Les contributions

Contribution n°91 (Web)

Par Beurier Juliette
Déposée le 16 juin 2026 à 20h06
Mon avis sur ce projet : je suis totalement défavorable.
Même si la serre n'est pas bétonnée, sa construction artificialise 16hectares en plus des 12 déjà en place, ce qui est déjà aberrant.
Je suis contre l'Imperméabilisation, la destruction du cycle de l'eau, la destruction de la biodiversité de dizaines d'hectares de terres vivantes pour produire des tomates hors sol qui n'ont pas de goût et dont les propriétés nutritives sont bien moindre que des tomates cultivées en pleine terre (selon plusieurs études).
Détruire le cycle de l'eau et la biodiversité sur 16hectares de plus dans un contexte où l'on ne peux plus nier les catastrophes à venir si l'ont continue de dépasser les limites planétaires : c'est une aberration. Donc STOP à ce projet aberrant.

Et dans le cas où l'on arrive pas à freiner la folie de telles entreprises et que de tels grands industriels veulent absolument produire quelques tomates pour soit disant sauver l'humanité, au moins qu'ils implantes leurs serres sur des friches industrielles poluées ! Pas sur des terres vivantes.
Et pas sur des dizaines d'hectares ! Laisser la production maraîchères aux maraichers !! Et la vente des tomates aux justes prix.

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 16h04
Le contexte climatique actuel nous invite à développer des modes de production plus économes en eau et mieux adaptés aux aléas météorologiques. La culture sous serre permet notamment de protéger les cultures contre le gel, la grêle, les excès de pluie, les ravageurs et les fortes chaleurs.

Nous sommes convaincus que les différents modèles agricoles, y compris l’agriculture biologique, ont toute leur place et peuvent être complémentaires.

Dans un marché fortement concurrentiel, notre objectif est de produire davantage en France afin de limiter les importations, tout en proposant des produits de qualité, accessibles au plus grand nombre et créateurs d’emplois sur notre territoire.

Contribution n°90 (Salle Guilmard)

Par Mr Bruno PAUTRET
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 16h01
Merci pour votre témoignage et pour l’attention que vous portez à notre activité.

Nous sommes particulièrement attachés à entretenir des relations de confiance et de respect avec nos voisins et les habitants du territoire. Nous restons à l’écoute des remarques qui peuvent être formulées afin de veiller à ce que notre exploitation s’intègre au mieux dans son environnement.

C’est dans cet esprit de dialogue, de responsabilité et d’ancrage local que nous concevons notre rôle d’acteur économique du territoire.

Contribution n°89 (Salle Guilmard)

Par Mme Maryse FERYN
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 16h00
Vous trouverez dans notre mémoire en réponse au SAGE l’ensemble des éléments démontrant notre capacité à fonctionner de manière autonome, sans prélèvement dans la nappe phréatique et sans recours au réseau d’eau potable pour l’irrigation, y compris lors de périodes de sécheresse prolongées.

Les simulations présentées ont été réalisées à partir des données climatiques de référence de Météo-France et des projections du GIEC normand. Elles portent sur plusieurs années de fonctionnement et intègrent des scénarios de pluviométrie dégradés.

Les résultats montrent que la récupération et le stockage des eaux pluviales permettent d’assurer durablement les besoins en irrigation des cultures. Nous réaffirmons ainsi que le projet ne prévoit ni pompage dans la nappe phréatique ni raccordement au réseau d’eau potable pour l’arrosage des plants.

Contribution n°88 (Salle Guilmard)

Par Mr Hervé BIAUJOU
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h59
La consommation d’eau nécessaire à la production d’un kilogramme de tomates est d’environ 15 litres. Ce niveau particulièrement faible est rendu possible par un système de culture de précision qui permet d’optimiser chaque goutte d’eau utilisée.

Notre production atteint en moyenne près de 63 kg de tomates par m2 de serre, un niveau de performance conforme aux standards observés dans les serres maraîchères en verre.

Les services instructeurs, notamment le SAGE, l’ARS et la MRAe, ont demandé des compléments d’information sur plusieurs aspects du projet. Nous avons apporté des réponses détaillées à l’ensemble de ces observations. Celles-ci sont disponibles dans les mémoires en réponse consultables sur la plateforme de l’enquête publique, notamment sur la question de l’autonomie en eau et du fonctionnement des systèmes d’irrigation.

Si vous avez identifié ce qui vous semble être des erreurs ou des incohérences dans nos dossiers, nous vous remercions de bien vouloir nous les signaler précisément. Nous pourrons ainsi les vérifier et, si nécessaire, apporter les compléments ou clarifications utiles.

Contribution n°87 (Salle Guilmard)

Par Mr Patrick MARQUE
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h58
Nous avons pris bonne note de votre avis.

Contribution n°86 (Salle Guilmard)

Par Mme Odile MARQUE
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h58
La zone humide sera effectivement concernée par le projet, mais dans un objectif de préservation et de renforcement de ses fonctionnalités écologiques. Les surfaces actuellement cultivées seront sanctuarisées, protégées et leur superficie sera portée de 3,8 à 6,8 hectares.

Aucun engin de chantier n'interviendra dans cet espace durant les travaux. Des mesures spécifiques de gestion et de restauration seront mises en œuvre afin d'améliorer son état écologique et de favoriser le développement de la biodiversité.

Nous vous invitons également à consulter nos mémoires en réponse au SAGE, à l'ARS et à la MRAe. Ils présentent de manière détaillée les études et simulations démontrant que le projet pourra fonctionner de façon autonome grâce au stockage des eaux pluviales, sans prélèvement dans la nappe phréatique et sans recours au réseau d'eau potable, y compris dans des scénarios de sécheresse prolongée.

Notre démarche vise ainsi à concilier production agricole, préservation de l'environnement et gestion responsable de la ressource en eau.

Contribution n°85 (Salle Guilmard)

Par Mme Michèle DUFRENE
Déposée le 15 juin 2026 à 22h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h57
Vous trouverez dans notre mémoire en réponse au SAGE l’ensemble des éléments démontrant notre capacité à fonctionner de manière autonome, sans prélèvement dans la nappe phréatique et sans recours au réseau d’eau potable pour l’irrigation, y compris dans des scénarios de sécheresse marquée. Ces simulations ont été réalisées à partir des données climatiques de référence disponibles et portent sur plusieurs années de fonctionnement.

Par ailleurs, l’ensemble de nos collaborateurs est employé dans le cadre de contrats de travail conformes au droit français. Nous appliquons strictement les dispositions du Code du travail ainsi que l’ensemble de nos obligations sociales et réglementaires.

Enfin, nous veillons à maintenir un environnement de travail fondé sur le respect, le dialogue et la convivialité. Nous invitons toute personne qui s’interroge sur ce sujet à venir échanger directement avec nos collaborateurs afin de découvrir la réalité de leur quotidien au sein de l’entreprise.

Contribution n°84 (Salle Guilmard)

Par Mr LEJUEZ M.
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Documents joints

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h55
Vous trouverez dans le mémoire en réponse adressé au SAGE les simulations de fonctionnement du projet intégrant d’importantes variations de pluviométrie, établies à partir des scénarios climatiques les plus récents. Ces analyses montrent que le projet conserve son autonomie grâce à la récupération des eaux de pluie collectées sur les toitures, sans recours à la nappe phréatique ni au réseau d’eau potable.

Ces calculs s’appuient sur plus de 60 années d’expérience dans la gestion de l’irrigation hydroponique et la valorisation des eaux pluviales.

Nous réaffirmons par ailleurs notre engagement à ne pas prélever d’eau dans la nappe phréatique et à ne pas utiliser l’eau du réseau public pour l’irrigation des cultures, quelles que soient les conditions climatiques.

L’eau du réseau public est exclusivement destinée aux usages des locaux sociaux (sanitaires, réfectoire, espaces de vie). Les consommations observées sont faibles et correspondent aux données relevées sur nos sites actuellement en exploitation.

Enfin, nous accordons une attention particulière aux conditions de travail de nos collaborateurs. Tous sont employés dans le cadre de contrats de travail conformes au droit français et bénéficient de l’ensemble des garanties prévues par la réglementation. Nous veillons au respect des horaires de travail, des rémunérations minimales et des obligations sociales applicables à l’ensemble de nos salariés.

Contribution n°83 (Salle Guilmard)

Par Mr Patrice LECLAIR
Déposée le 15 juin 2026 à 00h00
Contribution déposée lors de la permanence du commissaire enquêteur

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h54
Nous avons pris note de votre avis.

Contribution n°82 (Web)

Par Jacky BOUVET - Président du SDeau50
Déposée le 16 juin 2026 à 11h38
Monsieur le commissaire enquêteur,

Depuis sa création, le Syndicat Départemental de l'Eau de la Manche (SDeau50) œuvre, entre autres, en faveur d'une gestion durable de la ressource en eau. La veille technique et réglementaire ainsi que la mise en œuvre d'actions concernent à la fois les questions qualitative et quantitative de la ressource. La dernière stratégie de gestion et protection de la ressource 2025-2030 du SDeau50 le précise davantage. Les événements climatiques récents nous rappellent à quel point nous sommes dépendants et fragiles face aux éléments. Il nous incombe donc de pouvoir anticiper les effets du changement climatique et de travailler de façon solidaire avec l'ensemble des acteurs dans l'optique d'adapter les usages pour tendre vers leur pérennisation (évolution des pratiques, etc.) tout en tenant compte des contraintes environnementales.

A la lecture des éléments constitutifs du dossier présenté à la consultation du public, certains aspects en lien avec l'attention toute particulière que nous portons à la préservation de la ressource en eau (souterraine et de surface) nous interrogent. Acteur engagé et reconnu dans la gestion de la ressource en eau, nous regrettons de ne pas avoir été associé en amont lors de l'émergence de ce projet ainsi que tout au long du processus de définition/conception des besoins en eau, des ouvrages et des équipements pouvant induire des bouleversements sur le milieu naturel et tout particulièrement sur la ressource en eau.

Malgré les besoins en eau journalier conséquents (de l'ordre de 750 m3/j), le projet valorise exclusivement la réutilisation des eaux pluviales préalablement stockées à ciel ouvert. Du fait des conséquences des évolutions climatiques en grandes mutations (les dernières années le soulignent tout particulièrement - de même que les projections à court, moyen et long termes), nous nous interrogeons sur l'absence de précisions concernant la sollicitation d'éventuels secours "diversifiés" d'approvisionnement en eau. D'autant que le projet met en avant qu'aucun prélèvement en nappe ne sera réalisé.

En effet, ces dernières années, les intensités et les fréquences des pluies ont considérablement évoluées ; passant de pluies régulières à moyenne intensité à des épisodes beaucoup plus marqués (fortes intensités sur des périodes courtes avec une hétérogénéité dans les cumuls de pluies mensuelles). Au cours des dernières années, nous avons pu constater des périodes plus ou moins importantes d'absences totales de pluies. Ces périodes contrastées pourraient conduire à des manques d'eau. Comment est-il envisagé de pallier ces phénomènes ?

De plus, au-delà du volet quantitatif, le volet qualitatif ne peut être sous-appréhendé. Les réserves en eaux de pluies pourraient en effet être concernées par d'éventuelles contaminations ; suite à un incident ou du fait de concomitance de facteurs environnementaux engendrant naturellement le développement de cyanobactéries et autres germes nocifs. Ce qui pourrait donc conduire à rendre indisponible tout ou partie de la réserve en eau alors capitalisée.

En définitive, dans le cas où l'utilisation d'eaux pluviales est rendue impossible sur une période plus ou moins longue (défauts de quantité et/ou de qualité des eaux stockées), qu'est-il ainsi envisagé ?

Comptant sur votre compréhension et vous remerciant par avance de l'attention que vous porterez à nos alertes, les équipes du SDeau50 se tiennent à votre disposition pour préciser nos propos.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

Jacky BOUVET - Président du Syndicat Départemental de l'Eau de la Manche (SDeau50)

Document joint

Réponse apportée

Rik Van den Bosch le 22 juillet 2026 à 15h53
Monsieur Bouvet,

Nous avons bien pris connaissance de l’avis défavorable rendu dans le cadre de la mission du SAGE.

Afin de répondre aux interrogations soulevées, nous avons apporté des précisions complémentaires sur le fonctionnement de notre système d’irrigation et sur la gestion de la ressource en eau. Ces éléments ont été transmis à Monsieur le Préfet ainsi qu’à vos services, et sont également disponibles sur la plateforme dématérialisée dans notre mémoire en réponse.

Nos analyses reposent notamment sur des simulations intégrant les scénarios climatiques les plus récents, y compris des hypothèses de pluviométrie fortement dégradées. Elles démontrent que le projet conserve son autonomie en eau pour l’irrigation des cultures, sans prélèvement dans la nappe phréatique et sans recours au réseau d’eau potable.

Vous évoquez également le risque d’une pollution bactériologique des bassins. À ce sujet, notre installation est équipée de dispositifs de désinfection par UV, habituellement utilisés pour le traitement des eaux de recyclage. Ces équipements pourraient être mobilisés si une telle situation venait à se présenter.

Par ailleurs, notre retour d’expérience, fondé sur plusieurs décennies d’exploitation de bassins extérieurs, ne nous a jamais conduits à rencontrer ce type de difficulté. Les couvertures récemment installées sur nos bassins permettront en outre de limiter l’échauffement de l’eau et le développement des algues, réduisant encore davantage ce risque.

Nous réaffirmons notre engagement : la préservation de la ressource en eau constitue un principe fondamental du projet. En cas d’aléa exceptionnel, nous assumerions les conséquences sur l’exploitation plutôt que de recourir à d’autres ressources.

Enfin, nous renouvelons avec plaisir notre invitation à l’ensemble des équipes du SDeau 50 à visiter notre site en exploitation. Cette rencontre nous permettra d’apporter toutes les précisions techniques utiles et d’échanger de manière transparente sur le fonctionnement de nos installations.

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