Contribution n°7 (Web)
Déposée le 9 septembre 2026 à 17h02
Le développement des EnR transfère globalement du pouvoir d’achat vers les consommateurs (avec des factures moins élevées) mais induit un manque à gagner pour les producteurs non soutenus et fait croitre les dépenses budgétaires de l’Etat. Au final, la baisse du prix de marché pour le consommateur est supérieure au surcoût pour le système.
Le parc électrique français connait une transformation profonde depuis plusieurs années. Le développement récent des EnR, qui ont notamment remplacé une partie des capacités thermiques, conduit à une surcapacité, modifiant les équilibres du système. D’une part, les prix de gros ont été orientés à la baisse : la CRE estime que le développement du parc entre 2020 et 2025 a permis de diminuer les prix de marché d’environ 20 €/MWh comparativement à 2020, au bénéfice des consommateurs, mais au détriment des producteurs non soutenus et du budget de l’Etat. D’autre part, ce développement a engendré une augmentation des coûts complets du système, dans une proportion limitée, à hauteur de 5 %, au travers notamment de la hausse des coûts complets des EnR, majoritairement supportée par l’Etat et d’un accroissement des coûts de réseaux.
Pour évaluer leur impact, la CRE a réalisé plusieurs simulations. En situation de crise, le dimensionnement actuel du parc EnR (comparativement à 2020) permet de réduire les prix de marché de 7 à 40 €/MWh en fonction de la nature de la crise. Les surcoûts pour le système électrique sont par ailleurs réduits par rapport à la simulation hors crise. En cas de crise simultanée du type de celle que nous avons connue en 2022 (envolée des prix du gaz conjuguée à une faible disponibilité du nucléaire), la stratégie actuelle de dimensionnement du parc électrique se révèle même économiquement avantageuse du point de vue des coûts nets du système.
Les coûts du développement des EnR doivent donc être mis au regard de leur valeur assurantielle pour le consommateur et pour le système. "
Le projet éolien sur la commune de BAIGNEAUX a donc toute sa raison d'être... j'y suis très favorable.
Document joint
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 9 septembre 2026 à 15h11
La saturation visuelle est trop importante dans ce secteur et ne répond pas aux préconisations des Paysagistes-conseils de l’État (cf.PJ).
Pour la qualité de vie et de l'environnement, il n'est pas souhaitable d'avoir un nouveau champ d'éolienne à cet emplacement.
Document joint
Réponse apportée
• ZPS Beauce et Vallée de la Conie
L’implantation des 8 éoliennes du Champ Eolien du Mont Oiseau – dont 4 situées au sein de la ZPS Beauce et vallée de la Conie - est compatible avec la préservation des enjeux de cette zone.
En effet, il est à rappeler que l’évaluation d’incidences Natura 2000 (page 100 du volet écologique de l’étude d’impact, intitulé « 4-1-Mont-Oiseau_Etude-ecologique_complété ») démontre que les implantations retenues pour le projet et les mesures préconisées permettent de maitriser les impacts du projet, et n’entraînent pas d’incidences significatives sur les espèces ayant justifiées le classement du site Natura 2000 de la ZPS Beauce et Vallée de la Conie.
Ainsi, le projet n’entraine pas de perte d’habitats susceptible de porter atteinte aux espèces ou aux populations d’espèces ayant justifié la désignation du site Natura. Il en est de même pour le risque de collision avec les chiroptères et l’avifaune nicheuse.
Par ailleurs, il est à noter que plusieurs parcs éoliens sont implantés au sein de la ZPS Beauce et Vallée de la Conie avec des éoliennes de caractéristiques similaires à celles du Champ éolien du Mont Oiseau Les suivis de mortalités réalisés sur plusieurs parcs, notamment La Ferme éolienne de La Madeleine (2019 et 2021) et la Ferme éolienne du Bois Elie (2024) dont les gardes au sol des éoliennes sont similaires (30 m pour La Madeleine), voire inférieures (25 m pour le Bois Elie) à celles du Champ Eolien Mont Oiseau (30 m à 33 m), n’ont pas montré de données de mortalités sur les espèces d’intérêt communautaires ayant justifiées la désignation de la ZPS.
• Saturation visuelle
Une analyse détaillée de la saturation visuelle a été réalisée par le bureau d'étude paysagère. Cette analyse est disponible à partir de la page 124 du volet paysager de l'étude d'impact sur l'environnement, nommé "4-1-Mont-Oiseau_Etude-paysagere_complété".
Elle conclut que les risques de saturation visuelle sont faibles pour les 7 des 9 hameaux et bourgs étudiés (hameau de Goury et hameau de Champdoux, bourgs de Terminiers, Poupry, Loigny-la Bataille, Bazoches-les-Hautes et Lumeau).
Pour les deux bourgs restants, il est à noter que le projet n’a aucun impact sur l’espace de respiration du bourg de Baigneaux. Pour le bourg de Santilly, certes l’étude paysagère indique que le projet réduit l’angle de respiration de 12°, toutefois il est important de souligner que l’éolienne au nord-est du Parc éolien du Carreau se situe en limite du rayon de 10 km autour du projet et aurait pu être incluse dans ce dernier. Dans ce cas, l’angle de respiration n’est alors pas impacté par le projet de Champ Eolien du Mont Oiseau.
La « Fiche saturation » élaboré par les paysagistes-conseils de l’Etat Sylvain Morin, François-Xavier Mousquet en lien avec le Groupe Technique de l’éolien en DREAL Bourgogne Franche-Comté en 2020 émet les recommandations suivantes :
« Dans les secteurs densément occupés par l’éolien, une vigilance particulière doit être portée à l’implantation des parcs éoliens ainsi qu’à leur composition.
Il convient de veiller à éviter de disposer des éoliennes de façon isolée dans les zones densément équipées : ces éoliennes peuvent réduire de façon significative les espaces de respiration.
L’implantation des éoliennes doit être optimisée pour limiter l’impact depuis les points sensibles.
L’implantation des nouveaux parcs peut utilement tenir compte de l’implantation des parcs existants pour tenter de limiter l’effet du nouveau parc sur les indices d’occupation de l’horizon ou les espaces de respiration. Par exemple, l’implantation peut être conçue de façon à s’aligner sur des parcs existants situés sur un plan différent. ».
Le Champ éolien du Mont Oiseau respecte bien ces préconisations puisque bien que la zone d’implantation potentielle ne vienne pas se placer en extension immédiate d’un parc existant, elle est située dans un angle déjà occupé par le motif (angle accueillant aujourd’hui le parc en exploitation du Carreau, des Trois muids, la centrale éolienne de Patay, le parc du Sainbois et le parc du Bois Louis).
L'étude de saturation visuelle montre ainsi que le projet n'impacte pas ou peu l'espace de respiration de la majorité des bourgs/hameaux environnants étudiés (sauf pour Loigny-la-Bataille, mais qui a finalement un risque de saturation visuelle faible). Une légère diminution de l’angle de respiration est identifiée depuis les bourgs de Santilly et Lumeau, mais pour les bourgs de Baigneaux, Bazoches-les-Hautes, Poupry, Terminiers et les hameaux de Champdoux et Goury l’espace de respiration entre les sites éoliens n’est pas impacté.
Il est par ailleurs à rappeler que les choix d’implantation (diminution du nombre d'éoliennes entre la variante N°1 et 3, et implantation en double rang) ont été réalisés de manière à créer un ensemble paysager cohérent qui limite l'étalement du motif éolien et les risques de saturation visuelle.
A noter également que la mise en place d’une interdistance plutôt régulière entre les éoliennes permet d’avoir une bonne lisibilité du projet (voir le cahier de photomontages, cf les documents « 4-1-Mont-Oiseau_Cahier-PM_complété » N° 1 à 4) et que l’implantation est cohérente avec l'alignement des parcs éoliens situés au sud-ouest comme celui des « Trois Muids ».
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 9 septembre 2026 à 14h54
- Avec la construction des nouveaux EPR, il n'y a pas d'intérêt à ce que deux énergies décarbonées entrent en concurrence.
- Le bilan carbone intégral (de l'étude, construction à l'exploitation) n'est pas mentionné.
- Seuls les exploitants et propriétaires des surfaces agricoles sont réellement bénéficiaires, les riverains sont les grands perdants face à la nuisance visuelle.
- Les surfaces agricoles doivent être protégées, tout comme les volatiles.
Je m'oppose à cette nouvelle implantation.
Réponse apportée
• Saturation visuelle :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Impacts sur la santé, pollutions sonores et lumineuses :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°16.
• Opposition nucléaire et ENR :
La présente contribution oppose par ailleurs les énergies renouvelables - en particulier l'énergie éolienne - au nucléaire. Cette opposition ne correspond pas à la réalité des politiques énergétiques actuelles car la trajectoire énergétique nationale repose sur une complémentarité entre les différentes sources de production avec notamment comme objectifs :
- Le maintien et le renouvellement du parc nucléaire ;
- Le développement des énergies renouvelables ;
- L’amélioration de l’efficacité énergétique.
Cette approche globale vise à sécuriser l’approvisionnement, diversifier les sources et répondre simultanément aux enjeux climatiques et énergétiques. Ainsi, le développement de l'éolien ne remet pas en cause les autres filières, mais constitue un levier supplémentaire dans une stratégie d’ensemble.
Il est par ailleurs essentiel de rappeler que les nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2 ne pourront entrer en service qu’à l’horizon 2035-2040 au plus tôt. Dès lors, l’enjeu n’est pas d’opposer les énergies renouvelables au nucléaire, mais de mobiliser conjointement ces deux leviers afin de remplacer le plus rapidement possible les énergies fossiles et ainsi accélérer la décarbonation de notre économie.
• Bilan Carbone :
En réponse à l'avis de l'autorité environnementale (page 18 du document nommé "Réponse_avis_MRAe"), le pétitionnaire a détaillé les données obtenues pour l'Analyse du Cycle de Vie (ACV) du modèle d'éolienne V136 - 4.2 MW en l'absence de données fournies par Vestas pour les modèles d'éoliennes retenues pour le Champ éolien du Mont Oiseau. A noter toutefois que bien que ces données ne concernent pas précisément les modèles retenus pour le projet, ces modèles d’éoliennes présentent des caractéristiques comparables, permettant ainsi d’appréhender de manière représentative leur ACV.
L'ACV de l'éolienne V136-4.2 MW permet alors d’estimer les émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble du cycle de vie de ce modèle d’éolienne à 5,6 gCO2éq/kWh. La phase de fabrication constitue la source principale d'émissions (8,8 gCO2éq/kWh), tandis que les phases travaux et exploitation contribuent marginalement (0,3 gCO2éq/kWh au total). Les opérations de démantèlement génèrent quant à elles un crédit environnemental significatif (-3,4 gCO2éq/kWh) grâce au recyclage des matériaux.
Par ailleurs, à noter que le temps moyen de « remboursement de la dette carbone » d’une éolienne ou « temps de retour carbone »- c’est-à-dire le temps nécessaire pour compenser l’énergie dépensée (et ses émissions) de la fabrication à la mise en service sur site des éolienne, grâce à la production d’énergie propre de l’éolienne elle-même - est inférieur à 1 an (8 mois pour Vestas).
• Retombées économiques :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.
• Impacts agricoles et artificialisation des sols :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°45.
• Impacts sur la biodiversité :
Le projet a également été élaboré en intégrant les enjeux écologiques identifiés sur le site. En effet, les inventaires naturalistes menés ont permis d’évaluer les niveaux d’enjeux sur site, puis de concevoir des mesures adaptées pour limiter l’impact du projet sur les différents groupes taxonomiques selon la séquence ERC (Eviter, Réduire, Compenser).
Le projet évite les stations de flore patrimoniale et aménage des surfaces réduites d’habitats naturels au regard des surfaces disponibles. Les choix d’implantation permettent de limiter les impacts sur les habitats d’espèces et plusieurs mesures de réduction sont proposées pour réduire les risques de mortalité et de dérangement lors du chantier, et également en phase d’exploitation pour limiter le risque de collision pour les Chiroptères et l’Avifaune nicheuse. Les mesures de suivi permettront d’évaluer l’efficacité de ces mesures, et, le cas échéant, de les renforcer.
L’impact du projet sur les milieux naturels est détaillé au sein du volet écologique de l’étude d’impact sur l’environnement, intitulé : « 4-1-Mont-Oiseau_Etude-ecologique_complété », qui conclut à un niveau d’impact nul à faible sur les milieux naturels et donc non significatif.
Par ailleurs, le pétitionnaire rappelle que les incidences du projet sur la trame verte et bleue ont fait l’objet d’une analyse approfondie. Celle-ci conclut que le projet n’est pas de nature à remettre en cause les continuités écologiques, tant à l’échelle régionale qu’à l’échelle locale. A noter à ce titre que le projet n’est pas situé dans un corridor écologique, ou un couloir de migration.
En ce qui concerne l’avifaune (les oiseaux), il est par ailleurs à rappeler que la mortalité des oiseaux due à l’éolien est faible (estimée à environ 0,3 à 18 oiseaux par éolienne et par an selon contexte, source : ADEME, études environnementales). A l’échelle nationale, cela représente quelques dizaines de milliers d’oiseaux par an. L’impact des éoliennes est ainsi beaucoup plus faible comparé à celui des chats (autour de 75 à 100 millions d’oiseaux tués / an en France selon la LPO), de la chasse, des collisions avec des automobiles ou des lignes électriques.
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 8 septembre 2026 à 10h00
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 7 septembre 2026 à 15h34
C'est une chance pour les communes qui manquent de budget et pour les agriculteurs dont l'activité est compliquée. Il faut plus de projets renouvelables pour la planète et l'arrêt progressif des énergies fossiles!
Un grand OUI à ce projet de Baigneaux qui est soutenu par les élus.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 19h27
Réponse apportée
Le contributeur exprime une préoccupation vis-à-vis de la densité des parcs éoliens situés dans l'aire d'étude éloignée du Champ éolien du Mont Oiseau (rayon de 20 km autour de la zone d'implantation potentielle du projet).
Le pétitionnaire souhaite à ce titre rappeler que l'étude d'impact sur l'environnement réalisée intègre l'analyse approfondie des effets cumulés du projet avec les parcs éoliens existants et autorisés, conformément aux dispositions de l'article R122-5 du code de l'environnement (cf Chapitre 7 page 260 de l'étude d'impact sur l'environnement, nommée "4-Mont-Oiseau_EIE_complétée").
Le projet a ainsi été conçu en tenant compte du contexte éolien local, composé de 188 éoliennes raccordées ou autorisées au sein de l'aire d'étude éloignée. A ce titre, il convient de rappeler que les choix d’implantation (diminution du nombre d'éoliennes entre la variante N°1 et 3, et implantation en double rang) ont été réalisés de manière à créer un ensemble paysager cohérent qui limite l'étalement du motif éolien et les risques de saturation visuelle.
Il est par ailleurs important de souligner que la Mairie de Baigneaux a souhaité définir une zone d'accélération des énergies renouvelables (ZAER) dédiée à l'éolien incluant la zone de projet. Bien que cette demande n’ait pas pu être prise en compte au sein du premier arrêté préfectoral sur les ZAER (voir le détail au chapitre 2.3.4 page 46 de l'étude d'impact sur l'environnement, nommée "4-Mont-Oiseau_EIE_complétée"), cette démarche témoigne de la volonté de la collectivité de favoriser le développement de projets éoliens sur ce secteur de territoire.
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 1 septembre 2026 à 09h28