Les réponses aux contributions du public seront apportées périodiquement via des mémoires en réponse consultables sur la page "Documents de présentation" sous l'onglet "Réponses du maitre d'ouvrage aux observations du public".
Contribution n°47 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 17h45
Je suis contre l'autorisation de déroger à l'interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés pour permettre le projet de CRA, et ce pour plusieurs raisons.
Ce projet engendre des incidences environnementales importantes et irréversibles :
- Le projet faisant l'objet de la consultation est situé à presque 100% en zone humide. Il apparait que le démarche ERC n'a pas été respectée. En effet, le projet ne permet ni d'éviter ni de réduire les impacts sur la zone humide. De plus, les documents mis à la consultation ne font pas une démonstration claire de la justification de réaliser une compensation (quels autres sites et alternatives ont été étudiées ?).
- Le projet prévoit la destruction du Bois Dormant, qui constitut un îlots de fraîcheur à conserver au regard des enjeux d'adaptation au changement climatique ainsi qu'un des derniers espaces verts pour les habitants du quartier (enjeu relatif à la qualité de vie)
- Le projet prévoit la destruction d'un écosystème, lesquels abritent des espèces protégées. En effet, des impacts sont attendus sur la faune et la flore (impact notamment sur le Verdier d'Europe).
De plus, la compensation ne devrait pas être autorisée au regard de la fragilité des résultats au plan écologique concernant les compensations réalisées sur les projets. En effet, certaines études montrent que les compensations ne parviennent pas toujours à restaurer les écosystèmes de manière équivalente, ce qui pose la question de leur efficacité à long terme. En France par exemple, une étude sur des sites restaurés a révélé que leur biodiversité restait inférieure à celle des sites naturels d’origine, malgré les efforts de compensation (source INRAE).
Enfin, l'intérêt général de ce projet doit être remis en cause puisque la construction d'un CRA est contraire aux droits humains et est inefficace. En effet, les conditions d’enfermement de ces lieux sont largement décriées : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux vétustes, insalubres et non entretenus, absence d’accès aux soins ou à son dossier médical, violences, mises à l’isolement... Ces enfermements ont des conséquences dramatiques et trop souvent irréversibles pour celles et ceux qui les subissent. En 2023, 4 personnes enfermées en CRA sont décédées. Autant de personnes sont mortes en 2024.
Je vous remercie de la prise en considérations de ces remarques.
Contribution n°46 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 16h55
CONTRE le CRA de Nantes ou d'ailleurs.
Mon but ici n'est pas de plébisciter l'immigration, mais de protéger des êtres HUMAINS qui ont le droit au respect dû à chaque être, qui ont le droit à la justice, qui ont le droit d'être entendus, soutenus et compris. Ce ne sont pas des bêtes de foire.
Vous n'avez qu'à leur lancer des cacahuètes tant que vous y êtes !
On se doit de régler toute situation avec sagesse et non pas par l'absence de liberté, la répression même silencieuse ou encore la force.
Nous sommes tous frères en humanité quoiqu'il arrive.
Donc non, je ne suis pas inconsciente vis à vis de l'immigration, je reste simplement HUMAINE.
Et je vous conseille d'en faire autant.
La dignité et l'égalité sont des droits inviolables et votre déclaration des droits de l'homme et du citoyen en témoigne. Ce n'est pas un "papier" qui va retirer cette inviolabilité. Il ne suffit pas d'être "français" pour bénéficier de juste considération.
C'est par le discours et la main tendue, par la communion des nations entre elles, que nous rétablirons l'ordre et la cohésion internationale. Pas par les peines, les injonctions ni même la "prison" qui ne porte pas toujours son nom comme c'est le cas pour ce "CRA".
Nous avons bien d'autre chose à faire et d'argent à dépenser bien plus sagement.
On ne veut pas de votre CRA.
Cordialement,
Emilie Lepretre
Contribution n°45 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 16h10
Un CRA est un endroit où l’on enferme des personnes étrangères qui n’ont pas de papiers, en attendant de les expulser. Pourtant, ces personnes n’ont pas commis de crime. Elles sont simplement là pour chercher une vie meilleure. Je trouve injuste d’enfermer quelqu’un pour ça.
En plus, les conditions de vie dans ces centres sont souvent critiquées. Des associations disent que les droits des personnes ne sont pas toujours respectés. Cela ne correspond pas aux valeurs de respect et de dignité humaine.
Le projet de CRA à Nantes pose aussi un problème écologique, car il détruit des espaces naturels. Construire un lieu d’enfermement en détruisant la nature n’a pas de sens aujourd’hui.
Enfin, beaucoup de personnes sont contre ce projet. Cela montre que c’est un sujet important qui pose question dans la société.
Pour toutes ces raisons, je suis contre le CRA de Nantes et contre les centres de rétention en général.
Document joint
Contribution n°44 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 15h03
La France ne peut pas accueillir sans limite toutes les détresses du monde. Le dire n’est pas faire preuve d’inhumanité, c’est reconnaître une réalité matérielle, sociale et budgétaire. Une politique migratoire sérieuse doit donc distinguer clairement l’accueil légitime, organisé et assumé, de l’immigration irrégulière subie, qui entretient l’impuissance publique.
Dans l’intérêt de tous, il faut une politique claire : oui à une immigration choisie, encadrée et compatible avec nos capacités d’accueil ; non à une immigration subie, qui laisse des personnes dans la clandestinité et affaiblit l’autorité de l’État. Dans ce cadre, un CRA est un outil nécessaire pour permettre l’exécution effective des décisions d’éloignement prises légalement.
Contribution n°43 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 15h02
Je suis POUR, sans hésiter.
Contribution n°42 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 14h55
Contribution n°41 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 14h52
Un Centre de Rétention Administrative n’est pas une prison et ne doit pas être présenté comme tel. Il ne relève pas d’une logique pénale, mais d’une logique administrative encadrée par la loi : permettre l’exécution effective d’une décision d’éloignement lorsque la personne concernée ne peut pas quitter immédiatement le territoire et lorsqu’aucune autre mesure ne permet de garantir suffisamment cette exécution. La rétention administrative est donc un outil de l’État de droit : elle n’a de sens que parce qu’elle s’inscrit dans une procédure légale, contrôlée par le juge, avec des droits ouverts à la personne retenue.
À partir du moment où la loi prévoit des décisions d’éloignement, il est indispensable que l’État dispose aussi des moyens concrets de les appliquer. Une décision administrative ou judiciaire qui ne peut pas être exécutée perd une grande partie de sa portée. L’absence d’équipement adapté ne supprime pas les situations irrégulières, ne protège pas mieux les personnes concernées, et ne renforce pas l’État de droit. Elle aboutit au contraire à une forme d’impuissance publique, dans laquelle les décisions existent sur le papier mais deviennent difficiles, voire impossibles à mettre en œuvre.
La création d’un CRA à Nantes répond donc à un besoin réel d’organisation de la chaîne administrative, policière et judiciaire. Nantes est une grande métropole régionale, siège d’importants services de l’État, disposant d’équipements judiciaires, policiers et administratifs. Il est cohérent qu’un territoire de cette importance accueille aussi les équipements nécessaires à l’exercice normal des missions régaliennes. Une grande métropole ne peut pas revendiquer les bénéfices liés à son statut régional tout en refusant systématiquement les équipements publics difficiles mais nécessaires.
Le projet présenté prévoit un centre de 140 places, réservé aux hommes, avec une annexe de justice. Cette configuration apparaît adaptée à la nature même de la procédure : limiter les transferts inutiles, faciliter les audiences et les recours, permettre une meilleure organisation des services de l’État, et éviter que la gestion des situations concernées ne repose sur des dispositifs éloignés, saturés ou moins fonctionnels. Un équipement local, identifié et encadré, est préférable à une gestion dispersée, improvisée ou dépendante de capacités situées dans d’autres régions.
Le dossier montre par ailleurs que le choix du site n’a pas été fait sans examen préalable. Plusieurs sites ont été étudiés avant que soit retenue une parcelle appartenant à l’État, située en continuité d’un équipement existant et inscrite dans une zone urbaine compatible avec ce type d’implantation. Ce point est important : un CRA ne doit pas être implanté n’importe où, mais dans un lieu fonctionnel, maîtrisé foncièrement, accessible pour les services concernés, et permettant une gestion sécurisée du site.
Je suis conscient que le projet soulève des enjeux environnementaux, notamment en matière de zones humides, d’espèces protégées et de compensation. Ces enjeux ne doivent pas être minimisés. Mais ils ne doivent pas non plus conduire à nier par principe tout projet d’intérêt général. La bonne approche consiste à vérifier strictement que les mesures d’évitement, de réduction et de compensation sont suffisantes, contrôlables et durables. L’autorisation environnementale, si elle est accordée, doit donc être assortie de prescriptions précises, opposables et vérifiables dans le temps.
L’intérêt public du projet me paraît établi. Il tient à la nécessité pour l’État de disposer, dans l’Ouest et à Nantes, d’un équipement moderne, encadré et adapté à l’exécution des décisions d’éloignement. Il tient aussi à la nécessité de garantir une procédure plus lisible, plus organisée et plus respectueuse que des solutions de substitution éloignées ou insuffisantes. Refuser par principe tout CRA revient en pratique à refuser l’exécution d’une partie des décisions prises légalement par l’État, ce qui pose un problème démocratique et institutionnel.
Soutenir ce projet ne signifie pas méconnaître la dignité des personnes étrangères, ni refuser le droit d’asile, ni confondre immigration irrégulière et délinquance. Cela signifie simplement rappeler qu’une politique publique ne peut fonctionner que si elle dispose des moyens matériels correspondant aux décisions qu’elle prend. La fermeté de l’État n’est légitime que si elle reste encadrée par le droit ; mais le droit lui-même perd sa crédibilité lorsqu’il ne peut pas être appliqué.
Pour ces raisons, je considère que la création du CRA de Nantes est indispensable. Je demande donc que la commission d’enquête émette un avis favorable au projet, sous réserve de prescriptions environnementales strictes, d’un suivi effectif des mesures de compensation, et d’une attention constante aux conditions de rétention, au respect des droits et à la dignité des personnes concernées.
Contribution n°40 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 14h32
Contribution n°39 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 14h31
Contribution n°38 (Web)
Déposée le 24 avril 2026 à 14h23
Je suis tout à fait pour la création du CRA car Nantes est une ville enfin un bidonville, une ville sans sécurité et les gens sont très souvent d'ailleurs.
Depuis que la gauche est la Nantes ne l'est plus.