Contribution n°189 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 15h13
En effet au-delà de formulations incantatoires, il reste de nombreuses lacunes dans ce dossier ,qui de fait, ne répond pas aux exigences d’une étude d’impact.
• Le projet va avoir pour conséquence la destruction irréversible de 20 ha de sols agronomique de bonne qualité .
• Rien n’est prévu évidemment page 171 de l’étude d’impact pour la remise en état de ces sols, dans la mesure où ce type de destruction est irréversible à l’échelle de plusieurs générations.
• Les impacts du projet sur les milieux aquatiques et sur la ressource en eau ne sont pas étudiés de manière complète et satisfaisante :
o L’arrosage des plans de tomates est prévu par la mise en place d’un système de gouttes à gouttes, à partir d’un bassin de récupération des eaux pluviales. Le calcul de la ressource disponible est effectué sur la base d’une année moyenne et de valeurs moyennes de de consommation.
o Que se passe t il au cours d’une année comme celle que nous traversons ?
o Quelle ressource alternative envisagée ?
Le rapport évoque la présence d’un réseau publique d’eau potable, sans garantie réelle de sa disponibilité « Selon les informations récoltées, les ressources sont suffisantes en termes de production et de distribution, dans la mesure où les différents syndicats d’eau qui fournissent Isigny-le-Buat sont interconnectés. »
cette affirmation ne garantit en rien la disponibilité de débit de pointe en période de tension , voire d’infrastructure disponible pour acheminer les éventuels débits disponibles. Aucune convention signée avec le syndicat Baie Bocage, n’est présentée dans le dossier.
o Aucune analyse de l’impact du projet sur l’Yvrande n’est présentée en période d’étiage du cours d’eau., alors qu’il est évoqué des débits de trop plein vers le milieu récepteur
o Aucun élément ne décrit la qualité de l’eau qui sera dirigée vers la zone humide.
o Le projet prévoit d’utiliser 25 kg/an de produits phytosanitaires , sans aucun rejet dans le sol et dans l’eau . comment est ce possible ??
o Page 133 de l’étude d’impact il est écrit « . En période d’exploitation, compte tenu des mesures qui seront prises, l’impact qualitatif du projet sur les eaux superficielles apparaît limité ». comment peut on être aussi affirmatif, alors que nulle part dans ce dossier la qualité des différentes eaux qui transitent sur le site et dont une partie sera évacuée, dans le milieu naturel, n’a été présentée ?
• L’étude page 137, met en évidence un impact important du projet sur la zone humide, malgré la mesure réductrice envisagée.
• En effet la baisse du niveau piézométrique au niveau de la zone humide va perturber cet écosystème.
• De plus l’impact n’a été évalué que d’un point de vue hydraulique , aucun élément ne permet d’évaluer l’incidence de la baisse de la piézométrie sur l’écosystème lui-même. La mise en place d’un suivi évoqué page 138 ne saurait se substituer à une analyse de cet impact dès le dépôt du dossier d’étude
Contribution n°188 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 14h19
Dans le dossier du permis de construire, il est joint des photos avec insertion dans le site.
Or, nous ne voyons aucune photo avec prise de vue chez les riverains les plus proches.
Nous en profitons pour faire nos remarques concernant ce manque de considération envers les riverains.
Document joint
Contribution n°187 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 13h13
Contribution n°186 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 12h54
Il est inacceptable que ce projet piétine ce qui fait la beauté et la singularité de cet endroit. Il serait incompréhensible, alors que l'on parle de biodiversité et de sauvegarde de notre planète que l'on tolère ce type d'exploitation qui met à mal la nature.
Contribution n°185 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 09h30
La culture intensive de tomates sous serre, notamment hors-sol, s'inscrit dans un modèle agro-
industriel consommateur d'énergie, en contradiction avec les objectifs de transition agroécologique.
Les serres maraîchères industrielles génèrent des besoins en eau considérables et des risques de ruissellement chargé en intrants (engrais, produits phytosanitaires).
La demande d'autorisation au titre de la loi sur l'eau (articles L. 214-1 et suivants du code de l'environnement) soulève des inquiétudes légitimes quant à : • la pression sur les nappes phréatiques locales, • la qualité des eaux superficielles et souterraines à proximité, • la gestion des effluents et eaux de ruissellement issues des serres.
Par ailleurs, la conversion de terres agricoles à un usage de serre intensive réduit durablement leur valeur agronomique et compromet toute reconversion future vers une agriculture extensible ou biologique.
Ces agricultures intensives prétextant de nourrir le peuple, et d’offrir du travail, ne devraient plus voir le jour et leur financement devrait soutenir une agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement.
Écoutez les voix des agriculteurs respectueux de la terre et de la valeur de leur métier et suivez les précieux conseils de la raison mis dans la bouche de Dominique Méda (haute-fonctionnaire, sociologue et philosophe. Spécialiste des politiques sociales et de l’emploi, elle est professeure de sociologie à l'Université Paris Dauphine-PSL.)
Pesez bien les tomates: pleine d’eau, ou pleine de saveur ?
Contribution n°184 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 01h29
Qu'avons nous besoin de tomates toute l'année? Si vertueusement le projet consistait à nourrir une population dans l'attente, pourquoi ne pas d'abord, aller s'implanter là où la faim est encore parfois et malheureusement courante? Dans des pays où les manouvriers à bas coûts qu'emploie honteusement cette entreprise, pourraient rester et vivre au près de leur famille grâce à l'emploi créé. Bien sur que non.
A grand renfort d'arguments techniques et de savantes hypothèses, basées sur un avenir hydrique totalement aléatoire et assurément déficitaire par rapport aux années de référence, agrocare pourra prendre soin de son chiffre d'affaire plutôt que des habitants, que ce soit à Isigny-le-Buat ou ailleurs...
Si l'on peut encore croire que l'industrialisation de l'agriculture est la solution et que la résilience de l'Homme réside dans sa créativité technologique, alors c'est bien que les tomates peuvent aussi nourrir les moutons..
Je m'oppose à ce projet, par logique, tout simplement.
Contribution n°183 (Web)
Déposée le 28 juillet 2026 à 00h45
De plus, les mesures écologiques sont incomplètes pour justifier d'un impact positif du projet ce qui est impossible au vu du dérangement pour la faune occasionné par ce projet.
Les résultats de cette étude et les mesures sont peu engageantes et rien ne garantit qu'elles seront efficaces et fonctionnelles pour la faune avec si peu de détails.
Document joint
Contribution n°182 (Web)
Déposée le 27 juillet 2026 à 20h53
Contribution n°181 (Web)
Déposée le 27 juillet 2026 à 17h55
Contribution n°180 (Web)
Déposée le 27 juillet 2026 à 15h50
La demande inclut explicitement une dérogation à l'interdiction de porter atteinte aux espèces
protégées (articles L. 411-1 et suivants du code de l'environnement). Or, une telle dérogation n'est légalement admissible qu'à trois conditions cumulatives : raison impérative d'intérêt public majeur,absence de solution alternative satisfaisante, et maintien dans un état de conservation favorable des espèces concernées. Il n'est pas démontré à ce stade que ces trois conditions sont réunies. La simple rentabilité économique d'un projet privé ne saurait constituer une raison impérative d'intérêt public majeur au sens de la jurisprudence du Conseil d'État.
1. Impact sur les ressources en eau
Le bocage normand environnant Isigny-le-Buat est un territoire sensible du point de vue
hydrologique. Les serres maraîchères industrielles génèrent des besoins en eau considérables et des risques de ruissellement chargé en intrants (engrais, produits phytosanitaires). La demande d'autorisation au titre de la loi sur l'eau (articles L. 214-1 et suivants du code de l'environnement) soulève des inquiétudes légitimes quant à : • la pression sur les nappes phréatiques locales, • la qualité des eaux superficielles et souterraines à proximité, • la gestion des effluents et eaux de ruissellement issues des serres. Les mesures compensatoires et de surveillance proposées dans le dossier semblent insuffisamment détaillées pour garantir une protection réelle des milieux aquatiques.
1. Impact paysager et agricole
Le secteur d'Isigny-le-Buat est caractérisé par un paysage bocager de grande valeur patrimoniale et identitaire. L'implantation de serres industrielles de grande superficie constituerait une rupture majeure avec ce paysage, portant atteinte au cadre de vie des habitants et à l'attractivité du territoire.
Par ailleurs, la conversion de terres agricoles à un usage de serre intensive réduit durablement leur valeur agronomique et compromet toute reconversion future vers une agriculture extensible ou biologique.
1. Modèle agricole contestable
La culture intensive de tomates sous serre, notamment hors-sol, s'inscrit dans un modèle agro-
industriel consommateur d'énergie, en contradiction avec les objectifs de transition agroécologique portés par les plans nationaux (Plan Ecophyto, Stratégie nationale bas-carbone). Ce projet ne correspond pas aux attentes croissantes de la société en matière de durabilité agricole et ne bénéficie pas, à ce titre, d'une légitimité d'intérêt général suffisante pour justifier les atteintes environnementales qu'il génère.
1. Insuffisance du dossier soumis à consultation
Il apparaît que le dossier mis à disposition du public ne permet pas à un citoyen ordinaire
d'appréhender pleinement l'ensemble des impacts du projet : l'étude d'impact, le volet espèces
protégées et les mesures ERC (Éviter, Réduire, Compenser) mériteraient d'être présentés de façon plus accessible et exhaustive, conformément aux exigences de participation effective du public posées par la Convention d'Aarhus. Conclusion Pour l'ensemble de ces motifs, j'émets un avis défavorable à l'octroi de l'autorisation environnementale et du permis de construire demandés par la société Les Serres du Buat.