Les contributions

Contribution n°39 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 21h47
Le lien social est justement une vraie question.

Mais le lien social ne se construit pas uniquement en créant de nouveaux espaces [...]
Le lien social est justement une vraie question.

Mais le lien social ne se construit pas uniquement en créant de nouveaux espaces pour le favoriser. Il existe déjà, partout dans Beaugency.

C’est habiter l’un des 300 logements aujourd’hui vacants, dans un immeuble ou une rue où chaque voisin a une histoire.

C’est pousser la porte de la boutique d’à côté, aller boire un café, déjeuner au restaurant du coin, croiser les mêmes personnes et finir par se connaître.

C’est emmener nos chérubins à la crèche, puis à l’école, avec toute la vie qui se crée naturellement autour.

C’est aussi accueillir les visiteurs dans les hôtels existants et les faire marcher dans la ville, consommer dans ses commerces et découvrir son patrimoine.

Voilà aussi ce qui crée du lien social.

À l’inverse, concentrer sur un même nouveau site logements, hôtel, restaurants, commerces et services, c’est prendre le risque de déplacer cette vie plutôt que de la renforcer.

Beaugency n’a pas besoin de devenir une pâle copie de Marne-la-Vallée avec une vie recréée de toutes pièces derrière de nouvelles façades.

Son immense richesse, c’est précisément qu’ici, la ville existe déjà. Elle a une histoire, une âme et une authenticité.

Peut-être faudrait-il commencer par faire vivre pleinement celle-là.

Contribution n°38 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 20h43
bonjour, je suis complètement d'accord avec l'opportunité du positionnement de ce projet à cet emplacement. Néanmoins, je m'interroge [...]
bonjour, je suis complètement d'accord avec l'opportunité du positionnement de ce projet à cet emplacement. Néanmoins, je m'interroge sur la prise en compte par l'architecte de la trajectoire climatique annoncée pour 2030 2050 2100( TRACC) . Par exemple, en quoi les logements sont ils pensés pour conserver la fraicheur l 'été et permettre la création de courants d'air? Les toitures seront elles sombres? Des espaces seront ils ouverts aux habitants n'habitant pas à cet endroit pour avoir un peu de répit lors des canicules? Le lieu pourrait être propice puisqu'il sera alimenté en géothermie. Quid d'espaces partagés pour créer du lien social entre les différentes générations ?

Contribution n°37 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 17h46
Bonjour
on connait la durée des travaux? Les habitants du centre ville (et pas que) risquent d'être fortement impactés, et, j'ai eu [...]
Bonjour
on connait la durée des travaux? Les habitants du centre ville (et pas que) risquent d'être fortement impactés, et, j'ai eu beau chercher dans la centaine de documents, tous plus techniques les uns les autres, je n'ai rien vu qui concernerait cet aspect des choses!

Comment se déroulera le chantier, l'avenue de Chambord sera -t-elle fermée? Comment vont passer les camions qui empruntent le pont en ce cas, seront ils déviés vers les pont aval ou amont ? et les voitures?
et la poussière du chantier? et le bruit du chantier? vu l'ampleur du projet, c'est un aspect TOTALEMENT occulté de l'étude d'impact, pourtant ce sera un impact réel!

Après le chantier, le résultat, en dépit des images "chiadées", semble assez tarte à la crème! Seul l'avis de la MRAE indique que le rideau de verdure servira à cacher le batiment, qui vu sa hauteur, atteindra probablement celle des pylones actuels du stade, on compte planter des arbres de 30 ans déjà? ou si on plante des petits qui deviendront grands, il faudra attendre 30 ans pour que le batiment soit caché?

C'est fou comme ce projet est un contre sens à ce que nous constatons : Beaugency a privilégié ces dernières années des constructions individuelles (ZAC des Capucines, ou semi-collectives) et il reste encore de la place!

Est-ce que la Mairie a contacté préalablement les hotels existants pour savoir s'ils remplissaient leurs lits en toutes saisons? les statistiques de l'INSEE indiquent 176 chambres d'hotel. On va en rajouter 70? alors qu'il y a un camping et une auberge de jeunesse désaffectée. L'effort n'était il pas à mettre de ce côté là?

Côté commerces: un article de la REPUBLIQUE du Centre de décembre 2019 indiquait : "La question de l’attractivité du centre-ville était à l’ordre du jour du conseil municipal de décembre de Beaugency. La signature d’une convention ORT (Opération de revitalisation du territoire) avec l’État, la commune de Meung-sur-Loire et la com-com des Terres du Val de Loire (CCTVL) devrait y répondre, en mettant en place des actions de revitalisation de l’offre de commerces et de logements en centre-ville." Où en est-on, a t on besoin de 500 m2 de nouveaux commerces? En quoi seront ils plus adaptés et comment stationner pour y faire ses courses? Aucune simulation de cela dans l'étude de trafic!

C'est dingue de ne pas faire un minimum d'effort pour informer les balgentiens et les balgentiennes tout de même, qu'est ce qui est caché dans cette histoire ? Les habitants méritent mieux (dommage que seule la moitié des électeurs aient voté en 2025)!
ce projet est moche, comporte beaucoup de désavantages et peu d'avantages à moins que la mairie nous les démontrent!
en l'état actuel, non non et non à ce projet

Contribution n°36 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 16h39
Le chantier envisagé ne tient pas compte des besoins rééels des habitants de Beaugency;
Prévoir autant de logements sans l'infrastructure [...]
Le chantier envisagé ne tient pas compte des besoins rééels des habitants de Beaugency;
Prévoir autant de logements sans l'infrastructure necessaire (bus suppplémentaires, places de parking, commerces , médecins) met en péril l'équilibre d'une ville qui souffre déjà de trop nombreuses inégalités.
Le bruit, l'encombrement et toutes les formes de pollution que ce chantier va générer représentent une nuisance que peu de Balgentiens sont prêts à accepter. Le bénéfice à court et long terme est ridicule en comparaison des nombreux inconvénients qui vont résulter de ce projet.

Contribution n°35 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 16h01
Si je comprends le besoin d’envisager le futur et éventuellement d’accroître la population d’une ville et l’offre de logements et [...]
Si je comprends le besoin d’envisager le futur et éventuellement d’accroître la population d’une ville et l’offre de logements et services, je suis tout à fait contre ce projet pour diverses raisons.
La mise en œuvre du débat public.
En catimini ! c’est ainsi qu’il a été initialement présenté aux citoyens de cette ville. Dois-je rappeler que les habitants les plus proches, de la rue des Querres et adjacentes, n’ont pas été considérés comme des riverains et n’ont donc pas été informés ni conviés aux premières réunions publiques concernant ce projet. Ce sont pourtant eux qui vont être impactés par x années de travaux. Les convier eut été la moindre des attentions, voire de politesse.
Un appel d’offre qui ne reçoit qu’une seule réponse ! où donc se trouvent les possibilités de choix des élus et d’expression de leur libre arbitre ? Où se trouvait la possibilité pour les élus de se défendre de toute suspicion de favoritisme ?
Une consultation publique en fin de processus totalement légale, mais les balgenciens attendaient peut-être un débat bien en amont. Une consultation annoncée avec un minimum de publicité et organisée autour d’un ensemble très important de fichiers informatiques, mal classés -certains se retrouvent en double dans différents dossiers- souvent hyper techniques, difficiles à comprendre, sans aucune présentation résumée et claire, sans un document permettant de guider le lecteur entre fichiers très importants et fichiers plus anecdotiques...bref une documentation faite pour décourager le lecteur et finalement empêcher toute critique.
Et surtout, une absence totale de documentation sur les constats économiques, démographiques, environnementaux qui ont présidé à la définition des besoins : car on aimerait savoir pourquoi nos édiles engagent notre ville dans cette affaire. –

La nature du projet
En admettant que le projet soit justifié – je n’en suis pas certain pour les raisons évoquées plus haut - le projet reste contestable. Je ne reviendrai pas sur ses définitions qui n’ont pas été argumentées et qui ont par ailleurs été largement critiquées par d’autres contributeurs :-hôtel de 70 chambres sans étude d’impact sur l’offre existante ; logements dont on ne voit pas comment on a ventilé les caractéristiques (structuration en nombre de pièces), interrogations sur les logements destinés aux militaires dont on ne sait pas qui sera propriétaire et qui les financera, création de nombreux lits de crèche dont on ne sait pas si le besoin se justifie sachant que le nombre annuel de naissance moyen sur 10 ans tourne autour de 70-(Insee dixit), mais que la tendance est à la baisse et sans que l’on sache s’il y a un déficit actuel de places en crèche et d’assistantes maternelles dont on privera certaines de travail ; création de deux ou trois commerces de bouche alors que ceux du centre-ville ne sont pas loin, que de nombreuses boutiques y restent vides, et que si un besoin réel de commerces existe c’est plutôt dans le nord de la ville. Il y aurait tant à dire sur ces attendus.
On s’étonne également et on regrette qu’aucune réflexion ne soit menée sur l’acquisition des logements pour des prix dont on entend parfois qu’ils seront de 3000 euros le m2 et de 3500 euros le m2 d’autres fois. Qui achètera à ce prix étant donné les prix du marché dans l’existant mais surtout le revenu des ménages en recherche de logement. Il y a fort à parier que les acheteurs soient de fait des investisseurs. On se demande alors s’il existera une quelconque réglementation pour bloquer des projets basés sur la location saisonnière.
Dans le même ordre d’idée on ne dispose d’aucune projection sur les futures charges de copropriété qui vont fortement conditionner l’attrait de ces logements.
Et l’on pourrait pointer beaucoup d’autres interrogations qui restent sans réponses.

Sur les impacts je ne reviendrai pas sur les impacts environnementaux et ornithologiques que les promoteurs du projet pourront aisément contourner par des procédures de dérogation mais qui resteront bien réels ! Je m’étonne que les études sur le trafic débouchent sur des conclusions aussi lapidaires : circulez il n’y a pas de problème sur le croisement Avenue de Chambord avenue de Blois, sans même envisager qu’une partie du trafic puisse un jour se détourner sur la rue des Querres dont certaines parties sont pratiquement dépourvues de trottoir mais qui, Dieu merci, reste cependant un peu protégée par trois stops et un feu rouge qu’il faudrait se garder de supprimer.
Il y a aussi des impacts « en creux » qui ne sont ni abordés non évalués mais qui interrogent cependant. Ainsi la création de logements neufs alors qu’il en existe plus de 300 vides et dont une politique d’incitation à la location et de soutien à la rénovation aurait pu être mise en place, politique que ce projet relèguera définitivement aux oubliettes.

Mais surtout
C’est vrai, les architectes et paysagistes, enfin toute l’équipe qui a conçu le projet a beaucoup travaillé. Ils ont même tenté de verdir leur projet avec une jolie petite serre pour cultiver des tomates ! Il suffit de consulter tous les fichiers pour s’en rendre compte (il manque cependant les plans cotés des logements, dommage, du moins je ne les ai pas trouvés).
Mais pour quel résultat. Certains diront une abomination. N’allons pas jusque-là mais constatons au moins un certain nombre de points.
L’emprunte visuelle du projet est désastreuse : comment peut-on construire de tels immeubles immédiatement à côté et en continuité visuelle avec une ville ancienne faite de petites maisons R+1 ou R+2. Il y a d’autres immeubles à Beaugency, c’est vrai comme par exemple du côté des hauts le Lutz, mais ils ne heureusement sont pas en continuité visuelle. Val de Loire patrimoine mondial me dit-on ? Une blague.
L’esthétique des immeubles est navrante. Et dire que les promoteurs osent dire qu’ils se sont inspirés de la façade de l’hôtel de l’abbaye ! C’est peut-être vrai mais le résultat est digne de ce que l’on trouve dans la grande banlieue parisienne, du côté de Marne la Vallée ! Du néo je ne sais quoi, que l’on va agrément de quelques fioritures murales pour faire plus chic ! Comment ose-t-on encore dessiner de telles absurdités.
Et que dire des qualités bioclimatiques de ces constructions. Nulles, et archi nulles. Les logements ne sont pas traversants ce qui serait la première des précautions. Oui il est vrai que les promoteurs ont pensé la protection contre le froid. Des murs avec un coefficient R égal à 6 et des fenêtres en triple vitrage. C’est bien mais cependant rien n’est dit sur le matériau d’isolation et je suppose qu’il s’agit de matière type laine de verre ou de roche ou encore polyuréthane aux piètres qualités de déphasage.
Mais ils n’ont rien envisagé pour se protéger de la chaleur sinon des volets inclinables sur les façades sud, c’est un bon point mais pas suffisant (on nous épargne les volets roulants, merci !). Et c’est pourtant le point le plus délicat si l’on en croit les prévisions du GIEC dont les personnalités politiques feraient bien de commencer à tenir compte. A quoi servira la VMC double flux en cas de forte chaleur ? Elle ne viendra pas rafraichir les logements, elle aura même plutôt tendance à les réchauffer ! La conception traversante des logements va devenir une nécessité dans les années qui viennent, tout comme la végétalisation des surfaces, des toitures en particulier.
Faire du « néo » je ne sais quoi, cela implique une toiture sombre : impeccable en cas de forte chaleur et de forte exposition au soleil ! On est très loin des solutions proposées dans les architectures bioclimatiques. (On m’a donné une parade efficace, je vous la communique : pulvériser du lait de chaux sur les toitures sombres. Gain garanti. Et à la première pluie il s’en va tout seul. Il faudra prévoir des pulvérisateurs à poste sur les toitures ! Et négocier cela avec l’architecte des bâtiments de France)
Mais bien entendu, si on veut du « néo », restons prisonniers d’une architecture inadaptée.
Alors. Alors ce projet est d’un autre siècle. Disons les années 80 au mieux. Il ne répond pas aux exigences actuelles. Pourtant étant donné le modeste prix d’achat du terrain, les promoteurs auraient pu imaginer, mais nos édiles également, un projet quelque peu plus innovant mais certes avec moins de logements, donc un peu moins rentable. Un écoquartier fait de petits maisons jointives -avec quelques, logements collectifs (R+2 maxi), de petites ruelles ombragées, de toitures végétalisées, de matériaux biosourcés.... Rêvons. Un peu moins de profits pour le promoteur, un peu moins de logements pour le goût de nos édiles, mais une qualité de vie, une innovation architecturale, bref un projet du 21ème siècle.
Pour conclure. Oui je m’oppose à ce projet tel qu’il est conçu.
J’observe également que depuis pas mal de temps, les citoyens se réfèrent souvent aux constructions et aménagements de l’espace commandités par les élus en les désignant par le nom du commanditaire. Le Centre Pompidou, le Musée Chirac, la bibliothèque Mitterrand pour ne citer que les plus célèbres. Personnellement je n’aimerais que, dans les années à venir, une telle aberration architecturale et paysagère soit associée à mon nom.

Contribution n°34 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 12h59
MAÎTRE BEAUGENCY ET MAÎTRE RENARD

Maître Beaugency, sur son terrain perché,
Tenait en son patrimoine quinze mille mètres carrés. [...]
MAÎTRE BEAUGENCY ET MAÎTRE RENARD

Maître Beaugency, sur son terrain perché,
Tenait en son patrimoine quinze mille mètres carrés.

Maître Renard, par le projet alléché,
Lui tint à peu près ce langage :

« Que votre ville est belle !
Et combien elle pourrait grandir !

Donnez-moi ce terrain, j’y ferai tout venir :
Des logements, des commerces, une crèche et un hôtel,
Des touristes en autocars...
Ce sera exceptionnel ! »

Maître Beaugency, séduit par tant de promesses,
Céda son terrain.

Mais un Balgentien demanda :

« Et les études de marché ? »

Silence.

« Les besoins réellement démontrés ? »

Silence.

« Le coût réel pour la commune ? »

Silence.

« Les conséquences pour les hôtels et commerces déjà présents ? »

Silence.

« Et les interrogations sanitaires soulevées par les études du sol ? »

On lui répondit :
mesures, adaptations, compensations...

Alors Maître Beaugency se posa enfin une question :

À force de chercher comment rendre ce projet réalisable,
avait-on seulement démontré qu’il était nécessaire ?

Car entre un projet réalisable
et un projet réellement utile à Beaugency,
il peut parfois y avoir quinze mille mètres carrés d’écart.

MORALITÉ

Tout projet flatteur mérite qu’on l’écoute.

Mais avant de céder le terrain,
mieux vaut demander les preuves que croire les promesses.

Contribution n°33 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 12h41
À QUEL MOMENT SE DEMANDE-T-ON ENCORE SI CE PROJET DOIT ÊTRE FAIT ?

Plus je lis les documents de cette consultation, plus une question [...]
À QUEL MOMENT SE DEMANDE-T-ON ENCORE SI CE PROJET DOIT ÊTRE FAIT ?

Plus je lis les documents de cette consultation, plus une question me dérange.

Avons-nous encore réellement le choix entre faire ou ne pas faire ce projet ?

Ou sommes-nous déjà entrés dans une logique où, chaque fois qu’un problème apparaît, on cherche simplement la solution qui permettra au projet de continuer ?

Je m’explique.

Sur l’hôtel, environ 70 chambres supplémentaires sont prévues. Pourtant, je ne trouve toujours pas dans le dossier l’étude de marché qui démontre le besoin de ces chambres. On nous parle d’autocars, mais où sont les chiffres, les volumes de groupes attendus, les tour-opérateurs, la saisonnalité et les taux d’occupation prévisionnels ?

Sur les logements, on construit encore. Où est l’étude de besoins qui démontre précisément la nécessité de cette offre supplémentaire ?

Sur la crèche, même question : où est l’étude permettant de mesurer le besoin réel et futur ?

Sur les nouvelles cellules commerciales : quelle étude démontre leur viabilité et leur complémentarité avec les commerces existants ?

Et maintenant, en lisant les études techniques, on découvre quelque chose de beaucoup plus préoccupant.

Le rapport AIC du 30 juin 2026 relève notamment la présence de benzène et d’hydrocarbures dans les gaz du sol. Le bureau d’études ne dit pas que le terrain est dangereux. Il écrit qu’il existe un « risque sanitaire potentiel pour le projet » nécessitant une Analyse des Risques Résiduels pour confirmer la compatibilité avec les usages futurs, notamment les usages sensibles.

Et parmi ces usages, nous parlons tout de même d’une crèche et d’une résidence seniors.

Le même rapport indique que cette ARR est alors « en cours de réalisation ». Il recommande également une seconde campagne de mesures pour confirmer les résultats.

Or un autre document, daté lui aussi du 30 juin 2026, nous indique que l’ARR a été ajoutée et qu’elle conclut à la compatibilité du projet, sous réserve de mesures de gestion.

Très bien.

Mais alors où est cette ARR clairement identifiable dans les pièces mises à disposition du public ? Où peut-on consulter ses hypothèses, ses calculs, ses conclusions détaillées et les mesures de gestion qu’elle impose ? Et où est la seconde campagne de mesures recommandée pour confirmer les résultats ?

Je ne dis pas que ce terrain est dangereux.

Je dis exactement l’inverse : puisque des professionnels ont identifié un risque sanitaire potentiel puis indiquent qu’une analyse complémentaire permet de conclure à la compatibilité, DONNONS-NOUS CETTE ANALYSE.

Et c’est là que toutes ces questions finissent par se rejoindre.

Quand il manque une démonstration économique, on poursuit.

Quand apparaissent des interrogations sur la circulation et le stationnement, on cherche des adaptations.

Quand l’intégration paysagère pose problème, le projet est modifié.

Quand des questions environnementales apparaissent, on prévoit des mesures de réduction ou de compensation.

Quand un risque sanitaire potentiel est identifié, on ajoute des mesures de gestion.

Pris séparément, chacun de ces éléments peut parfaitement avoir une réponse technique.

Mais à force de chercher une réponse permettant de poursuivre à chaque nouvelle difficulté, ne finit-on pas par oublier la première question ?

EST-CE LE BON PROJET, AU BON ENDROIT, DANS LES BONNES PROPORTIONS ?

C’est cela qui me gêne de plus en plus.

J’ai parfois l’impression que nous ne cherchons plus à savoir si le projet doit être réalisé, mais comment faire pour qu’il puisse l’être.

Ce n’est pas la même chose.

Une consultation publique devrait justement permettre de revenir à la question de départ.

Avons-nous démontré le besoin économique de cet hôtel ?
Avons-nous démontré les besoins en logements, en crèche et en commerces ?
Avons-nous mesuré les conséquences sur l’activité existante, la circulation, les réseaux et les finances publiques ?
Avons-nous levé de façon parfaitement transparente les interrogations sanitaires et environnementales ?

Si la réponse à toutes ces questions est oui, alors publions simplement les éléments qui le démontrent.

Et si certaines réponses sont encore non, alors acceptons aussi de nous poser la question que l’on semble presque avoir oubliée :

FAUT-IL ABSOLUMENT FAIRE CE PROJET ?

Modifier, compenser, adapter, traiter, réduire les risques : tout cela peut rendre un projet techniquement réalisable.

Mais techniquement réalisable ne signifie pas nécessairement utile.

Et encore moins indispensable.

Avant de chercher comment faire le Clos César coûte que coûte, démontrons d’abord pourquoi Beaugency en a réellement besoin.

Contribution n°32 (Web)

Anonyme
Déposée le 10 septembre 2026 à 12h10
TORDONS LE COU AUX LÉGENDES

À force d’être répétée, une hypothèse finit parfois par devenir une vérité.

On nous parle maintenant [...]
TORDONS LE COU AUX LÉGENDES

À force d’être répétée, une hypothèse finit parfois par devenir une vérité.

On nous parle maintenant des autocars comme si le modèle économique du futur hôtel était établi : des groupes supplémentaires arriveraient à Beaugency, rempliraient ces nouvelles chambres et constitueraient donc une clientèle nouvelle plutôt qu’une concurrence pour les hôtels existants.

Mais sur quoi repose réellement cette affirmation ?

Où est l’étude de marché qui décrit cette clientèle ? Quels volumes d’autocars sont attendus, avec quelle saisonnalité, quel taux d’occupation et quel positionnement commercial ? Existe-t-il des engagements de tour-opérateurs ?

On parle également beaucoup à Beaugency d’une chaîne connue qui pourrait exploiter cet hôtel. Est-ce exact ? Si l’exploitant ou l’enseigne est déjà identifié, pourquoi ne pas simplement donner son nom ? Et si rien n’est arrêté, pourquoi parler déjà des autocaristes comme s’il s’agissait d’une clientèle acquise ?

À ce stade, les autocars ressemblent davantage à une légende qui se transmet qu’à un modèle économique démontré.

Cette légende est confortable puisqu’elle permet d’imaginer que les nouvelles chambres apporteront essentiellement une clientèle supplémentaire à Beaugency et qu’elles auront donc peu d’effet sur les hôtels existants. C’est possible. Mais encore faut-il le démontrer.

Et c’est là que le problème devient beaucoup plus large que la seule question de l’hôtel.

Cette consultation publique est organisée pour recueillir notre avis. Mais comment les Balgentiens peuvent-ils donner un avis réellement éclairé si les éléments essentiels permettant d’évaluer l’utilité économique du projet ne leur sont pas présentés ?

Nous avons des centaines de pages de plans, d’études environnementales, de documents techniques et administratifs. Très bien.

Mais où est l’étude de marché justifiant environ 70 chambres d’hôtel supplémentaires ? Où est l’étude démontrant le besoin de logements supplémentaires ? Où est l’étude des besoins justifiant la crèche ? Où est l’étude de viabilité des nouvelles cellules commerciales ? Quel sera l’impact économique sur les hôtels et commerces existants ? Quels seront les éventuels coûts futurs pour la collectivité en matière de voirie, circulation, réseaux, assainissement ou entretien ?

Et finalement, quel est le bénéfice économique attendu pour Beaugency ?

Ce sont pourtant ces informations qui devraient permettre à chacun de répondre à la question essentielle : ce projet répond-il à des besoins réellement démontrés ?

Une consultation publique ne devrait pas nous demander de choisir entre des promesses et des inquiétudes. Elle devrait nous donner les faits permettant de nous faire notre propre opinion.

Alors levons le voile et publions les études de marché, les études de besoins, les hypothèses économiques et les coûts futurs éventuels pour la collectivité.

Et concernant l’hôtel, commençons simplement : qui va l’exploiter, sous quelle enseigne, pour quelle clientèle et sur quelle étude de marché repose le projet ?

Ensuite seulement, parlons d’autocars.

En attendant, les autocars restent une hypothèse répétée suffisamment souvent pour être devenue presque une certitude.

Mais une hypothèse répétée cent fois ne devient pas un fait.

Contribution n°31 (Web)

Par RICHARD
Déposée le 10 septembre 2026 à 08h41
Bonjour, je ne suis pas opposé à la réalisation de ce projet. Je suis favorable à la construction d'une crèche à l'extérieur du centre [...]
Bonjour, je ne suis pas opposé à la réalisation de ce projet. Je suis favorable à la construction d'une crèche à l'extérieur du centre ville, à celle de logements pour les séniors et les militaires. Je suis plus réticent à l'égard de la construction d'un hôtel qui va impacter l'activité, dèjà difficile, des hôtels établis en ville. Certes cet hôtel a vocation à accueillir des touristes étrangers en migration vers les châteaux de Chambord et de Touraine et ils constitueront un flux supplémentaire. Mais, fatigués de leur long voyage en autocar, ils ne viendront pas ajouter de l'activité à nos commerces et restaurants du centre ville, surtout s'ils trouvent à se restaurer sur place. Et les clients habituels, touristes et professionnels, de nos hôtels, seront attirés par la nouveauté, le confort moderne et les prix que ne manquera pas de proposer ce nouvel établissement, ne serait ce que pour emplir ses chambres à la basse saison. Ce qui me préoccupe c'est la circulation des autocars et des véhicules accédant et sortant de ce nouveau quartier. Apparemment, rien n'est prévu. Pas de rond point ni d'accès dédié. Comment feront les cars et véhicules venant de la RD2152? Couperont-ils le flot montant? Comment feront les mamans venues déposer leur chers bambins à la crèche? Comment les piétons désirant malgré tout, visiter notre belle cité, traverseront-ils le boulevard en toute sécurité? Si aménagement il y a, qui paiera la facture? La ville? Le département ou, chose, improbable, les créateurs de ce complexe? Dans l'attente de réponses à mes questions, veuillez agréer l'expression de mes meilleures salutations.

Contribution n°30 (Web)

Par jean yves ERARD
Déposée le 9 septembre 2026 à 18h46
Bonjour
Nous venons de prendre connaissance de ce projet.
500 nouveaux arrivants dans ce quartier qui n'est séparé de la ville que [...]
Bonjour
Nous venons de prendre connaissance de ce projet.
500 nouveaux arrivants dans ce quartier qui n'est séparé de la ville que par l'Avenue de Chambord, va poser problème en terme de circulation, sur des axes ( Nationale, avenue de Chambord et pont ) déjà très saturés matin et soir
La hauteur des batiments de 3 étages semblent excessive en rapport aux bati ancien de la ville de Beaugency, et crée un effet de masse en entrée de ville
a t on besoin à Beaugency d'un tel projet ?

Apportez votre contribution à cette PPVE : Déposer une contribution

Apportez votre contribution

Déposer un avis sur le registre dématérialisé de cette PPVE est simple, sécurisé et si vous le souhaitez anonyme.

Il vous reste encore 10 jours.

Déposer une contribution