Contribution n°3 (Web)
Déposée le 14 avril 2026 à 16h44
Toutefois, plusieurs insuffisances importantes subsistent. Si aucun risque accidentel majeur n’est identifié, les impacts chroniques liés à l’exploitation apparaissent sous-estimés, en particulier concernant la gestion de l’eau, la qualité de l’air et les nuisances olfactives, susceptibles d’affecter durablement le cadre de vie.
L’analyse sanitaire reste limitée, fondée principalement sur des approches théoriques, sans prise en compte suffisante des effets cumulés avec les activités existantes. Les scénarios d’incident, notamment en cas d’inondation (souligné par la DDTM), sont également peu développés, et les mesures de suivi apparaissent insuffisantes pour garantir un contrôle efficace dans le temps.
La situation est renforcée par l’absence pour la commune de Carresse-Cassaber de Plan de Prévention du Risque Inondation (essentiel sur les risques de crues centennale mais également décennale), de Plan Local d’Urbanisme et pour la Communauté de Communes Béarn des Gaves de Plan Local d’Urbanisme intercommunal, ce qui fragilise l’appréciation des risques et la cohérence territoriale.
Par ailleurs, comme le souligne l’Agence Régionale de Santé, l’impact paysager constitue une véritable nuisance sanitaire, la « pollution visuelle » pouvant engendrer stress, gêne et dépréciation du cadre de vie (biens immobiliers).
En l’état, ces éléments ne permettent pas de garantir une évaluation complète et sécurisée du projet, comme la DDTM le souligne dans son avis. Il apparaît nécessaire de renforcer l’analyse des impacts, notamment cumulés et sanitaires, ainsi que les dispositifs de suivi, avant toute autorisation. Enfin, il serait peut être pertinent d'attendre que les collectivités locales (commune de Carresse-Cassaber et l'intercommunalité CCBG) adoptent leurs outils de planifications avant d'engager quoique ce soit.
Avis réservé.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 14 avril 2026 à 10h48
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 13 avril 2026 à 23h09