Contribution n°13 (Web)
Déposée le 7 septembre 2026 à 16h27
Un objectif de cette ampleur ne peut, à mon sens, être inscrit dans un document d’urbanisme structurant pour le territoire sans que ses conséquences aient été suffisamment étudiées, expliquées et débattues.
1. Une absence d’étude globale sur les conséquences pour la vallée
La suppression ou la transformation d’une emprise de stationnement au Pré de Mme Carle ne concerne pas uniquement le parking lui-même. Elle aura nécessairement des conséquences sur l’ensemble de la vallée : circulation, stationnement de report, accès aux sites de montagne, activité touristique, fonctionnement des commerces et hébergements, fréquentation d’Ailefroide et des autres secteurs de la vallée, sécurité et gestion des flux en période estivale.
Or, je ne constate pas, dans les documents du SCoT, d’étude suffisamment précise permettant d’évaluer globalement ces conséquences et de présenter un véritable scénario de transition.
Il ne paraît pas raisonnable de décider de la renaturation de deux hectares sans avoir préalablement répondu à des questions essentielles : où seront reportés les véhicules ? Quelles capacités de stationnement seront nécessaires ? Comment seront organisées les navettes et les mobilités alternatives ? Quelles seront les conséquences économiques et touristiques ? Comment sera assurée l’accessibilité aux pratiquants de la montagne, aux habitants, au jeune public pour les initier à la haute-montagne, aux professionnels et aux services de secours ?
Ces questions sont d’autant plus importantes dans le contexte actuel, marqué par les événements torrentiels récents et par la nécessité de réfléchir à long terme sur les accès au Pré de Madame Carle.
2. Une concertation inexistante avec la population et les acteurs locaux
Un projet susceptible de modifier profondément l'accès et les usages d'un site aussi emblématique du territoire devrait faire l'objet d'une concertation approfondie avec les habitants, les professionnels, les associations, les pratiquants de la montagne et l'ensemble des acteurs concernés.
La population doit pouvoir comprendre précisément ce qui est envisagé : où sera reporté le stationnement ? selon quel calendrier ? avec quels moyens financiers et quelles solutions alternatives ?
Inscrire un objectif aussi précis que la renaturation de deux hectares dans le SCoT sans avoir préalablement défini et partagé les conditions de cette transition me paraît prématuré.
3. La nécessité d'une transition progressive et anticipée
Je ne remets pas la nécessité de mieux préserver le site du Pré de Madame Carle. Au contraire, cet objectif peut être pertinent sur le plan environnemental, encore faut-il que cette pertinence soit démontrée.
En revanche, la méthode et le calendrier doivent être adaptés aux réalités du territoire.
Une transformation aussi importante doit être anticipée et accompagnée. Elle doit permettre de mettre progressivement en place des solutions alternatives : stationnements relais, navettes, amélioration des mobilités collectives, organisation des flux, information des visiteurs, accompagnement des professionnels. Les études doivent quantifier l’impact sur l’économie, et en fonction, les élus locaux devront plancher sur une transition progressive de l’économie de la vallée, tournée vers le tourisme depuis un siècle et demi.
Ainsi, une renaturation progressive et partielle du parking pourrait constituer une première étape beaucoup plus réaliste. Elle permettrait d'expérimenter de nouvelles modalités d'accès, d'en mesurer les conséquences et d'adapter progressivement le dispositif avant d'envisager une renaturation plus importante. Cette approche serait également cohérente avec l'historique des réflexions sur le site, qui ont déjà envisagé une renaturation partielle et une réduction du stationnement plutôt qu'une disparition brutale de celui-ci.
4. Une disposition qui doit être nuancée dans le SCoT
Je demande donc que la rédaction du SCoT soit réexaminée et, à tout le moins, nuancée.
Plutôt que d'inscrire comme objectif la renaturation d'environ deux hectares de la zone de stationnement, il serait préférable de prévoir un objectif de renaturation progressive et partielle, conditionné à la réalisation préalable des études nécessaires, à la mise en place de solutions alternatives de mobilité et de stationnement et à une véritable concertation avec les habitants et les acteurs locaux.
Le SCoT doit donner une direction au territoire, mais il ne doit pas figer prématurément une solution dont les conséquences n'ont pas encore été suffisamment étudiées. En conclusion, je considère que l'objectif de renaturation de deux hectares du parking du Pré de Madame Carle, dans sa rédaction actuelle, est trop précis, insuffisamment justifié et insuffisamment accompagné par un véritable projet de transition. La protection de l'environnement et la préservation du Pré de Madame Carle ne doivent pas être opposées aux besoins du territoire : elles doivent être construites avec les habitants et les acteurs locaux, dans une démarche anticipée, progressive et concertée.
Je demande donc à la commission d'enquête de prendre en considération ces observations et de rendre un avis défavorable au projet de SCoT en l'état, ou, à tout le moins, de demander que cette disposition soit profondément réexaminée et reformulée afin de privilégier une renaturation progressive et partielle, accompagnée d'études d'impact à l'échelle de la vallée, d'une concertation approfondie et de solutions concrètes de report du stationnement et de mobilité.
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 3 septembre 2026 à 12h44
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la crue du 28 août (à la Sainte Monique, c'est la panique) aura eu l'avantage de mettre un point final à certaines interrogations, comme celle concernant la route de Cézanne.
Elle aura au moins un autre avantage, concernant Ailefroide en tout cas, de remettre la question du SAGE au premier plan.
A Ailefroide, le caractère exceptionnel de la crue du torrent Saint Pierre est dû à deux facteurs complètement indépendants :
- la violence des pluies qui ont frappé les hauts sommets des bassins des Glaciers Blanc et Noir, alors même que la pluie était très modéré à Ailefroide et à Cézanne ;
- l'incurie politico-administrative qui a laissé les embâcles s'accumuler depuis au moins 2023, après les grosses crues dans le torrent Saint Pierre et le Ravin Pelvoux-Pélissier, sans aucune tentative pour les sortir du lit du torrent.
Le barrage d'Ailefroide a été construit, autour de 1930, à une époque où il n'y avait pas un arbre à Ailefroide. La question des embâcles n'était donc pas à l'ordre du jour et la conception du barrage n'en a pas tenu assez compte. Au-dessus du déversoir, il y a en effet une passerelle en béton qui n'est pas assez surélevée : elle a bloqué tous les embâcles, forçant le courant à contourner l'ouvrage d'art, et inondant le bas de la Maison de la Montagne et les deux chalets suivants. Si l'on consulte les anciens, ce serait une première.
Je rajouterais à cela la crainte d'une menace existentielle : tout le site d'Ailefroide est constitué d'amas morainiques importants et sans doute profonds qui font qu'il y a en général beaucoup plus d'eau qui passe par dessous le barrage que par le captage. lui-même (article de Gignoux en 1946 dans la Houille Blanche).
Vu l'épaisseur de l'amas morainique et la faible dimension de la retenue, il n'est pas certain que le barrage repose sur le soubassement rocheux.
Si ce n'est pas le cas, on pourrait craindre que les débordement latéraux n'aient sapé les bases du barrage qui pourrait bien vouloir voguer vers la mer lors de la remise en eau.
Je serais responsable, je me dépêcherais de vérifier ce point : EDF peut sans doute répondre, mais a-t-elle seulement les archives de la Compagnie Planche.
Pour revenir aux embâcles, l'entretien des torrents est, si j'ai bien compris, du ressort de leurs propriétaires, sauf quand ce propriétaire est la commune, auquel cas, c'est la com-com et GEMAPI qui prennent la relève.
Le cas des embâcles est peut-être plus litigieux et je ne sais pas si la responsabilité est bien claire.
Toujours est-il que le SCoT pourrait expliciter ces points, en prévoyant les procédures d'élimination des embâcles sur les quelques sites critiques. Que ce soit la commune ou la com-com, on pourrait prévoir des journées portes ouvertes, sur le mode des corvées de béal, où des employés et des engins communaux ou de la com-com seraient appuyés par des volontaires pour sortir les troncs du lit, les débiter et exploiter le bois exploitable.
En tout état de cause, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé.
Les collectivités devraient craindre qu'EDF, échaudé par ces crus à répétition où ils sont les seuls à assumer le coût de la remise en état du barrage, ne finisse par préférer fermer ce captage, ce qui aurait certainement un effet très dommageable sur le budget communal.
Contribution n°11 (Email)
Déposée le 29 août 2026 à 08h33
Bonjour, ci-joint ma contribution à l’enquête public sur le SCoT
Luc MAESTRAGGI
Document joint
Contribution n°10 (Email)
Déposée le 29 août 2026 à 08h33
Bonjour, ci-joint ma contribution à l’enquête public sur le SCoT
Luc MAESTRAGGI
Document joint
Contribution n°9 (Email)
Déposée le 28 août 2026 à 09h59
Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint un résumé des échanges que vous avez eu avec les adjoints au Maire Mr GAUTHIER et Mme ESTRANGIN lors de la permanence du 26 août à Puy St Vincent.
Bonne réception
Document joint
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 28 août 2026 à 12h29
L'enquête publique du SCoT du Pays des Écrins doit être l'occasion de réfléchir à quel modèle de société nous voulons pour notre secteur de montagne.
Mon avis est que la limitation du développement touristique peut être la clef d'un futur durable, respectueux et équilibré.
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 25 août 2026 à 16h21
Document joint
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 24 août 2026 à 14h44
Anticiper l’évolution climatique et ses conséquences diverses, notamment sur l’environnement
- en terme de sécurité avec des événements exceptionnels revenant plus souvent et à caractère catastrophique. Cela va nécessiter d’anticiper les moyens de faire face, ce qui va coûter moins cher que la gestion dans l’urgence mais va nécessiter de faire des choix d’investissement. Cela va concerner la qualité de la vie quotidienne des habitants.
- en terme d’activité économique basée sur l’attractivité touristique de supports qui vont évoluer, se modifier, qui vont être moins calés avec les rythmes sociaux (comme les congés). Cela devrait amener à faire des choix d’investissement qui orientent ce que peut devenir notre territoire et peuvent se démarquer de ce qui fonctionne actuellement.
- en terme de migration de population attirée par des territoires moins exposés aux situations extrêmes qui vont se généraliser (canicule) . Reste à évaluer si cette migration sera saisonnière (résidences secondaires) ou définitives (sur quels supports professionnels)
- en terme surfréquentation, touristique saisonnière déjà apparente et très marquée dans d’autres territoires/pays. Développer notre territoire en anticipant pour ne pas l’accentuer et y faire face, la gérer semble une préoccupation qui est déjà actuelle.
Baser notre développement sur un tourisme de qualité plutôt que quantitatif, en s’appuyant sur les atouts naturels de nos territoires et en évitant de les dénaturer. Ne pas rechercher à ressembler à des parcs d’attraction en développant des infrastructures artificielles supplémentaires, charge financière pour nos budgets de fonctionnement mais s’appuyer sur notre cadre de vie, son authenticité, en investissant pour le mettre en valeur pour une pratique touristique apte à alimenter une économie locale indispensable pour la survie des territoires. Cela implique des réflexions et choix de type économique et une conscience des atouts de notre territoire.
Cela va nécessiter de réguler, organiser l’accueil (diminuer le tourisme de passage et ne pas l’encourager) pour préserver nos territoires dans la durée. Les professionnels devraient avoir les retombées du fait d’exercer dans des territoires reconnus pour leur qualité de vie ! Nous pouvons être singulier et être attractif, en tout cas suffisamment pour y faire vivre une économie locale / regardons autour de nous les dégâts causés par l’attractivité à outrance.
Dans les décisions de développement, mettons en avant l’intérêt général du territoire, des habitants. Les intérêts privés, extérieurs peuvent être intéressants à entendre mais doivent être remis à leur juste place dans les décisions à prendre au service du territoire.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 22 août 2026 à 00h46
A ce jour rien n'est fait et visiblement rien de prévu.
Toute les années il faut appeler la comcom pour des débordement de fosse septique (accueil du camping,fosses en aval du chalet canadien celle qui reçoit l'épicerie, le chalet hotel, les clouzis, le bureau des guides, et les chalets rougny, Martin le magasin de sport. J'ai été gérant du gîte lei mendi pendant huit ans et il arrive que le surplus de la fosse parte au torrent.
Avant toute chose parré au plus urgent dans la sécurité des biens et l'assainissement.
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 21 août 2026 à 15h32
J’ajouterais que pour les parties “économie et commerce” et “attractivité”, à des fins de cohérence d’ensemble et pour ne pas apparaître comme la “vallée des ploucs” par rapport, entre autres, à Ceillac ou St Veran, il faudrait une réglementation plus stricte sur les enseignes commerciales, panneaux et oriflammes comprises, pour que les premiers soient en harmonie avec l’environnement (pas de couleurs criardes ou d’éclairages “tape à l’œil”) et de dimensions limitées et interdire totalement les oriflammes et autres panneaux type pizzeria, burger ou kebab temporaires, y compris portés par des vans commerciaux itinérants.
Par ailleurs, il faudrait envisager de mettre des toilettes sèches, au moins à Ailefroide, près des blocs pour les grimpeurs. En effet, les déjections humaines y sont nombreuses et participent à donner l’image d’un alpage de ploucs.
Enfin, concernant le réseau d’assainissement d’Ailefroide, j’appuie totalement la contribution du professeur. En aval d’Ailefroide, le torrent sent régulièrement fortement et de loin la matière fécale. Cela interroge quand à la salubrité des nombreuses activités liées au torrent en aval et dessert l’attractivité du fond de notre vallée.
Ce schéma directeur de l’eau me semble être effectivement un préalable.
Et, “dura lex sed lex”, que les décisions qui seront prises relativement au Scot, n’aboutissent ni une augmentation de la dette des communes ni à une augmentation des impôts pour les particuliers et les entreprises de notre vallée.