Contribution n°174 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 15h22
Le réseau d’assainissement est déjà limite et 150 logements supplémentaires ne pourront être absorbés
Contribution n°173 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 15h22
Contribution n°172 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 11h44
Merci d'en prendre note.
Cdlt
Contribution n°171 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 11h43
Merci d'en prendre note.
Cdlt
Contribution n°170 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 11h02
Ces observations ne relèvent ni d'un refus du changement ni d'une opposition de principe à la construction de logements. Elles portent sur la méthode d'établissement des besoins, la comptabilité des ressources du territoire, et le sens du projet pour les décennies à venir.
1. Sur l'évaluation des besoins en logements : une demande n'est pas un besoin
Le projet est présenté comme la réponse à une « forte demande de s'implanter sur la commune ». Or une demande exprimée ne se confond pas avec un besoin effectif. Je demande que le rapport de présentation explicite clairement :
la méthode de chiffrage des besoins : quelles projections démographiques (source, horizon, hypothèses de solde naturel et migratoire), quels objectifs issus du SCoT ou d'autres documents de rang supérieur, quels besoins de desserrement et de renouvellement du parc, conduisent au volume de logements programmé sur Obernai ;
les indicateurs de tension réellement mesurés sur le territoire : prix et évolution des loyers et de l'accession, délais d'attribution du logement social, vacance (par catégorie et par ancienneté), plutôt que la seule existence de files de demande, qui mesurent aussi l'attractivité créée par l'offre elle-même ;
la part de la demande émanant de ménages déjà résidents et celle émanant de ménages extérieurs. Ce point est décisif : il est établi que l'offre nouvelle peut susciter sa propre demande. Dimensionner la construction sur une demande brute, c'est risquer d'entretenir un afflux continu de nouveaux résidents et de déplacer la « tension » d'un cran, sans jamais la résoudre ;
l'évaluation de l'adaptation du parc existant : combien de logements vacants ou inadaptés sur la commune et l'intercommunalité, quel potentiel de réhabilitation, de rénovation énergétique, de division ou de mutation d'usage (friches bâties, étages commerciaux, locaux obsolètes) a été réellement chiffré avant d'ouvrir de nouveaux espaces ?
À défaut de réponses documentées, je considère que le dimensionnement du programme de logements repose sur une extrapolation de la demande plutôt que sur une évaluation des besoins, et qu'il n'est pas suffisamment motivé.
2. Sur l'artificialisation des sols
Le projet prévoit sur Obernai la création de plusieurs centaines de logements, qui se traduiront par l'urbanisation de vergers, vignes, jardins et friches. Je rappelle que :
l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme fixe comme objectif des documents d'urbanisme la réduction de la consommation de l'espace et la lutte contre l'étalement urbain ;
la loi « Climat et résilience » du 22 août 2021 impose l'objectif de « zéro artificialisation nette » en 2050 et la réduction de moitié du rythme de consommation d'espaces sur la décennie 2021-2031 par rapport à 2011-2021 ;
le SRADDET du Grand Est, opposable au PLUi-H, décline ces trajectoires à notre région.
Je demande que soient rendus publics, avant toute approbation : le chiffrage précis de la consommation d'espaces prévue par le PLUi-H (par commune, par secteur et par période), la liste des secteurs ouverts à l'urbanisation sur Obernai avec leur superficie et la nature actuelle des sols, ainsi que la démonstration de compatibilité de ces ouvertures avec la trajectoire de sobriété foncière du SRADDET. Je demande également que soit écartée toute ouverture à l'urbanisation excédant le strict besoin démontré, l'expérience montrant que le foncier ouvert « en réserve » est un foncier artificialisé ou stérilisé sans bénéfice social.
3. Sur l'eau, les sols et les îlots de fraîcheur
La même enquête porte notamment sur le zonage des eaux pluviales de la communauté de communes. C'est l'occasion d'examiner la cohérence entre les deux dossiers :
l'imperméabilisation de vergers, jardins et friches réduit les surfaces d'infiltration naturelles des eaux pluviales, augmente le ruissellement et la charge sur les réseaux et sur l'Ehn, dans un contexte d'épisodes méditerranéens remontant vers le nord et de phénomènes de ruissellement urbains de plus en plus intenses ;
ces espaces non bâtis constituent des îlots de fraîcheur et des supports de canopée dont la disparition dégrade directement le confort d'été des habitants — y compris ceux des logements neufs qui les remplaceront.
Je demande que le commissaire enquêteur vérifie que les secteurs ouverts à l'urbanisation sont compatibles, secteur par secteur, avec le zonage des eaux pluviales, et que les études hydrauliques tiennent compte de la totalité des superficies imperméabilisées prévues et non des seules emprises bâties.
4. Sur la biodiversité et les continuités écologiques
Les espaces concernés sont des habitats pour la faune et la flore, et participent de la trame verte et bleue que le PLUi-H a précisément pour obligation de préserver et de reconstituer (articles L. 371-1 du code de l'environnement et L. 151-23 du code de l'urbanisme). L'érosion de la biodiversité est documentée avec une gravité croissante ; chaque artificialisation supplémentaire d'un espace semi-naturel est, en pratique, définitive — une « compensation » ne reconstitue ni un sol vivant, ni un écosystème mature, ni des décennies de fonctionnement écologique.
Je demande que soient produites, pour chaque secteur ouvert à l'urbanisation sur Obernai, une cartographie des habitats et continuités écologiques concernés et une analyse de l'évitement possible, conformément à la séquence « éviter, réduire, compenser », l'évitement devant être démontré et non présumé.
5. Sur les alternatives au projet tel qu'arrêté
Je demande que soient sérieusement évaluées, et rendues publiques, les alternatives suivantes :un scénario de construction sans extension urbaine nouvelle, fondé sur le renouvellement du tissu existant, la réhabilitation, la rénovation énergétique, la mobilisation du vacant et la mutation des friches bâties ;
une densification maîtrisée dans les secteurs déjà urbanisés et desservis, conforme à l'objectif minimal de 30 logements par hectare fixé pour Obernai par le SCoT du Piémont des Vosges, objectif que chaque orientation d'aménagement et de programmation doit effectivement respecter ;
une programmation pluriannuelle conditionnée : n'ouvrir un secteur à l'urbanisation que lorsque la construction effective aura démontré le besoin, plutôt que d'engager d'emblée la totalité des ouvertures.
6. Sur le modèle de développement sous-jacent
Un PLUi à horizon 2040 engage le territoire bien au-delà des mandatures. Le projet arrêté repose, me semble-t-il, sur une représentation héritée : celle d'un monde où les ressources du vivant seraient inépuisables, où les milieux naturels absorberaient sans limite nos rejets et nos aménagements, où chaque problème trouverait une solution technique, et où la croissance du bâti serait par elle-même un progrès. Or le législateur lui-même a tourné la page de ce modèle : sobriété foncière, zéro artificialisation nette, reconquête de la biodiversité et adaptation au changement climatique sont désormais des normes opposables, et non des options de communication.
Il ne s'agit pas d'opposer la « qualité de vie » des résidents actuels aux besoins des futurs habitants — les générations futures seront les premières à subir la perte des sols vivants, des infiltrations naturelles, des habitats et des fraîcheurs que nous leur léguons. La richesse d'un territoire ne se mesure pas à son seul volume de construction ; elle tient à ce qui, précisément, constitue un bien commun : une eau qui s'infiltre, une biodiversité qui subsiste, des îlots de fraîcheur, un cadre de vie durable. Un document d'urbanisme qui traite ces biens communs comme des réserves foncières me paraît fondé sur une logique que les lois récentes ont justement vocation à dépasser.
7. Conclusions
Au regard de ce qui précède, je demande au commissaire enquêteur :
de bien vouloir mentionner la présente observation dans son rapport ;
d'appeler le rapport de présentation du PLUi-H à motiver le dimensionnement des besoins en logements (méthode, données, hypothèses, part de la demande interne et externe, potentiel du parc existant), la motivation des choix étant une exigence légale et non une formalité ;
d'obtenir communication du chiffrage de la consommation d'espaces prévue, commune par commune et secteur par secteur, et de sa démonstration de compatibilité avec la trajectoire du SRADDET du Grand Est ;
de recommander, si ces éléments ne sont pas apportés, l'ajournement du projet ou, à tout le moins, un avis favorable assorti de réserves substantielles : réduction des ouvertures au strict besoin démontré, conditionnement pluriannuel des extensions, priorité donnée au renouvellement urbain et à la réhabilitation du parc existant, et renforcement effectif de la protection des espaces de vergers, jardins, friches et continuités écologiques sur la commune d'Obernai.
Je vous remercie de l'attention portée à ces observations et vous prie d'agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de ma considération distinguée.
Contribution n°169 (Web)
Déposée le 22 octobre 2026 à 08h58
O_OAP_04
Contribution n°168 (Web)
Déposée le 21 octobre 2026 à 23h52
Nous avons pris notre décision de nous y installer pour la qualité du quartier qui comprend de nombreux espaces verts (vergers), qui participent aux charmes d'Obernai.
Comment ne pas mettre en avant l'atout écologique que représente de telles zones naturelles, il s'agit bien sûr de refuge pour une biodiversité (abeilles, oiseaux). Ces zones representent également de véritables îlots de rafraîchissement pour lutter contre les fortes chaleurs urbaines, que tous on pu ressentir dans leurs chaires cette été. Devons nous avoir le même objectif que ces grandes métropoles de betonisation à tout va? Il me semble que ce n'est pas un projet d'avenir. Il faut prendre soin de ses atouts, c'est une chance d'avoir encore des zones qui permettront en milieu urbain une amélioration de qualité de l'air et de la gestion des eaux de pluies. Le béton rapporte probablement à court terme mais que laisserons nous à nos enfants, ce sont pour eux de beaux espaces pour leurs premiers pas dans le vivant.
Au lieu de vendre ces parcelles à des promoteurs pourquoi ne pas envisager des projets de ceinture verte, des vergers de "santé publique" afin que chaque habitant de cette communauté de commune puisse accéder à une alimentation saine, gratuitement (ou à faible coût) en circuit court. En ces temps difficiles il peut être intéressant de valoriser son patrimoine au lieu de le brûler à petit feu, car dans quelques années il sera sûrement trop tard quand nous decouvrirons que l'argent ne se mange pas.
Garantir le droit au logement est un devoir, mais bâtir l'avenir exige de le faire en harmonie avec la nature, et non contre elle.
Contribution n°167 (Web)
Déposée le 21 octobre 2026 à 19h56
Notre terrain descend de la rue de la montagne à la voie verte, et ce n'est pas du vignoble.
C'est un terrain rattaché à la maison sur lequel, depuis 20 ans, nous avons planté une centaine d'arbres, 150 m de haies et creusé 2 mares naturelles alimentées par l'eau de pluie. Un vrai petit paradis pour la biodiversité et par sa fraicheur pendant les périodes de canicule... c'est plutôt dans l'air du temps, même au centre d'Obernai.
Détruire tout cela pour y mettre des logements avec une telle densité est aujourd'hui une aberration.
Pour toutes ces raisons nous ne serons jamais vendeurs.
Contribution n°166 (Web)
Déposée le 21 octobre 2026 à 19h18
Tout a bien changé depuis : sur-tourisme, omniprésence des voitures, densification de l'habitat au détriment des oasis de verdure...
Et maintenant on veut encore en rajouter ???? quelle folie en ces temps de dérèglement climatique, de dégradation de l'environnement, de pollution multiple...
A qui profite le crime ???? Osera-t-on même s'attaquer aux jardins familiaux ???
Je suis outrée et m'oppose fortement aux projets de construction et plus particulièrement ceux dans la zone de la rue des Hauts-Pâturages - rue de la Première DFL.
Contribution n°165 (Web)
Déposée le 21 octobre 2026 à 19h16
Tout a bien changé depuis : sur-tourisme, omniprésence des voitures, densification de l'habitat au détriment des oasis de verdure...
Et maintenant on veut encore en rajouter ???? quelle folie en ces temps de dérèglement climatique, de dégradation de l'environnement, de pollution multiple...
A qui profite le crime ???? Osera-t-on même s'attaquer aux jardins familiaux ???
Je suis outrée et m'oppose fortement aux projets de construction et plus particulièrement ceux dans la zone de la rue des Hauts-Pâturages - rue de la Première DFL.