Les contributions

Contribution n°59 (Web)

Anonyme
Déposée le 13 septembre 2026 à 14h38
CLOS CÉSAR : LE CAHIER DES CHARGES S’APPLIQUE-T-IL ENCORE ?

En 2024, le terrain du Clos César n’a pas été attribué sur une simple [...]
CLOS CÉSAR : LE CAHIER DES CHARGES S’APPLIQUE-T-IL ENCORE ?

En 2024, le terrain du Clos César n’a pas été attribué sur une simple promesse immobilière.

Le cahier des charges prévoyait, dans un critère pesant 20 % de l’évaluation de l’offre finale :

« présentation de l’équipe, description précise des partenaires, rôle de chacun et modalités de fonctionnement ».

Lors du Conseil municipal du 30 mai 2024, il est également indiqué que des accords sont conclus notamment pour l’hôtel et la résidence seniors, au point d’annoncer un financement « réglé à 90 % ».

Nous sommes en 2026.

L’hôtel est toujours là.
La résidence seniors aussi.

Mais qui les exploitera ?

Deux possibilités.

Les exploitants ne sont plus connus ou plus engagés.

Alors une question s’impose : le projet respecte-t-il toujours le cahier des charges et les critères sur lesquels le terrain lui a été attribué ?

Car les règles d’une attribution s’appliquent à tous.

On ne peut pas gagner une consultation avec des partenaires précisément décrits, puis considérer leur existence comme secondaire une fois le terrain attribué.

Ou les exploitants sont connus.

Alors pourquoi leur identité, leur rôle et leurs engagements ne figurent-ils pas clairement dans les informations présentées aujourd’hui au public ?

Dans ce cas, ce n’est plus un problème de respect du cahier des charges.

C’est un problème de transparence.

Dans les deux cas, la question mérite une réponse extrêmement simple :

QUI SONT AUJOURD’HUI LES EXPLOITANTS DE L’HÔTEL ET DE LA RÉSIDENCE SENIORS DU CLOS CÉSAR ?

SOURCES :

Procès-verbal du Conseil municipal de Beaugency du 30 mai 2024 :
https://www.beaugency.fr/wp-content/uploads/2024/05/Proces-verbal-CM-du-30-mai-2024.pdf

Dossier officiel de la PPVE Clos César 2026 :
https://www.registre-dematerialise.fr/7563/

Présentation officielle de la consultation Clos César – Ville de Beaugency :
https://beaugency.fr/actualites/clos-cesar-les-habitants-consultes-sur-le-projet-de-reconversion-du-stade-paul-lebugle/

Contribution n°58 (Web)

Anonyme
Déposée le 13 septembre 2026 à 13h09
Hier soir, j’ai eu une vision.

Début de phrase ô combien célèbre...

Mais dans le cas de Beaugency, même si je ne doute pas du bien-fondé [...]
Hier soir, j’ai eu une vision.

Début de phrase ô combien célèbre...

Mais dans le cas de Beaugency, même si je ne doute pas du bien-fondé des intentions, la réalité est têtue.

On peut frotter autant qu’on veut la lampe du modernisme, de l’attractivité et du dynamisme en espérant en faire sortir le Beaugency de demain.

On peut aussi vouloir ranger chacun dans deux camps : les modernes et les passéistes, les bâtisseurs et les immobilistes, ceux qui seraient pour l’avenir et ceux qui seraient contre.

Mais il n’y a pas plus de blanc que de noir dans ce débat.

Il y a des convictions, certainement sincères, parfois opposées.

Et quelle que soit la sincérité avec laquelle on les défend, la réalité, elle, reste têtue.

C’est précisément pour cela que cette opposition entre « pour » et « contre » ne mène pas très loin. Elle est surtout un effet de style et de langage qui ne change rien aux réalités d’aujourd’hui.

Le Beaugency de demain ne se décrète pas à coups de mètres carrés.

Il se construit à partir du Beaugency d’aujourd’hui.

De sa démographie réelle, de ses logements vacants, de ses commerces, de ses hôtels, de ses services publics, de ses difficultés à trouver un médecin, un dentiste ou certains professionnels de santé, de ses problèmes de stationnement et, bien sûr, de ses capacités financières.

Être favorable à l’avenir de Beaugency ne signifie pas devoir être favorable à tout ce qui est présenté au nom de cet avenir.

Poser des questions sur le dimensionnement d’un projet, sur les besoins auxquels il répond ou sur son coût ne signifie pas davantage être contre le développement de sa ville.

C’est même exactement l’inverse.

Car il existe une différence fondamentale entre avoir une ambition et démontrer qu’elle est réaliste.

Le modernisme est une ambition.

L’attractivité est un objectif.

Mais ni l’un ni l’autre ne remplacent une étude de marché, une étude démographique, une étude d’impact ou un plan de financement.

Le Beaugency de demain ne peut pas être l’alibi qui permet d’ignorer le Beaugency d’aujourd’hui.

Il doit en être la réponse.

Et cette réalité de demain sera celle que nous aurons décidé de construire ensemble, en regardant lucidement celle d’aujourd’hui.

Parce qu’au bout du compte, il restera toujours quelque chose de beaucoup moins abstrait que les mots « attractivité », « dynamisme » ou « modernité » :

la facture.

Et celle-là sera bien réelle.

Elle sera payée par les Balgentiens.

Alors oui, on peut frotter très fort la lampe du modernisme et de l’attractivité.

Le génie, lui, ne paiera pas la facture.

Contribution n°57 (Web)

Anonyme
Déposée le 13 septembre 2026 à 11h31
CONSTRUISONS, ILS VIENDRONT !

À Beaugency, nous avons peut-être découvert une nouvelle théorie économique et démographique.

Commençons [...]
CONSTRUISONS, ILS VIENDRONT !

À Beaugency, nous avons peut-être découvert une nouvelle théorie économique et démographique.

Commençons par les logements.

Beaugency compte 319 logements vacants.

Le Clos César doit ajouter près de 130 logements.

Cela représente une offre nouvelle équivalente à plus de 40 % du stock actuel de logements vacants.

Passons à l’hôtel.

Environ 80 chambres supplémentaires, soit de l’ordre de +83 % de capacité hôtelière par rapport à l’offre actuelle.

Pratiquement un deuxième parc hôtelier créé d’un seul coup.

Passons aux seniors.

Beaugency possède déjà la résidence autonomie des Belettes : 66 places.

Le Clos César prévoit 68 logements seniors supplémentaires.

68 nouveaux logements face à 66 places existantes : +103 %.

On double donc pratiquement l’offre locale sur ce segment.

Cela pourrait éventuellement se comprendre si l’offre publique existante débordait de demandes et constituait une formidable réussite économique.

Petit détail : au budget 2026, la commune prévoit justement une subvention d’équilibre de 177 365 € pour la résidence des Belettes.

Nous avons donc une structure existante qui nécessite déjà une subvention d’équilibre et, à côté, nous créons pratiquement l’équivalent d’une seconde structure.

Continuons avec la crèche.

En 2025, le conseil municipal décide de ramener la capacité de Chatons et Diablotins de 28 à 24 places.

Lorsqu’un élu demande combien il existe de demandes, la réponse donnée en conseil municipal est simple : 24.

Et quelques mois plus tard ?

La commune achète au Clos César un plateau de 349 m2 pour installer cette même crèche, avec la possibilité annoncée d’en augmenter la capacité.

Le référentiel national prévoit 7 m2 d’espace intérieur d’accueil par enfant.

Faisons les calculs.

À 7 m2 par enfant :

349 m2 = près de 50 enfants.

Soit plus du double des 24 correspondant à la demande annoncée en conseil municipal.

Trouvons-nous cette norme trop juste ?

Très bien.

Doublons-la.

14 m2 par enfant :

349 m2 = environ 25 enfants.

Nous retombons quasiment exactement sur les 24 enfants correspondant à la demande annoncée.

Résumons donc ce petit miracle balgentien :

+41 % de l’équivalent du stock de logements actuellement vacants.

Environ +83 % de chambres d’hôtel.

+103 % de capacité par rapport à l’actuelle résidence autonomie des Belettes.

Une crèche de 349 m2, alors qu’en 2025 la demande annoncée en conseil municipal était de 24 places.

Tout cela pourrait parfaitement se défendre si Beaugency connaissait parallèlement une explosion démographique.

Malheureusement, la population n’a progressé que d’environ 7 % entre 2012 et 2023.

Et il reste un tout petit problème.

Si tous ces nouveaux habitants arrivent vraiment, il faudra bien les faire vivre quelque part ailleurs que dans les tableaux Excel.

Aujourd’hui, à Beaugency, trouver un dentiste relève déjà de l’exercice.

Le podologue a disparu.

Les quelques médecins présents ne prennent plus, pour certains, de nouveaux patients.

Le stationnement est déjà un sujet.

Alors deux hypothèses.

Première hypothèse : ils viennent.

Les nouveaux logements trouvent leurs habitants.

Les 80 chambres trouvent leurs clients.

Les 68 logements seniors trouvent leurs résidents.

La nouvelle capacité de crèche trouve ses enfants.

Formidable.

Mais alors, avec quoi accompagne-t-on cette croissance ?

Quels médecins ?

Quels dentistes ?

Quels professionnels de santé ?

Quels stationnements ?

Quels services publics ?

Quelles infrastructures ?

Et surtout : où est le plan qui dimensionne tout cela en même temps que l’on dimensionne les bâtiments ?

Deuxième hypothèse :

ils ne viennent pas.

Hypothèse peut-être moins extravagante lorsqu’une commune ayant gagné environ 7 % d’habitants en onze ans décide soudainement d’augmenter simultanément autant de capacités.

Et dans ce cas, les mètres carrés resteront.

Les logements neufs entreront en concurrence avec les logements existants.

Les chambres nouvelles avec les hôtels existants.

Les logements seniors nouveaux avec l’offre existante.

Et les coûts publics, eux, ne disparaîtront pas.

Dans les deux hypothèses, une question mérite donc d’être posée :

avons-nous dimensionné le projet à partir des besoins de Beaugency, ou espérons-nous que les besoins apparaîtront parce que nous avons construit ?

Et si la première hypothèse se réalise réellement, surtout, ne gardons pas cette découverte pour nous.

Faisons breveter le concept.

La France cherche depuis des décennies comment lutter contre la désertification des petites villes et les déserts médicaux.

La solution était finalement toute simple :

construisons d’abord.

Les habitants, les touristes, les seniors, les enfants, les médecins et les dentistes apparaîtront ensuite.

Contribution n°56 (Web)

Anonyme
Déposée le 12 septembre 2026 à 18h28
Projet pas adaptée avec des risques pour les maisons sur terrain argileux et source d'eau. Priorité à notre environnement

Contribution n°55 (Web)

Anonyme
Déposée le 12 septembre 2026 à 15h51
Après le temps des cathédrales, le temps des pharaons ?

Les grands bâtisseurs ont toujours aimé laisser une trace.

Mais lorsqu’on [...]
Après le temps des cathédrales, le temps des pharaons ?

Les grands bâtisseurs ont toujours aimé laisser une trace.

Mais lorsqu’on construit avec l’argent et le patrimoine de la collectivité, une règle devrait s’imposer : ne pas regarder seulement ce que l’on inaugure, mais aussi ce que l’on laisse derrière et ce qu’il faudra payer demain.

Clos César est présenté comme la valorisation d’un ancien stade.

Faisons simplement les comptes.

La commune cède près de 15 000 m2 de son patrimoine foncier pour 700 000 €.

Puis elle rachète au promoteur 349 m2 pour 150 000 € afin d’y installer une crèche municipale.

Il faudra ensuite aménager cette crèche.

Puis entretenir les espaces qui reviendront à la commune.

Et puisque la crèche déménage, une question presque trop évidente apparaît :

que fait-on de ses locaux actuels ?

Voilà une étrange conception de la valorisation du patrimoine si, pour occuper du neuf, nous commençons par vider ce que nous possédons déjà.

Et ce mécanisme dépasse largement la crèche.

La collectivité possède déjà une résidence autonomie, Les Belettes.

Son équilibre devient difficile : 15 900 € de subvention d’équilibre prévue en 2024, puis 69 415 € votés en 2025.

Nous avons donc déjà un patrimoine public qu’il faut financer, entretenir, faire fonctionner et parfois équilibrer.

Et nous créons parallèlement une nouvelle offre privée susceptible de venir concurrencer cette offre publique.

Le risque est assez singulier :

le privé construit et exploite ; la commune conserve ses charges et ses déficits.

Si demain quelques logements des Belettes se vident au profit de la nouvelle résidence, les salaires, l’entretien, le chauffage ou les frais fixes de la résidence municipale ne disparaîtront pas avec les résidents.

La différence, elle, devra bien être payée par quelqu’un.

Et ce quelqu’un risque fort d’être le contribuable.

C’est peut-être cela qu’il faudrait mettre au centre du débat.

Non pas seulement :

« Combien allons-nous construire ? »

Mais :

« Combien de patrimoine public cédons-nous ? »

« Combien devons-nous racheter ? »

« Quelles nouvelles charges récupérons-nous ? »

« Que deviennent les bâtiments que nous libérons ? »

« Et combien coûtera demain l’existant si nous le mettons nous-mêmes en concurrence ? »

Une municipalité n’est pas un promoteur immobilier.

Sa réussite ne se mesure pas au nombre de grues dans le ciel ni au nombre de mètres carrés inaugurés.

Elle se mesure aussi à sa capacité à valoriser ce qu’elle possède déjà, limiter les charges qu’elle transmet aux générations suivantes et utiliser chaque euro public là où il est réellement nécessaire.

Les pharaons pouvaient construire pour l’éternité.

Nous, nous recevons les factures tous les ans.

Contribution n°54 (Web)

Anonyme
Déposée le 12 septembre 2026 à 15h20
Depuis le début de cette consultation, une question revient régulièrement : où sont les études de marché ?

Mais finalement, la question [...]
Depuis le début de cette consultation, une question revient régulièrement : où sont les études de marché ?

Mais finalement, la question est peut-être encore plus simple :

avant de faire une étude de marché, encore faut-il vérifier qu’il existe réellement un marché supplémentaire à satisfaire.

Prenons les seniors.

À quelques centaines de mètres du Clos César, nous investissons actuellement 12,3 millions d’euros dans la restructuration de Lour Picou, avec plusieurs millions d’euros de financements publics.

Et pendant cette restructuration, la capacité a été revue très fortement à la baisse :

208 lits → 140 lits.

Soit 68 lits de moins, près de 33 % de réduction.

Pourquoi ?

Le Conseil départemental l’explique lui-même : cette révision capacitaire a été décidée « afin de répondre à l’évolution des besoins sur ce territoire ».

Autrement dit, les besoins ont été étudiés et la conclusion a été qu’il fallait réduire la capacité.

France Bleu / ICI apporte par ailleurs un autre éclairage : l’hôpital de Beaugency était confronté à une fragilité financière nécessitant un plan de réorganisation sur plusieurs années.

Voilà donc la réalité de terrain : même avec un besoin évident lié au vieillissement de la population, il faut encore trouver suffisamment de résidents et un modèle économique permettant de financer durablement la structure.

Et ce n’est pas terminé.

Beaugency possède déjà 63 logements à la résidence autonomie municipale Les Belettes, auxquels s’ajoutent 30 logements seniors au Four-à-Chaux.

Soit 93 logements déjà spécifiquement destinés aux seniors autonomes, sans même parler de Lour Picou.

Regardons maintenant les comptes des Belettes.

En 2024, le budget primitif faisait apparaître le besoin d’une subvention municipale de 15 900 € pour équilibrer le budget, finalement absorbée cette année-là grâce à l’excédent antérieur.

Puis la situation s’est dégradée.

Le rapport budgétaire suivant l’écrit noir sur blanc :

« La santé financière de la Résidence des Belettes s’est fragilisée. »

Une première projection faisait apparaître un besoin de subvention d’équilibre de 56 415 €.

Puis, lors du vote du budget 2025, la subvention d’équilibre votée atteint 69 415 €.

Le rapport du CCAS va encore plus loin : il indique que depuis deux ans, une subvention de la Ville est nécessaire dès le vote du budget pour l’équilibrer parce que les dépenses sont supérieures aux recettes.

Il précise également qu’il semble difficile de réduire davantage les effectifs, compliqué d’augmenter encore les tarifs et qu’à terme certains investissements pourraient nécessiter le recours à l’emprunt.

Nous avons donc une résidence autonomie municipale dont l’équilibre devient déjà difficile.

Et quelle réponse apportons-nous ?

Construisons une nouvelle résidence seniors privée.

Pourquoi pas.

Mais quel est le marché supplémentaire ?

Parce que si cette nouvelle résidence ne crée pas de nouveaux seniors mais prélève simplement une partie des futurs résidents des Belettes, nous aurons créé nous-mêmes une concurrence supplémentaire à notre propre équipement municipal.

Et si demain Les Belettes perdent quelques résidents et que leur déficit augmente, qui mettra la main à la poche ?

L’exploitant de la nouvelle résidence privée ?

Non.

Le contribuable balgentien.

À moins de réduire les services, d’augmenter encore les tarifs, de fermer un jour la résidence municipale ou de la privatiser.

Ce n’est pas dire que cela arrivera.

C’est demander quelque chose de beaucoup plus simple :

est-ce que quelqu’un a réellement étudié ce risque avant de décider de construire ?

Et regardons maintenant l’hôtel.

L’INSEE recense 96 chambres d’hôtel à Beaugency.

Le taux d’occupation local évoqué est d’environ 58 %.

Cela signifie qu’en moyenne plus de 40 % de la capacité hôtelière existante n’est déjà pas occupée.

Et quelle est la réponse ?

Construisons environ 70 chambres supplémentaires.

Pourquoi ?

Parce que Beaugency est une ville touristique.

Mais les touristes viennent déjà.

Alors ils viendront davantage.

Très bien.

Combien de touristes supplémentaires ? Pourquoi viendront-ils ? Grâce à quoi ? Et où est l’étude qui le démontre ?

D’autant que parallèlement les Airbnb, gîtes et meublés touristiques augmentent eux aussi l’offre disponible.

On nous parle d’autocars.

Très bien.

Mais quelle enseigne exploitera l’hôtel ? Quel exploitant ? Quels tour-opérateurs ? Quels autocaristes ? Quels engagements ? Quels volumes ?

Peut-être tout cela existe-t-il.

Alors publions-le.

Même raisonnement pour le logement.

L’INSEE recense 319 logements vacants à Beaugency.

Cela ne signifie évidemment pas que tous peuvent être immédiatement remis sur le marché ni qu’il ne faut plus construire.

Mais quelle curieuse réponse que de constater l’existence de centaines de logements vacants et de commencer immédiatement par en construire d’autres sans présenter clairement le besoin supplémentaire auquel ils répondent.

Finalement, nous retrouvons partout le même raisonnement.

Une résidence seniors dont l’équilibre financier devient difficile ?

Construisons une résidence seniors supplémentaire.

Un EHPAD dont la capacité est ramenée de 208 à 140 lits pour tenir compte de l’évolution des besoins ?

Construisons encore une résidence.

319 logements vacants ?

Construisons des logements.

96 chambres d’hôtel dont environ 40 % restent disponibles en moyenne ?

Construisons environ 70 chambres supplémentaires.

Beaugency est touristique ?

Construisons un hôtel.

Beaugency vieillit ?

Construisons pour les seniors.

Il faut attirer des familles ?

Construisons des logements.

Il faut dynamiser la ville ?

Construisons des commerces et un restaurant.

À un moment, il faut peut-être sortir de cette logique.

À force de tirer toujours sur les mêmes cordes, elles finissent par casser.

Soyons plus imaginatifs.

Parce que construire un hôtel ne crée pas des touristes.

Construire une résidence seniors ne crée pas ses résidents.

Construire des logements ne crée pas des habitants.

Construire une crèche ne crée pas des bébés.

Et construire un restaurant ne crée pas des clients.

Une offre supplémentaire n’est pas nécessairement une richesse supplémentaire.

Lorsqu’il n’existe pas de demande nouvelle correspondante, elle peut simplement diluer la demande existante entre davantage d’acteurs.

Et lorsqu’on fragilise au passage une structure publique déjà difficile à équilibrer, cette dilution peut finir directement dans la poche du contribuable.

Nous avons pourtant sous les yeux la méthode à suivre.

À Lour Picou, la capacité a été réexaminée.

208 lits sont devenus 140.

Pourquoi ?

Parce qu’on a cherché à adapter l’offre aux besoins du territoire et à retrouver un modèle soutenable.

Alors appliquons exactement le même principe au Clos César.

Avant de parler d’étude de marché, commençons par répondre à la question fondamentale :

quel marché supplémentaire avons-nous réellement identifié ?

Combien de nouveaux touristes ?

Combien de nouveaux résidents seniors ?

Combien de nouveaux habitants ?

Quelle demande supplémentaire ?

Et à quelle échéance ?

Car le développement économique ne consiste pas à construire davantage de contenants en espérant ensuite trouver de quoi les remplir.

Il consiste d’abord à créer de nouvelles raisons de venir à Beaugency, d’y habiter, d’y travailler, d’y consommer et d’y rester.

On identifie le besoin.

On démontre la demande.

On dimensionne l’offre.

Puis on construit.

Pas l’inverse.

Contribution n°53 (Web)

Anonyme
Déposée le 12 septembre 2026 à 14h43
Pourquoi un tel projet nécessiterait une réunion publique :

. Parce qu’il redessine durablement le visage de Beaugency,

. Parce [...]
Pourquoi un tel projet nécessiterait une réunion publique :

. Parce qu’il redessine durablement le visage de Beaugency,

. Parce qu’il interroge sur sa conception,

. Parce que les conditions de son acceptation par la municipalité de Beaugency, avec une seule réponse à l’appel d’offre, interroge et aurait sans doute dû conduire au lancement d’un second appel d’offre,

. Parce qu’il questionne sur les raisons qui incitent à construire autant, sans pouvoir disposer d’études prouvant sa nécessité,

. Parce que dans le dossier mis en ligne il manque des éléments essentiels à la bonne compréhension du projet :

Par exemple et en vrac :

- à combien est estimé le nombre de places pour les moins de trois ans nécessaires en ville ? - Quel est le bilan actuel de la fréquentation des crèches existantes ? Les assistantes maternelles ont-elles toutes actuellement du travail ?
- qu’est-il prévu en termes de commerces ?
- un restaurant est évoqué, ne risque-t-il pas de concurrencer ceux déjà existants ?
- les hôtels et les gîtes de la ville ont-ils été consultés pour connaître leurs taux de remplissage pendant et hors des périodes touristiques ?
- Cet hôtel, si l’on comprend la destination qui lui est dévolue, aurait pour but d’attirer les cars de touristes souhaitant visiter les châteaux de la Loire, le temps d’une nuit, avec un restaurant à quelques pas pour se restaurer, ce qui signifie qu’il n’y aura aucun bénéfice pour les commerçants de la ville. Quelle sera sa destination pour les périodes non estivales ou peu touristiques ? Ne risque-il pas d’être une coquille vide ? Ou pire un concurrent problématique pour les autres hôtels de Beaugency ?
- Quel sera le prix du mètre carré pour l’acquisition des appartements ? Pour celle des maisons individuelles ?
- Quel sera le coût pour un logement en résidence sénior ? A quel type de public s’adressera-t-elle ?
- Quel organisme aura en charge la gestion de cette résidence senior ?
- Quel organisme aura en charge les logements sociaux ? A quel public seront-ils attribués ?
- Comment est envisagée la circulation sur les axes amenés à desservir les lieux ?
- L’avenue de Chambord est déjà assez « problématique », des véhicules y circulant à des vitesses excessives, comment imaginer que la sortie de véhicules sur cette avenue ne puisse pas poser de difficultés ? Qu’est-il prévu pour y remédier ? Et qui prendrait en charge les aménagements nécessaires ?
- Concernant le bruit, il est dit dans le BEA rapport de l’étude d’impact :
« L’axe routier RD925 (av. de Chambord) est classé en catégorie 4. Cet axe longe le site et est donc générateur de bruit sur la parcelle.... »
« Aucune campagne de mesures acoustiques n’a été réalisée à ce stade. Des mesures seront réalisées à l’avancement du projet au cours des études de conception afin de conforter les hypothèses. Conformément à la réglementation en vigueur, une étude acoustique sera réalisée pour dimensionner les éléments de façade. Cette étude déterminera les caractéristiques acoustiques des façades en considérant le classement des voies. 5.7.3.5 . Conclusion sur l’ambiance sonore L’environnement sonore sur l’aire d’étude immédiate est relativement « faible » et est principalement constitué des nuisances liées au trafic routier sur l’avenue de Chambord, axe limitrophe qui dessert le site ».
Autant dire que l’avenue de Chambord est déjà bruyante, elle le sera davantage, mais on on verra bien ce que ça donnera, on adaptera ou pas pour redimensionner les éléments de façades, mais quid pour les incidences pour les riverains ?
- Quels parkings extérieurs sont prévus pour les commerces, hôtel, restaurant, crèche, résidence séniors ?
Qu’est-il envisagé, compte-tenu de l’augmentation du nombre d’habitants et de leurs visiteurs, dans le lieu du projet, pour le stationnement des véhicules régulièrement garés sur l’avenue de Chambord sachant que le stationnement est déjà, par périodes, très difficile en bords de Loire ? Et l’été notamment avec les clients de la guinguette qui est désormais installée pendant 4 mois ?
- L’appellation R+2+A indiquée dans la partie volumétrie est trompeuse, même si habituelle, on va dire qu’elle est habituellement trompeuse, car elle signifie un R+3 en réalité, cela indique simplement que les façades du R3 sont en retrait. C’est tout à fait contradictoire avec l’appel d’offre qui stipulait clairement « type maison de ville et collectifs avec R+2 ?
- Parmi les arbres choisis pour « favoriser la biodiversité », par exemple côté « pavillon de chasse », si les tilleuls peuvent apparaître comme pertinents car ils résistent bien aux sécheresses, ce n’est pas du tout le cas pour les jeunes tilleuls qui ont besoin d’environ 60 litres par semaine en été, pendant leurs 2 ou 3 premières années. Qui sera chargé de leur entretien ?
- D’ailleurs à propos des tilleuls, toujours comme exemple pour lesquels il est écrit qu’ils seront plantés, parmi d’autres, avant le démarrage des travaux pour « asseoir leur développement », il faut environ une trentaine d’années pour que ceux-ci puissent atteindre leur taille adulte d’environ 10 à 15 mètres, comment imaginer qu’ils puissent d’ici là jouer leur rôle de masques vis à vis des habitations voisines, comme indiqué dans le chapitre « plantation anticipée d’un cordon végétal ?
- Concernant le point « Mobilités douces », il est écrit qu’il y aura une mise à disposition d’une dizaine de vélos électriques, qui se chargera de cette mise à disposition ?
- Il est indiqué un délai de 30 mois de travaux, hors démolition, au bas mot 3 ans. Comment sera gérée la circulation des entreprises intervenant sur le chantier, des camions et des engins nécessaires à la démolition et à la construction ?
- Concernant l’exposition au retrait gonflement argiles pour laquelle le risque est important selon cette carte
https://www.georisques.gouv.fr/mes-risques/connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi/detail/SEC?form-commune=true&codeInsee=45028&city=Beaugency&typeForm=commune&postCode=45190&type=commune&lon=1.6376401244032&lat=47.776981221656&go_back=/accueil-collectivite&adresse=45028%20Beaugency&longitude=1.6376401244032&latitude=47.776981221656&commune=Beaugency,
quelles dispositions ont été prises pour prévenir ce risque ?, d’autant que dans le document BEA rapport d’étude d’impact le risque est indiqué comme moyen...,
- Concernant les éléments « cadre de vie », toujours dans le document BEA rapport d’étude d’impact, il est indiqué comme établissements pour la petite enfance un établissement, or il y en a deux. Il est également question d’un centre de réadaptation fonctionnelle qui est pourtant fermé depuis un bon moment ainsi que d’un musée des arts et traditions populaires inexistant. Il est également indiqué un peu plus haut que la ville compte 7 800 habitants, or Beaugency en compte 8024 selon les chiffres publiés par l’Insee en 2023. Notons d’ailleurs que dans les éléments de cadre de vie, rien n’est indiqué concernant l’offre médicale, et pour cause elle est déjà très nettement insuffisante pour le nombre d’habitants actuels. Une étude sérieuse de notre ville aurait mérité davantage d’attention de la part du promoteur.

. Parce que, après l’été que l’on l’a tous vécu avec cinq canicules, un état de sécheresse très important, il serait utile de savoir comment nos élus comptent préparer davantage qu’elle ne l’est notre ville au dérèglement climatique et que l’artificialisation du seul terrain encore vert en entrée de ville et dans le centre apparait comme tout à fait contradictoire avec les préconisations de l’ensemble des scientifiques (moins d’artificialisation, plus d’arbres, davantage de haies, réductions des gaz à effet de serre, de la pollution, moins de voitures, notamment....) Evidemment il sera probablement rétorqué que la pelouse artificielle présente sur une partie du terrain c’est de l’artificialisation, pourtant autant la pelouse artificielle peut être enlevée, autant les tonnes de béton qui seront déversées seront là pour des siècles.

. Parce que cette consultation, même si elle semble légale, ne permet pas de disposer de l’ensembles des décisions qui ont conduit à imaginer un projet de cette ampleur,

. Parce que de nombreux balgentiennes et balgentiens ne sont pas informés de cette consultation pour le moins confidentielle,

. Parce qu’évidemment personne n’aura le temps de consulter l’ensemble des documents, dont il apparait d’ailleurs que parfois ils délivrent des informations contradictoires, ni même de pouvoir tout ingérer tellement ils sont touffus, écrits probablement par une IA et destinés à enjoliver le projet en donnant des noms de Villa Chambord, le Cloître ou le donjon à un projet qui ressemble davantage à ce que l’on construisait il y a 30 ans à Levallois Perret qu’à notre centre médiéval,

. Parce que la démocratie c’est donner aux citoyennes et aux citoyens les clés pour appréhender les sujets qui les concernent directement

. Parce qu’à ce jour les nombreuses interrogations contenues dans les différentes contributions démontrent qu’il y a besoin d’une explication publique et ce d’autant plus que dans l’arrêté il est stipulé que le Maire sera tenu de réaliser un document de synthèse des questions et propositions qui auront été déposées et indiquer celles dont il aura tenu compte, pourquoi ne pas en profiter pour organiser une réunion publique au cours de laquelle il pourra développer l’enseignement qu’il aura tiré des contributions et ouvrir un dialogue avec la population ?

Cette consultation donne la très nette impression que ce projet est déjà totalement décidé, que le permis de construire sera signé par le Maire, sans qu’aucune vraie concertation avec les habitants n’ait jamais été réalisée. Il n’est pas très étonnant alors qu’une participation de moins de 50% des habitants de notre ville a été constatée lors des récentes élections municipales. Plus les élus décident seuls, plus ils s’éloignent des habitants de leur ville. C’est très regrettable et nocif pour la démocratie et le vivre ensemble.

Contribution n°52 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 septembre 2026 à 12h18
Les documents joints sont issus du plan de gestion du Val de Loire consultables sur le site du ministère de la culture p 81 et 82.Il [...]
Les documents joints sont issus du plan de gestion du Val de Loire consultables sur le site du ministère de la culture p 81 et 82.Il est cité : 'Proscrire l'implantation de bâtiments et d'équipements de grande hauteur ou rompant avec l'échelle locale en front de Loire' 'Limiter la hauteur des nouveaux bâtiments à celles des constructions existantes'.
Conclusion de la DREAL: 'Le projet de construction du Clos César s'implante dans la pente du coteau Nord de la Loire, au sein d'un tissu urbain déjà constitué de maisons individuelles plus ou moins denses. Les bâtiments projetés, aux volumes imposants, participent à réduire la qualité paysagère et bucolique de la vue depuis la Prairie des Accruaux , en créant un effet de dominance des habitations de la rue des Iles.
Son intégration dans le paysage de la prairie des Accruaux , représentatifs de la vue du Val de Loire UNESCO, tient uniquement au fait de masquer la façade des nouveaux immeubles par une lisière plantée.'

Contribution n°51 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 septembre 2026 à 11h51
Il nous avait été présenté un projet avec un hôtel de standing. Nous avons entendu parlé d'un hôtel IBIS. Nous en sommes bien loin. [...]
Il nous avait été présenté un projet avec un hôtel de standing. Nous avons entendu parlé d'un hôtel IBIS. Nous en sommes bien loin.
Pouvez-vous nous confirmer quel hôtel sera implanté ?
Comment vous pouvoir survivre les hôteliers locaux actuels ?

Contribution n°50 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 septembre 2026 à 11h51
Vous avez écrit vous être inspirés des bâtiments historiques locaux pour l'esthetique.
Comment expliquez-vous la ressemblance [...]
Vous avez écrit vous être inspirés des bâtiments historiques locaux pour l'esthetique.
Comment expliquez-vous la ressemblance avec tous ces nouveaux bâtiments qui poussent un peu partout ?

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