Les contributions

Contribution n°47 (Web)

Par Raphaël BRIOT
Déposée le 21 septembre 2026 à 16h16
Ce projet permettra de contribuer de façon significative à l’atteinte des objectifs relatifs à la programmation pluriannuelle de l’énergie [...]
Ce projet permettra de contribuer de façon significative à l’atteinte des objectifs relatifs à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié par décret le 23 avril 2020. Celui-ci a notamment retenu les objectifs suivants :

 Augmenter de plus de 50 % la capacité de production d’électricité renouvelable installée d’ici 2023 ;

 Plus de 33 000 MW de puissance éolienne terrestre installée au 31 décembre 2028.

 Plus de 35 000 MW de puissance photovoltaïque installée au 31 décembre 2028, majoritairement au sol

En second lieu, si la région Centre-Val de Loire contribue déjà significativement à la puissance installée avec environ 1,7 GW installés au 31 décembre 2024, le SRADDET fixe comme objectif de couvrir 100% des consommations énergétiques par la production régionale d’énergies renouvelables et de récupération
en 2050, et de réduire de 100% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine énergétique en 2050. L’énergie éolienne devra donc progresser fortement afin de prendre toute sa place dans l’atteinte de ces résultats.

Document joint


Contribution n°46 (Web)

Anonyme
Déposée le 21 septembre 2026 à 14h45
N’y a-t-il pas déjà assez d’éoliennes dans les environs de Baigneaux qui dénaturent complètement le paysage? (Cormainville par exemple pour n’en citer qu’un)
La destruction de l’avifaune (oiseaux) et des chiropteres (chauves souris) est désormais établi.
La proximité avec la base aérienne militaire de Bricy n’est-elle un frein rédhibitoire à l’implantation d’éoliennes comme cela a été le cas pour la commune de Tillay le Peneux à quelques kilomètres ?
Si nous écartons les intérêts financiers des uns et des autres, la solution pour les générations futures n’est-elle pas la décroissance en ce qui concerne la consommation d’énergie ?
Combien de tonnes de béton coulées dans cette terre beauceronne si fertile?
Qui ira chercher ces blocs de bétons enfouis lorsqu’ils faudra, un jour, aller les récupérer (parce que leur durée de vie n’est pas éternelle) ?

Réponse apportée

Société EES le 9 octobre 2026 à 14h55
• Densité des éoliennes :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°2.

• Impacts sur la biodiversité :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°5.

• Avis favorable de l’aviation militaire :

Se référer à la réponse apportée sur à la thématique « Interrogation relative à un autre projet »à la contribution n°9.

• Décroissance / économie d’énergie :

La question de la décroissance ou de la réduction des consommations d'énergie renvoie aux enjeux de sobriété énergétique, qui constituent effectivement un levier important de la transition énergétique.

Toutefois, les scénarios de référence élaborés à l'échelle nationale montrent que les efforts de sobriété et d'efficacité énergétique, bien qu'indispensables, ne permettent pas à eux seuls d'atteindre l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050.

La décarbonation de l'économie implique également une augmentation des besoins en électricité liée à l'électrification des usages aujourd'hui fortement dépendants des énergies fossiles (transports, chauffage, industrie).

Dans ce contexte, la transition énergétique repose à la fois sur la maîtrise de la demande en énergie et sur le développement de moyens de production d'électricité bas carbone, dont les énergies renouvelables – et l’éolien en particulier -font partie.

Par ailleurs, les crises énergétiques récentes ont mis en lumière une réalité structurelle : tant que la France reste dépendante des énergies fossiles pour ses transports, ses bâtiments, son industrie, son agriculture, elle demeure exposée à une instabilité économique et géopolitique qu’elle ne maîtrise pas. Dans ce contexte, l’électrification des usages constitue un impératif de souveraineté énergétique.

• Impacts sur la santé, pollutions sonores et lumineuses :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°16.

• Démantèlement :

L’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution des garanties financières pour les installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent a établi des prescriptions générales pour les opérations de démantèlement et de remise en état d'un site ainsi que des conditions de constitution des garanties financières. Celles-ci ont été modifiées par l’arrêté du 22 juin 2020, notamment par l’article 20 dudit arrêté et par l’arrêté du 10 décembre 2021 (article 19 dudit arrêté).

En résumé, les opérations de démantèlement et de remise en état des installations comprennent :

- Le démantèlement des installations de productions d’électricité, postes de livraison ainsi que les câbles dans un rayon de 10 mètres autour des aérogénérateurs et des postes de livraison. Les portions de câbles qui demeurent enterrées sur le site resteront inerte ;

- L'excavation de la totalité des fondations jusqu'à la base de leur semelle, à l'exception des éventuels pieux. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol sur la base d'une étude adressée au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable, sans que la profondeur excavée ne puisse être inférieure à 2 mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable et 1 m dans les autres cas. Les fondations excavées sont remplacées par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l'installation ;

- La remise en état du site avec le décaissement des aires de grutage et des chemins d'accès sur une profondeur de 40 centimètres et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l'installation, sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est sise l'installation souhaite leur maintien en l'état. L’état dans lequel doit être remis le site à son arrêt définitif est déterminé dès l’arrêté d’autorisation ICPE ;

- La réutilisation, le recyclage, la valorisation, ou à défaut l’élimination dans les filières dûment autorisées à cet effet des déchets de démolition et de démantèlement.

L’annexe I de l’arrêté du 22 juin 2020, modifiée par l’article 19 de l’arrêté du 10 décembre 2021 puis par l’arrêté du 11 juillet 2023, détermine les modalités de calcul des garanties financières. Le montant initial de la garantie financière d’une installation correspond à la somme du coût unitaire forfaitaire (Cu) de chaque aérogénérateur composant cette installation :

M = ∑(Cu)

Où :

M : montant initial de la garantie financière d’une installation
Cu : coût unitaire forfaitaire d’un aérogénérateur, calculé selon les dispositions du II de l’annexe I du présent arrêté. Il correspond aux opérations de démantèlement et de remise en état d’un site après exploitation prévues à l’article R. 515-106 du Code de l’environnement.

Le coût unitaire forfaitaire d’un aérogénérateur (Cu) est fixé par les formules suivantes :

- Puissance unitaire installée de l’aérogénérateur est inférieure ou égale à 2,0 MW : Cu = 75 000

- Puissance unitaire installée de l’aérogénérateur est supérieure à 2,0 MW : Cu = 75 000 + 25 000 * (P-2)

Où :

Cu : montant initial de la garantie financière d’un aérogénérateur
P : Puissance unitaire installée de l’aérogénérateur, en mégawatt (MW).

Le montant prévisionnel de la garantie financière que devra constituer la société Champ Eolien du Mont Oiseau SAS s’élèvera à 940 000 € pour l’intégralité du parc éolien ((75.000 + 25.000*(2,2-2)) € x 2 éoliennes) + ((75.000 + 25.000* (4,2-2)) € x 6 éoliennes).

Depuis le 1er janvier 2024, la réglementation impose que 95 % de la masse totale des éoliennes soient réutilisés ou recyclés.

Ce recyclage permet à la société de projet un retour sur investissement pour les matériaux revendus et il est une énorme opportunité de marché créatrice d’emplois dans les années à venir.

Les parties métalliques, mat et rotor notamment se recyclent déjà dans les filières existantes. Le béton armé des fondations peut aussi être facilement valorisé : trié, concassé et déferraillé, il est réutilisé sous la forme de granulats dans le secteur de la construction.

Le recyclage optimal des pales, qui sont usuellement broyées et valorisées comme combustible dans les cimenteries, en remplacement des carburants fossiles traditionnels et non enfouies comme aux Etats-Unis, devient également possible.

La société de projet est l’unique responsable légal et financier du démantèlement. Les bailleurs, ainsi que les communes ont donné leur accord préalable sur les conditions réglementaires du démantèlement et de la remise en état des parcelles et du site, sans que cela n’engage leur responsabilité au titre de ce démantèlement, même en cas de dépassement des sommes bloquées ou en cas de défaillance de l’exploitant.

Contribution n°45 (Web)

Par Philippe Ragueneau
Déposée le 21 septembre 2026 à 12h35
Il est toujours surprenant que certains agriculteurs soient en faveur de l'implantation d'éoliennes alors que ce sont les premiers à contester la diminution de surfaces cultivables...
Près de 9000 mâts sont installés en France sur des surfaces agricoles, avec en moyenne 0.8ha par mât, cela représente quand même 7 200ha (pour notre territoire avec 200 mâts = 160ha).
Préservons les surfaces agricoles, concentrons nous sur des zones polluées ou non valorisées.
Je suis contre ce projet qui impactera mon environnement.

Réponse apportée

Société EES le 25 septembre 2026 à 17h00
• Impacts agricoles et artificialisation des sols

Le projet, qui s’implante sur des terres agricoles, a été conçu de manière à limiter autant que possible son impact sur celles-ci. Le plan d’aménagement s’est notamment fait en concertation avec les exploitants agricoles et parties prenantes locales pour être en adéquation avec la poursuite d’une activité agricole, sans contrainte sur les surfaces restantes des parcelles impactées.

Au final, la surface agricole utile - ou SAU - impactée (2,25 ha) représente moins de 1 % de la surface totale de la zone d’étude. Le montant du préjudice agricole est estimé à 33 750 €, et sera compensé par une compensation collective agricole du même montant. Celle-ci sera versé au fond départemental « ADEL » porté par l’association Agri-développement Eure-et-Loir, basée à Chartres.

L’impact du projet sur l’activité agricole est étudié de manière détaillée au sein de l’étude préalable agricole, intitulée « 11-Mont-Oiseau_EPA_complété », laquelle conclut sur à impact négligeable.

Pour rectifier l’ordre de grandeur présenté dans cette contribution, si l’on divise la surface agricole impactée (2.25 ha) par le nombre d’éoliennes installées (8) pour le projet, l’installation d’un mât représente environ 0.28 ha, ce qui est bien inférieur aux 0.8 ha présentés.

Contribution n°44 (Web)

Anonyme
Déposée le 21 septembre 2026 à 12h24
Le PCAET Cœur-de-Beauce établi un état des lieux et fixé des orientations et objectifs clairs, il convient maintenant de respecter ce document approuvé par la collectivité :

Page 69 :
« Le potentiel de développement de l’éolien sur le territoire est calculée en ciblant des zones d’implantation possible de parcs éoliens. Celles-ci sont définies comme éloignées de 500m des habitations, et excluant les principales contraintes de biodiversité, de paysage et de patrimoine sur le territoire (périmètrede30 km autour de la cathédrale de Chartres, sites inscrits et classés, zonesZNIEFF1et Natura 2000, etc.) »
Il est mis en exergues les faiblesses et menaces associées. Si on regarde de près les atouts et opportunités, ils sont principalement économiques et non centrés sur la décarbonation.

Page 70 : Ce PCAET encourage à juste titre le repowering, solution qui ne génère pas d’impact visuel supplémentaire et qui optimise le rendement de chaque mât :

L’axe stratégique du PCAET doit être respecté (page171):
« Le potentiel éolien du territoire est déjà fortement valorisé, avec la présence de plus de 200 mâts en comptabilisant ceux en projet. Afin d ’éviter la saturation du territoire et tout en continuant de valoriser son potentiel, un choix de maitrise du développement éolien peut être fait, en agissant principalement sur deux leviers. Tout d’abord, limiter les projets de nouveaux parcs éoliens et privilégier les extensions de parcs existants, ce qui facilite entres autres les démarches d’acceptabilité citoyenne. Ensuite, le territoire va pouvoir profiter du vieillissement de ses parcs et de la fin des contrats de tarifs d’achats pour les renouveler avec des mats plus puissants de nouvelle génération et ainsi augmenter la production d’électricité renouvelable à nombre de mâts constant. »

Page 175, il est reconnu que l’intérêt est purement économique, sans faire état d’un objectif de décarbonation :
« L’implantation de nouvelles installations de production d’énergie renouvelable apporte, comme toute nouvelle activité économique, de nouveaux revenus fiscaux pour la collectivité. En particulier, dans le cadre de l’éolien, on estime à au moins 5000€/an/MW les retombées économiques pour les communes et la CC Cœur de Beauce. Il est profitable dans ce cadre là de réinvestir ces revenus dans des aménagements vertueux. Cela peut par exemple concerner la rénovation des centres scolaires pour en faire des lieux de vie plus agréables, des opérations d’investissement dans des projets d’énergie renouvelable, etc. »

L’ action ENR1.0 est d'encourager l'extension de parc existant ou de repowering pour les futurs développements éoliens. Cette action n'est à l'évidence jamais suivie sur notre territoire.

« Il peut être proposé dans le cadre de l’action du ENR 3.0 concernant la rédaction d’un schéma de prospection des EnR sur notre territoire de définir les zones de développement du secteur éolien avec pour objectif de:
 Limiter l'effet de saturation
 Éviter l’effet d’encerclement, notamment en sortie des secteurs bâtis
 Prendre en compte la silhouette des villages et de leurs éléments émergents (souvent les clochers)
 Éviter les vues axées sur des éoliennes depuis les rues des secteurs habités. »

A travers cette action, il convient alors de suivre ces préconisations adoptées, le vote favorable de l’EPCI Cœur de Beauce pour ce nouveau champ éolien n’étant pas en cohérence avec l’adoption du PCAET et de la confiance que les administrés ont eu envers cette collectivité.

Je m'oppose à cette nouvelle "ferme" éolienne.

Réponse apportée

Société EES le 9 octobre 2026 à 14h53
• Compatibilité avec le PCAET Cœur de Beauce :

Le PCAET de la Communauté de Communes Cœur de Beauce, dont fait partie la commune de Baigneaux, a été approuvé en octobre 2021.

En matière d’énergies renouvelables, les objectifs affichés par le PCAET sont :

- de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux. D’ici 2050, l’objectif est de + 162 % d’énergies renouvelables, soit 1 929 GWh/an, ce qui représente une autonomie énergétique de 284 % en 2050 pour le territoire (60 % en 2016 à l’état initial) ;

- de maitriser le développement éolien afin d’éviter la saturation du territoire tout en continuant de valoriser son potentiel, en misant notamment sur extensions de parcs existants et le repowering.

Toutefois, si le PCAET encourage l’extension des parcs existants et le repowering, il ne peut interdire le développement de projets éoliens sur d’autres secteurs.

A ce titre, le PCAET recense les zones favorables à l’implantation de l’éolien sur le territoire de la Communauté de communes, et la zone d’implantation potentiellement (ZIP) du Champ éolien du Mont Oiseau est bien située au sein d’une zone favorable (voir l’extrait en pièce jointe avec la localisation de la ZIP en rouge sur la carte extraite du PCAET).

Il est par ailleurs à souligner que la société EES a opté dès la recherche de site pour une version de projet qui soit la moins impactante possible sur les différentes composantes de l’environnement (cf réponse à la thématique « Justification du choix du site » en réponse à la contribution n°18), et que les choix d’implantation réalisés permettent de limiter les risques de saturation visuelle (cf réponse à la thématique « Saturation visuelle », en réponse à la contribution n°6 ).

Le projet de Champ éolien du Mont Oiseau apparaît ainsi cohérent avec l’objectif de maîtrise du développement éolien poursuivi par le territoire, dès lors qu’il contribue à limiter les phénomènes de saturation tout en s’inscrivant dans une logique de développement raisonné.

Par ailleurs, en contribuant à l’atteinte des objectif nationaux de développement des énergies renouvelables, le projet du Champ Eolien du Mont Oiseau répond aux objectifs fixés par le PCAET de la Communauté de Communes Cœur de Beauce.

Le projet est donc bien compatible avec le PCAET de la Communauté de Communes Cœur de Beauce.

Document joint


Contribution n°43 (Web)

Par Communauté de Communes de la Beauce Loirétaine
Déposée le 21 septembre 2026 à 10h05
Avis favorable de la Communauté de Communes de la Beauce Loirétaine (45) voir délibération en pièce jointe

Document joint


Contribution n°42 (Web)

Par Guillaume
Déposée le 19 septembre 2026 à 18h34
Pourquoi continuer à développer en toute irrationnalité cette "énergie" qui n'apportent rien de positif au pays ???

Ces moulinets :
- produisent une éléctricité chère (au consommateur via la CSPE, et au contribuable) et qui plus est intermittente et particulièrement défaillante dans les périodes anticyclonaires où la consommation d'éléctricité est la plus forte en FRance

- détruisent les paysages, l'un des plus grands atouts et richesses de notre pays

- ne reduisent en rien les emissions de CO2 puisqu'elles se substituent à un mix énergétique dejà décarbonné (nucléaire + hydroélectricité + solaire)

- ne servent qu'à engraisser des promoteurs de parcs éoliens déjà gavés de subventions publiques (d'ailleurs si leur energie est rentable pourquoi continuent à dire que les subventions publiques sont nécessaires à leur développement... ?) et qui en arrosant des élus peu au fait des ordres de grandeurs se laissent berner...

Le développement incontrolé par mitage successif de notre térritoire de cette énergie diffuse (et donc couteuse en euros et en Ha à récupérer) en dit long sur la perte de culture scientifique de notre pays et la perte de bon sens de nos élus.

Réponse apportée

Société EES le 23 octobre 2026 à 11h33
• Compétitivité :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.

• Intermittence / équilibre électrique du réseau :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.

• Impacts paysagers et patrimoniaux :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°13.

• Intérêt de l’énergie éolienne :

L’éolien est par définition une énergie des territoires. Source de production d’énergie renouvelable et décentralisée, l’éolien crée des emplois locaux, pérennes et non délocalisables et contribue à l’indépendance énergétique du pays. Projet de territoire largement concerté avec les acteurs locaux, l’éolien est un pilier de la transition énergétique, du local au global. Depuis plus de 20 ans, l’éolien terrestre se développe en France. C’est avant tout une énergie renouvelable, propre, sûre et inépuisable. Le réchauffement climatique est visible, observable, mesurable et l’éolien fait partie des réponses à apporter pour le limiter à brève échéance.

Comme détaillé au sein du chapitre 1.1.2 page 14 de l’étude d’impact sur l’environnement (« 4-Mont-Oiseau_EIE_complétée »), il s’agit à la fois d’une technologie :

- Bas carbone et de transition ;

- Aux coûts maîtrisés ;

- Qui renforce notre indépendance énergétique et participe au mix énergétique.

Il est vrai que l’électricité produite en France est déjà décarbonée à près de 95 % grâce principalement au nucléaire, mais aussi aux énergies renouvelables (hydraulique, éolien et solaire) (RTE, 2025). Toutefois, ce constat ne permet pas de considérer que la décarbonation du système énergétique français est achevée. En effet, l'électricité ne représente que 27 % de la consommation finale d'énergie en 2025 (France Renouvelables, 2026), tandis que les secteurs des transports, du chauffage des bâtiments et de certaines activités industrielles demeurent largement dépendants des énergies fossiles, et donc émetteurs de gaz à effets de serre.

Dès lors, l'enjeu principal ne réside pas dans une décarbonation supplémentaire de la production d'électricité, mais dans le développement d'une offre suffisante d'électricité bas carbone permettant la substitution des énergies fossiles dans les différents secteurs de l’économie Cette trajectoire est indispensable à l'atteinte de l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050, fixé lors de l’Accord de Paris adopté en 2015.

Par ailleurs, il est incorrect d’affirmer que les éoliennes se substituent à un mix électrique déjà décarboné. En réalité, la production éolienne vient remplacer les moyens de production dont les coûts variables sont les plus élevés, à savoir les centrales fonctionnant aux énergies fossiles.

Ce fonctionnement s’explique par le mécanisme du « merit order » qui régit le marché européen de l’électricité, et qui consiste à mobiliser les moyens de production disponibles par ordre croissant de coût : les installations les moins coûteuses sont appelées en premier pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables, dont l’éolien, présentent des coûts très faibles puisqu’elles ne nécessitent ni combustible ni matière première payante pour produire de l’électricité. Elles sont donc injectées en priorité sur le réseau.

Ainsi, lorsque la production éolienne augmente, elle conduit à réduire l’appel aux moyens de production plus coûteux, à savoir les centrales à combustibles fossiles. En ce sens, l’éolien contribue directement à éviter des émissions de gaz à effet de serre en se substituant à des productions carbonées qui auraient sinon été nécessaires pour satisfaire la demande électrique.

D’après une étude de l’ADEME, le développement des ENR a permis d’éviter l’émission de plus de 150Mt de CO2 sur la période 2000-2019. Selon RTE, l’éolien et le solaire français évitent désormais chaque année l’équivalent d’environ 22 Mt de CO2 en France et Europe.

• Subventions de l’éolien, impact sur la facture des consommateurs :

Les projets éoliens sont aujourd’hui attribués via des appels d’offres encadrés avec des prix connus et en forte baisse ces dernières années. Concrètement, l’énergie éolienne est compétitive d’un point de vue tarifaire avec un prix moyen pondéré en appel d’offre de 77,08 €/MWh lors de la 11ème période de l’appel d’offres « PPE2 Eolien Terrestre », clôturée le 21 mai 2026.

À noter qu’à ce stade, le tarif de rachat de l’électricité dont pourrait bénéficier le projet n’est pas connu. En effet, l’accès au dispositif de soutien via les appels d’offres de la CRE est soumis à une candidature et à une sélection préalable. Cette démarche intervient uniquement après l’obtention des autorisations nécessaires au projet.

La CRE a réévalué à la baisse de 631,2 M€ les charges de soutien aux énergies renouvelables pour 2026, ramenant l’enveloppe totale à 12,3 Md€, dont 6,25 Md€ pour l’éolien et le solaire toutes tailles confondues, obligation d’achat historique comprise. Ce montant agrégé masque le fait que la charge est concentrée sur les petites installations solaires sous contrats des années 2010. Les parcs éoliens et photovoltaïques de taille industrielle, attribués par mise en concurrence, ne représentent que 0,54 Md€ en 2025, moins de 9 % du coût de soutien pour 30 % de la production renouvelable soutenue.

Depuis 2016, avec la mise en place du mécanisme de complément de rémunération, le producteur éolien vend désormais directement l’électricité produite sur le marché de l’électricité. Si le prix de marché est inférieur au tarif éolien fixé par arrêté, il reçoit un complément de rémunération. À l’inverse, si le prix est supérieur, les opérateurs éoliens remboursent la différence sur la base des aides perçues de l’État : c’est donc une nouvelle ressource pour l’État, et un retour sur investissement public très rapide avec l’augmentation des prix sur le marché de l’électricité. L’éolien terrestre a effectivement déjà remboursé une grande partie de toutes les aides perçues historiquement depuis le début des contrats d’achat, en raison de la hausse des prix de marché entre 2022 et 2024.

Au titre de 2022 et 2023, les énergies renouvelables électriques ont permis à l’État de récupérer 5,5 Mds€ via le “revenu complémentaire négatif”. Elles ont ainsi permis de limiter l’impact de la crise du gaz sur les factures en finançant une grande partie du bouclier tarifaire.

Ainsi, au rythme où vont les choses, on estime qu’au final, le soutien aux énergies renouvelables pourrait s’avérer bien moins élevé que prévu sur la période 2020-2050 en fonction du marché.

Par ailleurs, d’après la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), ces 5 dernières années le développement des énergies renouvelables (EnR) a permis de baisser la facture d’électricité des consommateurs de 20€/MWh en moyenne. Ainsi, entre 2020 et 2025, le développement des EnR a permis une amélioration du pouvoir d’achat des Français de 8 Md€ par an, 4,9 Md€ en net pour tenir compte des coûts des mécanismes de soutien et du réseau induits par ces nouveaux actifs. Par ailleurs, la CRE rappelle le rôle assurantiel des EnR, dont la capacité de réponse aux crises énergétiques peut permettre d’économiser jusqu’à 41€/MWh, soit 18 Md€ d’économie par an en cas de crise du gaz (CRE, 2026).

Ralentir les renouvelables priverait donc la France de son seul amortisseur structurel, au moment où les filets de sécurité budgétaires disparaissent. Il faut au contraire poursuivre le développement d’une électricité décarbonée compétitive, et investir dans le stockage et la flexibilité qui transformeront cette abondance en stabilité. La protection durable du pouvoir d’achat ne se rejouera plus par des mesures d’urgence, mais par un système à la fois abondant et pilotable.

• Retombées économiques :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.

Contribution n°41 (Web)

Par Guillaume
Déposée le 19 septembre 2026 à 18h21
c

Contribution n°40 (Web)

Anonyme
Déposée le 18 septembre 2026 à 21h01
En tant que médecin, je m’inquiète des nuisances que certaines éoliennes peuvent provoquer pour les riverains.
Le bruit, les infrasons et les effets sur le sommeil méritent, selon moi, d’être étudiés avec attention.
Je pense que la santé et le bien-être des habitants doivent être pris en compte avant toute nouvelle installation.
Je demande donc que des études sérieuses soient réalisées et que les populations locales soient entendues.

Réponse apportée

Société EES le 28 septembre 2026 à 12h28
• Impacts sur la santé, pollutions sonores et lumineuses :

Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°16.

Contribution n°39 (Web)

Anonyme
Déposée le 18 septembre 2026 à 18h34
Quel égoïsme des personnes qui ont demandé des éoliennes dans leurs champs !

Contribution n°38 (Web)

Anonyme
Déposée le 18 septembre 2026 à 18h31
Non aux éoliennes !
Wang & Wang (2015), Impacts of wind energy on environment: A review — revue des impacts environnementaux associés à l’énergie éolienne, notamment bruit, mortalité des oiseaux et chauves-souris et occupation des sols.

Réponse apportée

Société EES le 9 octobre 2026 à 14h26
La référence citée est une revue scientifique qui examine différents impacts environnementaux associés au développement de l'énergie éolienne, notamment le bruit, les effets sur les oiseaux et les chauves-souris, les émissions de gaz à effet de serre et l'occupation des sols.

Les auteurs concluent que l'énergie éolienne a un rôle important à jouer dans la production d'énergie future et soulignent la nécessité de poursuivre les recherches afin de mieux caractériser l'ensemble de ses impacts environnementaux. Ils ne concluent pas à une impossibilité de développer l'éolien, mais à la nécessité de prendre en compte et de maîtriser ses effets potentiels dans les projets d'aménagement.

Il convient à ce titre de rappeler que l’étude d’impact sur l’environnement analyse les effets du projet sur ses différentes composantes (écologique, paysagère, acoustique, etc.), et inclut la définition de mesures visant à éviter, réduire ou, le cas échéant, compenser les impacts identifiés, comme détaillé au sein de la réponse apportée à la thématique « Etude d’impact sur l’environnement », voir la réponse apportée à la contribution n°8.

Par ailleurs, il est à rappeler que l’étude d’impact sur l’environnement menée dans le cadre du Champ éolien du Mont Oiseau a été réalisée en suivant les recommandations du Guide relatif à l’élaboration des études d’impact des projets éoliens terrestres, élaboré par le Ministère de la transition écologique.

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