Contribution n°99 (Web)
Déposée le 17 septembre 2026 à 08h26
Contribution n°98 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 22h30
La résidence senior pour qui ? les Balgenciens ou les riches extérieurs qui auront les moyens de se loger? Beaucoup plus de bâti qu'auparavant pour qui?
Une ville dans la ville!
les commerces du centre ville se ferment petit a petit , est ce réaliste de créer ce projet ?
Contribution n°97 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 21h07
Sur l’ensemble, nombreux sont ceux qui doutent ou sont défavorables.
Les phrases du genre : je suis pour, c’est bon pour la ville ne constituent en rien des arguments en défense de ce projet.
Pourtant ce matin le maire, dans la République du Centre, leur a dit « circulez, y a rien à voir ! ».
Le prétexte est qu’il y aurait eu une concertation avec les riverains.
Qu’en est-il sorti ?
Cette réunion a été si confidentielle que seuls quelques-uns d’entre eux avaient été conviés à y participer.
Combien étaient-ils ? A lire certaines contributions triés sur le volet, car plusieurs riverains expriment clairement leurs désaccords dans leurs contributions.
Une commission générale s’est tenue, dit encore le Maire. A quelle date ? A quel moment ?
Plusieurs permis de construire ont été déposés.
Était-ce à l’occasion du premier permis de construire ou du dernier en date ?
Depuis quand une commission générale pour laquelle jamais aucun compte-rendu n’est livré à la connaissance des citoyens constituerait-elle une consultation citoyenne ?
Le porteur de projet, dit-il encore, est venu exposer son projet en réunion de conseil municipal. Certes, mais personne n’était au courant de cette venue qui ne figurait pas dans l’ordre du jour dudit conseil et depuis quand les conseils municipaux sont-ils l’occasion pour le quidam de poser des questions ou d’exprimer un avis ?
Dans l’arrêté portant organisation de la consultation actuellement en cours, il est clairement indiqué (voir pièce jointe) que le Maire doit rédiger un document de synthèse recensant les observations, questions et propositions déposées par le public...
Ce serait très grave que ce document de synthèse ne reflète pas les questions posées et que la réponse du Maire consiste une fois encore à un « circulez y a rien à voir » !
Ces contributions ne sont pas des « non j’en veux pas » à l’image des quelques unes qui disent « oui c’est bien pour la ville ». Elles sont argumentées, elles font suite à des lectures du projet qui inquiètent pour des raisons multiples, pourquoi ce gigantisme, comment construire sur des sols dont la qualité fait défaut, comment gérer l’accroissement évident de la circulation dans la zone concernée alors qu’elle est déjà problématique, comment est-il possible d’imaginer de telles constructions dans une zone Natura 2000, comment respecter la zone Unesco etc etc....
La liste est longue des défauts constatés. Il ne sera plus temps si le permis de construire est signé par le Maire de constater que la lecture attentive de ces contributions aurait pourtant dû alerter.
Il n’y a pas de honte à dire : on fait une pause, on remet les choses à plat, on consulte TOUS les riverains et les habitants. Ce projet est en stand by depuis 2 ans, c’est bien le signe qu’il n’est pas idéal.
En l’espèce, il est inacceptable.
Document joint
Contribution n°96 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 19h59
En 2024, le conseil municipal a approuvé la cession de près de 15 000 m2 du stade Paul-Lebugle pour 700 000 € HT à Immobleu.
Ce n’était pas simplement la vente d’un terrain à un promoteur. Il s’agissait d’une cession foncière avec charges, décidée sur la base d’un projet précisément décrit.
Le procès-verbal du Conseil municipal de Beaugency du 30 mai 2024, p. 11 et suivantes, permet à chacun de le vérifier.
Le projet retenu comprenait :
106 logements en résidence seniors ;
16 logements locatifs intermédiaires ;
18 logements militaires ;
30 logements collectifs en accession ;
5 maisons en accession ;
80 chambres d’hôtel ;
une crèche ;
un commerce ;
un restaurant ;
13 693,60 m2 de surface de plancher.
Et le montage paraissait déjà très avancé.
Toujours dans ce PV du 30 mai 2024, le montage des 18 logements militaires est expliqué : acquisition par des bailleurs sociaux puis bail de 25 ans avec l’établissement territorial du logement des Armées.
Pour l’hôtel, les débats évoquent « le groupe hôtelier qui souhaite s’installer à Beaugency ».
Enfin, l’AMO indique devant le conseil que le financement est « réglé à 90 % », en évoquant des accords, sous réserve de finalisation, concernant l’hôtel, la résidence seniors, la crèche et les logements militaires.
Nous sommes maintenant en 2026.
Le terrain est toujours destiné à être cédé pour 700 000 €, mais le projet soumis aujourd’hui au public a considérablement évolué.
La demande est donc simple :
Quels sont aujourd’hui les partenaires du projet et que sont devenus ceux présentés au Conseil municipal le 30 mai 2024 ?
Le logement des Armées et les bailleurs prévus pour les 18 logements militaires sont-ils toujours engagés ? Le groupe hôtelier évoqué en 2024 est-il toujours présent ? Les accords concernant la résidence seniors et la crèche existent-ils toujours ? Le financement repose-t-il toujours sur les accords qui permettaient de le présenter comme « réglé à 90 % » ?
S’ils ont changé, merci de présenter clairement le montage actuel et ses partenaires.
Cette réponse est d’autant plus nécessaire que le PV du 30 mai 2024 montre que l’appréciation de l’offre ne portait pas seulement sur l’architecture. Elle prenait notamment en compte la présentation de l’équipe, la description précise des partenaires, le rôle de chacun, le fonctionnement, le montage juridique et les garanties apportées par le cessionnaire.
Ces éléments participaient donc à l’appréciation de l’offre retenue.
Deux ans plus tard, les 700 000 € sont toujours là.
Le terrain aussi.
Mais une partie du projet, de ses partenaires et du montage présenté en 2024 n’apparaît plus clairement dans la présentation de 2026.
Avant que la vente devienne définitive, il paraît donc légitime d’obtenir une réponse précise : sur quel projet, avec quels partenaires et avec quel montage économique près de 15 000 m2 de terrain communal seront-ils finalement cédés ?
700 000 €, près de 15 000 m2 : oui.
Mais en 2026, pour quel projet exactement ?
Contribution n°95 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 19h09
Contribution n°94 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 19h02
En lisant les contributions à cette consultation, je suis frappée par quelque chose qui finit par paraître assez évident.
Les avis favorables sont peu nombreux et, généralement, très courts.
En résumé, ils nous disent :
« Bravo à la municipalité. »
« Je suis pour. »
« Très beau projet. »
« Magnifique projet. »
« Cela va dynamiser Beaugency. »
Et chacun a évidemment parfaitement le droit de penser cela.
Mais ce qui m’interpelle, c’est la différence avec les très nombreuses contributions défavorables, ou simplement interrogatives.
Parce qu’elles ne disent pas seulement :
« Je suis contre. »
Elles font parfois des centaines de mots.
Elles citent l’INSEE.
Elles reprennent les procès-verbaux du conseil municipal.
Elles interrogent les chiffres de l’hôtellerie existante.
Elles comptent les logements vacants.
Elles questionnent le dimensionnement de la crèche.
Elles comparent les capacités des structures destinées aux personnes âgées.
Elles citent les investissements du Département.
Elles interrogent les subventions d’équilibre déjà versées.
Elles parlent de circulation, de stationnement, de réseaux et d’assainissement.
Elles parlent des sources, des puits et des circulations d’eau connues des riverains.
Elles reprennent les études géotechniques et leurs réserves sur la tenue des terres.
Elles interrogent les terrassements et les sous-sols.
Elles citent les analyses de pollution des gaz du sol.
Elles demandent où se trouve l’Analyse des Risques Résiduels annoncée.
Elles interrogent la compatibilité d’usages sensibles comme une crèche ou une résidence seniors avec l’état du sous-sol.
Elles parlent des espèces protégées.
Elles interrogent l’impact paysager dans le Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Elles reprennent les observations de la Mission régionale d’autorité environnementale.
Elles questionnent les photomontages, les hauteurs, les volumes, l’insertion dans la pente et l’impact sur la rue des Îles.
Elles demandent qui exploitera l’hôtel.
Elles questionnent les études de marché.
Elles questionnent les études de besoins.
Elles questionnent les engagements initiaux et ce qu’ils sont devenus.
Bref, elles questionnent.
Beaucoup.
Alors je me pose une question toute simple.
POURQUOI ?
Pourquoi est-il apparemment si facile d’être convaincu que ce projet sera beau, dynamique et formidable pour Beaugency ?
Il en faut peu pour être heureux, finalement.
Et pourquoi ceux qui doutent passent-ils autant de temps à chercher des chiffres, lire des centaines de pages, comparer des documents publics et poser des questions extrêmement précises ?
Peut-être simplement parce qu’eux aussi aimeraient être heureux.
Alors, s’il vous plaît, donnez-nous les informations qui vous permettent de l’être.
Donnez-nous les études de marché.
Donnez-nous les études de besoins.
Donnez-nous les réponses aux réserves techniques.
Donnez-nous les éléments qui permettent de comprendre pourquoi ce projet serait adapté à Beaugency.
Donnez-nous simplement de quoi arriver à la même conclusion que vous.
Parce qu’avec les documents disponibles, les chiffres officiels et toutes les questions qui restent posées, certains ne voient pas encore le magnifique projet qu’on leur demande d’admirer.
Ils cherchent d’abord à en comprendre la logique.
Et, plus grave encore, à savoir qui pourrait demain en payer la facture.
La payer éventuellement par l’impôt, si de nouveaux équilibres doivent être financés par la collectivité.
La payer par des entreprises existantes qui pourraient être fragilisées par une offre supplémentaire insuffisamment justifiée.
La payer par des services publics existants qu’il faudra continuer à financer si leur fréquentation ou leurs recettes diminuent.
La payer enfin en qualité de vie, si les conséquences sur la circulation, le stationnement, le paysage, l’environnement ou le voisinage sont mal évaluées.
Car une chose, elle, est certaine : une fois construit, le Clos César ne sera pas une expérimentation que l’on pourra effacer si les hypothèses étaient mauvaises.
Il modifiera durablement Beaugency.
Et si certaines conséquences se révèlent demain différentes de celles annoncées aujourd’hui, il sera bien tard pour demander les études qui auraient dû permettre de les anticiper.
Alors oui, avant de transformer durablement une partie de notre ville, cela mérite certainement beaucoup de questions.
Et surtout beaucoup de réponses.
Parce qu’à toutes ces interrogations :
« Bravo, c’est magnifique et cela va dynamiser Beaugency »
est peut-être une conviction.
Mais ce n’est pas une réponse.
Alors pourquoi ?
Pourquoi ?
JE ME DEMANDE BIEN POURQUOI.
Contribution n°93 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 18h57
Contribution n°92 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 18h53
Contribution n°91 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 18h35
Pris séparément, presque chacun des éléments de ce projet est séduisant. Certains sont même nobles, presque chevaleresques.
Un hôtel pour développer le tourisme.
Une nouvelle crèche pour nos enfants.
Des logements pour loger les familles.
Une résidence pour prendre soin de nos anciens.
Qui pourrait être contre ?
Le problème commence lorsqu’on confronte ces belles intentions à la réalité. Et le plus étonnant, c’est que cette réalité ne vient pas forcément des opposants au projet : elle ressort souvent des chiffres officiels et des propres constats des collectivités.
L’hôtel ?
Beaugency dispose déjà d’une offre hôtelière dont une partie importante des chambres reste disponible en moyenne. Et nous allons en ajouter environ 70.
Où est l’étude de marché démontrant le besoin ?
Les logements ?
L’INSEE comptabilise 319 logements vacants à Beaugency en 2023.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne faut plus construire. Mais lorsqu’on ajoute plusieurs dizaines de logements, la moindre des choses serait peut-être d’expliquer comment cette nouvelle offre s’inscrit dans le parc existant.
La crèche ?
Là, cela devient encore plus intéressant.
En juin 2025, le conseil municipal acte le passage de la capacité d’accueil de 28 à 24 places. Il est même indiqué en séance que « la demande actuelle est de 24 » et que cette modification est « en adéquation avec les besoins ».
Dans le même temps, le Clos César prévoit une nouvelle crèche dans un local de 349 m2, auquel s’ajoute une cour de 144 m2.
La réglementation nationale prévoit une référence minimale de 7 m2 d’espace intérieur d’accueil par place dans notre cas. Cela ne signifie pas que 349 m2 correspondent automatiquement à 50 places, puisque toute la surface du local n’est pas nécessairement comptabilisée comme espace d’accueil des enfants.
Mais cela pose tout de même une question assez simple : pour quelle capacité cette nouvelle crèche de 349 m2 est-elle réellement dimensionnée, alors que la commune vient elle-même de ramener la capacité actuelle à 24 places en expliquant que cela correspond à la demande ?
Et l’ensemble acquisition-aménagement représente environ 715 000 €.
Que deviendront les locaux actuels ?
Et maintenant, nos anciens.
Là encore, nous sommes tous d’accord.
Il faut prendre soin de nos anciens. Toute société qui se respecte devrait placer ce principe tout en haut de ses priorités.
Mais regardons ce que font déjà les collectivités.
Le Département investit 12,3 millions d’euros dans la modernisation de l’EHPAD Lour Picou. Dans le même temps, sa capacité doit passer de 163 à 140 lits.
Et le Département explique lui-même pourquoi : « afin de répondre à l’évolution des besoins sur ce territoire ».
Nous avons également Les Belettes : 63 logements qui permettent précisément à des personnes âgées de rester autonomes. La commune a déjà dû voter une subvention d’équilibre de 69 415 € pour cette structure.
Et le Clos César prévoit maintenant 68 logements seniors supplémentaires.
Très bien.
Mais où est l’étude des besoins ?
Que se passera-t-il si ces 68 logements captent une partie du public qui aurait occupé les structures existantes ?
Une nouvelle résidence améliorera-t-elle l’équilibre des structures existantes ou, au contraire, fragilisera-t-elle davantage leur modèle ?
Faudra-t-il demain augmenter le soutien public pour maintenir Les Belettes ? Modifier son modèle ? Assister progressivement à une privatisation de cette offre ?
Peut-être existe-t-il suffisamment de besoins pour tout le monde.
C’est parfaitement possible.
Mais dans ce cas, publions simplement l’étude qui le démontre.
Car c’est finalement la même question qui revient derrière l’hôtel, les logements, la crèche et maintenant la résidence seniors :
OÙ SONT LES ÉTUDES DE BESOINS ?
Une belle intention ne suffit pas à créer un besoin économique ou démographique.
Et construire une nouvelle offre ne remet pas, par magie, les structures existantes à l’équilibre.
Avec quoi le ferait-elle ?
Une baguette magique ?
Le Magicien d’Oz est malheureusement parti en même temps que le labyrinthe a été moissonné cette année.
Contribution n°90 (Web)
Déposée le 16 septembre 2026 à 18h15