Contribution n°63 (Web)
Déposée le 12 janvier 2026 à 15h55
Depuis plus de cinquante ans, j'ai la chance de faire des séjours réguliers, plus ou moins longs, mais fréquents, dans cette belle campagne de Champagné Saint Hilaire, dans le hameau de La Gaudière, directement impacté par le projet d'implantation d'une éolienne.
Celle-ci serait érigée à quelques centaines de mètres, venant polluer le paysage visuel, faire subir aux proches résidents le bruit de ses pales, entraînant des nuisances multiples tant pour les humains que pout le monde animal.
Comment qualifier cette installation et ses conséquences de projet pour une production d'électricité soit-disant "propre" alors qu'on va couler dans le sol des centaines de tonnes de béton qui y resteront ? et pour quelle production? ... minime au regard des conséquences d'une telle installation !
Et pourquoi en implanter une de plus dans cette campagne du Poitou déjà tant concernée ?
Le nombre d'éoliennes qui ont poussé comme des champignons en peu d'années dans cette région est scandaleusement élevé ! Pas une seule en Gironde et bien peu dans les départements limitrophes. Cet endroit n'est pourtant pas particulièrement venté .
L'horizon autour de Champagné Saint Hilaire est devenu une forêt d'éoliennes, et la pollution lumineuse à la nuit tombée est impressionnante !
Y a-t-il donc davantage de propriétaires terriens, dans cette région, avides des produits financiers qui vont tomber dans leur poche ?
et Quid du recyclage de des monstres visuels quand ils ne fonctionnent plus ?
autant de raisons et bien d'autres qui me conduisent à m'opposer totalement à cette implantation .
Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte toutes ces raisons qui nourrissent mon refus total de citoyenne concernée, quant à l'installation de ces éoliennes.
Cordialement.
Contribution n°62 (Web)
Déposée le 12 janvier 2026 à 11h36
54 jours se sont écoulés depuis le début de cette consultation et force est de constater que, d’une façon très surprenante, elle se déroule sans qu’aucun des services instructeurs de l’Etat n’ait exprimé son avis ou ses critiques.
On peut s’interroger sur un tel silence qui prive les collectivités locales devant se prononcer dans les deux premiers mois de la consultation d’une appréciation objective du projet.
Enfin, s’agissant de la participation du public, il est évident que ces 54 jours ne leur ont pas permis de se forger une opinion sauf à considérer que les allégations émises dans ce dossier par le promoteur éolien reflètent la stricte réalité.
La convention d’Aarhus est pourtant très claire dans son article 6 :" chaque partie prend des dispositions pour que la participation du public commence au début de la procédure, c’est à dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence ". Ainsi, priver les allégations émises public des critiques, recommandations et prescriptions émanant des services chargés de cette mission revient à empêcher le public de remplir pleinement son rôle conformément à la convention d’Aarhus et il en est de même pour les collectivités locales qui manifestement ne se sont pas exprimées et ne sont pas en mesure de le faire en pleine connaissance de cause.
Une fois encore la plus extrême réserve s’impose tant sur le projet que sur la prétendue information du public.
Contribution n°61 (Courrier)
Déposée le 12 janvier 2026 à 10h11
Observation déposée au nom de Mr L'ADEPV 86.
Document joint
Contribution n°60 (Web)
Déposée le 11 janvier 2026 à 09h14
Contribution n°59 (Web)
Déposée le 9 janvier 2026 à 12h05
Alors que l'on nous annonce que le MERCOSUR ne sera pas adopté par la France, mais le sera bien par l'Europe, on peut s'interroger sur le bénéfice qu'en tirent les entreprises européennes polluantes notamment dans l'automobile...
On comprend bien que ce MERCOSUR doit permettre aux fabricants européens de véhicules automobiles d'exporter leurs productions et que par ailleurs ils ont l'obligation de "greenwashing" sur leur activité industrielle.
Pour ce faire il leur faut installer coûte que coûte des dizaines de milliers d'éoliennes et méthaniseurs ( Allemagne ) et chez certains on va envahir les pays voisins car la population locale étouffe sous les pales.
Les agriculteurs français ( et européens ) en toute bonne foi pense qu'ils oeuvrent pour l'écologie en offrant leurs terres aux promoteurs éoliens ( dont on constate qu'ils sont souvent étrangers ) mais en fait ils ouvrent grands les bras au soja sud américain qui alimente le bétail pendant que le maîs local alimente lui les méhaniseurs...
Et demain ce seront les panneaux photovoltaïques qui seront privilégiés aux cultures, ainsi en Europe le bétail et les humains se nourriront des productions importées du continent sud américain...
Bien sûr à court terme l'envolée des prix de la terre offre une opportunité de profits importants pour les propriétaires mais cette "spéculation" pénalise celles et ceux qui veulent s'installer pour cultiver la terre.
L'exemple allemand de la méthanisation a de quoi inquiéter, alors pourquoi leur emboîter le pas ???
https://www.humanite.fr/monde/agriculture/allemagne-lagriculture-autre-faussaire-du-developpement-durable
"Allemagne. L’agriculture, autre faussaire du développement durable
Des mégadomaines agricoles se reconstituent à l’Est du pays sous l’égide d’«investisseurs» qui piétinent équilibres écologiques et sociaux en se servant de la réglementation… «verte».
Brandebourg (Allemagne), envoyé spécial.
«Il n’y a plus de paysans à Kutlitz. » Manfred Biermann ne décolère pas. Son bourg (3 000 habitants) est devenu l’otage du plus gros producteur agricole allemand. Sur des milliers d’hectares, les champs sans fin qui s’étendent entre la petite cité « dortoir » aux rues vides et sa voisine Karstädt appartiennent au groupe KTG Agrar. La société cotée à la Bourse de Francfort depuis quatre ans possède 45 000 hectares et des dépendances en Lituanie.
« C’est le grand retour des Junckers », maugrée Manfred (75 ans), ancien technicien agricole licencié dans les années 1990. Les nouveaux maîtres ne sont plus ces grands propriétaires terriens, issus de la noblesse prussienne imprégnée de culture militariste qui s’est si fâcheusement illustrée dans la montée du nazisme. Purs produits de la financiarisation du capitalisme allemand, ils siègent à Hambourg et pilotent leurs réserves depuis leurs ordinateurs pour en tirer la meilleure rente. Depuis quatre ou cinq ans, l’Allemagne, et plus particulièrement celle des grands espaces agricoles du nord-est, est dans le collimateur des « investisseurs » (voir ci contre). On assiste à une frénésie d’achats de terre. « Les prix de l’hectare ont été multipliés par cinq. Ceux des fermages par trois », précise Manfred. Résultat : les paysans ou même certaines coopératives agricoles, survivances lointaines de l’agriculture « socialiste », vendent ou cèdent leurs baux. "
Alain Pérochon
Contribution n°58 (Web)
Déposée le 8 janvier 2026 à 17h04
L’environnement de ce projet éolien est largement saturé d’éoliennes puisqu’on en compte 75 dans les 10 kilomètres et plus de 150 dans les 20 kilomètres.
De très nombreuses décisions de justice ont sanctionné la saturation visuelle résultant d’implantations d’éoliennes. L’arrêt rendu le 24 juin 2024 (22BX00336) par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux ( arrêt validé par le Conseil d’État le 23-6-2025 —N°497565) est à ce sujet très explicite. Dans cette affaire, la Cour s’est efforcée d’appliquer les indices permettant d’apprécier la saturation visuelle, l’indice d’occupation des horizons avec son seuil d’alerte lorsqu’il la présence eolienne dépasse les 120° , l’indice de respiration avec un seuil d’alerte lorsqu’il est inférieur à 180° , et l’indice de densité des horizons occupés avec un seuil de 0,1 . Ces 3 indices, s’ils étaient appliqués dans le cas présent , montreraient un dépassement évident des seuils qui aboutirait au rejet pur et simple du projet.
Il aurait fallu que la MRAE ait été en mesure de faire cette analyse pour dénoncer cette atteinte à la commodité du voisinage et donc aux intérêts visés par l’article L 511-1 du code de l’environnement.
Il aurait fallu que l’Agence Régionale de Santé ait rendu un avis pour alerter sur ce risque avéré de saturation visuelle.
Il aurait fallu que les services de l’État instructeurs de ce dossier aient joint à ce dossier soumis à la consultation du public leurs critiques et autres observations susceptibles d’éclairer le public de façon à ce qu’il dispose d’une information complète.
Il est un principe dans toute consultation publique qui est celui de ne pas nuire à son information et ne pas produire une information incomplète qui fausserait son opinion.
Vous conviendrez que l’absence totale de toute analyse critique de ce dossier par les services habilités fait de cette consultation une parodie de concertation et d’information du public.
Plus qu’une simple réserve, c’est une véritable protestation que je vous demande d’adresser aux services de l’État qui organisent une telle mascarade.
Contribution n°57 (Web)
Déposée le 8 janvier 2026 à 11h37
Les éoliennes ça suffit !!!
La population dans sa grande majorité n’en veut pas...
Les paysages sont saturés et de plus il n’y en a pas besoin.
La production d’électricité de notre pays est excédentaire par rapport aux besoins .
Mes propos sont illustré par les déclarations, ci-jointes de personnes sapiteurs en la matière:
HENRI PROGLIO ex PDG et président d’honneur d’EDF dans POINT DE VUE du 7 juillet 2025 :
"La consommation d’électricité en FRANCE est en baisse de 10% donc il n’y a pas besoin de production supplémentaire, surtout sans maîtrise des productions intermittentes faute de stockage. En outre elles entraînent un ralentissement des centrales nucléaires ce qui augmente leurs vulnérabilité et pose problèmes pour la maintenance dont certaines phases doivent être réalisées lors de fonctionnement à plein régime.
Déclarations d’ANNE LAUVERGEON ex PDG d’AREVA dans une publication du 23 avril 2025 :
"On peut produire beaucoup plus d’’électricité sur la base installée (réacteurs) ,ceux ci ne fonctionnent qu’à 60% de leur capacité. "Donc pas besoin de production d’énergies intermittentes pour lesquelles on ne sait assurer le stockage de l’excellent.
Le nucléaire n’est pas fait pour s’adapter à leurs variations .
Quant au solaire ,les matériaux sont fourni à 100% par la CHINE .
STEPHANE BERNE sur Europe 1 le 27 août 2021:
Les français n’en peuvent plus de ces éoliennes qui détruisent le patrimoine, qui tuent les oiseaux, la LPO le dit ,et c’est une véritable supercherie puisqu’on fait croire que c’est écologique, alors que ça ne l’est pasdutout.
Je croyais qu’il fallait lutter contre l’artificialisation des sols et ça donne une électricité encore une fois intermittente qui coûte cher et qui n’est pas decarbonnee.
Voilà des témoignages qui me tiennent à cœur et dont il serait bon de s’en inspirer.
Contribution n°56 (Web)
Déposée le 7 janvier 2026 à 16h13
Le positionnement des éoliennes sur les points hauts du paysage aggravent la sensation d’écrasement en premier lieu pour les 251 personnes qui demeurent à moins d’un kilomètre de ces aéro générateurs de 200 mètres de hauteur. Mais il faut aussi considérer l’impact sur les 85 monument historiques situés dans l’aire d’étude éloignée et à fortiori sur les 8 monuments historiques situés à moins de 6 kilomètres du projet éolien. Ajoutons aussi les 5 sites inscrits comme le le SPR de Charroux et les 33 lieux touristiques répertoriés et on constate que c’est tout l’attrait de ce territoire qui est remis en cause. Enfin si on suit les recommandations figurant dans l’atlas départemental des paysages, on relève qu’il convient de préserver les vallées de la Vienne et de ses affluents qui structurent le paysage mais ici on parle de poser 4 éoliennes de 200 mètres de haut à 200 mètres de la vallée du Clain ; il s’agit tout simplement de défigurer le paysage de cette vallée. Cette atteinte excessive portée au paysage est de nature à méconnaître les dispositions des articles L 181-3 et L 511-1 du code de l’environnement.
Pour cette raison, je vous demande d’exprimer une opposition véritable à ce projet.
Contribution n°55 (Web)
Déposée le 7 janvier 2026 à 15h43
Si la Mission Régionale d’Autorité Environnementale avait pu faire l’analyse de ce dossier, elle aurait évidemment soulevé la très grande quantité d’éoliennes autour de ce projet. On dénombre en effet plus de 150 éoliennes en fonctionnement, autorisées et en instruction dans l’aire d’étude éloignée et 75 éoliennes dans un rayon de 10 kilomètres. Le Conseil d’Etat a rappelé dans un arrêt du 10 novembre 2023 que le juge comme l’administration doivent " tenir compte de l’effet d’encerclement résultant du projet en évaluant au regard de l’ensemble des parcs installés ou autorisés et de la configuration particulière des lieux notamment en termes de relief et d’écrans visuels l’incidence du projet sur les angles d’occupation et de respiration, ce dernier s’entendant du plus grand angle continu sans éolienne depuis des points de vue pertinents ". Par ailleurs, la jurisprudence a reconnu l’effet d’écrasement c’est à dire la situation dans laquelle la hauteur des aéro générateurs, leur proximité avec les habitations et la topographie des lieux créent un rapport d’échelle excessivement défavorable, les machines surplombant et dominant les lieux de vie au point d’altérer substantiellement le cadre quotidien ( CE17-12-2021 N°456301). La circonstance que l’implantation des eoliennes à 810 mètres des habitations les plus proches est conforme à la distance minimale de 500 mètres imposée par l’article L 515-44 du code de l’environnement ne suffit pas à éviter l’effet d’écrasement pesant sur les lieux de vie (CAA Douai 30-4-2025 N°23DA02111) et (CAA Bordeaux 18-11-2025).
La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux dans un arrêt du 16 septembre 2025 a confirmé un arrêté préfectoral de refus d’autorisation au motif que le futur parc que le préfet pouvait prendre en compte " le nombre d’installations déjà existantes et les installations autorisées non encore exploitées "… " Le parc litigieux est très visible depuis les bourgs de Lusseray et Paizay le Tort , autour desquels sont déjà implantées ou autorisées une soixantaine d’éoliennes dans un rayon de 10 kilomètres "… " La prégnance visuelle dépasse le seuil d’alerte ". Il était seulement question de 4 éoliennes de 160 mètres alors qu’il s’agit ici d’éoliennes de 200 mètres positionnées sur des points hauts à 135 et 145 mètres d’altitude.
Ici le promoteur éolien se contente d’évoquer " des perceptions possibles " depuis les 14 hameaux de Ceaux en Couhé avec " une sensibilité forte " .
Évidemment la MRAE se serait insurgée contre cette qualification désinvolte pour un projet qui impacterait aussi avec " une sensibilité forte " les communes de Romagne, de Champagné Saint Hilaire et de Vaux.
Il vous appartient d’exprimer dans le droit fil de la jurisprudence une opposition résolue à un tel projet .
Contribution n°54 (Web)
Déposée le 6 janvier 2026 à 12h03