Contribution n°205 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 22h16
L'Europe a mis 1,5 million d'euros sur la table pour protéger l'Outarde Canepétière et d'autres oiseaux menacés, ici dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Des centaines d'agriculteurs de chez nous ont fait des efforts importants pour que ces espèces puissent survivre, après que l'agriculture intensive leur a détruit leurs habitats et fait disparaître les insectes dont ils se nourrissent.
Dans le triangle Thouars-Loudun-Poitiers, seulement 4% des terres sont protégées. Il faut absolument laisser une chance à ces oiseaux en danger de revenir s'installer dans les plaines du nord des Deux-Sèvres et du nord de la Vienne.
L'étude d'impact elle-même, ainsi que l'arrêté préfectoral de 2019, confirment que l'Outarde Canepétière est présente sur le site ou juste à côté. C'est un oiseau très craintif — il ne faut pas s'en approcher à moins de 300 mètres si on ne veut pas perturber sa reproduction.
Vu tout ce qui est en jeu pour les oiseaux recensés dans l'étude d'impact, et surtout pour l'Outarde Canepétière, une dérogation pour destruction d'espèces protégées serait nécessaire. Ce n'est pas acceptable.
Pour toutes ces raisons, je suis contre ce projet.
Respectueusement
Jupiter Sen
Contribution n°204 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 17h13
Chaque année au lieu dit La Brosse entre Cernay et Savigny sous faye à moins de 600 m du projet eolien , nous assistons aux passages des formations de grues en migration avec arrêts dans les champs . Autour de notre maison, nous avons de nombreux chiroptères très utiles contre les moustiques , les buses présentes toute l année dans les bois qui seront trop proches du projet .
Atteinte au paysage , nuisances sonores bétonisation des terres agricoles pour une électricité intermittente subventionnée.
Je vous remercie de prendre en compte ces observations dans le cadre de l' enquête publique .
Contribution n°203 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 14h18
Revenons sur l’article d’Actu-Chartres du 26 septembre 2025 évoqué dans la contribution n° 201.
L’article est en pièce jointe ou à lire sur le lien suivant :
https://actu.fr/planete/energies/est-ce-que-les-parcs-eoliens-en-eure-et-loir-respectent-bien-la-biodiversite-des-controles-tout-cet-ete_63206496.html
« La DREAL Centre-Val de Loire dit avoir lancé tout cet été une série de contrôles sur une trentaine de parcs éoliens d'Eure-et-Loir pour s'assurer du respect de la réglementation. »
Trente parcs éoliens sur les cinquante-huit du département ont été contrôlés.
« La DREAL détaille par ailleurs le retour des contrôles effectués :
Deux parcs n’ont pas mis en oeuvre le bridage préconisé pour la protection des chauves-souris ;
Tous les exploitants n’ont pas réalisé le suivi environnemental du parc éolien ;
Un établissement sur six n’informe pas, ou trop tardivement, l’inspection des installations classées à la suite de la découverte d’un cadavre d’espèce menacée ou protégée ;
Un établissement sur quatre n’a pas réalisé ou justififié les mesures d’évitement, de réduction ou de compensation présentées dans son dossier de demande d’autorisation ou préconisées par le bureau d’étude dans le cadre du suivi environnemental. »
Le moins que l’on puisse dire et que le résultat de ces contrôles est affligeant.
La morale de ces industriels se résume à une expression : « pas vu, pas pris ».
Quel crédit pouvons-nous apporter aux affirmations et engagements des porteurs de projets éoliens ?
La réponse ne peut être que claire : AUCUN !
Vous comprendrez, Monsieur le Commissaire-enquêteur, pourquoi tous ceux qui se sont déjà manifestés sur ce registre sollicitent de votre part un avis défavorable.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Document joint
Contribution n°202 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 10h20
Contribution n°201 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 09h59
Vous trouverez en pièce jointe une contribution sur les mesures d'accompagnement concernant les chiroptères.
Merci par avance pour l'attention que vous lui porterez.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Documents joints
Contribution n°200 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 09h47
Je vous adresse également une vidéo tournée dans les bois près des Cannetons à Orches, en promenant mes chiens, en février 2023. On y voit une longue formation de grues en migration traverser le ciel — elles faisaient beaucoup de bruit, comme souvent. Ce n'est qu'une confirmation de plus de ce que le SRADDET et d'autres organismes affirment : ce secteur constitue un corridor vital pour toute la faune sauvage.
Je joins également une capture d'écran d'une carte montrant les routes établies pour les migrations saisonnières des grues.
Tout cela, nous le voyons de nos propres yeux, année après année. Ce n'est pas une théorie — c'est la réalité du terrain.
https://photos.app.goo.gl/9YGFfknGxSfbMiRb6
Respectueusement
Jupiter Sen
Document joint
Contribution n°199 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 09h27
Vous trouverez ci-joint quatre photos prises par mon épouse dans notre cour, que l'on reconnaîtra au pigeonnier visible sur la droite. Si vous zoomez, vous y distinguerez des formations de grues en migration vers le nord-est, à gauche du pigeonnier. Les promoteurs du projet qualifient cet axe de passage de « secondaire », mais nous savons bien, nous qui vivons ici, que les grues passent chaque année. Et quand on est dehors et qu'on a la chance de les voir, c'est quelque chose — on les entend longtemps avant de les apercevoir, parfois avec un bruit impressionnant. Leur route serait directement obstruée par les éoliennes si jamais celles-ci devaient voir le jour — ce qu'à Dieu ne plaise.
Respectueusement
Jupiter Sen
Documents joints
Contribution n°198 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 08h21
Photo : https://photos.app.goo.gl/RCgVKtjRpJojzbxM7
Les hommes politiques parlent volontiers de cohésion sociale et de dialogue.
Respectueusement
Jupiter Sen
Contribution n°197 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 08h04
Autorisations délivrées par les autorités aéronautiques
Nous souhaitons attirer votre attention sur la question des autorisations délivrées par les autorités aéronautiques et militaires, car pour quelqu'un qui vit à Cernay, il n'est franchement pas évident de comprendre sur quelle base ces autorisations ont pu être accordées.
Les habitants de Cernay voient passer régulièrement au-dessus de chez eux toutes sortes d'aéronefs, à des altitudes qui n'ont rien de théorique. Des jets d'entraînement survolent fréquemment la commune à basse altitude, en général selon un axe diagonal nord-ouest / sud-est. De temps en temps, de gros avions de transport militaire — des A400M — passent eux aussi à très basse altitude. Les chasseurs — Mirage 2000 et Rafale — font des passages à basse altitude assez régulièrement. Des hélicoptères, qui semblent souvent être des hélicoptères de secours médicaux, traversent la commune régulièrement, plutôt dans un axe nord-sud. Et puis il y a les montgolfières, qui sont une présence habituelle toute l'année, et un vrai spectacle pour les visiteurs et les habitants et pour les chiens en belle saison.
Tout cela est bien réel pour les gens qui vivent ici. C'est pourquoi nous demandons que le dossier précise clairement sur quelle base exactement les autorités compétentes — aviation civile et défense — ont donné leur feu vert à ce projet, et que ces éléments soient rendus publics et explicités dans le cadre de la présente enquête.
Respectueusement
Jupiter Sen
Contribution n°196 (Web)
Déposée le 9 mai 2026 à 15h47
Le dossier de présentation du projet est particulièrement incomplet s’agissant des enjeux et des risques pour les espèces protégées. Le promoteur est véritablement très discret sur le cas de l’outarde canepétière, l’un des oiseaux au monde jugé comme l’un des plus vulnérables aux eoliennes ( 159eme rang sur 9538 espèces - Thaxter et al. 2017) . C’est une espèce d’oiseau en voie de disparition ( répertoriée sur la liste rouge des oiseaux nicheurs en France 2016 comme étant en danger critique d’extinction), espèce protégée à l’échelle nationale et européenne qui a fait l’objet d’un Plan National d’Action dont la 3eme édition couvre la période 2020-2029.
"La France accueille une population estimée à 2455 outardes et 80% d’entre elles se reproduisent dans les plaines céréalières classées en Zones de Protection Spéciale où sont mises en place des jachères favorables à leur reproduction". Le Plan National d’Action précise que "l’aménagement du territoire ( infrastructures, urbanisation..) ainsi que les aménagements fonciers associés continuent de réduire et fragmenter l’habitat des outardes. L’implantation de nouvelles structures dans les zones jusque là relativement préservées de toute construction humaine a pour conséquence une perte d’habitat favorable importante pour les outardes". La stratégie du Plan National d’Action est "d’empêcher, en dehors des Zones de Protection Spéciale, l’extinction des noyaux relictuels et d’entamer à partir de ces noyaux consolidés un processus de reconquête des effectifs et sécuriser ces opérations à travers l’extension de certaines Zones de Protection Spéciale. Le Plan National d’Action recommande donc "d’appliquer une zone tampon d’évitement de très forte sensibilité de 2 kilomètres autour de chaque place de champ et de sites d’hivernage".
Dans un arrêt récent du 3-2-2026 (24BX00615) la cour administrative d’appel de Bordeaux a suivi les recommandations du Plan National d’Action. Dans ce projet de Cernay, la LPO indique que le contact avec une outarde le plus proche de la zone d’implantation est à 1,5 kilomètres et la nidification la plus proche à 3,8 kilomètres et la Zone de Protection Spéciale plaines du Mirebalais est à 6 kilomètres. Il est donc incompréhensible, alors que le Poitou Charentes accueille la plus importante colonie d’outardes canepétières venant se reproduire dans nos plaines céréalières et qu’il est constaté que plusieurs spécimens cherchent à s’implanter autour de cette zone, que le dossier du promoteur éolien ne traite absolument pas le sujet.
Évidemment, cette proximité des zones de chant et de nidification ( surtout en dehors de la ZPS) interdit toute implantation d’éoliennes et à tout le moins aurait dû conduire le porteur du projet à demander la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées.
Pour cette raison majeure, un avis défavorable s’impose à l’issue de cette enquête publique.