Contribution n°13 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 16h39
En effet, l’avis de la MRAe met en évidence des lacunes importantes dans l’évaluation environnementale, notamment en matière de biodiversité, de gestion de l’eau, de déplacements et d’intégration paysagère. Malgré une première alerte en 2022, de nombreuses zones d’ombre persistent quant aux impacts réels du projet et aux mesures envisagées pour les réduire. L’écart entre l’affichage d’un projet “durable” et le manque d’analyses approfondies donne le sentiment d’un projet encore inabouti.
En tant que riverain de la colline Saint-Eutrope, je souhaite également alerter sur des problématiques très concrètes. Le massif forestier attenant au projet souffre d’un manque d’entretien, accentuant les risques d’incendie, déjà qualifiés d’importants par le SDIS 84. Les voies d’accès existantes, étroites et parfois en impasse, apparaissent inadaptées au passage des engins de secours, d’autant plus dans un contexte d’urbanisation croissante, notamment avec l’agrandissement prévu de l’école privée. Dans ces conditions, les interventions pourraient s’avérer particulièrement difficiles. Se pose également la question essentielle du financement : qui prendra en charge les travaux nécessaires d’élargissement de la voirie et la création de points d’eau incendie ?
Par ailleurs, certains îlots du projet (notamment les n°4 et 5) sont adossés à une falaise déjà instable. Depuis deux ans, des chutes de rochers ont entraîné la fermeture de voies majeures desservant la colline, dont la montée des Princes, toujours impactée à ce jour. L’absence de sécurisation de cette falaise représente un danger réel pour les futurs occupants. Là encore, la question de la responsabilité financière se pose : est-il légitime que la collectivité supporte les coûts de sécurisation d’un site privé ?
Les problématiques hydrauliques constituent une autre source d’inquiétude. Le site est déjà sujet à des phénomènes d’inondation lors de fortes pluies. L’imperméabilisation induite par le projet risque d’aggraver cette situation, sans que des solutions claires ne soient apportées quant à l’évacuation des eaux pluviales. Un rejet vers le chemin du Bel Enfant semble difficilement envisageable en l’état.
Enfin, le dossier présenté par IMMOBILIS reste imprécis sur de nombreux aspects essentiels : insertion paysagère, préservation des vues, organisation des accès, gestion des déchets ou encore développement des mobilités douces. Certaines incohérences, notamment concernant le stationnement, viennent renforcer ce manque de lisibilité. Comme le souligne également la DRAC, plusieurs éléments réglementaires restent flous ou inadaptés : hauteur des constructions, intégration des panneaux photovoltaïques, choix des matériaux, typologie des toitures et des clôtures. De plus, l’absence de mesures suffisantes en matière de végétalisation (notamment le non-remplacement des arbres abattus) et le manque d’études finalisées empêchent une évaluation complète et fiable du projet.
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 15h28
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 12h41
La lecture des éléments de présentation interroge quelque peu, particulièrement sur le volet des impacts environnementaux.
En effet, le résumé non technique indique que "le projet n'aura pas d'incidence significative sur [...] les habitats [...], la faune, la flore.", voire que le "projet améliore la situation actuelle". Or, le diagnostic écologique produit par NATURALIA indique l'opposé : le projet détruira directement pour partie l'habitat et des stations de plusieurs espèces de flore patrimoniale, pour partie l'habitat de diverses espèces d'invertébrés patrimoniaux (Scorpion languedocien, Oedipode occitane) ou de vertébrés patrimoniaux et protégés (Crapaud calamite, Psammodrome d'Edwards, Seps strié...).
Cela interroge d'autant plus que ces éléments du patrimoine naturel sont évalués comme représentant des enjeux particulièrement remarquables aux échelles locale et régionale.
S'il est vrai que la séquence E.R.C permet d'atténuer les impacts des travaux, certains ne sont pas considérés dans ce genre d'évaluation. Premièrement, ces milieux psammophiles continentaux sont issus de processus géologiques anciens et ne sont pas renouvelables. Le diagnostic écologique pose déjà le constat que ces milieux sont aujourd'hui morcelés par rapport à ce qu'ils étaient il y a quelques décennies. L'imperméabilisation, même de 1.3 ha, ne pourra qu'accentuer la fragmentation de ces milieux, et altérera leur fonctionnalité et leur résilience. De plus, aucune compensation ne permettra de recréer ce type de substrat.
Deuxièmement, la proximité de cette nouvelle urbanisation peut accentuer des pressions : dérangement, voire prédation de la faune sauvage par les animaux domestiques ; banalisation de la flore (piétinement, eutrophisation). En effet, il est assez contradictoire de vanter une démarche de "tourisme durable" si la condition pour cela est de "confiner" les usagers dans les 5 îlots urbanisés et de ne permettre aucune divagation dans les espaces "sanctuarisés" par le projet, où s'exprime la biodiversité la plus sensible. Ce constat, en plus d'être contradictoire, est illusoire : le diagnostic écologique démontre très bien que les usages ne sont pas contrôlés au sein d'un espace naturel, quand bien même fusse-t'il privé.
Ainsi, malgré la révision des scénarii, malgré les mesures d'évitement, le projet va irrémédiablement altérer le caractère exceptionnel du patrimoine naturel présent sur cette ancienne carrière.
En revanche, ce diagnostic écologique démontre que cet espace est exploité par l'Homme depuis plus d'un demi-siècle, d'abord par des activités économiques, aujourd'hui essentiellement par des activités récréatives, et que ces dernières génèrent des dégradations (paysagères, écologiques), faute de concertation autour de la sensibilité du patrimoine naturel du site. Ce constat, associé aux enjeux écologiques établis, amène donc la question suivante : peut-être est-il temps d'y concilier le besoin de nature avec la préservation de cette biodiversité remarquable ?
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 11h39
Tout d’abord, en raison de son impact écologique majeur. Le projet concerne une surface proche de 30 hectares et implique une modification importante du bassin versant ainsi qu’un rejet d’eaux pluviales dans le sol. Ce type d’aménagement présente des risques avérés en matière de ruissellement, d’inondation et de pollution diffuse, d’autant plus dans un contexte climatique marqué par des épisodes méditerranéens de plus en plus intenses.
Il me semble que, malgré toute sa technicité, le dossier ne démontre pas de manière suffisamment convaincante l’absence d’aggravation du ruissellement ni l’absence d’impact significatif à l’échelle du bassin versant. À l’inverse, l’ampleur du projet, soumis à évaluation environnementale, confirme la significativité potentielle de ses impacts.
En second lieu, il s’agit d’une artificialisation en parfaite contradiction avec les objectifs publics récents. La transformation d’un site naturel en voie de régénération en complexe touristique va à l’encontre des objectifs de sobriété foncière et de limitation de l’artificialisation des sols. En l’état, le projet ne semble pas démontrer un équilibre satisfaisant entre aménagement et préservation des milieux.
Il convient également de noter une incohérence entre l’ambition écologique affichée et la réalité du programme. La qualification d’ "écopôle touristique" apparaît discutable au regard des infrastructures prévues, notamment hôtel haut de gamme, spa et centre de congrès, qui impliquent une fréquentation importante, des consommations d’eau et d’énergie significatives, ainsi qu’une artificialisation notable du paysage. Cette contradiction fragilise la crédibilité globale du projet.
C’est tout aussi vrai pour l’aspect touristique et son attractivité économique incertaine. Le projet repose sur une hypothèse de développement touristique haut de gamme et de tourisme d’affaires qui ne correspond pas clairement au positionnement actuel de la ville d’Orange ni à son attractivité actuelle. Aucune démonstration convaincante n’est apportée quant à la capacité du territoire à attirer durablement une clientèle premium ou à générer un flux suffisant pour assurer la viabilité économique du projet.
Il ne suffit pas de construire un hôtel de luxe pour avoir de la clientèle : il faut que celle-ci voie un intérêt à venir. En dehors des périodes de Chorégies, qu’est-ce qui pourrait attirer une telle clientèle à Orange aujourd’hui ? Qu’est-ce qui rendrait ce site plus attractif que d’autres pôles touristiques déjà bien établis dans la région ? Ce point soulève un risque réel de sous-exploitation à moyen terme.
Enfin, les impacts locaux semblent sous-estimés. L’augmentation du trafic, des nuisances et de la pression sur les infrastructures locales n’apparaît pas suffisamment anticipée dans le dossier. Tous ceux qui circulent régulièrement sur ces chemins savent à quel point ils ne sont actuellement pas capables d’accueillir une circulation intense sans transformation importante.
À mes yeux, au regard de tous ces éléments, le projet présente des risques environnementaux, économiques et territoriaux significatifs, qui ne semblent pas compensés par des bénéfices clairement et suffisamment établis.
Je m’oppose donc à ce projet et demande, a minima, un réexamen approfondi incluant notamment une analyse hydrologique renforcée, une justification économique plus solide, et l’étude d’alternatives moins impactantes.
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 09h12
La Colline et la carrière sont les poumons d'Orange. Détruire faune et flore pour bétonner en vue d'un projet "haut de gamme" qui n'a aucun intérêt et va provoquer beaucoup de complication pour les riverains... seul un promoteur immobilier directement intéressé par le gain financier peut croire que c'est une bonne idée.
Il y a bien d'autres projets à mener sur la Ville, mais laissez nous nos arbres, nos sentiers, nos insectes, nos grenouilles. Laissez nous la vie!
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 08h53
Oui à la création d'un 'Espace Naturel Sport et Santé', privilégiant des aménagements légers et la protection de la biodiversité."
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 08h37
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 07h31
Je souhaite faire part de deux réserves majeures sur l’enquête publique en cours, pour le projet d’écopôle touristique (! ! !) « Orange Baie des Princes », porté par la société Immobilis, sur l’ancienne carrière de la colline Saint-Eutrope.
La nomination du même Commissaire-Enquêteur, Monsieur Bruno ESPIEUX, que celui qui avait été nommé en 2023 pour le dossier de mise en compatibilité du Plan Local d’Urbanisme de la ville d’Orange, interroge sur un possible conflit d’intérêts et d’absence d’indépendance de ce dernier, ceci, bien sûr, sans remettre en cause son honnêteté.
Le même Commissaire-Enquêteur qu’en 2023
En juillet 2023, le Commissaire-Enquêteur, Monsieur Bruno ESPIEUX, avait rendu un avis favorable sur le dossier de mise en compatibilité du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la ville d’Orange, pour permettre la réalisation du présent projet. Pourtant, cette décision avait été critiquée par la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAE) et par l’Association de Défense de l’Environnement Orangeois (ADEO), qui pointaient du doigt des lacunes techniques et environnementales majeures, notamment en matière de biodiversité, de risques d’inondation et d’artificialisation des sols.
Aujourd’hui, c’est ce même Commissaire-Enquêteur qui a été désigné pour instruire la nouvelle enquête publique relative au permis d’aménager. Une situation qui interroge sur sa neutralité et son impartialité, d’autant que le recours déposé en 2023 par l’ADEO contre la mise en compatibilité du PLU n’a toujours pas été examiné par la justice.
La légalité de cette modification est donc toujours en suspens, ce qui rend d’autant plus problématique la légalité de cette nouvelle procédure, et par conséquent, la désignation de Monsieur Bruno ESPIEUX pour évaluer cette nouvelle étape du projet.
Des craintes persistantes
Pour les riverains et les associations locales et regroupements citoyens, ce projet représente une menace pour un espace naturel encore préservé, avec une artificialisation d’un espace naturel encore préservé, alors qu’on parle, fac au dérèglement climatique, de plutôt « verdir » notre environnement.
Les risques d’inondation, soulignés notamment par la MRAE, et la disparition d’une biodiversité rare et fragile, sont au cœur des préoccupations de la population orangeoise.
La nomination d’un Commissaire-Enquêteur, qui a déjà validé une étape controversée du projet interroge, et il est permis de se demander si tout n’est pas déjà joué, avant même le lancement de la procédure, au mépris des craintes de la population orangeoise et des conséquences qu’aurait la réalisation de ce projet pour l’environnement local et les habitants d’Orange.
Suspension de la procédure en cours et nomination d’un nouveau Commissaire-Enquêteur
La consultation publique en cours interroge, donc.
Je demande que la procédure en cours soit suspendue jusqu’à ce que la justice administrative ait rendu son jugement sur la mise en compatibilité du PLU de la ville d’Orange.
Je demande que les autorités locales (le Maire d’Orange) et préfectorales fassent remonter les interrogations des Orangeois sur la procédure en cours auprès du Tribunal Administratif de Nîmes, avec la nomination d’un nouveau Commissaire-Enquêteur, indépendant et sans lien avec les décisions antérieures.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 29 avril 2026 à 20h48
Le projet d’écopôle touristique « Orange Baie des Princes », porté par la société Immobilis sur l’ancienne carrière de la colline Saint-Eutrope, fait de nouveau parler de lui. Alors qu’une enquête publique est en cours pour l’obtention d’un permis d’aménager, des voix s’élèvent pour dénoncer un conflit d’intérêts et un manque d’indépendance dans la désignation du commissaire enquêteur.
Un même commissaire enquêteur pour deux étapes clés. En juillet 2023, un commissaire enquêteur avait rendu un avis favorable à la mise en compatibilité du Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour permettre la réalisation du projet. Pourtant, cette décision avait été critiquée par la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe) et par l’Association de Défense de l’Environnement Orangeois (ADEO), qui pointaient du doigt des lacunes techniques et environnementales majeures, notamment en matière de biodiversité, de risques d’inondation et d’artificialisation des sols.
Or, c’est ce même commissaire enquêteur qui a été désigné pour instruire la nouvelle enquête publique relative au permis d’aménager. Une situation qui interroge sur sa neutralité et son impartialité, d’autant que le recours déposé en 2023 par l’ADEO contre la mise en compatibilité du PLU n’a toujours pas été examiné par la justice. La légalité de cette modification est donc toujours en suspens, ce qui rend d’autant plus problématique sa désignation pour évaluer une nouvelle étape du projet.
Les riverains et les associations locales ne cachent pas leur inquiétude. Pour eux, ce projet représente une menace pour l’environnement local et une artificialisation excessive d’un espace naturel encore préservé. Les risques d’inondation, déjà soulignés par la MRAe, et la disparition d’une biodiversité rare et fragile sont au cœur des préoccupations.
Comment peut-on faire confiance à un commissaire enquêteur qui a déjà validé une étape controversée du projet ? On a l’impression que tout est fait pour que le projet passe, quelles que soient les conséquences pour l’environnement et les habitants.
Cette situation jette un doute sur la crédibilité de la consultation publique en cours. Les citoyens et les associations peuvent légitimement se demander si leurs observations seront prises en compte de manière équitable, ou si la décision est déjà acquise.
Face à ces interrogations, les autorités locales et préfectorales devraient faire remonter les réserves du public sur la nomination de ce commissaire enquêteur auprès du tribunal administratif de Nîmes et éventuellement faire désigner un nouveau commissaire enquêteur, indépendant et sans lien avec les décisions antérieures, afin de rétablir la confiance dans cette procédure et de garantir une consultation publique transparente et équitable.
Document joint
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 29 avril 2026 à 16h48
Ce projet représente une véritable opportunité pour la ville en renforçant son attractivité touristique et économique. La création d’un complexe de qualité permettra d’attirer de nouveaux visiteurs, de dynamiser les commerces locaux et de moderniser l’image d’Orange.
Il contribuera également à la création d’emplois, aussi bien pendant les travaux que de manière durable dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des services.
Par ailleurs, ce projet s’implante sur un terrain aujourd’hui en friche, ce qui permet de revaloriser un site délaissé sans impacter significativement l’environnement.
Pour toutes ces raisons, j’émets un avis favorable à ce projet porteur d’avenir pour Orange.