Contribution n°103 (Web)
Déposée le 30 juin 2026 à 22h49
Est ce que on a besoin de tomates toute l'année produite hors sol en serre chauffée ? la réponse est non sur le plan ecologique (de l'energie est produite pour produire des plantes hors saison), la réponse est non sur le plan social (de la main d'oeuvre sous payée de travailleurs venus de l'est ou du magreb), la réponse est non en toute logique car nous avons besoin de renforcer plutot nos filières locales de légumes bio et de saison qui sont autant voir plus productive à surface équivalente et qui fabriquent des externalités positives pour notre environnement (eau, air, terre)
Réponse apportée
Notre équipe est composée de collaborateurs français et étrangers, tous employés dans le cadre de contrats de travail conformes au droit français. Les rémunérations respectent la réglementation en vigueur et près de 80 % de nos salariés sont employés en CDI, témoignant de notre volonté de proposer des emplois stables et durables.
Les performances de notre mode de production peuvent être appréciées à travers des indicateurs objectifs. Nos serres produisent en moyenne 63 kg de tomates par m2 et par an, avec une consommation d’environ 15 litres d’eau par kilogramme de tomates produites.
Nous invitons chacun à comparer ces résultats avec ceux des autres modes de production afin d’évaluer, sur des bases factuelles, les performances respectives en matière de rendement, d’utilisation de l’eau et d’occupation des surfaces agricoles.
Contribution n°102 (Web)
Déposée le 30 juin 2026 à 18h56
Madame, Monsieur le commissaire enquêteur,
Madame, Monsieur,
Je souhaite déposer un avis défavorable à la demande d’autorisation environnementale relative au projet de construction de serres maraîchères porté par la société Les Serres du Buat, au lieu-dit Le Bois Aubé, à Isigny-le-Buat.
Je ne conteste évidemment pas la nécessité de produire une alimentation française, ni l’importance de créer des emplois dans les territoires ruraux. Mais la souveraineté alimentaire ne peut pas se résumer à produire davantage, n’importe comment, sur n’importe quel type de sol, avec n’importe quel niveau de dépendance énergétique et hydrique. Elle suppose au contraire de préserver les terres agricoles, l’eau, les paysans, les paysages, la biodiversité et la capacité des territoires à rester vivants et résilients.
Or ce projet pose, à mes yeux, plusieurs problèmes majeurs.
Le premier concerne l’eau, bien commun vital. Le projet repose largement sur la collecte et le stockage des eaux pluviales. Sur le papier, le dispositif semble équilibré. Mais plusieurs avis officiels montrent que cet équilibre reste fragile et insuffisamment démontré. La Commission locale de l’eau du SAGE Sélune a émis un avis défavorable unanime, en pointant précisément le risque d’années à faible pluviométrie, de sécheresses prolongées et d’insuffisance des volumes stockés. L’Agence régionale de santé a également émis un avis défavorable en raison des incertitudes sur les disponibilités en eau, y compris dès la première année en cas de pluie restreinte pendant les mois d’été.
Ces réserves ne sont pas secondaires. Elles touchent au cœur même du projet. Dans un contexte de changement climatique, où les sécheresses deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses, il serait irresponsable d’autoriser un projet aussi consommateur d’eau sans garanties robustes, indépendantes et vérifiables sur plusieurs années sèches successives. Que se passera-t-il si les bassins ne sont pas suffisamment remplis ? Le projet sollicitera-t-il des forages, le réseau d’eau potable ou d’autres ressources locales ? Avec quels impacts pour les habitants, les agriculteurs, les milieux aquatiques, les nappes et les zones humides ? Ces questions ne peuvent pas rester ouvertes.
Le deuxième problème concerne l’artificialisation des terres agricoles et le cycle local de l’eau. Construire près de 16 hectares supplémentaires de serres, avec bâtiments, voies d’accès, parkings et ouvrages associés, ce n’est pas un simple aménagement neutre. C’est une transformation profonde d’un espace agricole et bocager. Même lorsque l’eau de pluie est récupérée, elle ne s’infiltre plus de la même manière dans les sols. Elle ne recharge plus les nappes ni les milieux selon les cycles naturels. Dans un territoire rural, bocager, déjà soumis aux tensions climatiques, cette rupture du fonctionnement des sols doit être prise très au sérieux.
Le troisième problème concerne la biodiversité et le bocage. Le dossier évoque des mesures d’évitement, de réduction et de compensation. Mais l’Autorité environnementale demande elle-même que l’étude soit complétée, notamment sur les inventaires de biodiversité, les effets cumulés, les impacts résiduels, l’efficacité des transplantations de haies et la durée des suivis écologiques. Cela signifie que les garanties ne sont pas encore suffisantes. Or le bocage normand n’est pas un décor : c’est une infrastructure écologique. Il protège les sols, ralentit les ruissellements, abrite la faune, régule le microclimat et participe à l’identité agricole du territoire.
Le quatrième problème concerne le climat et l’énergie. Produire des tomates hors-sol sous serres chauffées n’a pas le même sens que produire des tomates de saison en pleine terre ou dans des systèmes maraîchers diversifiés. Le recours à la chaleur, à la cogénération, au gaz, aux infrastructures lourdes et au transport doit être évalué sur l’ensemble du cycle de vie du projet. Or l’Autorité environnementale demande précisément de compléter le bilan prévisionnel des émissions de gaz à effet de serre et de mieux justifier l’hypothèse d’absorption du CO2 par les plantes. Là encore, l’incertitude est trop importante pour un projet présenté comme compatible avec les enjeux climatiques.
Le cinquième problème concerne le modèle agricole. Ce projet n’est pas seulement une serre de plus. Il incarne un choix : celui d’une agriculture industrielle, concentrée, hors-sol, très capitalisée, orientée vers la grande distribution et les volumes. Ce modèle peut créer des emplois, mais il peut aussi fragiliser le tissu paysan local, renchérir le foncier, concurrencer les maraîchers existants, banaliser l’industrialisation des campagnes et éloigner encore davantage les citoyens de celles et ceux qui les nourrissent.
La souveraineté alimentaire ne consiste pas seulement à remplacer des tomates importées par des tomates industrielles produites en France. Elle consiste à maintenir des fermes nombreuses, diversifiées, transmissibles, économes en eau, sobres en énergie, ancrées dans les territoires et capables de nourrir localement la population sans dégrader les biens communs.
Enfin, je veux souligner un enjeu démocratique. Une consultation publique sur un tel projet ne devrait pas être réduite à une appréciation technique limitée. Ce dossier soulève des questions de société : que fait-on de nos terres agricoles ? Quelle agriculture voulons-nous soutenir ? Quels usages de l’eau jugeons-nous prioritaires ? Quelle place voulons-nous donner aux paysans, aux habitants, aux riverains, aux générations futures ? Ces questions méritent mieux qu’une validation administrative sous conditions.
Au regard des avis défavorables de la CLE du SAGE Sélune, de l’Agence régionale de santé, des réserves importantes de l’Autorité environnementale et des inquiétudes exprimées localement, je demande que ce projet ne soit pas autorisé en l’état.
Je demande en particulier :
1. le refus de l’autorisation environnementale tant que la résilience hydrique du projet n’est pas démontrée sur plusieurs années sèches successives ;
2. une analyse complète des effets cumulés avec les serres déjà existantes et les autres sites liés au même modèle de production ;
3. un bilan carbone complet sur l’ensemble du cycle de vie du projet ;
4. une étude sérieuse des alternatives, y compris l’absence de projet, d’autres localisations et d’autres formes de production maraîchère ;
5. une prise en compte réelle des impacts sur le foncier agricole, le bocage, les zones humides, le trafic, les riverains et le tissu paysan local.
Pour toutes ces raisons, je considère que ce projet n’est pas compatible avec les exigences de préservation de l’eau, des terres agricoles, de la biodiversité, du climat et d’une agriculture vivante.
Je dépose donc un avis défavorable.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération citoyenne.
Réponse apportée
Nous avons apporté des réponses détaillées au SAGE, à l’ARS et à la MRAe, qui sont consultables sur la plateforme de l’enquête publique.
Concernant la gestion de l’eau, nous avons complété nos démonstrations en nous appuyant sur des scénarios de sécheresse particulièrement sévères, fondés sur les projections climatiques de référence. Ces études confirment que le projet pourra fonctionner de manière autonome grâce à l’eau de pluie stockée dans les bassins, sans prélèvement dans la nappe phréatique ni recours au réseau d’eau potable pour l’irrigation.
Nous réaffirmons notre engagement sur ce point : quelles que soient les conditions climatiques, le projet ne prévoit ni pompage dans la nappe ni raccordement au réseau d’eau potable pour l’arrosage des cultures.
Par ailleurs, le projet n’aura pas d’impact négatif sur la disponibilité de l’eau pour les habitants ou les agriculteurs du secteur. Il contribuera même à renforcer la préservation de la zone humide, dont la surface sera étendue et qui bénéficiera d’un apport maîtrisé d’eau issu de nos bassins de stockage. Ce dispositif sera suivi sous le contrôle des services compétents.
Concernant les sols et la gestion des eaux pluviales, des études hydrogéologiques spécifiques ont été réalisées afin d’évaluer les effets du projet et de définir les mesures adaptées. Les eaux récupérées seront infiltrées de façon contrôlée, contribuant à la régulation des écoulements lors des épisodes pluvieux et au maintien de l’équilibre hydrique de la zone humide.
Concernant la biodiversité, un suivi écologique sera assuré sur le long terme afin de garantir la bonne évolution des haies, des aménagements paysagers et des milieux naturels restaurés ou créés.
Concernant le climat, l’étude d’impact met en évidence une réduction estimée de 140 tonnes de CO2 par an par rapport à l’usage agricole actuel des parcelles. Nous poursuivons par ailleurs un travail continu d’amélioration de nos performances énergétiques, de réduction des consommations et d’optimisation des ressources.
Enfin, nous ne sommes pas en concurrence directe avec les producteurs locaux ou biologiques, qui répondent à des marchés différents et complémentaires. Notre objectif est de produire localement des volumes destinés à répondre à la demande du marché tout en limitant les importations. Notre mode de production permet notamment de réduire fortement la consommation d’eau, avec environ 15 litres nécessaires pour produire un kilogramme de tomates, contre des niveaux significativement plus élevés en culture de plein champ.
Cette complémentarité entre les différents modèles agricoles nous paraît essentielle pour concilier souveraineté alimentaire, préservation des ressources naturelles et développement économique local.
Contribution n°101 (Web)
Déposée le 30 juin 2026 à 18h32
Peu de temps après notre arrivée, un halo rose inexplicable visible au loin pendant la nuit nous a fait découvrir l'installation de l'énorme serre à tomates dont nous ignorions jusqu'alors l'existence. Une production industrielle de tomates au milieu du bocage normand, nous avions déjà du mal à comprendre son réel intérêt pour la commune et la population en général, mais l'énorme agrandissement envisagé sur lequel porte cette consultation du public nous a laissés perplexes.
En consultant les documents fournis, nous avons ainsi noté plusieurs détails qui nous interpellent:
- la haie détruite dans le cadre des futurs travaux sera replantée sur une longueur plus importante certes mais avant que cette haie n'atteigne une taille suffisante pour remplir son rôle, il se passeront de nombreuses années.
-il est question d'un écologue qui sera présent durant les travaux mais qui va garantir le respect des engagements pris par l'entrepreneur sur le papier par la suite? Nous savons tous que l'état est loin d'en avoir les moyens.
- l'agrandissement envisagé avec l'implantation de serres, voies d'accès et entrepôts de conditionnement va artificialiser une surface beaucoup trop importante (et ce ne sont pas les bâches posées par terre dans les serres qui vont y changer grand chose) pour qu'il n'y aie pas d'impact sur l'environnement - même si la zone humide sera conservée - sachant que le terrain impacté se trouve à proximité de plusieurs périmètres de protection (ZSC, ZPS, ZNIEFF 1 et 2)
- l'autorisation de puiser en cas de besoin d'énormes quantités d'eau dans la nappe phréatique déjà très fragilisée fait quant à elle craindre que dans les années à venir, changement climatique oblige, l'eau de plus en plus rare va d'abord servir à un complexe industriel
Quant à la sacro-sainte autonomie alimentaire française avancée par les défendeurs du projet ne nous semble pas non plus assurée, rien n'obligeant par la suite le porteur du projet, une multinationale néerlandaise qui produit des tomates dans différents pays, de privilégier le marché français si les prix s'avéreraient plus intéressants ailleurs.
Est-ce que le fait de pouvoir manger des tomates d'une qualité plus que médiocre de mars à octobre et dont le nom commercial dévalue à notre avis le célèbre Mont Saint-Michel vaut-il tous ces inconvénients? Nous pensons sincèrement que NON!
Réponse apportée
Nous vous remercions pour votre témoignage. L’intégration paysagère de la serre existante semble d’ailleurs avoir été globalement réussie puisque la présence du site n’a principalement été identifiée qu’à travers le halo lumineux observé la nuit.
Nous comprenons que cette situation ait pu occasionner une gêne et nous avons pris les mesures nécessaires pour y remédier. Des écrans d’occultation empêchent désormais toute diffusion lumineuse vers l’extérieur. Lorsque leur ouverture était auparavant nécessaire pour réguler l’humidité, nous avons mis en place de nouveaux équipements de déshumidification permettant d’atteindre cet objectif sans émission de lumière. Par ailleurs, le nouveau projet ne prévoit aucun éclairage de photosynthèse, supprimant ainsi ce risque.
L’intégration paysagère fera l’objet d’une attention particulière. Les haies existantes seront en partie restaurées et renforcées, tandis qu’une nouvelle trame végétale composée d’arbres de haut jet, de haies vives et d’arbustes sera créée le long de la rue du Château d’Eau. Comme pour tout aménagement paysager, son efficacité augmentera progressivement avec la croissance de la végétation. Des photomontages à différentes échéances sont disponibles dans l’étude d’impact.
Le suivi environnemental sera assuré par un écologue pendant les travaux puis tout au long de l’exploitation. Un rapport annuel sera transmis à la DDTM, qui disposera de tous les moyens de contrôle nécessaires pour vérifier le respect des engagements pris. Chacun pourra également signaler toute situation qui lui semblerait non conforme.
Nous rappelons également que le projet n’est situé ni en zone ZSC, ni en zone ZPS, ni en ZNIEFF.
Concernant la gestion de l’eau, nous n’avons sollicité aucune autorisation de prélèvement dans la nappe phréatique car nous n’avons pas vocation à y recourir. Les réponses apportées au SAGE, à l’ARS et à la MRAe démontrent, simulations à l’appui, notre capacité à fonctionner uniquement grâce à l’eau de pluie collectée sur les toitures et stockée dans les bassins. Ces analyses, fondées notamment sur les projections climatiques les plus récentes, montrent que le projet reste autonome même dans des scénarios de sécheresse sévère.
Enfin, ce projet répond à une demande forte pour une production française de qualité. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’origine de leurs produits, à leur qualité sanitaire et à la réduction des distances de transport. C’est avec cette conviction et cette vision de long terme que nous envisageons un investissement d’environ 30 millions d’euros, accompagné de la création d’emplois durables au service du territoire.
Contribution n°100 (Web)
Déposée le 30 juin 2026 à 15h26
Ce projet rentre en concurrence directe et déloyale avec les acteurs maraichers locaux.
Par une dénomination trompeuse de" tomates produites en France", par des financements étrangers se cache un projet industriel qui menace l'agriculture locale qui n'est pas respectueux de l'environnement social et environnemental.
Je demande aux élus locaux de privilégier les petits projets qui assurent une vraie vie à nos campagnes.
Halte à la spéculation sur les terres, à la gabegie d'argent public et aux traitements inhumains des salariés.
Réponse apportée
Nous ne considérons pas les maraîchers locaux comme des concurrents directs, car nous ne nous adressons pas aux mêmes marchés, ni aux mêmes clients, et nos produits répondent à des attentes différentes.
Concernant les conditions de travail, nous vous invitons à échanger directement avec nos collaborateurs afin de vous faire votre propre opinion. Nous sommes attachés à offrir un environnement de travail respectueux, fondé sur le dialogue, la diversité et la reconnaissance des compétences de chacun.
Notre objectif est de proposer des emplois durables et de qualité, dans le respect du droit du travail français et des valeurs humaines qui guident notre entreprise au quotidien.
Contribution n°99 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 22h37
-L’artificialisation des sols : 16ha de terres du bocage disparues alors que nous avons besoin de recréer des espaces naturels pour limiter les gaz à effet de serre
-Sur la gestion de l’eau : que deviendront les eaux polluées ? Quelle solution de secours est prévue si les bassins ne se remplissent pas suffisamment pendant les années sèches ? En cas de sècheresse : c’est la zone humide qui pâtira du manque d’eau. Quelles seront les conséquences pour les autres usagers de l’eau, s’il est construit un nouveau forage ou s’il y a recours au réseau d’eau potable ? Pourquoi une zone humide « préservée » doit-elle recevoir 40 m3 d’eau par jour ? * La zone humide doit être alimentée quotidiennement depuis les bassins. Qui garantira cette alimentation et son entretien pendant trente ans, notamment en cas de sécheresse prolongée, de vente ou d’arrêt de l’entreprise ? Qui entretiendra les haies et les mares ? Qui assumera les coûts si les hypothèses du projet se révèlent fausses ?
-Sur plusieurs plans, il n’y a pas de bilan global sur les 2 serres, (le chauffage, le CO2, le trafic(qui augmente très peu dans le projet alors que la production double ? pourquoi), les émissions de gaz à effet de serre, les besoins en eau...) ;
- Quel impact environnemental du projet concernant le bruit (trafic accru, bruit de la cogénération...) ; Pourquoi la cogénération n’est-elle pas intégrée au bilan sonore et quel est le niveau de bruit attendu chez les riverains ?
- Quel est le bilan carbone de tout le cycle de vie du projet ? comment peut-on être sûr que les plantes absorberont en totalité le CO2 ? Quel est donc le bilan réel du gaz consommé, de l’électricité vendue et du CO2 émis ?
- Pourquoi l’ARS et le SAGE Sélune rendent-elles un avis défavorable ?
-Ne continuons pas à détruire notre bocage ; Une haie nouvelle ne sera jamais aussi efficace qu’une haie ancienne et manger des tomates hors de saison n’a aucun sens ; Nous subissons de plus en plus les canicules et autres catastrophes naturelles, ce n'est pas avec ce type de projet que préserverons la terre.
Je suis donc contre ce projet
Réponse apportée
Le projet ne génère pas d’eaux polluées. L’eau de pluie est collectée, stockée puis utilisée pour l’irrigation des cultures au sein d’un système en circuit fermé, permettant de valoriser intégralement l’eau et les éléments fertilisants apportés aux plants.
Afin de répondre aux interrogations exprimées sur la gestion de l’eau, nous avons présenté plusieurs simulations dans les mémoires en réponse adressés au SAGE, à l’ARS et à la MRAe. Ces analyses démontrent que le projet reste autonome en eau, y compris dans des scénarios de sécheresse marquée. En conséquence, nous ne prévoyons ni prélèvement dans la nappe phréatique ni raccordement au réseau d’eau potable pour l’irrigation des cultures.
Concernant la zone humide, une étude spécifique réalisée par le bureau d’études BURGEAP GINGER a évalué les effets du projet sur son alimentation hydrique. Afin de maintenir son équilibre écologique, il est prévu de lui restituer une partie de l’eau stockée dans les bassins de récupération, à raison d’environ 40 m3 par jour. Cette disposition est intégrée aux simulations qui démontrent l’autonomie du projet, y compris lors d’années particulièrement sèches.
Le suivi du niveau d’humidité de la zone humide sera assuré grâce à des piézomètres, et les résultats seront transmis chaque année à la DDTM dans le cadre du suivi environnemental. Ces mesures permettront d’assurer une gestion et une préservation renforcées de cet espace naturel.
Par ailleurs, la société Les Serres du Buat assumera l’entretien et la gestion de l’ensemble des parcelles et équipements dont elle est propriétaire.
Enfin, les données et calculs présentés ne reposent pas sur des hypothèses théoriques seules, mais sur l’expérience acquise au cours de plus de 60 ans de culture sous serre ainsi que sur les résultats observés sur nos sites actuellement en exploitation.
Contribution n°98 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 15h08
Réponse apportée
Nous avons pris note de votre avis.
Contribution n°97 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 10h24
Comment peut-on donner un avis alors que les organismes concernés (MRAE, SAGE,ARS...) n'ont rendu aucune réponse sur le projet.
Sur quels documents se sont-ils appuyés ?
Quels arguments ont-ils donné ?
Parmi ceux qui ont voté pour, posez-vous les bonnes questions !!!!
C"est quoi pour vous le réchauffement climatique ?
Qu'aurez-vous comme solution quand on manquera d'eau ?
Que deviendront nos paysans quand les agro-industriels auront accaparé toutes les terres ?
Qu'est-ce qu'on aura dans nos assiettes, à part des produits transformés, voir ultra-transformés, qui n'ont aucun goût et qui sont néfastes pour la santé ?
Qu'allons-nous transmettre à nos enfants et à nos petits enfants ?
Et je pose les mêmes questions à Monsieur le Préfet.
Réponse apportée
Nous vous invitons à vous rapprocher de la CDPENAF pour toute question relevant de son champ de compétence.
S’agissant des autres sujets évoqués, ceux-ci dépassent le périmètre du projet soumis à l’enquête publique. Nous ne disposons donc pas des éléments nous permettant d’y répondre de manière précise et pertinente.
Contribution n°96 (Web)
Déposée le 24 juin 2026 à 10h43
Un point positif énoncé tous de même par le porteur du projet: Limiter l'import de tomates espagnoles en France et limiter le trafic routier de camions de transport. Je suis tous a fait d'accord avec ce point, si l’enjeu est compris sociétalement, je crois qu'il faut légiférer pour interdire les légumes produits hors saison loin du consommateur dans les rayons. En France , et en pleine terre, les tomates ont en mange de juin à octobre et c'est tous. cela fait malgres tous 5 mois et ont peut les produire en Normandie mais pas dans ces conditions éloignées du vivant et de la terre. De la même façon, que ont peut manger des cerise du chili à Noël importées par avions, doit-on vraiment le faire?
Pour ma part l'arrivée des premières tomates au début de l'été constitue comme les autres produits saisonnalisés une attente impatiente et un profond plaisir de consommateur...mais beaucoup moins impactant.
En résumé et quel que soit le sujet, la question est simple à l'heure du ont peut tous faire grâce a l'énergie, à la technologie et a l'argent. La question éthique philosophique est : "doit-on faire les choses parce que ont peut les faire techniquement et financièrement?" à méditer...
L'histoire de nos sociétés depuis l'antiquité est parsemée de grand projets couteux qui ont abandonnés leurs ruines parfois polluantes sans solutions, vues les incertitudes sociétales, climatiques et énergétiques, ce projet est tous sauf résilient et engage à cette échelle pour la société entière une dette sur les communs (l'eau , les sols, les paysages, une économies de territoire stable).
Dernière chose : le projet valorise la question d'un moindre impact climatique. Sauf erreur, je n'ai pas trouvé trace du bilan carbone que constitue la mise en œuvre des infrastructure, l'énergie grise contenue dans les matériaux (verre ou polycarbonate, acier, béton de fondation) et celle qu'il faudrait pour démanteler ces installations dans 20, 30 ou 50 ans...) avec un coût de l'énergie difficile à prédire a ce pas de temps...
J’espère que cet exercice de démocratie qu'est la consultation publique portera une prise de décision claire et bonne pour le monde a venir.
Réponse apportée
Nous respectons votre vision et les réflexions que vous portez sur l’évolution de nos modes de consommation. Pour notre part, notre ambition est plus modeste : répondre à une demande existante en proposant des tomates produites en France, dans le respect des normes environnementales, sociales et sanitaires européennes.
Les habitudes alimentaires peuvent naturellement évoluer avec le temps, mais elles doivent également permettre de répondre aux besoins quotidiens de près de 70 millions de consommateurs. Cet équilibre constitue un défi complexe, auquel nous pensons pouvoir contribuer de manière responsable.
Notre projet s’inscrit d’ailleurs dans les orientations fixées par l’État en matière de transition agricole. La Stratégie nationale bas carbone rappelle qu’en 2023, l’agriculture représentait 76 MtCO2e, soit 20 % des émissions brutes françaises, avec un objectif de réduction de 28 % d’ici 2030 et de 54 % d’ici 2050. Elle prévoit notamment le développement des systèmes agroécologiques et de l’agriculture de précision.
L’étude d’impact montre que notre projet permettrait une réduction estimée de 140 tonnes de CO2 par an par rapport à l’usage agricole actuel des parcelles. Nous estimons donc contribuer, à notre échelle, aux objectifs fixés en matière de performance environnementale et d’agriculture de précision.
À ce stade, les objectifs nationaux ne sont pas encore déclinés selon une méthode permettant de réaliser un bilan carbone complet sur toute la durée de vie de ce type d’installation. En revanche, les bâtiments du projet ont été conçus conformément à la réglementation RE2020. Les locaux sociaux atteignent ainsi un coefficient Bbio de 73, pour un objectif réglementaire de 80, traduisant une performance énergétique supérieure aux exigences en vigueur.
Notre conviction est qu’il est possible de concilier production alimentaire, amélioration des performances environnementales et création d’emplois durables sur le territoire.
Contribution n°95 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 13h57
Réponse apportée
Non, la France n’est pas en situation de surproduction de tomates puisqu’elle importe encore chaque année des volumes importants ( 160 000 tonnes) pour répondre à la consommation nationale.
Produire davantage en France permettrait de réduire la dépendance aux importations, notamment en provenance d’Espagne, du Maroc ou de Tunisie, tout en limitant les distances de transport et en renforçant notre souveraineté alimentaire.
C’est précisément l’ambition de notre projet : répondre à une demande existante par une production locale, créatrice d’emplois et maîtrisée sur le plan environnemental.
Contribution n°94 (Web)
Déposée le 22 juin 2026 à 11h55
Ou les enjeux sont de garantir une alimentation RELOCALISE, je suis contre cette agriculture industrielle, qui n prend en compe ni les enjeux climatiques, et sociales
Combien d emploi vraiment, au détriment d emploi sur des structures agricoles de détruites,
Vous raisonnez mal,
L' argent ne peux être la seule raison de monter ces projets hors Normes.
Je refuse
Réponse apportée
L’alimentation doit être produite au plus près des consommateurs, mieux protégée des aléas climatiques et plus économe dans l’utilisation des ressources, notamment de l’eau. C’est précisément l’objectif de notre projet.
Au-delà de son intérêt agricole, il permettra la création d’environ une centaine d’emplois à temps plein sur le territoire, là où les 33 hectares concernés mobilisent aujourd’hui seulement quelques emplois agricoles.
Nous pensons qu’il est possible de concilier production alimentaire, préservation des ressources naturelles et développement économique local au bénéfice du territoire.