Contribution n°30 (Web)
Déposée le 9 novembre 2025 à 19h40
Ce site est un véritable joyau de la Drôme, alliant harmonieusement nature, gastronomie, convivialité et respect de l’environnement.
La Guinguette du Pêcheur n’est pas qu’un restaurant : c’est un espace de lien social, de découverte et de sensibilisation à la nature. Le concept, unique et vertueux, associe la pêche responsable à une restauration locale et durable, valorisant les circuits courts et la biodiversité du territoire. Le tout dans un cadre d’une beauté rare, où l’eau, la montagne et la végétation composent un tableau vivant qui attire habitants comme visiteurs dans un profond respect du site.
Fermer l’accès au lac reviendrait à priver la commune d’un lieu de vie exemplaire, d’un modèle d’activité touristique douce et respectueuse, et d’un symbole d’équilibre entre l’homme et son environnement.
La Guinguette du Pêcheur incarne ce que devrait être le développement rural d’aujourd’hui : authentique, écologique et socialement ancré.
Préserver le lac, c’est préserver bien plus qu’un plan d’eau : c’est protéger un écosystème harmonieux, une activité locale durable et un patrimoine paysager et humain précieux.
Je souhaite donc que toute décision concernant la gestion de l’eau du lac prenne en compte la valeur environnementale, culturelle et sociale de ce lieu unique, et permette à La Guinguette du Pêcheur de poursuivre sereinement son activité au service de la nature et de la communauté.
Contribution n°29 (Web)
Déposée le 9 novembre 2025 à 19h34
Pour leur apprendre la pêche, le respect de la nature, et quel havre de paix. Il serait dommage de voir ce lieu fermer…
Contribution n°28 (Web)
Déposée le 9 novembre 2025 à 19h15
Contribution n°27 (Web)
Déposée le 9 novembre 2025 à 19h11
Contribution n°26 (Web)
Déposée le 7 novembre 2025 à 15h10
Je me permets de laisser un avis, car même si je ne vis pas sur place je suis un habitué de cette gorge et de la Vernaison, en particulier l'été, au moment où les cours d'eau peuvent souffrir de la sécheresse provoquée par les canicules, qui sont devenues de plus en plus fréquentes ces dernières années.
Compte tenu de ce contexte climatique, dont on sait pertinemment qu'il ne va pas s'améliorer mais risque au contraire de se dégrader dans les années et décennies à venir, l'augmentation de la production de truites, qui induit nécessairement un prélèvement plus important dans le cours d'eau, paraît absurde et surtout dangereuse pour l'équilibre, déjà menacée, de biodiversité locale (on trouve le long de la Vernaison de nombreux panneaux à l'attention des pêcheurs rappelant combien le milieu est fragile). Doit-on rappeler que ce lieu se situe dans un parc naturel et qu'à ce titre il doit être encore davantage préservé.
Qu'en est-il également du rejet des excréments produits par tous ces poissons, de leur traitement, du traitement de l'eau utilisée dans leurs bassins ? Il ne semble y avoir aucun dispositif ou infrastructure à proximité pour les traiter.
Il est temps de cesser ces pratiques de développement d'une activité économique par prélèvement dans la nature sans mesurer les impacts de l'activité sur l'écosystème.
Cordialement,
Mathieu Corp
Contribution n°25 (Web)
Déposée le 6 novembre 2025 à 11h51
Aujourd’hui, le bureau d’étude nous dit que « Afin de maintenir l’activité sans entrainer de risque pour les poissons ou pour le rejet à l’aval, le débit d’exploitation demandé est ici de 30 l/s. » et précise : « Cette augmentation représente une hausse significative »
--> Un point sur lequel nous sommes d’accord.
Le dossier tente d’argumenter en disant que cette augmentation est nuancée par : « L’absence de système de lecture des débits prélevés par la Guinguette du Pêcheur avant 2023 » et « l’absence jusqu’à présent de système venant limiter les débits prélevés à la Vernaison »
--> La nuance prend appuie uniquement sur l’absence totale de données ! On peut voir le verre à moitié plein, mais aussi à moitié vide. Cette augmentation n’est fondée sur aucun autre critère que leurs besoins de fonctionnement, aucunement sur le bien-être de la Vernaison. Mais même si nous nous focalisons uniquement sur leur fonctionnement, il n’y a, d’après les dires de l’exploitant en réunion publique, aucune note, aucun cahier de suivi, aucun système de lecture, aucun système de limitation de prélèvement d’eau.
Alors, comment savoir que ce débit est le bon pour le fonctionnement de leur exploitation ? Soit il y a des données volontairement cachées pour ne pas prouver le non respect de l’arrêté de 1995, soit les données sont calculées à l’instinct et puis on verra bien, comme il est d’usage depuis 1995.
Concernant les augmentations des températures des eaux de la Vernaison : « La Guinguette du Pécheur n’a à fortiori pas d’impact significatif sur le réchauffement des eaux de la Vernaison. » est une conclusion qui ne repose encore une fois que sur l’absence de données.
« Aucune perturbation particulière de l’activité de la Guinguette du Pécheur n’a été identifiée à ces dates »
--> comment le sait-on sans carnet de suivi ?
L’alimentation des bassins : « Aucun suivi de répartition du débit n’était en place sur le site. Il est cependant estimé qu’un quart des volumes prélevés par la Guinguette servait à alimenter les bassins d’agrément. Sur cette base, le débit nécessaire à l’ancien fonctionnement de la Guinguette du Pêcheur (bassin de pèche + bassins d’agrément) était approximé à 40 l/s. Il ne s’agit cependant pas du débit de prélèvement dans la Vernaison demandé dans le cadre de la présente poursuite d’activité pour les 30 prochaines années. »
--> Les justifications s’embourbent dans des supputations d’informations qu’on ne connait pas mais peut être qu’on aurait pu calculer si ma cousine avait pu aller chez le coiffeur ce jour là mais comme il y avait seulement un agenda dans le ciel on ne se souvient plus mais on peut penser que ça pourrait le faire si on les aime bien. RIEN DE SERIEUX
- Prélèvement nécessaire du site : « L’arrêt de l’exploitation pendant la moitié de ce mois représente un impact significatif sur le bilan annuel du site. Il est donc ici demandé une modulation du débit réservé qui permettrait le maintien et la pérennité de l’exploitation sur ces mois qui correspondent à la fin du pic d’activité »
--> Il serait plus judicieux de penser à une autre activité qui ne serait pas à contre courant avec le fonctionnement naturel de la rivière pendant cette période.
« Lorsque le débit dans le lit naturel de la Vernaison sera inférieur au débit réservé, l’alimentation en eau du bassin de pèche de la Guinguette du Pécheur sera coupée. »
--> pourquoi ne l’était-il pas avant (délibérément ?) ? Pourquoi le serait-il maintenant ?
Impact qualitatif : « Comme précisé dans le volet état initial, aucun suivi de la qualité n’est actuellement réalisé sur ce cours d’eau. » Le point d’analyse le plus proche du site, La Bourne à Saint-Just-de-Claix permet cependant d’affirmer que le fonctionnement de la Guinguette du Pêcheur, et de l’ensemble des piscicultures de la commune d’Échevis, n’entraine pas de dégradation de la qualité chimique ou écologique de la Bourne à Saint-Just-de-Claix. Le rejet des eaux de la Guinguette du Pêcheur n’engendre aucun impact significatif sur la qualité des eaux de la Bourne. L’impact qualitatif sur la Vernaison ne peut quant à lui être déterminé au vu de l’absence de données. »
---> Absence de données : on ne peut encore pas se prononcer..
« Aucune station de mesure n’est actuellement en place en amont de la Guinguette du Pêcheur permettant d’avoir une lecture directe du débit du cours d’eau au point de prélèvement. »
--> à quoi sert donc cette échelle limnimétrique ?
« La régulation du débit réservé sera pratiquée directement au point de prélèvement des eaux de la Vernaison par l’action d’une vanne métallique qui sera mise en place à l’automne 2025 »
--> Il reste peu de temps…
« Lorsque les débits réservés seront atteints, la vanne métallique sera actionnée coupant ainsi toute alimentation en eau de la Vernaison de la Guinguette du Pécheur. »
--> La vanne sera-t-elle automatique par le biais de prélèvements électroniques ou accrochée au bon vouloir aléatoire des exploitants ?
« De plus, des suivis de la qualité des eaux prélevées et rejetées seront assurés sur les eaux de la Vernaison. Ce suivi permettra d’identifier les éventuels impacts potentiels sur le cours d’eau et de permettre la mise en place de mesure permettant de répondre à ces incidences.»
--> PARDONNEZ MOI MAIS, la Vernaison a attendu 30 ans pour ENFIN mettre en place des suivis qui permettront la mise en place de mesure permettant de répondre à ces incidences ?! Vous vous moquez de qui ?
« Les mesures prises par la Guinguette du pécheur pour limiter les prélèvements, respecter le débit réservé et suivre la qualité des rejets au cours d’eau bénéficieront aux espèces sensibles identifiés. »
--> sans commentaire
« Les obligations de mise en œuvre, de contrôle et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux pluviales seront reportées dans les actes de cession des terrains. »
--> Effectivement, la plus value apportée par un éventuel renouvellement en cas de cession de l’entreprise mérite que les services de l’Etat réfléchissent bien aux enjeux d’un tel renouvellement.
« Des mesures d’entretien et de suivi de l’activité et de l’état des eaux du site sont intégrés dans le présent dossier. Celles-ci n’étaient jusqu’alors pas appliquées »
--> Ca se passe aussi de commentaire.
« Le site de la Guinguette du Pêcheur s’équipera d’une sonde permettant de suivre la qualité des eaux transitant dans son bassin. En cas de dépassements des seuils (…) »
--> Le système de sonde n’était-il pas commercialisé avant 2025 ?
« Le projet de poursuite de l’activité de la Guinguette du Pêcheur sur la commune d’Échevis est compatible avec le SDAGE Rhône Méditerranée pour la période 2022-2027 »
-->Attendons de voir le SDAGE suivant pour la suite à donner à ce renouvellement d‘autorisation d’exploiter.
« Annexe 1 : Dispositif de Prise d’eau » : FAUX, les pierres et galets mentionnés sont complétés par une BACHE EN PLASTIQUE. La prise d’eau s’élargit sur la majeure partie de la rivière, a remonté le lit naturel de la rivière sur plusieurs mètres de large et modifie complètement l’écoulement naturel. Directement concernée par cette prise d’eau, c’est un ouvrage scandaleux qui devrait être détruit dans son intégralité et refait CORRECTEMENT.
Enfin et pour rappel : Un des exploitants, signataire d’échanges fournis en annexes, a été maire de la commune d’Echevis pendant 19 ans, pendant la période d’exploitation de la Guinguette. Le devoir de connaitre la loi et de conseiller ses habitants ainsi que l’exemplarité des élus sur le respect de la Loi comptent ils comme critère de sérieux dans l’étude du renouvellement d’une demande d’autorisation d’un lieu qui exploite des ressources précieuses ?
Alors, je m’oppose à ce projet, comme bon nombre d’habitants d’Echevis (hormis la naturelle bienveillance familiale qui argumente POUR la poursuite de cette activité).
Si la poursuite devait se faire quoiqu’il en coûte, une nécessaire surveillance devrait obliger les exploitants à :
- Réalisation volontaire d’une étude d’impact environnementale avant une reprise de l’activité
- Réfection totale et règlementaire de la prise d’eau
- Installation d’un système de prise de données automatiques par système électronique à transmettre chaque semaine aux services de la DDT Drôme
- Renouvellement d’autorisation jusqu’en 2027, à renouveler en fonction du nouveau schéma directeur et de Gestion des Eaux (SDAGE) après celui de 2022-2027
Camille PICAUD
Habitante d’Echevis et 1ere adjointe au maire depuis 2020
Présidente de moi-même
Contribution n°24 (Web)
Déposée le 5 novembre 2025 à 16h45
1. Le respect du débit réservé de 81 l/s ( ( Page 15-50 )
mais aussi :
2. Débit minimum biologique ne doit pas être < à 164 l/s ( Page 20-50 )
Pourquoi ces 2 interprétations du débit réservé différentes pour la rivière Vernaison ?
3. Et le projet demande un passage de 10 l/s à 30 l/s et un débit de 29 l/s est nécessaire pour une bonne oxygénation de l'eau ( Page 36-50 ).
La demande d'un débit de 30 l/s pour alimenter le bassin de pêche me paraît plus que souhaitable.
Par contre il faut considérer les incidences climatiques et notamment les périodes d'étiage dues au manque d'eau.
"Lorsque le débit dans le lit naturel de la Vernaison sera < au débit réservé, l'alimentation en eau du bassin de pêche de la Guinguette du Pêcheur sera coupée" ( Page 36-50 ).
SDAGE : 0-01 : agir plus vite et plus fort face au changement climatique ( Page 46-50 ).
Pour ce qui me concerne, si ces points sont appliqués, je suis tout à fait favorable à la demande de renouvellement de l'AEU pour les propriétaires du site pour les 30 prochaines années.
Contribution n°23 (Web)
Déposée le 5 novembre 2025 à 06h16
La pisciculture Murgat étant citée dans les documents de présentation je viens apporter 2 correctifs :
- nous disposons d'un arrêté préfectoral ICPE depuis 2015 et ceci nous oblige entre autre à contrôler les rejets de la pisciculture. Contrôles et autocontrôles sont consignés sur la plate-forme GIDAF ( Gestion Internalisée de Données d'Autosurveillance Fréquente).
- le vairon et la loche franche n'ont jamais été des espèces autochtones de ce tronçon de rivière leur observation était due à un empoissonnement fortuit.
L'écrevisse à pied blanc est bien présente en aval de la Guinguette du Pêcheur et ne semble pas être menacée. L'écrevisse à pied blanc est un marqueur écologique, sa présence atteste d'un bon état écologique de la rivière.
De même, la Fédération de pêche de la Drôme pratique chaque année un inventaire piscicole au Pont d'Echevis sur un tronçon de la rivière en aval de la Guinguette du pêcheur et la population de truite fario est stable.
La Guinguette du Pêcheur renouvelle son agrément et veut régulariser sa situation et mérite d'obtenir satisfaction. Ce n'est pas 3 tonnes de truites répartis sur 7 mois de l'année qui vont bouleverser le statut de la rivière. Je trouve que les opposants au projet apportent des contributions bien souvent non fondées parfois excessives et acerbes.
Jean-François Murgat
Les Truites de la Vernaison
Président de la section aquacole du GDS26
Contribution n°22 (Web)
Déposée le 4 novembre 2025 à 11h05
Contribution n°21 (Web)
Déposée le 3 novembre 2025 à 18h29
Cette activité principalement basée sur la pêche dévie un certain pourcentage du débit total de la rivière afin de remplir puis de maintenir à niveau le bassin où sont stockées les truites. L’eau est en ensuite RESTITUEE dans le lit de la Vernaison.
En moyenne sur la saison d’ouverture il y a 200 à 400 Kg de poissons qui séjournent en permanence dans le bassin. Sur la période d’ouverture la quantité maximale cumulée est estimée autour de trois tonnes. Il n’est pas envisagé que cette quantité augmente. En effet la taille du bassin et son approvisionnement en eau impose cette limite.
Pour ce qui est du prélèvement d’eau, et de l’inquiétude exprimé par plusieurs contributeurs par rapport au débit il faut apporter un éclaircissement. En fait la demande NE porte PAS sur un prélèvement d’eau en perte totale sur la rivière. Cela correspond à une DERIVATION partielle du flux de 2% (30 L/s par rapport au débit moyen annuel de 1560L/s) sur la distance entre le point de collecte et celui de restitution. Au pire des cas si on tient compte d’un facteur de diminution de 5 du débit en été ce qui est extrapolable à la lecture du graphique des variation de la Bourne qui sert de référence, la dérivation portera sur 10% du débit. En conséquence, à moins d’avoir oublié mes cours de Physique des fluides, il est certain que le débit mesuré amont de la prise d’eau et celui en aval de la Guinguette seront quasi équivalents à l’incertitude de mesure près. Comme la distance impactée est inférieure à 0,2 kms, à la vue de la longueur de la Vernaison de 31 kms l’impact peut être considéré comme négligeable (0,6 %). De plus il est clairement établi que le débit sera régulé / contrôlé par une vanne pour satisfaire les contraintes réglementaires.
De manière globale ce projet a été élaboré avec les services de l’état compétents et en particulier avec les représentants de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et la Direction Départementale des territoires (DDT).
Il y a deux piscicultures situées en amont qui utilisent aussi de l’eau (par dérivation et restitution) sans que cela émeuve les habitants.
En conséquence, j’espère que les contributions qui laissent à penser que la rivière perdra une partie importante de son débit à cause d’une courte dérivation lié au fonctionnement de la guinguette, relèvent au mieux d’une simple erreur de calcul et non d’une volonté de désinformation comme le laisse à penser certaines d’entre elles.
En ce qui concerne la « Biodiversité », je suis Chercheur au CNRS, spécialiste d’évolution biologique, je voudrais donc dire que ceux qui en parlent le plus sont ceux en connaissent le moins. Les changements observés dont on entend parler, sont bien identifiés et sont avant tout liés aux pratiques agricoles privilégiant l’emploi de pesticides qui en tuant les insectes induisent par effet domino un grand nombre de conséquences. Ce manque de nourriture impacte les oiseaux et aussi la faune avicole etc. La présente demande d’utilisation d’eau qui est faite (avec rendu intégral) ne peut donc pas être mis en lien avec un éventuel changement de population de la faune avicole. Pour ce qui est du changement de débit de la Vernaison, comme c’est le cas chaque été et vrai pour chaque rivière du Vercors, cela est dû au moindre enneigement qui amoindrit le stock d’eau disponible via la fonte. Celle-ci étant aussi accélérée quand des épisodes de forte chaleur arrivent.
Je me déplace chaque été depuis longtemps à la Guinguette car j’apprécie ce lieu agréable, et j’ai constaté que les petites mares entourant l’étang de pêche étaient un lieu de développement de nombreux petits insectes et batraciens. On peut les qualifier de réserve de biodiversité. Ce concept d’introduction de mares humides est considéré comme bénéfique et est désormais appliqué dans plusieurs grandes agglomérations.
En ce qui concerne la qualité de l’eau, il faut noter que nulle trace de pollution n’a jamais été signalée en aval de la rivière, bien que deux piscicultures soient situées sur la commune. La Mission régionale d’autorité environnementale a émis, le 16 septembre 2025 un avis concernant l’élaboration de la carte communale d’Echevis qu’on peut résumer en disant que l’équilibre entre l’ensemble des activités qui s’y déroulent et les zones naturelles n’est pas susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement et la santé humaine.
Il est légitime d’avoir des inquiétudes pour la qualité de l’eau mais alors, pourquoi ne pas en avoir plus sur le projet d’installation d’une station d’épuration à Echevis… Que je sache les rejets se font dans les cours d’eau…Et excepté la Vernaison je n’en vois pas d’autres.
Au-delà des aspects techniques et réglementaires sur la qualité et la quantité de la ressource en eau, il est essentiel de comprendre que la notion de « Bien commun » n’est pas un qualificatif qui exclut l’utilisation d’une ressource. L’eau des rivières, des nappes est utilisée dans de nombreux cas, barrages, systèmes de refroidissement, pompage pour l’irrigation des cultures. Par exemple dans le cas de la Bourne, une partie du flux et utilisée sans restitution pour finir dans la plaine de Valence pour l’irrigation. Dans le cas de sources, elle peut être mis en bouteille par des entreprises puis vendue etc. Bref, l’utilisation de l’eau est donc tout à fait possible via les règlementations en vigueur.
La Guinguette du Pécheur est un acteur local créateur de richesse et d’emplois dont la réputation n’est plus à faire. Des milliers de personnes y sont venues depuis trente ans ce qui contribue à la renommée du village. Si cela n’était pas le cas, Echevis serait un simple lieu de passage anonyme. De nombreux produits locaux y sont utilisés et des activités diverses (spectacles etc) y sont désormais proposés chaque été, ce qui participe par effet rebond du maintien d’autre activité locale.
Et en ce qui concerne l’activité économique, heureusement que cela contribue en premier lieu aux acteurs qui investissent et participent de la création d’une entreprise. C’est le principe même de pouvoir tirer des revenus de son métier. Je suis étonné qu’on puisse affirmer qu’une activité économique (ici la Guinguette) ne soit pas considéré comme quelque chose d’essentiel pour une commune de si petite taille. Les statistiques de l’Insee (2023) sur Echevis sont pourtant claires. Il n’y a pas pléthore d’activité et d’emploi. « Effectifs salariés par secteur d'activité agrégé et tranche d'effectifs fin 2023 » : Agriculture, sylviculture et pêche : 6 salariés. Commerce, transports, service divers. 1 salarié. A quel titre et au nom de quoi, est-il possible de discriminer dans cette liste ce qui est essentiel pour l’activité économique de cette commune ?
En tout dernier lieu, le bassin de rétention a indiscutablement un effet bénéfique par rapport à la lutte contre les incendies. Le dérèglement climatique avec des périodes plus sèches favorise plus le risque d’incendie de forêts. Choranche 2025, Romeyer, 2023, Pont en Royans 2021, Echevis en 2020, Pont en Royans, 2003. En montagne, l’accès par véhicule d’intervention est souvent impossible et c’est donc l’hélicoptère qui est le moyen d’attaque les plus facile à mettre en œuvre. Or pour être efficace le remplissage du réservoir suspendu nécessite d’avoir à disposition des réserves d’eau large et suffisamment profondes permettant d’y plonger le réservoir. Le bassin de rétention d’eau de la Guinguette est la seule structure dans un très vaste périmètre autour de la vallée de la Vernaison qui offre cette possibilité. Cette structure est connue et répertoriée au SDIS26 et contribue de fait aux moyens de lutte et de préventions.