones à émergences1 réglementées, c'est-à-dire auprès des habitations alentours ».

Pourtant, à la page 5, le bureau d’études ECHOPSY rappelle le contenu de l’arrêté du 10 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 26 août 2011, Section 1 : Généralité Article 2 : Zones à Emergence Réglementée (ZER) : « l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers... ».

La description des 4 points de mesures (pages 20, 23, 26 et 29) montre que toutes les mesures ont été prises à l’extérieur des habitations, contrairement à la définition de la ZER (Zone à Emergence Réglementaire) qui indique clairement que les valeurs réglementaires de l’émergence, gêne acoustique produite par les éoliennes, de jour comme de nuit, sont aussi définies à l’intérieur des habitations.

Contrairement à la définition des ZER (Zones à Emergence Réglementée) de l’article 2, section 1 - Généralités de l’Arrêté du 26 août 2011, aucune mesure n’a été réalisée à l’intérieur des habitations.

C’est pourtant un impératif, car les fenêtres, baies vitrées, cloisons et toits peuvent servir d’amplificateur. Il peut également apparaître un phénomène de résonance.

Les plaintes pour bruit excessif ou insupportable qui sont déposées par les riverains après la mise en service des parcs éoliens sont principalement le résultat de constatations réalisées à l’intérieur des habitations. C’est par nature un lieu de vie, en fait le principal, beaucoup plus fréquenté que les vérandas ou terrasses utilisés principalement pendant les beaux jours.

L’étude acoustique étant incomplète, je m’oppose donc à ce projet et vous prie d’accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.

T. de SAINT VICTOR

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