Contribution n°169 (Web)
Déposée le 24 juillet 2026 à 11h06
Ce que vous appelez "un oubli de présentation sans incidences sur les résultats" est en réalité un calcul total faux et inquiétant.
170099 m3 de volume d'eau récupéré dans les années sèches au lieu de 119069 m3 est loin d'être un oubli de présentation.
Avec 170099 m3, l'excédant dans les bassins est de 16828 m3 en années sèches alors qu'en
réalité il s'agit d'un déficit de 40298 m3.
Ce n'est pas un détail, c'est fondamental , c'est même le fond du problème.
Il faudra 2 voire 3 années "normales" pour reconstituer les stocks pour 1 année de sècheresse.
Il faudra qu'il n'y ait jamais 2 années de sècheresse consécutives.
Il faudra qu'il n'y ait jamais d'aléas industriels comme les boues actuelles du bassin existant ou autres pollutions.
Il faudra que tout se passe idéalement comme dans vos tableaux erronés de fait.
Pour toutes ces raisons et bien d'autres soulevées par d'autres contributeurs, je suis contre ce projet.
Documents joints
Contribution n°168 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 22h36
Dans son mémoire en réponse à la MRAe, le porteur indique que la proximité entre les Serres du Buat et les Serres d’Isigny permettrait de mutualiser notamment la chaleur et le CO2, grâce au décalage des cycles culturaux, et d’obtenir une économie énergétique de 28 %.
Cette valeur participe directement à la justification environnementale du choix du site. Elle doit donc être accompagnée d’un scénario de référence, d’un périmètre et de données permettant de reproduire le calcul.
Merci de préciser si le chiffre de 28 % correspond :
1 - à une diminution de la consommation énergétique physique totale du complexe formé par les deux sites après réalisation du projet,
2 - à une économie relative par rapport à une serre autonome hypothétique qui aurait disposé de sa propre chaufferie,
3 - ou à la réduction d’un poste énergétique particulier, par exemple le seul chauffage des Serres du Buat.
Ces trois significations sont différentes et ne permettent pas de tirer les mêmes conclusions sur les incidences réelles du projet.
Pour le scénario effectivement retenu, merci de publier :
- le périmètre exact du calcul,
- les installations comprises,
- la consommation énergétique du scénario de référence,
- la consommation prévue après réalisation du projet,
- les valeurs exprimées en MWh par source d’énergie,
- les postes inclus et exclus,
- les rendements et hypothèses utilisés,
- le fichier, tableau ou la note de calcul permettant de retrouver le résultat de 28 %.
Si ce chiffre représente seulement une économie par rapport à une serre autonome théorique, il convient également de décrire cette serre de référence : combustible, puissance, rendement, durée de fonctionnement et consommation annuelle.
En l’absence de ces éléments, le chiffre de 28 % ne permet pas de connaître l’évolution réelle de la consommation énergétique du complexe. Il constitue un résultat annoncé, mais non vérifiable par le public.
Contribution n°167 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 21h25
A de nombreux égards, un tel projet de construction de serres de tomates est objectivement délétère.
Ces serres artificialiseraient 30 hectares de terres agricoles, alors que les indications scientifiques affirment la nécessité urgente de stopper les artificialisations.
Elles porteraient atteinte à plusieurs espèces sauvages (faune et flore) en les privant d'un milieu de vie, particulièrement les zones humides qui représentent une partie des terres concernées. Les mesures compensatoires ne sauraient compenser la destruction d'un milieu.
Ces serres nécessiterait une consommation d'eau massive. Il n'est plus à démontrer le caractère précieux de cette ressource. De surcroît, le Sage de la Sélune a émis un avis défavorable concernant la gestion quantitative de la ressource en eau. Le Conseil municipal de la commune et le Conseil communautaire de l’Agglomération Mont Saint Michel-Normandie se prononcent contre le projet. Le SDeau50 est très critique quant aux incidences sur la gestion de l’eau si le projet se réalise (contribution n° 82 de la consultation publique).
Ce projet industriel est contraire à l'intérêt collectif, néfaste pour l'environnement et pour le travail humain, il ne doit pas se faire.
Contribution n°166 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 10h29
Contribution n°165 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 09h50
Madame, Monsieur le commissaire enquêteur,
Madame, Monsieur,
Je souhaite déposer une nouvelle contribution complémentaire.
Elle porte sur un point précis.
Le modèle énergétique et économique du projet.
Le projet est présenté comme un projet agricole.
Il s’agit officiellement de produire des tomates.
Mais les documents montrent aussi un système énergétique complexe.
Il est question de gaz naturel.
Il est question de cogénération.
Il est question de production d’électricité pour le réseau.
Il est question de récupération de chaleur.
Il est question de CO2 injecté dans les serres.
Il est question de synergies avec les serres existantes.
Il est question de panneaux photovoltaïques.
Il est aussi question de flux externes de CO2 et de pistes futures comme la capture directe du CO2 dans l’air.
Ces éléments sont importants.
Ils ne sont pas secondaires.
Ils participent au fonctionnement réel du projet.
Ils participent peut-être aussi à son équilibre économique.
Dès lors, une question simple se pose.
Quelle est la nature exacte de ce projet ?
Est-ce un projet agricole ?
Est-ce un projet agricole adossé à un modèle énergétique ?
Est-ce un projet industriel combinant production alimentaire, production d’électricité, récupération de chaleur et valorisation du CO2 ?
Cette question mérite une réponse claire.
Quelle part des revenus proviendra de la vente de tomates ?
Quelle part proviendra de la vente d’électricité ?
Quelle part proviendra d’éventuels contrats énergétiques ?
Quelle part proviendra d’aides publiques ?
Quelle part proviendra de certificats d’économie d’énergie ?
Quelle part proviendra d’autres mécanismes liés à l’énergie, à la chaleur ou au CO2 ?
Ces informations figurent-elles dans le dossier ?
Si oui, où précisément ?
Si non, pourquoi ne sont-elles pas rendues publiques ?
Le porteur de projet affirme que la cogénération permet d’améliorer le rendement énergétique.
Il affirme que la chaleur récupérée serait une chaleur résiduelle.
Il affirme que le système serait plus efficace qu’une production séparée d’électricité et de chaleur.
J’en prends acte.
Mais cela ne répond pas à la question économique.
Si la cogénération produit de l’électricité pour le réseau, qui vend cette électricité ?
À qui est-elle vendue ?
Selon quel contrat ?
Pour quel montant ?
Avec quelle durée d’engagement ?
Avec quelles aides ou garanties publiques éventuelles ?
Quelle est la part de cette activité dans la rentabilité globale du projet ?
Peut-on apprécier l’opportunité du projet sans connaître ces éléments ?
Peut-on parler seulement d’agriculture si une partie importante du modèle repose sur l’énergie ?
Le dossier mentionne aussi des panneaux photovoltaïques.
Quelle puissance sera installée ?
Quelle production annuelle est attendue ?
Cette électricité sera-t-elle autoconsommée ?
Sera-t-elle revendue ?
Quelle part couvrira réellement des besoins électriques du site ?
Quelle part représentera-t-elle dans le bilan économique ?
Ces données doivent être précisées.
Le dossier mentionne également le CO2.
Le CO2 est présenté comme utile à la croissance des tomates.
Il est question de CO2 issu de la combustion, de CO2 local, de flux de tiers, voire de capture directe dans l’air.
Quelle quantité de CO2 sera utilisée chaque année ?
Quelle quantité proviendra de la cogénération gaz ?
Quelle quantité proviendra d’acteurs extérieurs ?
Quelle quantité sera réellement absorbée par les plantes ?
Quelle quantité sera rejetée ?
Qui le mesurera ?
Avec quelles garanties indépendantes ?
Le porteur de projet indique par ailleurs ne pas disposer d’un bilan carbone total du cycle de vie du projet.
C’est un manque important.
Un projet de cette ampleur ne peut pas être évalué seulement sur son fonctionnement courant.
Il faut intégrer la construction des serres.
Il faut intégrer le plastique.
Il faut intégrer le verre.
Il faut intégrer l’acier.
Il faut intégrer le béton.
Il faut intégrer les équipements techniques.
Il faut intégrer le gaz.
Il faut intégrer la cogénération.
Il faut intégrer l’électricité produite et consommée.
Il faut intégrer le chauffage.
Il faut intégrer les intrants.
Il faut intégrer les transports.
Il faut intégrer la maintenance.
Il faut intégrer la fin de vie des installations.
Sans cela, comment juger sérieusement l’impact climatique du projet ?
Sans cela, comment comparer ce projet à d’autres scénarios agricoles ?
Sans cela, comment savoir si cette production est réellement plus vertueuse ?
Le débat ne peut pas se limiter à opposer tomates importées et tomates produites sous serres industrielles en France.
D’autres scénarios existent.
Maraîchage diversifié.
Production de saison.
Fermes paysannes nombreuses.
Circuits courts.
Serres non chauffées.
Systèmes sobres en énergie.
Ces alternatives ont-elles été étudiées ?
Ont-elles été comparées économiquement ?
Ont-elles été comparées climatiquement ?
Ont-elles été comparées en nombre d’emplois ?
Ont-elles été comparées en consommation d’eau, d’énergie et de foncier ?
Je demande donc que le porteur de projet apporte des réponses précises sur les points suivants :
Quelle part du chiffre d’affaires viendra de la vente de tomates ?
Quelle part viendra de la vente d’électricité ?
Quelle part viendra de dispositifs énergétiques ou de contrats associés ?
Quelle part viendra d’aides publiques ou de mécanismes de soutien ?
Quelle sera la puissance photovoltaïque installée ?
Quelle part sera autoconsommée ?
Quelle part sera revendue ?
Quelle quantité de gaz naturel sera consommée chaque année ?
Quelle quantité d’électricité sera produite par cogénération ?
Quelle quantité de chaleur sera récupérée ?
Quelle quantité de CO2 sera injectée dans les serres ?
Quelle quantité de CO2 sera réellement absorbée ?
Quelle quantité sera émise dans l’atmosphère ?
Qui contrôlera ces données ?
Seront-elles publiées chaque année ?
Seront-elles vérifiées par un organisme indépendant ?
Ces questions sont légitimes.
Elles ne remettent pas seulement en cause un détail technique.
Elles concernent la nature même du projet.
Elles concernent son modèle économique réel.
Elles concernent son bilan climatique réel.
Elles concernent sa qualification comme projet agricole.
Elles concernent l’information complète du public.
En l’état, les documents disponibles ne permettent pas de comprendre clairement la part respective de l’agriculture et de l’énergie dans ce projet.
Ils ne permettent pas non plus d’évaluer complètement son bilan carbone.
Je demande donc que ces informations soient rendues publiques avant toute décision.
Je demande aussi qu’elles soient intégrées à l’analyse environnementale.
Je demande enfin qu’elles fassent l’objet d’un contrôle indépendant, régulier et public si le projet devait être autorisé.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération citoyenne.
Contribution n°164 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 09h33
Madame, Monsieur le commissaire enquêteur,
Madame, Monsieur,
Je souhaite déposer une contribution complémentaire à ma première contribution, enregistrée sous le n°102.
Cette seconde contribution fait suite aux réponses apportées par le porteur de projet aux premières contributions du public, ainsi qu’aux nouveaux mémoires déposés en réponse au SAGE Sélune, à l’ARS, à la MRAe et à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie.
Je prends acte des efforts du porteur de projet.
Je prends acte des réponses techniques nouvelles.
Je prends acte des engagements annoncés.
Le porteur de projet affirme notamment qu’il n’y aura ni prélèvement dans la nappe, ni recours au réseau public d’eau potable pour l’arrosage des cultures. Il affirme aussi qu’en cas de tension hydrique, il adapterait la production, réduirait les surfaces cultivées, changerait éventuellement de culture, ou interromprait la culture avant la fin de saison.
Ces engagements sont importants.
Mais une question demeure.
Ces engagements seront-ils juridiquement opposables ?
Seront-ils inscrits dans l’arrêté préfectoral ?
Seront-ils contrôlés par des organismes indépendants ?
Seront-ils assortis de seuils clairs ?
Seront-ils assortis de sanctions réelles ?
Seront-ils rendus publics chaque année ?
Car un engagement verbal ne suffit pas.
Une intention ne suffit pas.
Une simulation ne suffit pas.
Une promesse ne suffit pas.
Pour un projet de cette ampleur, il faut des garanties précises, contrôlables et opposables.
Sur l’eau, le porteur affirme que le projet pourra fonctionner avec l’eau de pluie stockée. Il annonce des scénarios de sécheresse, une forte capacité de stockage, la couverture des bassins, une réduction de l’évaporation, et un objectif d’amélioration continue de la consommation d’eau.
Très bien.
Mais que se passera-t-il concrètement si les hypothèses ne se vérifient pas ?
Qui constatera que le niveau des bassins devient insuffisant ?
À partir de quel seuil la surface cultivée devra-t-elle être réduite ?
À partir de quel seuil la mise en culture devra-t-elle être interdite ?
À partir de quel seuil l’exploitation devra-t-elle être suspendue ?
Et qui prendra cette décision ?
Le porteur de projet lui-même ?
L’administration ?
Un organisme indépendant ?
Un comité de suivi associant les collectivités, les riverains, les associations, le SAGE, l’OFB et des experts indépendants ?
Si le porteur de projet affirme qu’il n’utilisera jamais l’eau potable ni l’eau de la nappe pour l’irrigation, alors cette interdiction doit être inscrite clairement dans l’autorisation.
Pas sous forme d’intention.
Pas sous forme de simple engagement moral.
Mais sous forme de prescription.
Avec interdiction de forage.
Avec interdiction de raccordement de secours au réseau d’eau potable pour l’irrigation.
Avec obligation de réduction ou d’arrêt de production si les réserves deviennent insuffisantes.
Avec publication annuelle des volumes collectés, stockés, consommés, évaporés et restitués à la zone humide.
Sur la zone humide, le porteur de projet affirme qu’elle sera préservée, alimentée et suivie pendant trente ans.
Là encore, c’est un engagement important.
Mais comment sera vérifié l’état réel de cette zone humide ?
Qui vérifiera que l’apport d’eau fonctionne ?
Qui vérifiera que la qualité de l’eau est satisfaisante ?
Qui vérifiera les effets sur les amphibiens, les mares, les haies, les sols et la biodiversité ?
Les données seront-elles accessibles au public ?
Le suivi sera-t-il réalisé par un organisme choisi et payé uniquement par le porteur de projet ?
Ou par une structure indépendante, avec transmission transparente des résultats ?
Sur le bocage et la biodiversité, le dossier prévoit des mesures de compensation.
Mais compenser n’est pas préserver.
Une haie déplacée ou replantée ne remplace pas immédiatement une haie ancienne.
Une fonctionnalité écologique ne se recrée pas en quelques mois.
Le porteur de projet parle de suivis jusqu’à trente ans.
Très bien.
Mais que se passera-t-il si les haies ne reprennent pas ?
Que se passera-t-il si les corridors écologiques ne fonctionnent pas ?
Que se passera-t-il si les espèces protégées déclinent ?
Y aura-t-il une obligation de résultat ?
Ou seulement une obligation de moyens ?
Là encore, il faut des garanties concrètes.
Sur le climat et l’énergie, les réponses restent insuffisantes.
Le porteur de projet affirme améliorer ses performances.
Mais le bilan carbone complet du cycle de vie doit être établi.
Il doit intégrer la construction des serres, les matériaux, les infrastructures, le chauffage, la cogénération, le gaz, le transport, les intrants, la maintenance et la fin de vie.
Il ne suffit pas de comparer le projet à l’usage agricole actuel des parcelles.
Il faut aussi le comparer à d’autres scénarios agricoles.
Par exemple : maraîchage diversifié, cultures de plein champ, agriculture biologique, installation de plusieurs fermes paysannes, production de saison, circuits courts.
Pourquoi ces alternatives ne sont-elles pas étudiées de manière complète ?
Pourquoi l’absence de projet n’est-elle pas considérée comme une vraie option ?
Pourquoi le débat est-il ramené à une opposition simpliste entre tomates importées et tomates industrielles françaises ?
Sur le modèle agricole, les réponses du porteur de projet ne lèvent pas mes interrogations.
Le porteur affirme ne pas concurrencer les maraîchers locaux.
Mais un projet de près de 16 hectares de serres industrielles supplémentaires modifie forcément un territoire.
Il modifie le foncier.
Il modifie les prix.
Il modifie les volumes.
Il modifie les circuits commerciaux.
Il modifie l’image du “local”.
Il modifie la place laissée aux fermes paysannes.
Peut-on vraiment parler de complémentarité sans étude sérieuse de ces effets ?
Peut-on vraiment parler de souveraineté alimentaire si celle-ci repose sur un modèle concentré, capitalisé, hors-sol et énergivore ?
Peut-on vraiment défendre l’agriculture locale sans défendre d’abord les paysans locaux ?
Sur l’emploi, je prends acte des engagements du porteur : emplois déclarés, contrats de droit français, CDI, volonté d’ancrage local.
Mais là encore, peut-on disposer d’éléments plus précis ?
Quels salaires réels ?
Quelles conditions de logement ?
Quels droits collectifs ?
Quelle représentation du personnel ?
Quelle part de travailleurs saisonniers ou étrangers ?
Quels contrôles indépendants ?
Quel suivi social sur la durée ?
L’emploi est un argument important.
Mais la qualité de l’emploi compte autant que le nombre d’emplois.
Enfin, je note que la commune d’Isigny-le-Buat et la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie ont toutes deux exprimé un avis défavorable. Ces avis ne rejettent pas toute activité agricole ou économique. Ils disent simplement que les garanties actuelles ne suffisent pas.
C’est aussi ma position.
Je ne nie pas les efforts du porteur de projet.
Je ne nie pas les réponses apportées.
Je ne nie pas les améliorations du dossier.
Mais je considère que les incertitudes restent trop fortes.
Et surtout, je considère que les engagements doivent changer de nature.
Ils doivent devenir des obligations.
Ils doivent être contrôlés.
Ils doivent être publics.
Ils doivent être sanctionnables.
Ils doivent pouvoir conduire à une suspension, une réduction d’activité, voire un retrait d’autorisation en cas de non-respect.
Je demande donc que, si l’autorisation devait malgré tout être envisagée, elle soit au minimum conditionnée à des prescriptions strictes :
1. interdiction juridiquement opposable de tout prélèvement dans la nappe pour l’irrigation
2. interdiction juridiquement opposable de tout recours au réseau public d’eau potable pour l’irrigation
3. absence de forage ou de dispositif de secours hydrique destiné à maintenir la production
4. définition de seuils de stock d’eau déclenchant automatiquement la réduction des surfaces cultivées
5. définition d’un seuil entraînant l’arrêt ou la suspension de la culture
6. obligation de couvrir les bassins dès la mise en service
7. contrôle annuel, semestriel et idéalement trimestriel, indépendant des volumes d’eau collectés, stockés, consommés et restitués
8. suivi indépendant de la qualité de l’eau envoyée vers la zone humide
9. suivi écologique indépendant sur trente ans, avec publication des résultats
10. obligation de résultat sur les haies, les mares et les mesures de compensation
11. bilan carbone complet sur tout le cycle de vie du projet
12. analyse réelle des alternatives agricoles
13. comité de suivi public associant collectivités, riverains, associations, SAGE, OFB et experts indépendants
14. possibilité de suspension ou de retrait de l’autorisation en cas de non-respect des prescriptions.
En l’état, je maintiens donc mon avis défavorable.
Les réponses du porteur de projet montrent que certaines inquiétudes ont été entendues.
Mais elles ne suffisent pas à garantir que les risques sont maîtrisés.
Pour un projet de cette taille, dans un contexte de changement climatique, de tensions sur l’eau, d’érosion du bocage et de fragilisation du tissu paysan, la puissance publique ne peut pas se contenter de promesses.
Elle doit exiger des garanties.
Elle doit protéger les biens communs.
Elle doit préserver l’eau, les terres, les milieux naturels et l’avenir agricole du territoire.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération citoyenne.
Contribution n°163 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 08h46
Contribution n°162 (Web)
Déposée le 23 juillet 2026 à 01h58
Afin de permettre au public de vérifier les performances invoquées, je demande que les séries de données concernées soient versées au registre avant la clôture de la consultation, dans un format numérique exploitable, accompagnées de leur période de référence, de leurs unités, de leur méthode de collecte et des calculs effectués.
Cette communication devrait notamment comprendre, pour chacun des sites et pour chaque année d'exploitation :
– les consommations de gaz et d’électricité ;
– l’électricité produite, importée et vendue ;
– la chaleur produite, utilisée, stockée ou dissipée ;
– les quantités de CO2 produites, transférées, injectées ou rejetées ;
– les volumes d’eau mobilisés selon leur origine ;
– les heures de fonctionnement et les puissances des installations énergétiques ;
– les volumes de tomates produits servant au calcul des ratios présentés.
Les tableurs, séries brutes et méthodes de calcul ayant permis d’établir les chiffres du dossier sont également demandés, afin de distinguer les mesures effectivement relevées des allocations conventionnelles ou des estimations.
Ces éléments peuvent parallèlement être transmis au collectif Stop Tomates Industrielles à l’adresse suivante : collectifstoptomates@gmail.com, qui en assurera l’archivage et la mise à disposition des citoyens. Cette transmission électronique ne remplacerait toutefois pas leur publication sur le registre, nécessaire pour garantir une information identique et contradictoire de l’ensemble du public.
Contribution n°161 (Web)
Déposée le 22 juillet 2026 à 16h00
Contribution n°160 (Web)
Déposée le 22 juillet 2026 à 10h06