Contribution n°608 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 22h51
Pour un aménagement respectueux de l'identité de Mathieu, de la santé environnementale et de la participation des habitants
En tant qu'habitante de Mathieu, je souhaite apporter ma contribution concernant l'OAP Laurélie, située à l'une des entrées de notre village.
Je suis attachée à l'identité de Mathieu, à son caractère villageois, à la qualité de ses paysages et à son environnement. Je ne suis pas opposée par principe à l'évolution de notre commune ni à l'accueil de nouveaux habitants. Mais je considère que les projets d'aménagement doivent être pensés avec attention, dans le respect des caractéristiques du territoire et des enjeux environnementaux actuels.
Un projet qui mérite d'être réinterrogé
L'OAP Laurélie prévoit l'aménagement d'un secteur d'environ 0,8 hectare pour la réalisation de trois maisons individuelles. Cette faible densité interroge sur la cohérence du projet avec les ambitions de sobriété foncière portées par le PLUi-HM et les objectifs de réduction de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers.
À l'heure où chaque hectare doit être considéré comme une ressource précieuse, il me semble indispensable de justifier la pertinence de cette urbanisation et de rechercher des solutions permettant de limiter davantage la consommation foncière.
Préserver une entrée de village et son identité paysagère
Le secteur Laurélie occupe une place particulière dans le paysage de Mathieu, puisqu'il participe à la perception de l'entrée du village. Son aménagement ne peut donc être envisagé uniquement sous l'angle de la construction de nouveaux logements. Il doit aussi prendre en compte la qualité paysagère, les perspectives visuelles, la végétation existante et l'intégration architecturale des futures constructions.
La préservation des arbres, des haies et des espaces de pleine terre doit constituer une priorité. La lisière paysagère de 10 mètres prévue dans l'OAP mérite notamment d'être confortée par des prescriptions précises garantissant sa qualité écologique et sa pérennité.
Faire de la santé environnementale un véritable principe d'aménagement
Le PLUi-HM affiche des ambitions en matière d'adaptation au changement climatique, de préservation de la biodiversité, de gestion des eaux pluviales et de santé environnementale.
Ces ambitions doivent trouver une traduction concrète dans chaque projet d'aménagement, y compris lorsqu'il concerne un secteur de taille limitée. Pour Laurélie, cela implique notamment de préserver les sols vivants, de limiter au maximum leur imperméabilisation, de favoriser l'infiltration naturelle des eaux pluviales, de maintenir les continuités végétales et de concevoir des espaces favorables à la biodiversité.
Il convient également de prendre en compte les déplacements, les accès et les possibilités de cheminements piétons et cyclables sécurisés, afin de ne pas renforcer systématiquement la dépendance à la voiture.
La santé environnementale ne devrait pas être une simple intention affichée dans les documents de planification, mais un principe qui guide concrètement les choix d'aménagement.
Associer réellement les habitants à la conception du projet
Je souhaite particulièrement insister sur la place des habitants dans la définition de l'avenir de leur commune. Un projet situé à une entrée de village concerne l'ensemble des habitants, et pas uniquement les propriétaires ou les riverains immédiats. Il participe à l'identité collective de Mathieu et à la qualité de notre cadre de vie.
Je considère donc qu'il serait pertinent de ne pas figer dès maintenant les modalités d'aménagement de ce secteur, mais d'engager une véritable démarche de concertation avec les habitants.
Il ne s'agirait pas simplement de présenter un projet déjà élaboré pour recueillir des observations, mais de permettre aux habitants de participer en amont à la réflexion : quels usages pour cet espace ? Quelle place pour la nature ? Quelle forme d'habitat ? Quelle intégration dans le paysage ? Quels aménagements seraient réellement utiles à la commune, aux habitants de ce secteurs et à leurs voisins ?
Cette démarche pourrait prendre la forme d'ateliers citoyens, de rencontres sur site et de temps de réflexion collective, associant les habitants, les riverains et les acteurs concernés.
Elle permettrait de construire un projet mieux partagé, plus adapté aux besoins réels de Mathieu et davantage en phase avec les ambitions environnementales du PLUi-HM.
Au regard de ces éléments, je demande :
• Le réexamen de l'OAP Laurélie, notamment de sa consommation foncière, de sa faible densité et de sa cohérence avec les objectifs de sobriété foncière du PLUi-HM.
• Le renforcement des prescriptions environnementales et paysagères, pour préserver les arbres, les sols, la biodiversité, les espaces de pleine terre et la qualité de cette entrée de village.
• Une prise en compte concrète de la santé environnementale, notamment concernant la gestion des eaux pluviales, les mobilités douces et l'adaptation au changement climatique.
• L'organisation d'une véritable concertation avec les habitants, en amont de la définition d'un projet d'aménagement pour ce secteur, afin de construire collectivement des propositions respectueuses de l'identité et des besoins de la commune.
Je demande en conséquence que l'OAP Laurélie soit réexaminée et que ses orientations soient retravaillées dans le cadre d'une démarche associant réellement les habitants, avant que des choix d'aménagement définitifs ne soient arrêtés. L'avenir de Mathieu mérite d'être pensé avec ses habitants, en conciliant l'accueil de nouvelles populations, la préservation de notre environnement, l’identité du village, sa cohérence architecturale et la qualité de vie des générations présentes et futures.
Virginie RIO
Contribution n°607 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 22h36
En tant qu'habitant et salarié de l'agglomération, je dénonce fermement les orientations de ce projet de PLUi-HM. Sous couvert de principes théoriques, ce document tourne le dos à la réalité du terrain, organise une casse sociale et financière, et s'attaque directement à la liberté de déplacement des citoyens.
1. Bétonisation pavillonnaire, perte d'intimité et chantage promotionnel indirect
- Invasion des immeubles dans les zones pavillonnaires : Autoriser la construction d'immeubles hauts à proximité immédiate de maisons individuelles détruit purement et simplement l'intimité des habitants (vues directes sur les jardins et les pièces de vie).
-Dépréciation immobilière et effet domino : Cette perte de qualité de vie entraîne une baisse brutale de la valeur vénale des maisons voisines. Les propriétaires subissent un véritable chantage indirect : leur cadre de vie étant dégradé et leur bien dévalué, ils se retrouvent poussés à vendre à leur tour à des promoteurs immobiliers pour y construire d'autres immeubles. C'est un engrenage qui détruit progressivement les quartiers résidentiels.
2. Injustice foncière, hausse des coûts et illusion des aides sociales
-Spoliation des propriétaires : Le déclassement du jour au lendemain de terrains devenant inconstructibles prive des familles de la valeur de leur bien, sans la moindre indemnisation.
-La propriété réservée à une élite : En restreignant drastiquement l'offre foncière, la rareté fait exploser le prix du mètre carré. La maison individuelle et l'accès à la propriété deviennent des privilèges réservés aux plus aisés.
-L'impact du foncier sur le logement social (Exemple de la Grâce de Dieu) : L'explosion des prix du foncier frappe aussi les bailleurs sociaux, qui construisent plus cher et doivent répercuter ces coûts. Sur le terrain (comme à la Grâce de Dieu), la démolition de logements anciens à loyers modérés laisse place à des programmes où le cumul des loyers et des charges fait exploser la facture finale pour les locataires.
Le piège des aides au logement : L'APL est plafonnée, tout le monde n'y a pas droit, et elle ne couvre pas l'explosion des charges collectives. L'augmentation du coût global des logements pousse les ménages vers le surendettement et surcharge les budgets d'aide sociale d'urgence de la collectivité (CCAS/FSL). La vraie réponse sociale réside dans des loyers modérés dès le départ et des charges minimales.
3. Liberté de déplacement, pénibilité du travail et déconnexion des zones industrielles
-La réalité du travail physique : Vouloir imposer le vélo ou le transport en commun à l'ensemble de la population ignore la pénibilité des métiers de terrain. Salarié dans l'industrie, je manipule près de 10 tonnes de marchandises par semaine. Après une journée de travail physique éprouvante, exiger des travailleurs qu'ils reprennent un vélo est une totale méconnaissance de la fatigue réelle. Le confort et l'autonomie de la voiture individuelle restent une nécessité absolue.
-Le choix éclairé et non l'imposition : La liberté individuelle de se déplacer doit être garantie. La voiture demeure le moyen de transport privilégié et indispensable pour une immense majorité de personnes. La collectivité doit multiplier les offres sans jamais punir ou contraindre ceux qui ont besoin de leur véhicule.
-L'impasse des zones industrielles et des périphéries : Les investissements lourds sont concentrés sur l'hyper-centre et les franges immédiates de Caen, délaissant les zones d'activités extérieures où se situent pourtant les emplois industriels. La collectivité perçoit la taxe mobilité auprès des entreprises périphériques, mais n'y propose pas de fréquences adaptées — ce qui prouve bien que la voiture y reste irremplaçable.
4. Mutation économique et vulnérabilité du territoire face à l'IA
-Incohérence face à la métamorphose de l'emploi : Ce plan d'urbanisme a été conçu pour un modèle tertiaire de bureau en pleine mutation. Les travaux de l'Abilene Academy ainsi que les alertes des institutions internationales démontrent que le bassin caennais figure parmi les territoires les plus vulnérables de France face à l'impact de l'Intelligence Artificielle sur les emplois administratifs et de bureau. Planifier l'urbanisme sur un modèle hyper-centré sur les bureaux est une erreur stratégique.
-Priorité aux métiers de terrain : Les emplois essentiels de demain restent les métiers manuels, d'artisanat, d'industrie, de maintenance et de soin. Ces activités requièrent du matériel, des véhicules utilitaires et des déplacements quotidiens qu'aucun réseau de transport en commun ne pourra remplacer.
Conclusion :
Un Plan Local d'Urbanisme doit être au service des habitants et s'adapter à leur mode de vie, et non l'inverse. Je demande la révision de ce projet pour qu'il réintègre le respect de la liberté de déplacement, prenne en compte la pénibilité des travailleurs industriels, cesse la stigmatisation de l'automobile, protège les zones pavillonnaires contre le chantage des promoteurs et préserve le pouvoir d'achat des citoyens de l'agglomération.
Contribution n°606 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 22h15
Le seul côté non construit recevrait des immeubles de 4 à 7 niveaux !!! 18 mètres de haut ! Le lieu est sublime et devrait plutôt être dédié à la promenade pour tous les mondevillais et usagers du collège qu'aux spéculations immobilières.
Contribution n°605 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 22h07
Je suis propriétaire des parcelles cadastrées AK 106, 423 et 427, comprises dans le périmètre de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation dite « Liberté / Des Jardins » à Démouville.
Je conteste cette OAP et j’en demande la suppression pure et simple.
Je sollicite par ailleurs le classement de mes parcelles en zone U4c, ce qui permettrait une urbanisation mesurée, cohérente avec l’habitat environnant et respectueuse de la qualité paysagère du site.
1. Une OAP insuffisamment précise et dépourvue de calendrier de réalisation
Une OAP a vocation à orienter les projets avec un degré de précision suffisant pour rendre ses objectifs compréhensibles et applicables, tout en demeurant cohérente avec le PADD et les choix exposés dans le dossier de PLUi-HM.
Or, en l’état, l’OAP prévoit une opération dense et globale sans définir les conditions concrètes de sa mise en œuvre. Elle ne précise ni les étapes nécessaires, ni l’articulation entre les différentes parcelles, ni les modalités permettant à chaque propriétaire de connaître les possibilités réelles d’évolution de son bien.
Aucun phasage ni calendrier n’est prévu. Cette carence est particulièrement préjudiciable dans un secteur composé de plusieurs propriétés privées : elle laisse les propriétaires dans une incertitude durable et ne garantit ni la faisabilité de l’opération d’ensemble ni la possibilité d’une urbanisation progressive. L’OAP crée ainsi une forte contrainte sans fournir le cadre opérationnel correspondant.
Par ailleurs, la parcelle cadastrée n° 427, incluse dans le périmètre de l'OAP, comprend plusieurs bâtiments existants. Or, l’OAP ne dit rien du sort de ces bâtiments : elle ne précise pas s'ils sont appelés à être maintenus, transformés ou démolis pour permettre l'opération d'ensemble.
Cette lacune me laisse là aussi dans l'incertitude sur les possibilités d'évolution de mon bien et sur son articulation avec le programme envisagé.
Je précise que ces bâtiments n’ont pas de valeur patrimoniale particulière, et que la présente observation ne constitue en aucun cas une demande de protection ou d'identification patrimoniale de ces bâtiments, que je ne sollicite pas.
2. Des choix qui ne sont pas justifiés par le dossier
Il ne ressort pas des documents de justification des choix retenus que la collectivité ait expliqué de manière suffisante le choix de ce périmètre précis, la densité imposée, la typologie en petits collectifs, la nécessité d’un programme destiné aux personnes âgées sur ce site, ni la faisabilité foncière d’une opération conduite sur plusieurs propriétés.
La programmation paraît donc avoir été arrêtée sans étude suffisamment circonstanciée des caractéristiques réelles du terrain, de son environnement bâti et végétal, de ses accès et de son morcellement foncier.
3. Une référence contestable à une marque et à un opérateur déterminé
L’OAP fait référence à un «papyloft». Cette dénomination correspond à une marque déposée, et son emploi paraît susceptible d’orienter le projet vers un concept identifié et vers un bailleur social déterminé : CDC Habitat (anciennement La Plaine Normande), propriétaire de la marque.
Or, un document de planification doit définir des objectifs d’aménagement et d’habitat de manière objective et neutre ; il n’a pas vocation à promouvoir une marque commerciale ni à préorienter le projet vers un opérateur particulier.
4. Un besoin supplémentaire en logements qui n’est pas démontré
La densification projetée n’est pas justifiée par une insuffisance établie de l’offre de logements, un programme d’environ 250 logements étant déjà prévu à l’horizon 2031 sur une autre OAP à Démouville (Secteur de Malassis).
Dans ce contexte, le dossier devrait démontrer, à partir de données démographiques, des objectifs du PLUi-HM et du programme d’orientations et d’actions, pourquoi 30 à 35 logements supplémentaires et une densité minimale d’environ 45 logements par hectare seraient indispensables précisément sur ce secteur. En l’absence d’une telle démonstration, l’intensité de la programmation apparaît disproportionnée.
5. Une opération rendue aléatoire par l’interdépendance de plusieurs propriétaires
Le périmètre repose sur des parcelles appartenant à plusieurs propriétaires distincts. La réalisation d’une opération unique de 30 à 35 logements suppose donc une coordination foncière étroite, voire une maîtrise foncière unifiée, qui n’est ni acquise ni analysée. Chaque propriétaire devient, de fait, dépendant de la volonté, du calendrier et des décisions des autres.
Cette situation peut bloquer durablement toute évolution individuelle des parcelles.
Une orientation aussi contraignante ne peut raisonnablement reposer sur une hypothèse de regroupement foncier dont la faisabilité n’est pas démontrée.
6. Un schéma de circulation incohérent
Les parcelles incluses dans le périmètre de l’OAP ne sont actuellement desservies que par une seule voie publique en impasse.
Un second accès est prévu sur le schéma de l’OAP depuis la rue de la Liberté, qui est représenté à titre indicatif sur la parcelle 449. Or, cette parcelle constitue le chemin d’entrée privé desservant la parcelle 429, et elle n’est pas incluse dans le périmètre de l’OAP.
Par ailleurs, la voie de circulation douce prévue par le schéma emprunte elle aussi une parcelle qui n’est pas incluse dans le périmètre de l’OAP.
Ces incohérences fragilisent la faisabilité du parti d’aménagement : l’orientation compte sur un ouvrage extérieur à son propre périmètre, et sur une création de voie nouvelle sans que la disponibilité foncière, le financement ou les conditions de réalisation soient établis.
Plus largement, aucune solution alternative de desserte ne paraît être possible, réduisant la desserte du projet à une seule voie d’accès en impasse, ce qui semble insuffisant au regard de la densité envisagée.
7. Une densité excessive, incompatible avec le tissu environnant et la qualité paysagère du site
La programmation envisagée, fondée sur de petits collectifs pouvant atteindre 12 mètres de hauteur introduirait à cet emplacement une rupture d’échelle manifeste avec l’habitat environnant.
Une telle hauteur et une telle densité sont inadaptées à un secteur à dominante résidentielle et arborée. Elle impliquerait nécessairement des emprises bâties, des accès, du stationnement et des surfaces imperméabilisées importants, au détriment de la qualité paysagère existante.
Ce choix est d’autant moins compréhensible que les orientations générales du PLUi-HM mettent en avant la sobriété foncière, la préservation des continuités écologiques et des espaces verts, l’intégration paysagère ainsi qu’une densification adaptée au tissu existant.
Dès lors, la programmation d’un habitat collectif pouvant atteindre 12 mètres de hauteur devrait être étayée par une étude de capacité démontrant que les logements, les accès, la liaison douce, le stationnement et la qualité paysagère peuvent être conciliés sur ce site. En l’absence d’une telle démonstration, la programmation paraît insuffisamment adaptée aux caractéristiques du secteur.
Par ailleurs, il convient de relever qu’une partie représentée en vert mais non légendée sur le projet d’OAP, semble correspondre à la zone protégée figurant dans le PLU actuellement en vigueur.
Or, cette “zone verte” n’apparaît plus dans le projet de plan de zonage du PLUi-HM.
Cette évolution est particulièrement opportune au regard de la faible valeur arboricole et de l’état sanitaire des sujets présents sur le site. En effet, selon un rapport d’expertise de l’ONF réalisé en Juillet 2021, la plupart des arbres sont malades ou doivent être abattus en raison du danger qu’ils présentent. La suppression de cette protection permet ainsi de tenir compte de l’état réel du peuplement arboré et d’éviter le maintien d’une contrainte qui n’est pas justifiée.
Je sollicite donc le maintien de la suppression de cette zone protégée.
8. Le classement en zone U4c constitue une solution plus cohérente et proportionnée
Le classement demandé en zone U4c ne vise pas à soustraire les parcelles à toute urbanisation. Il permettrait au contraire leur évolution dans le respect des règles communes de la zone, avec des formes bâties, des hauteurs et une densité compatibles avec le voisinage. Il favoriserait une urbanisation progressive et réaliste, sans rendre les propriétaires interdépendants, tout en permettant de conserver une part substantielle de la trame arborée et des espaces perméables.
Conclusion et demandes
Pour l’ensemble de ces motifs, je demande à Monsieur le Président de la Commission d’Enquête, d’émettre un avis favorable :
1. à la suppression pure et simple de l’OAP « Liberté / Des Jardins » ;
2. au classement de mes parcelles en zone U4c,
3. à ce qu'aucune prescription de protection ou d'identification patrimoniale ne soit introduite sur les bâtiments existants de la parcelle n° 427
4. à ce que soit maintenue la suppression de la zone protégée
Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération la présente contribution et de recommander la modification du projet de PLUi-HM en conséquence.
Documents joints
Contribution n°604 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 21h57
Analyse des points de vigilance pour notre commune
L'examen approfondi du projet de PLUi-HM pour la commune de Mathieu met en lumière plusieurs incohérences et sujets de préoccupation majeurs qui méritent d'être réexaminés avant l'adoption définitive du document :
Le dossier central de la ZAC de la Gare : C'est le point qui soulève le plus d'interrogations. L'Orientation d'Aménagement et de Programmation (OAP) prévue sur ce secteur paraît surdimensionnée au regard des besoins réels en logements de la commune. Elle suscite de fortes inquiétudes concernant la surconsommation de terres agricoles, l'impact sur les mobilités, la gestion des risques d'inondation et de ruissellement, ainsi que la saturation des réseaux (eau potable et eaux pluviales). Ce projet demande un examen beaucoup plus rigoureux pour s'adapter aux enjeux climatiques et préserver notre cadre de vie.
Des incohérences notables dans les Espaces Paysagers à Protéger (EPP) : Le plan de zonage comporte des contradictions surprenantes. Des parcelles dotées d'une végétation mature et d'un réel intérêt écologique se retrouvent sans aucune protection, tandis que des terrains déjà bâtis, viabilisés ou dépourvus d'arbres se voient classés en EPP, ce qui manque de cohérence.
Une rupture d'équité entre des parcelles voisines : Sur certains axes (comme la route d'Anisy ou la route du Londel), des parcelles se faisant face et présentant des structures paysagères et écologiques identiques subissent un traitement réglementaire totalement opposé.
Une confusion entre domaine public et privé : Le long de certains axes structurants (comme la route de Caen), des contraintes de protection paysagère sont appliquées à des jardins privés alors que la valeur visuelle du site repose en réalité sur l'alignement d'arbres situé sur le domaine public, ce qui risque de complexifier de futurs aménagements de voirie.
Un patrimoine à mieux valoriser : Le bâti ancien et les éléments caractéristiques de notre patrimoine (comme les murs en pierre de Caen) mériteraient d'être plus finement recensés et protégés.
Ce qui est demandé :
Il est primordial de revoir et d'ajuster le document graphique pour corriger ces incohérences de zonage, et surtout de remettre à plat le projet de la ZAC de la Gare afin de garantir un développement urbain plus mesuré, respectueux de l'environnement, des terres agricoles et de la réalité du terrain.
Contribution n°603 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 21h14
Quand on parle de la ZAC de la Gare, on parle beaucoup du nombre de logements à construire. Pourtant, construire 225 logements, c’est aussi accueillir plusieurs centaines de personnes supplémentaires et devoir répondre durablement à leurs besoins.
L’étude d’impact estime que les 225 logements correspondraient à environ 540 habitants supplémentaires.
À l’échelle d’une commune comme Mathieu, cela représente une évolution importante. Avant de confirmer un projet de cette ampleur, il me semble donc indispensable de se demander non seulement où construire ces logements, mais surtout si les équipements et les services de la commune sont réellement dimensionnés pour accueillir cette population supplémentaire dans de bonnes conditions.
*La première question concerne naturellement les familles : école, cantine, garderie, activités périscolaires, équipements sportifs et associatifs.
La capacité de l’école et des équipements périscolaires avait d’ailleurs déjà été interrogée lors de la concertation de la ZAC. La réponse apportée indiquait principalement que le projet serait réalisé progressivement sur douze ans, que les habitants n’arriveraient donc pas tous en même temps et que le profil des futurs foyers serait suivi au fur et à mesure des différentes phases.
Cette réponse ne me paraît pas suffisante.
Étaler les constructions dans le temps ne supprime pas les besoins qui seront créés. Au terme de l’opération, les 225 logements auront vocation à être occupés. Il me semblerait donc plus logique de connaître avant de fixer définitivement l’ampleur de la ZAC la capacité de l’école, de la cantine, de la garderie et des autres équipements, ainsi que les éventuelles adaptations qui seront nécessaires.
Mais la réflexion ne doit pas se limiter aux familles avec enfants.
*Il faut également anticiper le vieillissement de Mathieu
Les dernières données de l’INSEE montrent que le vieillissement de la population est déjà une réalité à Mathieu : en 2023, les 65-79 ans représentaient 19,7 % de la population et les 80 ans ou plus 4,8 %. La part des 65-79 ans est passée de 13,3 % en 2012 à 19,7 % en 2023.
Mathieu devra donc répondre simultanément aux besoins d’éventuelles nouvelles familles et à ceux d’une population existante qui avance en âge.
Cela pose notamment la question de l’accès aux professionnels de santé, des services de proximité, des transports, des logements adaptés, des cheminements piétons accessibles et de la possibilité de continuer à vivre à Mathieu lorsque l’on devient moins mobile ou que l’on utilise moins sa voiture.
Le projet prévoit bien 8 maisons destinées aux seniors. Leur implantation dans le nouveau quartier pose néanmoins la question de la proximité réelle et facilement praticable avec les commerces, les services et les lieux de vie du centre-bourg, particulièrement importante pour préserver l’autonomie avec l’âge.
Plus généralement, je m’interroge sur la logique qui consiste à définir assez précisément 225 logements et environ 540 habitants supplémentaires, alors que les conséquences sur l’ensemble des services et équipements semblent devoir être appréciées progressivement.
Un projet de cette importance aura nécessairement des effets sur l’école et le périscolaire, mais aussi sur les équipements sportifs et associatifs, les services de santé, les espaces publics, les déplacements, le stationnement et, demain, les besoins liés au vieillissement.
Il faudra également financer, faire fonctionner et entretenir ces équipements sur le long terme.
*Une décision qui engage plusieurs mandats municipaux
Le calendrier annoncé pour la ZAC est lui-même révélateur : avec une réalisation prévue sur environ douze ans, ce projet dépassera nécessairement la durée d’un mandat municipal.
Cela rend, à mes yeux, encore plus nécessaire une véritable anticipation.
Décider aujourd’hui d’un projet de 225 logements tout en renvoyant à plus tard la détermination précise des équipements qui seront nécessaires ne me paraît ni suffisamment rigoureux ni suffisamment responsable pour un projet qui engage l’avenir de Mathieu pendant de nombreuses années.
Les prochaines équipes municipales auront naturellement leurs propres choix à faire. Mais elles ne devraient pas se retrouver devant une situation déjà créée, avec des habitants installés et l’obligation de trouver dans l’urgence des solutions pour agrandir une école, adapter une cantine, créer de nouveaux services ou financer des équipements devenus indispensables.
Il ne s’agit pas de demander à une municipalité de prévoir exactement la situation dans quinze ans. En revanche, lorsqu’elle engage une opération d’une telle ampleur, il me paraît normal qu’elle présente dès aujourd’hui plusieurs scénarios d’évolution des besoins, les équipements susceptibles d’être nécessaires, leur calendrier, leur coût et leur mode de financement.
Une décision prise aujourd’hui ne devrait pas transférer aux élus et aux habitants de demain l’essentiel des conséquences qu’elle aura elle-même créées.
Je demande que la ZAC de la Gare soit réexaminée dans son dimensionnement actuel de 225 logements, en tenant compte de la capacité réelle de Mathieu à accueillir durablement la population correspondante.
Je souhaite que soient clairement présentés :
- les conséquences prévisibles des 225 logements sur l’école, la cantine, la garderie et les services périscolaires ;
- les capacités actuelles de ces équipements et leurs possibilités d’évolution ;
- les besoins supplémentaires en équipements sportifs, associatifs et espaces publics ;
- les besoins liés au vieillissement de la population : accès aux soins, logements adaptés, services de proximité et mobilité ;
- les investissements qui pourraient devenir nécessaires, leur calendrier prévisionnel et leur financement ;
- ainsi que les dépenses futures de fonctionnement et d’entretien qui resteraient à la charge de la collectivité.
Je demande surtout que ces besoins soient évalués avant de considérer comme acquis le dimensionnement de la ZAC, et non lorsque les habitants commenceront à arriver.
Si les équipements et les services nécessaires ne peuvent pas être adaptés raisonnablement à cette augmentation de population, cela doit pouvoir conduire à réduire le nombre de logements et à revoir profondément le projet.
La capacité d’un village à accueillir de nouveaux habitants ne se mesure pas uniquement à la superficie disponible pour construire. Elle dépend aussi de sa capacité à permettre à ses habitants de bien vivre au quotidien, qu’ils aient 5 ans, 40 ans ou 80 ans.
On ne devrait pas décider aujourd’hui du nombre de logements et laisser aux élus de demain la charge de découvrir quels équipements il faudra créer pour en assumer les conséquences.
C’est aussi pour cette raison que je considère que la ZAC de la Gare, dans son ampleur actuelle, n’est pas adaptée à Mathieu et doit être redimensionnée.
Contribution n°602 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 21h00
Je souhaite exprimer mon opposition au projet de ZAC de la Gare et demander que cette OAP soit au minimum envisagé autrement, au mieux carrément retirée du PLUi-HM. Il faut parfois savoir renoncer à de mauvais projets.
J'ai choisi de vivre à Mathieu parce que c'est un village, avec son identité, son cadre de vie et son environnement rural. Je n'ai pas choisi de vivre dans une ville.
Un projet de 225 logements sur 17 hectares me paraît totalement disproportionné par rapport à la taille et à l'identité de notre commune.
Les rues de Mathieu ne sont pas adaptées à l'augmentation importante de la circulation que pourrait générer ce nouveau quartier.
La rue d'Anguerny, notamment, connaît déjà des problèmes de vitesse et de circulation.
Je ne comprends pas non plus l'intérêt de déplacer ou d'implanter des commerces dans cette zone excentrée, éloignée du centre-bourg et des commerces existants, au risque de multiplier les déplacements en voiture plutôt que de conforter la vie du village.
Je trouve également aberrant de construire sur 17 hectares comprenant des terres agricoles de grande qualité, reconnues pour la richesse de leurs sols limoneux.
À l'heure du changement climatique, de la nécessaire préservation des terres agricoles et de l'importance de rapprocher la production alimentaire des lieux de consommation, ce choix me semble aller à contresens des enjeux actuels.
Enfin, je suis particulièrement inquiet des conséquences de l'artificialisation sur la gestion des eaux pluviales.
Le terrain se situe sur un point haut de la commune, avec une nappe phréatique proche de la surface dans sa partie sud.
Aujourd'hui déjà, lors de fortes pluies, l'eau dévale déjà la rue d'Anguerny vers la rue de la Chaussée et le centre-bourg. Qu'en sera-t-il lorsque plusieurs hectares auront été imperméabilisés ?
Je demande donc le retrait de l'OAP ZAC de la Gare du PLUi-HM et que le développement de Mathieu soit repensé à une échelle raisonnable, respectueuse de son identité villageoise, de ses terres agricoles et de la sécurité de ses habitants.
Nicolas Le Neindre
Contribution n°601 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 20h33
Contribution n°600 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 19h38
La création d’un futur lotissement va , de toute évidence , nous indiqué obligatoirement l’augmentation de ce problème . Merci d’y penser .
Contribution n°599 (Web)
Déposée le 8 octobre 2026 à 19h37
J'habite rue d'Anguerny depuis 35 ans. La nuisance sonore de la 4 voies Caen-Douvres n'a cessé d'augmenter avec le traffic.
Un mur ou merlon anti-bruit devient indispensable compte-tenu de l'impact des décibels sur la santé des riverains.
Merci de votre attention.