Contribution n°10 (Web)
Déposée le 28 octobre 2025 à 13h03
Aucun contrôle du débit, de la pollution ou de la température de la rivière n’a été réalisé, et "La Guinguette du Pêcheur n’a jamais disposé d’un dispositif de régulation du débit prélevé dans la Vernaison ».
Les études sur le Vercors montrent une baisse d’environ 25 % des débits d’étiage de la Vernaison à Pont-en-Royans entre 1982/2002 et 2002/2021. Entre 1975/2001 et 2041/2070, cette diminution devrait atteindre 19 à 26 % d’avril à septembre, période d’ouverture de la guinguette. Le plan d’adaptation préconise de prendre en compte cette réduction dans les projets futurs.
Mme Murgat propose le contraire, cherchant à augmenter les prélèvements d’eau et les imports et ventes de poissons.
Documents :
- Le rapport de la dernière commission « Eau Parc » du PNRV et du Symbhi du 19 février 2025.
- « l'étude prospective ressource en eau et changement climatique en Isère" portée par le Conseil Départemental de l’Isère en 2025
- Un plan d'adaptation au changement climatique produit en 2023 par le Comité de bassin Rhône Méditerranée, en collaboration avec l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée, pour la gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques.
Comment tolérer qu’une entreprise privée exploite l’eau d’une rivière, bien commun, au détriment de son écosystème ?
Mme Murgat a multiplié par 6 le tonnage de poissons en 30 ans. En outre, elle met en place diverses « tactiques » visant à utiliser l’eau de la Vernaison et à dépasser le débit autorisé de 10 litres par seconde.
L’eau de la rivière est parfois détournée avec une bâche et des pierres afin d’alimenter le bassin, privant ainsi l’autre partie du lit de la rivière :
Selon le Cr de la première réunion publique « Le porteur de projet ne conteste pas le déplacement de la prise d’eau mais objecte que le lit entier de la Vernaison n’a pas été bâché »
Or on peut voir sur la photo en PJ le lit de la rivière en grande partie obstruée par une bâche et des pierres.
Selon le compte rendu, Mme Murgat a confirmé le respect des arrêtés « sécheresse ». Pourtant, elle a précisé en réunion avoir pris connaissance des arrêtés mais estimé que « la sécheresse était courte », ce qui l’a conduite à ne pas réduire les prélèvements d’eau. Étant donné les tentatives de la propriétaire pour contourner la législation protégeant ce bien commun, il est difficile d’accorder foi à sa proposition d’auto-contrôle du débit, de la température, de l’oxygène, de la pollution et des déchets.
Dans son projet, elle promet de réduire voire de supprimer les prélèvements, alors qu’elle refuse de le faire aujourd’hui. Pourquoi agirait-elle différemment sans contrôle externe strict ?
Elle avait déjà reçu une mise en demeure de l’OFB et de la DDT en 2022 pour non-respect des arrêtés préfectoraux et pose de bâche et de pierres dans le ruisseau pour détourner l’eau vers la Guiguette.
Ces pratiques peuvent nuire à l’écosystème local, surtout à la faune et à la flore aquatiques. Un contrôle insuffisant favorise les infractions, ce qui dégrade la qualité de l’eau et perturbe l’équilibre du cours d’eau.
Toute augmentation des prélèvements accentuerait la pression sur une ressource vulnérable et pourrait avoir des effets irréversibles sur les écosystèmes locaux. Il est donc essentiel de privilégier la sobriété et une gestion responsable de l’eau, de rejeter fermement ce projet, et de maintenir les niveaux actuels de poissons (500 kilos) et d’eau prélevée (10 l/s).
Un point supplémentaire à noter concerne le projet, qui prévoit que les prélèvements cessent lorsque la rivière atteint un débit de 81 l/s, au lieu du débit initialement réservé de 200 l/s. Par conséquent, Mme Murgat se verrait accorder une autorisation de prélèvement de 30 l/s, ce qui représente 27 % du débit d’une rivière en situation de quasi-assec, (c'est à dire quasiment dépourvue d'eau, résultat de processus naturels ou d'interventions humaines) entraînant des conséquences notables sur l’écosystème. Ainsi, il est établi dans ce projet que lorsque le débit de la Vernaison se situe entre 81 l/s et 200 l/s (débits déjà considérés comme faibles et susceptibles de fragiliser la faune et la flore aquatiques) son utilisation à des fins commerciales privées demeure permise, bien que cette ressource hydrique soit propriété de la collectivité.
La guinguette n’est pas essentielle au village comme il a été affirmé, et n’a rien apporté à la communauté ces 30 dernières années, hormis aux propriétaires.
La Guinguette n’est pas le seul lieu culturel sur la commune, comme cela a été écrit aussi, comme en témoignent les nombreuses animations GRATUITES proposées par le parc du Vercors ou des associations telles que le Grand Bazar sur Échevis.
De plus, il n’est pas nécessaire d’utiliser une grande quantité de truites chaque année pour organiser des manifestations culturelles PAYANTES à la guinguette pendant l’été.
A moins que la pêche à la ligne de poissons affamés et en manque d’oxygène ne soit de la culture ?
Pour toutes ces raisons, je fais part de mon opposition à ce projet en raison de ses conséquences environnementales.
Document joint
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 26 octobre 2025 à 11h04
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 24 octobre 2025 à 16h41
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 23 octobre 2025 à 10h43
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 8 octobre 2025 à 21h57
La pérennité de La Ginguette du Pêcheur me paraît essentielle pour le village d’Echevis. C’est un acteur économique majeur depuis bientôt 30 ans. Ce fût le seul commerce du village pendant plus de 15 ans. C’est le seul lieu culturel. La restauration proposée est préparée à partir de produits locaux, souvent certifiés AB et issus de fermes de jeunes agriculteurs.
Le site est très riche en biodiversité, avec notamment des batraciens et des libellules qui se reproduisent plus facilement dans les eaux calmes de La Guinguette que dans les eaux vives de la Vernaison. La réserve d’eau constituée par le lac sert aux pompiers lors d’incendies sur la commune.
Remarque : parler de « production » de 3T me paraît trompeur. Les 3T de biomasse ne sont pas produits sur le site puisque les poissons ne sont pas alimentés.
Concernant le CR de la réunion publique du 10 septembre, il est mensonger d’affirmer que le seuil a été bâché en intégralité à l’été 2022. Par ailleurs, puisque la biomasse n’est pas produite sur le site, la quantité d’excréments générée me paraît négligeable comparativement aux boues et limons charriés par la rivière.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 29 septembre 2025 à 07h06
La contrainte qui doit être respecté ici est le débit réservé dans la rivière en période d'étiage qui dans les cas extrêmes imposeraient de réduire le prélèvement d'eau, des jaugeages sont prévus pour la lecture des débits.
Pour moi c'est OK.
L'activité piscicole de la Guinguette du Pécheur est en complément de la restauration et des activités proposées. C'est un acteur économique local qui privilégie les circuits courts, valorise les productions agricoles, offre des emplois saisonniers dans un cadre naturel préservé accueillant et exceptionnel.
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 20 septembre 2025 à 16h51
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 20 septembre 2025 à 16h38
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 20 septembre 2025 à 16h32
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 11 septembre 2025 à 16h29