Contribution n°307 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 19h16
Contribution n°306 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 18h32
C'est ce que représente, parmi tant d'autres, ce projet fou, déjà à la base, d'agrandissement de ces serres. On ne peut plus accepter le "il faut bien nourrir le monde" comme argument avec les connaissances que l'on possèdent sur les dégâts de cette agro-industrie en marche depuis les années 50. Ce projet est mortifère et devrait mourir dans l'oeuf tant il comporte des effets négatifs sur le bien commun, car il est bien question de ça ! A qui tout ça profite ? au peuple ? ou à quelques hommes déjà trop riches qui n'ont aucun respect du vivant et de ceux qui habitent à proximité de leur folie, on en parle aussi des effets de nuit sur la faune ? En résumé, vous l'aurez compris, ayez le courage de vous positionner en faveur de la vie, merci pour tous les autres !
Contribution n°305 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 17h56
La problématique de l'eau et du réchauffement climatique rendent ce projet inadapté.
L'effet de serre est déjà suffisant avec les canicules récentes et a venir.
Le chauffage au gaz pour produire des fruits. Cest une pollution inutile
Il faut favoriser les cultures de plein air. Le projet doit être modifié avun autre modèle agricole qui colle avec le climat et le respect du sol.
Contribution n°304 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 17h11
Contribution n°303 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 17h09
Contribution n°302 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 16h33
Mes conclusions s’articulent autour de deux axes principaux:
- la dimension “inhumaine” du projet et son peu d’impact positif (social et économique) pour la commune d’Isigny le Buat et les communes environnantes.
- la gestion de la ressource en eau et l’impact sur la nature environnante
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Dimension “inhumaine”:
Malgré ses corrections, cette dernière version du projet d'extension (qui est soumise à consultation) pêche toujours par son gigantisme (surface, hauteur) et sa disproportion dans l'environnement. Ce projet est clairement une entreprise agro-industrielle massive. Elle vise à produire des quantités énormes de tomates en mono-culture mais aussi d’électricité en cogénération. Elle est l'héritière d’une vision productiviste de l'agriculture sous la bannière d’une mondialisation néolibérale. Cette vision et le modèle sous-jacent qui montre de plus en plus sesles limites de ce modèle: conséquence des mono-cultures, accaparement des ressources et du bien commun, soumission aux fluctuations des marchés par la financiarisation de l’agriculture, estompage de la dimension humaine et sociale.
Ce genre d’entreprises, véritables industries, visent par essence à augmenter et maximiser la rétribution des actionnaires en améliorant constamment sa compétitivité par une poursuite sans limite du rendement d’échelle. Elles visent par nature à l’éradication de la concurrence et donc au monopole dans leur domaine. Les moyens disponibles à Agrocare en font un combat disproportionné avec les petits maraîchers et paysans. On s’éloigne rapidement de considérations plus positives du projet comme une utilisation raisonnée des ressources naturelles, le rôle majeur de l’humain et de sa relation avec la nature.
Monsieur le Préfet a bien vu ces potentielles dérives en demandant au porteur de projet de revoir et préciser l’aspect utilisation des ressources en eau et l’impact sur le milieu naturel.
Autant une production alimentaire plus industrielle a une place dans l’éventail de l’offre alimentaire au même titre que d’autres modes de production (maraîchage traditionnel, culture biologique, etc), il est très dangereux de laisser entrer en lice un acteur disproportionné. Cela revient à faire entrer un loup aux dents acérées dans la bergerie. Ce “loup”, visant par essence le monopole, utilisera le dumping des prix, la baisse de la qualité pour favoriser de longues DLV/DLC et la facilité de transport, l’augmentation du prix du foncier pour arriver à ses fins. Ce sont des mécanismes qui s’apparentent à l’impact des espèces invasives.
L’argument de la souveraineté alimentaire, avancé lors des présentations publiques, ne tient pas dans la durée. Ces grosses entreprises agro-alimentaires sont financiarisées par leur actionnariat. Très rapidement ils passeront entre les mains d’acteurs hors de France (fonds de placement US ou chinois) et y prendront leurs ordres.
Une autre critique du projet est la promesse de nouveaux emplois et des retombées pour Isigny-le-Buat. La première tranche des serres n’a montré qu’un impact très limité sur l’emploi local, la majorité de la main-d'œuvre venant d’hors de France. L’expérience a aussi montré que l’impact sur le tissu social est très limité: peu d'enfants dans les écoles, peu de participation dans les associations et la vie locales.
Le seul impact positif des serres a été d’offrir des débouchés aux fermes qui ont investi dans la méthanisation des déchets agricoles.
Conclusion: il n’est pas nécessaire d’augmenter la surface des serres. Ce serait même dangereux: une fois installées, il ne sera plus possible de faire marche arrière. (“on ne peut pas remettre le dentifrice dans le tube”)
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Gestion de l’eau et de l’impact sur la nature (haies et zone humide)
La version présentée de la demande d'autorisation environnementale et de la demande de permis de construire vient avec des propositions intéressantes, notamment l’autosuffisance de la ressource en eau.
Il y a toutefois un danger important de greenwashing.
Cette impression est renforcée par des imprécisions et des hypothèses (trop) optimistes.
Je pense à la base de pluviométrie annuelle utilisée qui ne tient pas suffisamment compte des épisodes de canicule qui deviendront de plus en plus courant. Ces canicules auront un impact sur la quantité d’eau recueillie mais aussi sur l’évaporation.
Un point qui n’est pas abordé dans l’étude est le risque de développement d’algues ou de micro-organismes qui rendrait l’eau recueillie impropre à l'arrosage des tomates (risque de maladie). Dans une telle situation, quel serait l’impact pour les riverains (odeurs, empoisonnement des cultures) ? Lors de présentation publique il a été question d’un bâchage des réservoirs. Je ne le vois pas mentionné dans la documentation.
Un autre élément qui sème le doute est la discussion à propos de l’eau de ville utilisée pour les sanitaires. Un des intervenants des Serres d’Isigny est venu avec une utilisation de 10l par jour et par personne. Ces chiffres ne sont pas logiques. L’assainissement évalue cette utilisation à 40l par jour et par personne (valeur haute). Ces imprécisions sèment le doute sur la solidité des fondements de l’étude et des promesses faites.
Pour le déplacement des haies, la création de nouvelles, l'entretien de la zone humide, le sentiment général est qu’il y a beaucoup de promesses et de bonnes intentions. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Ce volet du dossier manque d’objectifs à atteindre.
Le contrôle sera fait, semble-t-il, annuellement par un “écologue” payé par l’entreprise (doute sur l’indépendance) et les rapports uniquement envoyés à un service de l’État. Nous ignorons ce que ce service en fera, quelles sont les normes utilisées par celle-ci pour juger de l’évolution. Je suis pessimiste sur les moyens que l’État, en cette période de déficit budgétaire critique, sera en mesure de mobiliser pour une évaluation des efforts de préservation.
La réaction au projet d'extension des serres à tomates est marquée par le manque de confiance de la population. Très peu est fait pour tenter d’inverser cette perception. Peut-être que jouer la transparence sur le long terme permettrait d’atténuer cette impression de signer un chèque en blanc à Agrocare.
Pourquoi ne pas publier les évaluations annuelles de l’écologue pour permettre au public de se faire sa propre opinion (et éventuellement de tirer la sonnette d’alarme). Les associations naturalistes du sud-manche pourraient être impliquées pour la lecture du rapport annuel voir par des visites des lieux (zone humides, haies).
Contribution n°301 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 16h16
Contribution n°300 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 16h06
Contribution n°299 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 16h04
- La justification de la localisation du projet, localisation qui engendre l’artificialisation de 20ha de terres agricoles, est insuffisante.
Il est complétement aberrant d’installer une culture hors-sols sur des terres agricoles productives. Cela va à l’encontre du bon sens et des politiques publiques de transition écologique.
« Les Serres du Buat » est une nouvelle entreprise, indépendante des « Serres d’Isigny » voisines. Le partage du système de cogénération et des infrastructures énergétiques et logistiques avec les « Serres d’Isigny » n’est pas clairement décrit et chiffré dans le dossier. Les économies engendrées par l’implantation juste à côté de ces premières serres et un argument purement économique mais il n’est pas un argument technique, crucial au projet.
- Le projet utilise une énergie fossile, le gaz, écologiquement et géopolitiquement dangereux.
Bruler du gaz pour fabriquer de l’électricité n’est pas une technologie du futur. Récupérer la chaleur engendrée et les rejets de CO2 pour une culture agricole ne justifie pas de continuer à augmenter notre dépendance aux énergies fossiles.
- L’eau de pluie collectée sur les toits des serres n’entrera pas dans le cycle de l’eau naturel du site et ce manque impactera en particulier la zone humide présente sur les terrains acquis par le porteur de projet. Les mesures compensatoires proposées ne sont pas adaptées sur le long-terme.
La quantité et qualité de l’eau ‘fournie’ à la zone humide grâce au drain prévu par le projet sont totalement dépendantes de l’activité et du bon vouloir de l’entreprise. Le recours à « un écologue » pour assurer le suivi des mesures compensatoires n’est qu’une promesse et décrit de façon très vague. Ce n’est pas un engagement précis et légal. Aucun contrôle ou recours ne seront possibles si la zone humide dépérit. Une société commerciale, en particulier appartenant à une holding internationale, est contrainte de s’adapter à l’évolution de l’économie et des marchés et ne peut pas s’engager sur le long-terme. La protection des zones humides (ou celle des haies) n’est pas le métier de l’entreprise « les Serres du Buat ».
- Ce dossier d’impact environnemental est incomplet et ne donne pas une vision claire de la gestion de l’eau sur le site.
Il est difficile de comprendre comment le circuit fermé d’eau de pluie qui irrigue les tomates fonctionne. On peut se demander comment l’entreprise garantit la qualité de cette eau. Comment la qualité sanitaire des eaux de pluie stockées est-elle assurée ? Comment peut-on éviter que des résidus de produits phytosanitaires ne contaminent le circuit ? Cette eau est-elle aussi utilisée pour les taches de nettoyage dans les serres ? Si oui, comment cette eau est-elle ensuite réalimentée dans le circuit ?
La consommation en eau potable de la totalité des nouvelles installations doit être clarifiée. Le chiffre donné de 8L par jour par personne paraît très bas et peu réaliste.
L’entreprise assure elle-même le traitement de ces eaux de ruissèlement (« bassin d’eaux de voiries ») et de ses eaux usées, sur site. Les données fournies dans le dossier ne permettent pas d’évaluer qualité et quantité d’eau rejetée vers l’extérieur du site dans le milieu naturel.
Les institutions locales gestionnaires de l’eau ont donné un avis défavorable au projet. Si Mr le Préfet de la Manche autorise ce projet, il ouvrira la porte à d’autre projets similaires qui menaceront les ressources en eau de notre région. Les conflits d’usage d’eau se multiplieront.
Contribution n°298 (Web)
Déposée le 9 août 2026 à 15h28
par la société Les Serres du Buat sur la commune d'Isigny-le-Buat.
Je suis très inquiète quant à l’avenir des nappes phréatiques locales, la qualité des eaux superficielles et souterraines à proximité, la gestion des effluents et eaux de ruissellement issues des serres. Les mesures compensatoires et de surveillance proposées dans le dossier semblent insuffisamment détaillées pour garantir une protection réelle des milieux
aquatiques.
Je suis très inquiète quant à la conversion de terres agricoles à un usage de serre intensive réduit durablement leur valeur agronomique et compromet toute reconversion future vers une agriculture extensible ou biologique.
La culture intensive de tomates sous serre, notamment hors-sol, s'inscrit dans un modèle agro-
industriel consommateur d'énergie fossile (gaz), en contradiction avec les objectifs de transition agroécologique portés par les plans nationaux, sans parler de la pollution lumineuse.
Ce que nous vivons cet été m’encourage encore plus à emettre un avis défavorable à cette extension.