Les contributions

Contribution n°571 (Web)

Par MARTINET Eric
Déposée le 24 mai 2026 à 22h09
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je suis opposé à ce projet éolien de Cernay en raison de la dépréciation immobilière dont nous [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je suis opposé à ce projet éolien de Cernay en raison de la dépréciation immobilière dont nous serons tous victimes, nous, habitant des villages et hameaux voisin à moins de 5 km.

Dans son étude d'impact, l'annexe 6c consacre le paragraphe 11.3.3. aux incidences de l’éolien sur l’immobilier avec un argumentaire insincère qui révèle plusieurs légèretés méthodologiques, rédactionnelles et juridiques qui doivent vous convaincre à rendre un avis défavorable, tant cette étude d'impact manque de sérieux.

En premier lieu, cette partie de l’étude d’impact apparaît insuffisamment territorialisée. L’essentiel du raisonnement repose sur une étude nationale commandée par l’ADEME et réalisée par les cabinets IAC Partners et Izimmo. Or, conformément aux exigences des articles Article L122-1 du Code de l’environnement et Article R122-5 du Code de l’environnement, une étude d’impact doit analyser les incidences concrètes du projet dans son environnement local propre. La jurisprudence administrative rappelle de manière constante que l’étude doit être proportionnée à la sensibilité du territoire et permettre une information complète du public. En l’espèce, aucune étude notariale locale, aucune analyse des transactions immobilières de la commune ou des communes riveraines, aucune étude des biens bénéficiant d’une covisibilité directe avec les futures éoliennes, ni aucune comparaison avant/après implantation n’est produite. Le document procède ainsi par généralisation à partir de données nationales alors même que l’impact immobilier de l’éolien dépend fortement du contexte local : relief, qualité paysagère, caractère patrimonial du territoire, densité d’équipements existants, proximité des habitations ou saturation visuelle.

Cette faiblesse est renforcée par le fait que l’étude reconnaît elle-même que les effets peuvent « être très variables selon le contexte local », tout en concluant ensuite de manière générale à un impact « nul à très faible ». Une telle formulation tend à minimiser les limites méthodologiques pourtant explicitement admises dans le corps du texte. Or une étude d’impact doit également exposer les incertitudes scientifiques et les limites des données mobilisées afin d’assurer une information sincère du public.

Par ailleurs, le raisonnement développé présente une lacune importante concernant les distances réellement pertinentes. Le document indique que les données disponibles ne permettent pas de tirer de conclusions robustes en dessous de 5 kilomètres en raison d’une dispersion statistique trop importante. Pourtant, les problématiques immobilières et les éventuels troubles de jouissance sont précisément les plus sensibles dans les secteurs de proximité immédiate, généralement situés entre quelques centaines de mètres et deux kilomètres des installations. L’étude évite ainsi l’échelle territoriale où les effets potentiels sont les plus discutés. Une analyse sérieuse aurait nécessité une approche différenciée selon plusieurs bandes de distance, intégrant la covisibilité réelle, les niveaux d’exposition paysagère et sonore, ainsi que la situation particulière des habitations directement concernées.

Cette présentation souffre également d’une confusion entre absence d’effet statistique global et absence de préjudice individuel. En droit, l’absence d’impact statistiquement significatif sur un marché immobilier national ne fait pas obstacle à la reconnaissance de préjudices localisés ou individuels. La théorie des troubles anormaux du voisinage, issue notamment de Arrêt Clément-Bayard, repose sur une appréciation concrète des nuisances subies par les riverains et non sur des moyennes statistiques nationales. De même, certaines juridictions ont admis l’existence possible de nuisances liées à l’implantation d’éoliennes lorsqu’elles entraînent une atteinte significative au cadre de vie ou à la jouissance des biens immobiliers.

La neutralité rédactionnelle de cette section peut également être discutée. Plusieurs passages relèvent davantage d’un argumentaire de promotion de la filière éolienne que d’une analyse objective des incidences du projet. Les affirmations selon lesquelles l’implantation d’un parc éolien empêcherait la fermeture d’écoles ou de commerces, ou constituerait un moyen de « lutter contre la désertification », ne sont accompagnées d’aucune démonstration économique précise ni d’aucune source scientifique vérifiable. Ces formulations apparaissent étrangères à l’objet d’une étude d’impact, dont la fonction est d’éclairer objectivement le public et l’autorité administrative sur les effets du projet. Ce biais rédactionnel est susceptible d’affaiblir la crédibilité globale du document.

La comparaison effectuée entre l’éolien et d’autres infrastructures industrielles telles que les pylônes électriques, les antennes relais ou les incinérateurs demeure également peu convaincante sur le plan méthodologique. Les impacts paysagers, la perception sociale, les effets de covisibilité et les nuisances associées diffèrent fortement selon les infrastructures considérées. Une telle analogie aurait nécessité des justifications scientifiques plus approfondies.

En outre, plusieurs dimensions importantes paraissent insuffisamment traitées. La section ne comporte pas d’analyse spécifique des effets potentiels sur les secteurs patrimoniaux, touristiques ou paysagers sensibles, alors même que ces éléments peuvent influencer fortement les valeurs immobilières locales. Les effets cumulés avec d’autres parcs éoliens existants ou projetés ne semblent pas davantage étudiés, malgré les exigences explicites de l’article Article R122-5 du Code de l’environnement relatives à l’analyse des incidences cumulées.

Enfin, l’état de la littérature scientifique présenté apparaît relativement univoque. Le document ne mentionne pas les études ou analyses notariales faisant état d’impacts localisés plus significatifs, ni les contentieux ayant porté sur des pertes de valeur immobilière alléguées par des riverains. Cette absence de confrontation contradictoire des sources peut être interprétée comme une présentation partielle de l’état des connaissances disponibles.

Au regard de l’ensemble de ces éléments, cette section de l’étude d’impact apparaît donc discutable tant sur le plan méthodologique que juridique. Elle pourrait être critiquée au motif qu’elle ne permet pas d’apprécier de manière suffisamment précise, locale et objective les incidences du projet sur l’immobilier environnant, ce qui est pourtant exigé par le droit de l’évaluation environnementale et par la jurisprudence administrative relative à la qualité de l’information du public.

Par ces éléments partisans, insincères, incomplets, ce promoteur donne des informations visant à nuire à la bonne information du public, et à influer sur les autorités décisionnaires.

Pour ce qui pourrait s'apparenter à une tentative d'escroquerie à la décision administrative, vous ne pourrez que rendre un avis défavorable.

Contribution n°570 (Web)

Par Edith de PONTFARCY
Déposée le 24 mai 2026 à 20h46
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Parlons bridages.

Comment le porteur de projet peut-il soutenir, dans son mémoire en réponse [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Parlons bridages.

Comment le porteur de projet peut-il soutenir, dans son mémoire en réponse à la MRAe, que le pourcentage théorique de contacts préservés pour les chiroptères sera compris entre 94,96% et 97,22% avec le bridage retenu ?

Comparons le bridage des éoliennes de Cernay avec celui proposé dans le cadre d’une demande de dérogation à l’interdiction à la destruction des espèces protégées pour un parc de 4 éoliennes de 150 mètres de haut avec un rotor de 116 mètres, soit une garde au sol de 34 mètres, ce qui est très semblable au projet de Cernay.

https://www.eolien-durenque.fr

Le CNPN a émis un avis favorable le 15 novembre 2023 à la demande de dérogation sollicitée par le porteur du projet de parc éolien de Pueh de Senrières (Aveyron) de 4 éoliennes de 150 mètres de haut avec les bridages suivants :

https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2022-06-13d-00743_parc_eolien_du_puech_de_senrieres_durenque_12.pdf

- Du 01/03 au 30/06 :
• Vitesse de vent < 8 m/s et,
• De 1 heure avant le coucher du soleil jusqu’au lever du soleil et,
• Pour des températures supérieures à 5°C, et,
• En l’absence de précipitations notoires.

- Du 01/07 au 31/08 :
• Vitesse de vent < 8 m/s et,
• Du coucher du soleil au lever du soleil et,
• Pour des températures supérieures à 10°C, et,
• En l’absence de précipitations notoires.

- Du 01/09 au 15/11 :
• Vitesse de vent < 8 m/s et,
• De 1 heure avant le coucher du soleil jusqu’au lever du soleil et,
• Pour des températures supérieures à 5°C, et,
• En l’absence de précipitations notoires.

On remarquera que
- la vitesse du vent est toujours inférieure à 8 m/s,
- la plage horaire du coucher du soleil au lever du soleil n’est réservée qu’aux mois de juillet et août.
- la période couverte s’étend du 1er mars au 15 novembre.

Or La zone d’implantation potentielle présente une richesse chiroptérologique particulièrement importante que ce soit par la diversité des espèces présentes que par le nombre de contacts enregistrés. Les pages 80 à 117 (pdf 83 à 120) de l’étude naturaliste dresse un état initial montrant une zone d’étude d’une exceptionnelle richesse pour les chiroptères :

« Sur la période considérée, le niveau d’activité horaire moyen enregistré au sol en prenant en compte tous les points de relevés était très élevé (activité moyenne de 108,77 contacts/h). Ce niveau d’activité et l’importante diversité d’espèces recensées (19 espèces, sur les 22 connues dans la Vienne) témoignent de l’intérêt de la zone d’étude pour les chiroptères. » (page 117 – pdf 120)

« Les données récoltées sur l’aire d’étude immédiate, complétées par les données associatives de Vienne Nature au sein de l’aire d’étude éloignée, permettent d’estimer que les chiroptères constituent un enjeu très important sur le secteur, en particulier les espèces d’intérêt communautaire et les espèces forestières recensées. » (page 117 – pdf 120)

Page 222 de l’étude d’impact, il est relevé que

« Sur la période considérée, le niveau d’activité horaire moyen enregistré au sol en prenant en compte tous les points de relevés était très élevé (activité moyenne de 108,77 contacts/h). Ce niveau d’activité et l’importante diversité d’espèces recensées (19 espèces, sur les 22 connues dans la Vienne) témoignent de l’intérêt de la zone d’étude pour les chiroptères. »

Page 96 de l’étude naturaliste, les 13 points d’écoute par infrasons ont enregistré 10 141 contacts en un an. La carte de la répartition des points d’écoute est donnée page 24. Le chiffre donné plus haut, page 222 de l’étude d’impact, concernant les 108,77 contacts par heure, est réaffirmé très élevé.

Pages 202 et 203 de l’étude d’impact, au niveau du mât de mesure, 37 996 contacts ont été enregistrés en un an, 33 929 à 10 mètres, 4 067 à 75 mètres.

Page 420 de l’étude d’impact, on notera enfin que le pétitionnaire a pris le parti d’implanter toutes ses éoliennes à moins de 100 mètres bout de pale de haies et/ou boisements.

Force est de constater que l’affirmation du pétitionnaire dans son mémoire en réponse à la MRAE semble tout droit sortie de sa boule de cristal :

« Pour rappel, la mesure de bridage mise en place sur le projet de parc éolien de Cernay est plus ambitieuse puisqu’elle vise à atteindre un niveau de protection de 95% de l’activité des chiroptères toutes espèces confondues ».

C’est pourquoi, le porteur de projet ne s’y entendant pas en matière de bridage, et étant donné le risque encouru par les chiroptères, il aurait dû déposer une demande de dérogation à l’interdiction de destruction espèces protégées et de leurs habitats.

En l'absence de cette dérogation, le projet ne pourra que se voir opposer un avis défavorable et même un arrêté de refus.

Avec mes salutations distinguées,

Edith de Pontfarcy

Contribution n°569 (Web)

Par GIRARD Michel
Déposée le 24 mai 2026 à 19h04
Objet : Enquête publique « Ferme Eolienne de Cernay »

Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je suis farouchement opposé au projet demande [...]
Objet : Enquête publique « Ferme Eolienne de Cernay »

Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je suis farouchement opposé au projet demande d'autorisation environnementale pour l'installation et l'exploitation d'un parc éolien « Ferme Éolienne de Cernay », composé de 4 éoliennes et 1 poste de livraison, présentée par Monsieur le Directeur de la SAS FERME ÉOLIENNE DE CERNAY pour entre autres, l’une des raisons suivantes.

Malgré des impacts identifiés, il n'existe pas de mesures compensatoires pour les chauves-souris dans le dossier du porteur de projet.

Cf : L’avis émit par la MRAe le 23/09/25 que, j'en suis sûr, vous aurez étudié avec beaucoup d'intérêt, souligne un point non négligeable.
La MRAe avait spécifiquement sollicité que le pétitionnaire présente des actions de compensation appropriées pour les chauves-souris, en fonction des enjeux identifiés. Le pétitionnaire rejette l'idée de mettre en œuvre de telles actions, arguant que les effets résiduels ne seraient « pas assez bien définis ».

Cependant, uniquement dans un but lucratif, la conclusion du pétitionnaire se fonde sur ses propres évaluations, effectuées par les cabinets d'études qu'il a lui-même engagés…

Sans un contrôle indépendant et des mesures compensatoires obligatoires, il n'y a absolument aucune garantie que les populations locales de chauves-souris seront protégées et épargnées de manière efficace.

Veuillez recevoir Monsieur le commissaire enquêteur, mes respectueuses salutations

M. Michel GIRARD.
Le 24.05.2026

Contribution n°568 (Web)

Par Stéphane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 16h54
bonjour , le document d'information est trompeur , en mettant une vue de la ville de Doussay , l'enquete publique concernant Cernay [...]
bonjour , le document d'information est trompeur , en mettant une vue de la ville de Doussay , l'enquete publique concernant Cernay , il est necessaire de se rendre en mairie ( pas possible pour tout le monde ) ou sur internet ( pas possible non plus pour tout le monde ) . volontaire ou non à voir cordialement

Contribution n°567 (Web)

Par GOUSSOT Pascal
Déposée le 24 mai 2026 à 16h39
Bonjour.
Après 35 années passées en région Ile de France (dans le 93), avec pour seul horizon des tours en béton, nous avons décidé, [...]
Bonjour.
Après 35 années passées en région Ile de France (dans le 93), avec pour seul horizon des tours en béton, nous avons décidé, mon épouse et moi, de nous installer à la campagne pour passer notre retraite dans un cadre agréable et proche de cette nature qui nous a temps manqué durant toutes ces années..
Nous voilà rattrapés par ce projet, qui ruine tous nos espoirs de vie paisible et bucolique.
Le paysage sera défiguré par ces éoliennes de 150m (probablement même 180m de hauteur - presque la hauteur de la tour Montparnasse (210m)), notre qualité de vie sera affectée, notre santé menacée, et la valeur de notre maison sera dévaluée (ce sont nos économies d'une vie) rendant un départ difficile.
Quand notre pays est le champion Européen de la production d'électricité, qu'il surproduit une énergie déjà décarbonée (recyclable à 96%) et qu'il l'exporte, nous ne comprenons pas l'intérêt de ce projet, si ce n'est, (comme c'est le cas avec ma prime Rénov), dans le but de profiter de la manne financière des 14 milliards affectés par le gouvernement au déploiement des énergies renouvelables imposé par le parlement Européen pour 2030 (objectif : 42%).
Clairement, nous ne serions jamais venus à Cernay si nous avions su ce qui se préparait, nous ne voulons pas intégrer le Guinness Book des records et devenir un des plus petits villages éoliens de France pour faire plaisir à Mme Van Der Leyen.
Voilà pourquoi nous espérons que ce projet ne verra pas le jour, nous sommes pourtant des écologistes de conviction, notre maison est passive, équipée d'une géothermie, d'un chauffe eau solaire, d'un système de récupération des eaux pluviales, de bio briques Bellenberg garantissant l'isolation équivalente à celle d'un mur de 2,50m d'épaisseur de parpaings, d'isolation des combles au chanvre et à la ouate de cellulose. Bref, tout ce qui se fait de mieux sur le marché des matériaux écologiques. C'est pour nous un crève-cœur.

Contribution n°566 (Web)

Par stephane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 16h33
bonjour , les horaires des réunions d'enquete publique ne permettent pas aux personnes travaillants de s'y rendrent . C'est un gros [...]
bonjour , les horaires des réunions d'enquete publique ne permettent pas aux personnes travaillants de s'y rendrent . C'est un gros défaut d'organisation qui ne permet pas à tout le monde d'etre sur le même niveau d'information . N'est-ce pas une entorse à la devise française? cordialement

Contribution n°565 (Web)

Par Stéphane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 16h29
bonjour à t'on prit en compte l'enfouissement des cables ainsi que le passage des engins , difficilement puisque le point de raccordement [...]
bonjour à t'on prit en compte l'enfouissement des cables ainsi que le passage des engins , difficilement puisque le point de raccordement n'est pas connu ou pas divulgué à ce jour . cordialement

Contribution n°564 (Web)

Par Stéphane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 16h22
bonjour les chemins créés pour la construction seront-ils remis en état après les travaux ? a t'on prit en compte les surfaces perdues [...]
bonjour les chemins créés pour la construction seront-ils remis en état après les travaux ? a t'on prit en compte les surfaces perdues par ces chemins? cordialement

Contribution n°563 (Web)

Par Stéphane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 16h20
bonjour , comment est mesuré l'impact des engins de travaux pour le terrassement et les fondations des eolienes : creation de chemin [...]
bonjour , comment est mesuré l'impact des engins de travaux pour le terrassement et les fondations des eolienes : creation de chemin d'acces , passage des camions et des betonnieres , que fait-on des tonnes de terre agricole deplacées ? ou va t'on chercher la terre pour recouvrir le beton apres demantellemnt? cordialement

Contribution n°562 (Web)

Par Stéphane laurent
Déposée le 24 mai 2026 à 15h55
comment peut -on parler de 95% de recyclage avec un volume de beton et de ferraille qui resteront en terre apres demantellement . [...]
comment peut -on parler de 95% de recyclage avec un volume de beton et de ferraille qui resteront en terre apres demantellement . a rapprocher des bunkers de la seconde guerre mondiale toujours en place . encore une incoherence du dossier qui ne devrait pas conduire à la construction du parc . cordialement

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