Contribution n°84 (Web)
Déposée le 2 juin 2026 à 23h44
Cette plaine est avant tout une zone agricole historique qui doit être préservée afin de soutenir le travail de nos agriculteurs qui, pour la plupart, portent le fruit d'un héritage familial. Ces terres ne doivent pas disparaître au profit du lobbying et de l'intérêt industriel car ces dernières génèrent également directement ou indirectement beaucoup d'emplois.
De plus, on ne peut accepter la destruction de ce paysage rural au profit d'une carrière qui transformera le territoire en un véritable gruyère, avec son lot de nuisances (bruit, poussière..) et un va et vient incessant de camions qui mettra en péril la sécurité de nos enfants et toutes personnes utilisant les chemins pour diverses activités.
Contribution n°83 (Web)
Déposée le 2 juin 2026 à 10h20
À la suite de la lecture attentive de l'avis délibéré de la Mission Régionale d'Autorité environnementale (MRAe) du 21 mai 2026, je souhaite compléter et confirmer mon avis défavorable, en l'état actuel du dossier présenté à l'enquête publique, concernant le projet d'ouverture d'une carrière alluvionnaire à Carresse-Cassaber.
L'avis de la MRAe, particulièrement détaillé et rigoureux, met en évidence plusieurs insuffisances du dossier. Toutefois, je souhaite également signaler certaines incohérences relatives à la question des transports routiers.
Le dossier indique que les matériaux bruts extraits (« tout-venant ») seront transportés par camions semi-bennes de 31 tonnes de charge utile vers le site de traitement d'Abos, situé à environ 55 kilomètres du site d'extraction, afin d'y être criblés ou concassés.
Or, la commune d'Abos est située au cœur du Béarn, à proximité de Monein et Mourenx. Le dossier fait référence à la création future d'un demi-échangeur sur l'autoroute A64. Cependant, cet aménagement desservirait principalement la direction de Bayonne et non le centre de traitement existant d'Abos exploité par le Groupe Daniel. Cette situation constitue une première incohérence dans l'analyse des flux de circulation.
Par ailleurs, les travaux de réalisation de ce demi-échangeur n'ont à ce jour pas débuté. Dans l'hypothèse où les autorisations d'exploitation seraient accordées avant sa mise en service, le dossier présente plusieurs itinéraires potentiels d'acheminement des matériaux.
Un premier itinéraire prévoit l'utilisation de la RD17 puis de la RD29 afin de rejoindre l'A64 par l'échangeur n°6 de Peyrehorade. Ce trajet implique notamment la traversée des bourgs de de Cassaber et de Sorde-l'Abbaye.
Un second itinéraire figure également sur la cartographie du dossier, mais il n'est pas décrit dans l'avis de la MRAe. Il emprunterait la RD17 puis la RD430 afin de rejoindre l'A64 par l'échangeur n°7 de Bellocq. Cet itinéraire présente pourtant un gain kilométrique significatif par rapport au détour nécessaire pour rejoindre l'échangeur de Peyrehorade.
Cette absence de description interroge, car ce tracé traverserait plusieurs zones urbanisées : Cassaber, Carresse ainsi que la ville de Salies-de-Béarn. Les conséquences potentielles sur les populations concernées mériteraient donc une analyse détaillée.
Le projet prévoit en effet environ 50 rotations de camions par jour. Selon les données de comptage mentionnées, ce trafic viendrait s'ajouter à un flux existant estimé entre 210 et 290 poids lourds quotidiens. Cela représenterait localement une circulation moyenne pouvant atteindre environ 25 poids lourds par heure sur certains créneaux, et ce durant près de 220 jours par an.
Je partage donc pleinement la recommandation de la MRAe visant à caractériser précisément les nuisances induites par le projet pour les zones habitées et les centres-bourgs traversés : bruit, vibrations, émissions de poussières et pollution atmosphérique.
Concernant les enjeux environnementaux, l'avis de la MRAe souligne également la présence de Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) comprenant des habitats favorables à plusieurs espèces protégées.
La MRAe relève que le projet est susceptible d'entraîner la destruction ou la dégradation de ces habitats, avec un risque de réduction des populations d'espèces protégées. Elle indique également que la nécessité d'obtenir une dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées et de leurs habitats n'a pas été écartée de manière démontrée. Cette question essentielle demeure donc insuffisamment traitée dans le dossier.
Enfin, la MRAe constate que l'absence d'étude approfondie de solutions alternatives, notamment la recherche d'autres sites rocheux d'extraction dans un rayon de 200 kilomètres autour de Pau, n'est pas démontrée.
Au regard de l'ensemble de ces éléments, il apparaît que le dossier présenté à l'enquête publique demeure incomplet. Les impacts réels du projet, tant sur les populations riveraines que sur l'environnement, ne sont pas suffisamment évalués et plusieurs interrogations majeures restent sans réponse.
En conséquence, et en l'état actuel des informations fournies, j'émets un avis défavorable au projet d'ouverture de la carrière alluvionnaire de Carresse-Cassaber.
Claude SERRES-COUSINÉ
Ancien Maire de Salies-De-Béarn
Ancien Conseiller Général
Ancien Vice-président chargé du tourisme et du thermalisme
Chevalier de l'ordre national du mérite
Contribution n°82 (Web)
Déposée le 1 juin 2026 à 23h26
Merci de participer à tout cela
Habitant ce joli village de carresse-cassaber, quelle tristesse de voir ce que l'argent peut amener ou surtout ouvre des portes
Si vous cherchez quelqu'un pour faire la circulation je vous enverrai mon CV ou je l'enverrai à notre nouveau maire qui nous le savons est favorable à votre projet
Merci pour tout Merci à tous
Contribution n°81 (Web)
Déposée le 1 juin 2026 à 20h27
STOP AUX CARRIERES !
Contribution n°80 (Web)
Déposée le 1 juin 2026 à 19h37
Contribution n°79 (Web)
Déposée le 1 juin 2026 à 15h43
Il est nécessaire de travailler avec le groupe Daniel pour en tirer le maximum de bénéfices pour la commune
Ce sont des ressources nécessaires pour le fonctionnement d’une commune. État région, département collectivité, n’ont plus de moyen en cette période, cela devient très compliqué au niveau des budgets communaux .
Si le projet n’aboutit pas, peut-être que les habitants de Carresse préfère avoir une hausse des impôts locaux pour pallier au manque de ressources
Contribution n°78 (Web)
Déposée le 1 juin 2026 à 15h20
L'usage des granulats est essentiel dans la vie au quotidien. Ils sont nécessaires à la construction de bâtiments et d'infrastructures. Evitons de les faire venir de l'étranger avec un bilan écologique beaucoup plus désastreux que l'implantation de cette carrière.
Contribution n°77 (Web)
Déposée le 31 mai 2026 à 19h34
Contribution n°76 (Web)
Déposée le 31 mai 2026 à 19h33
Contribution n°75 (Web)
Déposée le 31 mai 2026 à 19h29