Les contributions

Contribution n°235 (Web)

Par Mélanie Boudaud
Déposée le 3 août 2026 à 14h04
Ce projet global (Phases 1 et 2) c’est :
>60% de surfaces imperméabilisées sur les 56 hectares
>environ 32.3 hectares de surfaces [...]
Ce projet global (Phases 1 et 2) c’est :
>60% de surfaces imperméabilisées sur les 56 hectares
>environ 32.3 hectares de surfaces vitrées cumulées
>des quantités de béton négligées/non estimées, soit un degré d’artificialisation non évalué
>l’interruption d’un corridor écologique

1-A l’attention du Maître d’Ouvrage :
-D’après mes calculs le coefficient d’emprise au sol est de 60 % pour votre projet global, votre BE environnemental l’a-t-il calculé ?
-D’après mon estimation, votre projet global nécessite des milliers de surfaces vitrées (couvertures et façades), pouvez-vous SVP indiquer quelle surface exacte votre économiste de la construction a-t-il quantifié ?
-Pourquoi l’étude d’impact ne prend pas en compte la trame bleue et verte du Schéma Régional de Cohérence Ecologique ? L’emprise de votre projet vient interrompre un corridor. (ci-joint plan)
-Pouvez-vous SVP préciser ce que signifie « parcelle sous accord » et « parcelle sous maitrise foncière » et quelles sont les conditions ? (mention dans 0-4-serres-du-buat-synthe-se-parcellaire-version-2)
-Vous avez indiqué lors de réunions publiques que le projet n’altérait pas les sols dans la mesure qu’il n’y avait pas de dalle béton sous les serres. Outre le volume énorme de terres terrassées décrit ci-après dans le § 2, en comptabilisant la dalle centrale, celle de la zone de conditionnement et les fondations pour chaque poteau (88 trames de 4m prise en compte tous les 5m sur 77 files. Cela fait une surface et un volume de béton non négligeables notamment avec la zone des six stockeurs d’eau... Votre bureau d’étude structure a dû le quantifier en fonction de l’étude de sol. Pouvez-vous SVP préciser le volume de béton des dalles et fondations et/ou transmettre un plan ?
-Pourquoi les sondages géotechniques n’ont pas été réalisés à l’aplomb des dallages projets ?
-Les bâches de « protection » recouvrant les sols au sein des serres, ne déposent-elles pas de particules de microplastique dans les sols? Et quelle entreprise locale les recycle tous les ans?
-Vous aviez indiqué dans la presse utiliser un substrat « à partir de matières végétales propres » en remplacement de la laine de verre. Or, la perlite est un minéral chauffé à 1000°C, une matière non-renouvelable/inerte dont la zone d’extraction se situe essentiellement en Grèce, aux USA ou en Turquie, on peut donc difficilement dire qu’elle soit « propre ». Vous avez précisé dans l’étude d’impact, qu’elle serait réemployée en étant désinfectée, pourriez-vous SVP préciser les produits utilisés (marque du matériau, conditionnement, et du nettoyant) ?
-Est-ce que les linéaires d’arbres prévus entre les deux phases et ceux aux abords des serres ne doivent pas craindre la réverbération du vitrage et les fragiliser en période de canicule et de sécheresse ?

2-A l’attention des Instances Publiques protectrices de l’intérêt général :
-Pourquoi le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la DREAL n’a pas émis d’avis ? il s’agit d’un service de l’État en région ?
-Pourquoi la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers dont sa mission principale est de lutter contre l'artificialisation des sols n’a pas émis un avis à jour ? les autres avis mentionnent des justifications à l’appui. Elle relève de la DDTM, une direction départementale interministérielle ?

-Pourquoi le Schéma Régional de Cohérence Ecologique n’est pas pris en compte ? (ci-joint l’implantation de l’extension des serres sur la Trame Verte et Bleue interrompant un corridor). Suivant le guide de bon usage du SRCE de Basse-Normandie, « l’ensemble du SRCE est à prendre en compte par ces acteurs, atlas cartographique mais aussi textes approuvés par le Conseil Régional et le Préfet ». Selon le code de l’environnement, les enjeux régionaux sont à adapter au contexte local. Des dispositions de la Loi Grenelle II consiste à contribuer à réduire la consommation d’espace et à préserver les écosystèmes qui sont déjà fonctionnels. L’étude menée a permis la réalisation d’un diagnostic détaillé, la définition des enjeux relatifs à la préservation et restauration des continuités écologiques et la localisation / hiérarchisation des réservoirs de biodiversité et corridors écologiques locaux. Cet investissement ne peut être réduit à un document de plus sans effet...
https://drive.google.com/file/d/1-Xth1hIYOVOlbJt0eSn5LevIzLF82XJg/view

-Pourquoi certaines parcelles et bâtis ont été soumis à une spéculation ? Est mentionné sur le site de la SAFER Normandie, « L’aménagement foncier ayant des conséquences sur l’environnement la loi élargi à nouveau leur champ d’action en leur confiant la protection des ressources naturelles, le maintien de la biodiversité biologique et depuis peu un renforcement de leur mission de régulation du marché foncier en leur accordant un droit de préemption des parts de société faisant l’objet d’une cession. » et « L’Observatoire du marché foncier rural » a été mis en place pour permettre de connaître les valeurs de marché des biens fonciers par nature (bâti, vigne, pré, forêt...) ou zone (périurbaine, littorale...). Il sert de base à l’estimation des conseillers de la Safer. Ces références sont également transmises à l’état pour servir d’indicateurs dans le cadre de la lutte contre la spéculation foncière ».

-Pour mémoire, les 56 hectares représentent des milliers de m3 de terres excavées (jusqu’à 10m de profondeur pour le bassin 1). Ce site industriel anéantit donc un potentiel agronomique/nourricier précieux. Quant à l’emprise des bâtiments, voiries, bassins, installations techniques etc.. cheminement périphérique drainant non comptabilisé (Phase 1 = 143310m2 et Phase 2 = 191 495m2) Il occupe et imperméabilise 60% de la surface foncière globale. Comment peut-on encore parler d’agriculture pour nommer cette activité ? surtout à une population de traditions rurales agricoles avec une SAU qui ne cesse de diminuer.

-Pour information, selon le dernier rapport de l’ONU en 2023 le sable constitue la deuxième ressource extraite et commercialisée en volume après l’eau (ressource non renouvelable qui s’épuise) /ici le projet global nécessiterait approximativement plus de 32.3 hectares de surfaces vitrées (base du calcul ht moyenne d’une serre=7.5m, avec 1207m de linéaire de façade pour la 1ère Phase et 1465m pour la seconde Phase, soit 20040m2+ la couverture 158000+120000xfacteur 1.09 pente 30°, soit 303020m2). Il faut en moyenne 10kg de sable (non issu du désert) chauffé à plus de 1500°C pour fabriquer 1m2 de verre, ces serres nécessiteraient en tout donc d’extraire 3250 tonnes de sable. Sans compter les bâtiments en bardage métallique, l’ossature des serres en acier, les transports pour acheminer les matériaux sources de pollution et d'émission de gaz à effet de serre...Pensez-vous réellement que « le projet s’inscrive dans une logique de moindre impact environnemental » ? Ici et ailleurs ? regardons les impacts à une plus grande échelle aussi.
https://www.youtube.com/watch?v=qilrvh1qU9o

-Et enfin, l’objet de cette consultation porte sur une demande d’autorisation environnementale au titre de la loi sur l’eau, c’est donc que la tension sur la ressource en eau est bien identifiée et problématique. A qui incombe alors la responsabilité d’autoriser en conscience un tel projet en cas de pénurie d’eau et de détérioration de sa qualité ?

3-Aux Instances compétentes pour l’aménagement du territoire :
-Une étude de l’INSEE éditée en juin 2020 « Les objectifs de développement durable : un défi pour la Normandie » indiquait « La Normandie, région industrielle et agricole de 1er plan, est confrontée aux retombées de ses activités sur l’environnement, en témoignent notamment le fort niveau de gaz à effet de serres et l’artificialisation des sols ».
-L’ADEME a publié des fiches actions « Demain mon Territoire », page 06 dans l’onglet Alimentation Durable :
« Produire une tomate sous serre chauffée en France émet 7 fois plus de GES que de produire une tomate de saison, en plein champ ou sous serre non chauffée. » Source ADEME, données Agribalyse, 2019.
https://reporterre.net/IMG/pdf/demain-mon-territoire_ofb_ademe.pdf
-De nombreuses études ont été réalisées et payées par le contribuable. Sont publiées régulièrement des fascicules publics relatifs à la sobriété foncière des territoires, à la préservation des écosystèmes, à la cohésion sociale nous incitant à évoluer vers des pratiques résilientes. En tant que citoyenne, il est difficile d’accepter que des textes de lois, des schémas directeurs, des cartographies qui ont fait l’objet de réflexions approfondies ne soient pas pris en compte et appliqués. Tant d’énergie pour une cohérence quasi « nulle ». Bon courage aux personnes travaillant dans les collectivités territoriales qui œuvrent dans le bon sens, qui font face à des contradictions et à une loi européenne d’industrie dite « verte » qui détruit la fonctionnalité de nos territoires ruraux. Et merci aux organismes consultés prenant au sérieux leurs rôles et conscients des problématiques locales et planétaires.

4-Proposition de projet éthique et vertueux :
-En réponse aux ateliers proposés à la dernière réunion publique pour trouver des pistes d’amélioration à un projet aux conséquences irréversibles d’extension des serres, est-il possible d’étendre le Projet Alimentaire Territorial de la Communauté d’Agglomération en intégrant ces terres ? Ou de créer une Régie municipale agricole ?
En effet, face à une tension d’accès aux soins et aux logements, face au vieillissement de la population, à la construction d’EHPAD, le territoire va devoir assurer sa souveraineté alimentaire pour maintenir une population en bonne santé. Réhabiliter les maisons du Bois d’Aube et du Fresne, et favoriser l’installation de maraîchères/maraîchers pourrait permettre d’anticiper l’avenir (restauration collective publique locale : personnes âgées et enfants dans les écoles). STOP à la pollution, aux sacrifices de terres fertiles et de zones humides autonomes !

Document joint


Contribution n°234 (Web)

Par Nolibois Mariève
Déposée le 3 août 2026 à 12h14
Contre cette extension.
Cela amène à plus d'artificialisation des sols pour une qualité de produit moindre, qui s'éloigne du monde [...]
Contre cette extension.
Cela amène à plus d'artificialisation des sols pour une qualité de produit moindre, qui s'éloigne du monde agricole respectueux et économique que l'on connaît. Que des terres agricoles soient transformées en industrie, c'est non. Oui à l'installation de maraichers, respectueux du vivant. Non à de l'industrie hors sol.

Contribution n°233 (Web)

Par Angot Christiane
Déposée le 3 août 2026 à 11h44
Un projet industriel et non pas agricole
Des tomates produites dans des serres chauffées au gaz importé, sans lien au sol avec des [...]
Un projet industriel et non pas agricole
Des tomates produites dans des serres chauffées au gaz importé, sans lien au sol avec des "nutriments" dont on ne connaît pas la composition, des produits phytosanitaires lesquels et quels dosages? Comment sont recyclés les plants et autres déchets lorsque la production s'arrête avant la mise en place pour la saison suivante?
Le sud Manche est en alerte sécheresse, cette situation se reproduira étant donné le réchauffement climatique , de multiples contributions montrent qu' à certaines périodes
les serres manqueront d'eau que se passera-t-il? seront-ils autorisés à prélever dans la nappe ou le réseau? Qui va contrôler? et sanctionner si infraction?
En cas d'abandon du site qui le remettra en état ?
Un tel projet industriel n'apportera rien à notre territoire que de prélever des biens communs la terre et l'eau pour faire de l'argent, avec de la main d'oeuvre déplacée de très loin dans des conditions indignes de notre époque .

Contribution n°232 (Web)

Anonyme
Déposée le 3 août 2026 à 10h38
Que préfère t'on? Que les tomates soient produites chez nous? Ou qu'elles viennent d'Espagne? Offrir des emplois reste à mon avis [...]
Que préfère t'on? Que les tomates soient produites chez nous? Ou qu'elles viennent d'Espagne? Offrir des emplois reste à mon avis une priorité. La démolition récente des Barrages du Sud Manche, montre que l'on se préoccupe peu de l'avenir dans le secteur concerné.

Contribution n°231 (Web)

Par Mulot-faynot Gaétan
Déposée le 3 août 2026 à 10h34
En tant que consommateur et client de tomates produites en Normandie, je souhaite apporter mon soutien au projet de construction de [...]
En tant que consommateur et client de tomates produites en Normandie, je souhaite apporter mon soutien au projet de construction de nouvelles serres.

Je suis favorable à cette initiative, car elle permettra de renforcer la production locale et de proposer davantage de tomates françaises tout au long de l’année. Aujourd’hui, une part importante des tomates consommées en France est importée, avec un impact environnemental lié au transport. Développer des serres modernes en Normandie contribue à réduire cette dépendance et à privilégier une production de proximité.

Ces nouvelles installations représentent également une opportunité pour l’économie locale. Elles permettront de créer des emplois, de soutenir les entreprises de la région et de renforcer la filière maraîchère normande.

Les serres de nouvelle génération sont conçues pour être plus performantes sur le plan environnemental, avec une meilleure gestion de l’eau, de l’énergie et des intrants. Elles offrent la possibilité de produire dans de bonnes conditions tout en répondant aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de traçabilité et de sécurité alimentaire.

En tant que client, je préfère acheter des tomates cultivées en France, par des producteurs engagés, plutôt que des produits importés de pays où les normes sociales et environnementales peuvent être différentes.

Pour toutes ces raisons, j’exprime un avis favorable à la réalisation de ce projet, qui me semble aller dans le sens d’une agriculture plus locale, d’une meilleure souveraineté alimentaire et d’un développement économique bénéfique pour la Normandie.

Contribution n°230 (Web)

Anonyme
Déposée le 2 août 2026 à 22h28
Artificialisation des sols et accaparement de l'eau au profit d'un industriel n'est pas acceptable . Le projet de ces serres ne correspond [...]
Artificialisation des sols et accaparement de l'eau au profit d'un industriel n'est pas acceptable . Le projet de ces serres ne correspond en rien à l'intérêt général.

Contribution n°229 (Web)

Anonyme
Déposée le 2 août 2026 à 21h28
projet démentiel destructeur
une honte
arrêtez ce désastre

Contribution n°228 (Web)

Anonyme
Déposée le 2 août 2026 à 21h11
On ne pas accepter de perdre encore des Terres agricoles pour un industriel.
Les tomates sont elles sa première source de revenu ?

Contribution n°227 (Web)

Par Catherine Barbedienne
Déposée le 2 août 2026 à 18h50
Je souhaite exprimer un avis défavorable à ce projet d'extension de serres maraîchères hors sol, pour les raisons suivantes.

Sur [...]
Je souhaite exprimer un avis défavorable à ce projet d'extension de serres maraîchères hors sol, pour les raisons suivantes.

Sur la ressource en eau:
Le projet interroge sur sa compatibilité avec la gestion locale de l'eau, dans un secteur déjà sous tension. Une extension de cette ampleur suppose une consommation et des prélèvements significatifs, dont les impacts cumulés avec les installations existantes ne semblent pas suffisamment évalués.

Sur les zones humides et la biodiversité:
Le site se situe en partie sur une zone humide et à proximité immédiate de la baie du Mont-Saint-Michel, secteur classé Natura 2000 et zone humide d'importance internationale (RAMSAR). Les mesures compensatoires présentées dans le dossier n'apparaissent pas proportionnées à l'enjeu écologique de ce territoire exceptionnel.

Sur les espèces protégées:
Le dossier vaut demande de dérogation à l'interdiction de porter atteinte aux espèces protégées. Or les inventaires faune-flore sur lesquels s'appuie cette demande semblent incomplets ou insuffisamment précis pour garantir une évaluation fiable des impacts sur les espèces recensées.

Sur la qualité et la précision des études:
Plus largement, les données chiffrées et les méthodologies des études fournies manquent de précision à plusieurs endroits du dossier, ce qui ne permet pas au public de se prononcer en toute connaissance de cause, ni à l'administration d'apprécier correctement les impacts réels du projet.

Sur le principe même de l'extension:
Une extension de cette échelle, venant s'ajouter à des installations déjà existantes, aggrave mécaniquement des impacts (eau, biodiversité, paysage, artificialisation de terres agricoles) déjà identifiés comme problématiques sur le site actuel, dans un contexte où un projet plus important avait déjà été refusé par la préfecture sur ce même secteur.

Pour l'ensemble de ces raisons, je demande qu'un avis défavorable soit rendu sur cette demande d'autorisation environnementale et de permis de construire.

Contribution n°226 (Web)

Anonyme
Déposée le 2 août 2026 à 18h24
Aucune action humaine ne peut se substituer à l'apport du soleil, de l'air naturel. La valeur nutritionnelle des tomates qui sont [...]
Aucune action humaine ne peut se substituer à l'apport du soleil, de l'air naturel. La valeur nutritionnelle des tomates qui sont proposées, ne peut-être qu'appauvrie par cette méthode de culture. A l'heure des canicules à répétitions, des incendies qui menacent toutes les régions de France sans exception, c'est un non-sens de se tourner vers une agriculture intensive, qui pompe de plus en plus les ressources en eau dont tout le vivant a besoin, qui chauffe des serres 24 heures sur 24, toute l'année si besoin.

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