Les contributions

Contribution n°389 (Web)

Par MENET Nathalie
Déposée le 17 mai 2026 à 20h31
Je formule un avis défavorable au projet éolien de Cernay au regard des insuffisances substantielles de l’étude de dangers et des [...]
Je formule un avis défavorable au projet éolien de Cernay au regard des insuffisances substantielles de l’étude de dangers et des risques graves insuffisamment évalués pour la population, les usagers des voies publiques et les promeneurs fréquentant les secteurs concernés.

L’étude de dangers reconnaît elle-même la présence, dans la zone du projet, de portions de circuits inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). Le Département de la Vienne rappelait d’ailleurs, dans son avis du 3 septembre 2019, que toute implantation d’éoliennes devait garantir la sécurité des promeneurs tant durant les travaux que pendant l’exploitation des installations.

Or, cette exigence de sécurité n’apparaît nullement satisfaite. Les chemins de randonnée, circuits VTT, sentiers ruraux et voies de circulation situés à proximité immédiate des aérogénérateurs demeureront exposés à plusieurs risques identifiés dans la littérature technique et les études de dangers elles-mêmes : chute d’éléments mécaniques, projection de fragments de pales, effondrement partiel ou total des machines, incendie, ainsi que projections ou chutes de glace en période hivernale.

Ces risques concernent l’ensemble des éoliennes projetées et ne peuvent être considérés comme négligeables dès lors qu’ils exposent directement des personnes circulant librement dans des espaces ouverts au public. En outre, aucune véritable mesure d’évitement n’est proposée. Les mesures de réduction évoquées restent théoriques et ne permettent pas de supprimer le danger à la source. Dans ces conditions, la garantie de sécurité exigée par les services départementaux ne peut être regardée comme démontrée.

L’étude de dangers présente également plusieurs insuffisances majeures dans l’analyse des risques externes. Ainsi, le dossier exclut purement et simplement tout risque de collision avec un aéronef au motif de l’absence de servitude aéronautique militaire ou radar sur le périmètre du projet. Une telle conclusion apparaît manifestement irréaliste.

Le secteur concerné est régulièrement survolé par différents types d’aéronefs : avions militaires d’entraînement provenant notamment de la base aérienne de Cognac, appareils militaires de transport ou de chasse évoluant parfois à basse altitude, hélicoptères de la sécurité civile, mais également aéronefs civils légers, ULM et paramoteurs. L’absence de servitude administrative ne saurait donc être assimilée à une absence totale de trafic aérien. En écartant ce risque sans analyse approfondie, l’étude de dangers méconnaît les exigences de sérieux et d’exhaustivité attendues d’un dossier environnemental relevant de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement.

Par ailleurs, l’analyse des risques liés aux projections de pales ou de fragments de pales apparaît incomplète. Le projet se caractérise par une implantation rapprochée de plusieurs éoliennes, à des distances inférieures à celles généralement préconisées afin de limiter les phénomènes d’interaction aérodynamique et les effets de turbulence. Cette configuration particulière augmente pourtant le risque d’effet domino, c’est-à-dire la possibilité qu’un élément projeté par une machine atteigne une autre éolienne voisine et provoque un sur-accident.

Plusieurs interactions potentielles entre aérogénérateurs semblent ainsi possibles compte tenu des distances d’effet retenues pour les projections de pales. Ce risque spécifique n’est toutefois pas intégré de manière sérieuse dans l’évaluation globale des dangers. De même, les effets cumulés ne sont pas correctement pris en compte dans le calcul final du niveau de risque.

Cette insuffisance est particulièrement préoccupante concernant les projections de glace. Certains secteurs, notamment la route départementale D73 ainsi que plusieurs chemins de randonnée, se trouvent exposés simultanément aux zones d’effet de plusieurs éoliennes. Le cumul des risques devrait conduire à rehausser le niveau de gravité retenu dans l’étude. Or cette approche cumulative, pourtant essentielle dans une étude de dangers, n’est pas correctement appliquée.

Enfin, l’étude omet quasiment toute analyse relative aux risques de cyberattaque et de perte de contrôle des installations, alors même que ces menaces sont aujourd’hui reconnues comme sérieuses par les autorités nationales et internationales de cybersécurité.

Les événements récents démontrent que les infrastructures énergétiques renouvelables constituent désormais des cibles potentielles d’attaques informatiques. Plusieurs incidents survenus en Europe ont affecté des parcs éoliens et des systèmes de pilotage à distance, entraînant des perturbations opérationnelles importantes. Des alertes ont notamment été émises par des autorités spécialisées telles que l’ANSSI en France ou la CISA aux États-Unis concernant la vulnérabilité des systèmes industriels connectés.

Or, une cyberattaque visant le contrôle des éoliennes pourrait entraîner des conséquences particulièrement graves : emballement mécanique des turbines, incendie, destruction des pales, projections de débris ou encore dispersion de substances polluantes liées aux équipements techniques. Une telle hypothèse remettrait profondément en cause les probabilités d’occurrence retenues dans l’étude de dangers, lesquelles reposent essentiellement sur des statistiques d’accidents classiques et non sur des actes intentionnels malveillants.

L’absence d’évaluation précise de ce risque émergent constitue une lacune importante du dossier, d’autant plus que les principes de prévention et de précaution consacrés par le Code de l’environnement imposent une analyse complète des dangers susceptibles d’affecter la sécurité publique.

Au regard de l’ensemble de ces insuffisances — absence de garantie réelle pour la sécurité des promeneurs, sous-évaluation des risques aériens, défaut de prise en compte des effets domino et des risques cumulés, omission des menaces cybernétiques — l’étude de dangers ne peut être considérée comme suffisamment complète, sincère et conforme aux exigences applicables aux installations classées.

Ces éléments justifient pleinement qu’un avis défavorable soit rendu à l’encontre de ce projet éolien.

Contribution n°388 (Web)

Par MENET Nathalie
Déposée le 17 mai 2026 à 20h28
Je formule un avis défavorable au projet éolien de Cernay en raison des insuffisances majeures de l’étude acoustique produite, tant [...]
Je formule un avis défavorable au projet éolien de Cernay en raison des insuffisances majeures de l’étude acoustique produite, tant sur le plan méthodologique que réglementaire. Les éléments présentés dans le dossier ne permettent pas d’établir une évaluation fiable et conforme des nuisances sonores susceptibles d’affecter les riverains.

L’étude acoustique indique que les mesures ont été réalisées conformément au « projet de norme NF S 31-114 ». Or, ce document ne constitue pas une norme homologuée. Le groupe de travail chargé de son élaboration ayant été dissous en 2017, ce texte est demeuré à l’état de projet et ne possède aucune valeur normative ou réglementaire opposable. Le présenter comme une « norme » dans le dossier est donc de nature à induire en erreur sur la portée juridique et technique de la méthodologie retenue.

Par ailleurs, la méthode utilisée conduit à minimiser artificiellement les nuisances sonores réelles. Le recours aux médianes associé à l’indice fractile L50 sur des séquences de dix minutes écarte mécaniquement les pics de bruit les plus élevés, pourtant les plus perceptibles et les plus gênants pour les habitants. Cette approche aboutit ainsi à une sous-évaluation du bruit résiduel et des émergences acoustiques.

L’étude apparaît également lacunaire concernant la prise en compte des infrasons et basses fréquences émis par les éoliennes de grande dimension. Ces composantes sonores, pourtant reconnues dans plusieurs pays européens comme le Danemark depuis de nombreuses années, ne font l’objet d’aucune analyse spécifique dans le dossier. Cette omission est difficilement conciliable avec l’objectif de protection de la santé publique poursuivi par la réglementation environnementale.

De plus, aucune mesure n’a été effectuée à l’intérieur des habitations situées dans les zones à émergence réglementée (ZER), alors même que ces espaces sont explicitement visés par l’article 2 de l’Arrêté du 26 août 2011 relatif aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent relevant de la rubrique 2980 des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Cette carence remet en cause la représentativité des résultats avancés.

La méthodologie de mesure retenue soulève également de sérieuses interrogations quant à la pertinence des points de contrôle choisis. L’annexe méthodologique précise seulement que les microphones ont été placés « dans la mesure du possible » à distance des sources de perturbations. Pourtant, certains points de mesure semblent situés à proximité immédiate d’activités génératrices de bruit — atelier mécanique, exploitation agricole, basse-cour ou élevage — susceptibles d’altérer significativement les valeurs de bruit résiduel enregistrées. Une telle configuration ne permet pas de garantir des données représentatives de l’environnement sonore réel des riverains.

En outre, le dossier ne respecte pas correctement la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » (ERC), pourtant imposée par le droit de l’environnement et rappelée notamment aux articles L.122-1 et suivants du Code de l’environnement. Malgré l’identification d’émergences acoustiques significatives, aucune véritable mesure d’évitement n’est envisagée. Le pétitionnaire se limite à proposer une mesure de réduction consistant en un bridage des éoliennes.

Or, cette mesure apparaît insuffisamment démontrée. Le dossier explique que le bridage consiste à modifier l’orientation des pales afin de réduire leur prise au vent et ralentir leur rotation. Toutefois, aucune démonstration technique précise n’est apportée quant à l’efficacité réelle de ce procédé sur la réduction des nuisances acoustiques. Au contraire, certaines perturbations aérodynamiques supplémentaires pourraient générer des bruits spécifiques. En l’absence de justification scientifique claire et vérifiable, cette mesure ne saurait être regardée comme suffisante.

D’autres solutions auraient pourtant dû être étudiées dans le cadre de la démarche ERC : réduction du nombre d’éoliennes, diminution de leur hauteur, déplacement des implantations afin d’éloigner les machines des secteurs habités tels que Soudun, La Brosse ou le village de Cernay, voire abandon du projet si les contraintes techniques rendent impossible une implantation compatible avec la protection des riverains.

Au regard de l’ensemble de ces insuffisances méthodologiques, techniques et réglementaires, l’étude acoustique ne peut être considérée comme satisfaisante ni conforme aux exigences applicables aux installations classées. Ces irrégularités justifient qu’un avis défavorable soit rendu à l’encontre de ce projet.

Contribution n°387 (Web)

Par Maxime
Déposée le 17 mai 2026 à 20h08
Je suis contre ce projet car il n'est pas viable d'un point de vue écologique et économique. D'un point de vue écologique, les éoliennes [...]
Je suis contre ce projet car il n'est pas viable d'un point de vue écologique et économique. D'un point de vue écologique, les éoliennes seraient à proximité proche de bois et de haies. Les rapports ont tous prouvés qu'il y avaient plusieurs espèces protégés dans la zone d'implantation, et que le risque d'impact n'était pas négligeable.
Pour palier à ce problème, l'entreprise porteuse de ce projet nous explique qu'ils arrêteront les éoliennes pendant les périodes d'activités de ces espèces, et également pendant les moissons (uniquement si les agriculteurs les en informe, ce qui ne sera probablement pas le cas).
Cela explique pourquoi le projet n'est pas viable économiquement non plus. Sur 4 éoliennes, l'entreprise nous a démontré via une étude des vents lors d'une présentation au conseil municipale que seulement 2 seraient dans une zone suffisamment venteuse. Les 2 autres seraient dans une zone où le vent n'est que peu présent. C'est pourquoi l'entreprise avait demandé au conseil une délibération pour augmenter les éoliennes de 150m à 180m (voire plus), ce qui a été refusé. A cela on rajoute le fait que les éoliennes seront bridées ou éteintes lors des activités des espèces protégés et des activités agricoles, le rendement ne pourra pas être au RDV.
On ne peut donc pas raisonnablement demander aux habitants de la commune à proximité immédiate un sacrifice de leur vue et de la valeur de leur bien pour une production d'énergie insignifiante.

Merci.

Contribution n°386 (Web)

Par Savoie, Sophie
Déposée le 17 mai 2026 à 16h46
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Pour les différentes raisons ci-après, j'exprime mon opposition officielle au projet éolien prévu [...]
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Pour les différentes raisons ci-après, j'exprime mon opposition officielle au projet éolien prévu à Cernay.
- pour la protection des nos paysages français :
Je suis architecte-paysagiste, formation qui m'a conduite à éduquer mon regard sur le paysage pour dessiner des jardins en les insérant dans nos campagnes. Je suis effondrée de voir nos paysages se transformant progressivement et gravement en parc éolien comme le plateau d'Airvault, la Beauce, plus au Nord et tant d'autres en France.
J'habite le Pouet sur la commune de Saint Genest d'Ambière en limite de Cernay, site qui domine la commune de St genest d'Ambière et Cernay.
Le jardin que je dessine d'années en années sera impacté par la vue des éoliennes, impossible de les occulter à partir de plantation d'arbres.
Le paysage autour de Cernay encore protégé perdra son caractère rural tant apprécié par ses habitants avec la construction des ces éoliennes.
Nous avons déjà à supporter les nuisances sonores et visuelles de la LGV sur la commune de St Genest d'Ambière. Alors pourquoi encore plus impacter notre campagne environnante ?
- pour la protection de la faune.
Des études multiples démontrent bien qu'un projet éolien à un fort impact sur les oiseaux. Une coulée verte sur une ancienne voie ferrée a été réalisée. Elle est un magnifique corridor écologique. Quelle absurdité de placer des éoliennes proches de ce site protégé, bordé de haies champêtres qui abritent des oiseaux dont certains sont protégés comme les chauves-souris.
- pour des raisons économiques :
Nous savons incontestablement que les projets éoliens augmentent le prix de l'électricité alors que nous augmentons notre consommation pour une transition énergétique
Réfléchissons sérieusement aux bénéfices de ce projet éolien posé en pleine campagne.
Merci de votre lecture.

Contribution n°385 (Web)

Anonyme
Déposée le 17 mai 2026 à 15h28
Je suis contre ce projet éolien :
L'Académie Nationale de Médecine reconnait un impact négatif de l'éolien sur le santé humaine.
Les [...]
Je suis contre ce projet éolien :
L'Académie Nationale de Médecine reconnait un impact négatif de l'éolien sur le santé humaine.
Les nuisances sonores et visuelles sont néfastes à la qualité de vie des riverains, donc agir sur leur bien-être physique, mental et social.

Contribution n°384 (Web)

Par Plant Alastair
Déposée le 17 mai 2026 à 15h09
Opposition au projet de parc éolien à Cernay (86170), France

Je souhaite exprimer mon opposition officielle au projet de parc éolien [...]
Opposition au projet de parc éolien à Cernay (86170), France

Je souhaite exprimer mon opposition officielle au projet de parc éolien prévu à Cernay (86170), en raison de son impact potentiellement très néfaste sur un important corridor écologique et chemin de promenade protégé.

Une ancienne voie ferrée reliant la région du la Vienne Le Roches-Rigault à Châtellerault, sur environ 29 kilomètres, a été transformée en voie verte sécurisée, ouverte aux piétons, cyclistes et cavaliers. Ce chemin représente bien plus qu’un simple itinéraire de loisirs : il constitue aujourd’hui un corridor écologique précieux et un refuge pour la biodiversité locale.

Cette voie est protégée de la chasse et comporte des panneaux d’information expliquant la flore, la faune ainsi que l’histoire de l’ancienne ligne ferroviaire. Avec le temps, cet espace est devenu un habitat essentiel pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de chauves-souris, particulièrement vulnérables aux perturbations et aux collisions causées par les éoliennes.

Le parc éolien projeté à Cernay serait situé à environ 500 mètres seulement de certaines parties de cette voie verte. Une telle proximité soulève de graves préoccupations environnementales :

* augmentation du risque de mortalité des oiseaux et des chauves-souris par collision avec les pales ;
* perturbation des zones de nourrissage, de nidification et des couloirs de déplacement ;
* nuisances sonores et dégradation des habitats naturels ;
* atteinte à un espace naturel calme et préservé, apprécié des habitants et des visiteurs.

Ce corridor naturel a été aménagé et protégé précisément pour favoriser la biodiversité et préserver les habitats de la faune sauvage. Autoriser l’installation d’éoliennes industrielles à proximité immédiate risquerait de compromettre des années d’efforts de conservation et de détruire un environnement précieux sur les plans écologique, éducatif et touristique.

Le développement des énergies renouvelables est important, mais il doit être réalisé de manière responsable et ne pas se faire au détriment de zones naturelles déjà reconnues comme refuges pour la biodiversité.

Je demande respectueusement que les impacts environnementaux de ce projet sur cette voie verte, les populations d’oiseaux et les chauves-souris soient réévalués avec la plus grande attention avant toute autorisation du parc éolien.

Contribution n°383 (Web)

Par Sen Jupiter
Déposée le 17 mai 2026 à 13h01
Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Présence des espèces d'oiseaux dans la ZIP, y compris le Rouge-gorge familier

Ce matin, lors [...]
Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Présence des espèces d'oiseaux dans la ZIP, y compris le Rouge-gorge familier

Ce matin, lors d'une promenade avec nos chiens aux abords du Bois Cormier, nous avons enregistré à l'aide de l'application Merlin la présence des espèces d'oiseaux suivantes :
Loriot d'Europe, Fauvette à tête noire, Rouge-gorge familier, Alouette des champs, Merle noir, Buse variable, Troglodyte mignon et Fauvette grisette.
Toutes ces espèces figurent dans l'étude naturaliste (Pièce 6d), à l'exception du Rouge-gorge familier, qui n'apparaît que dans la liste taxonomique brute, sans faire l'objet d'aucune analyse. Il s'agit pourtant d'une espèce strictement protégée, et sa présence sur le site devrait susciter une attention particulière.

L'ensemble de ces oiseaux a été détecté en l'espace d'un court moment seulement. Toutes ces espèces seraient directement menacées par les pales des gigantesques éoliennes envisagées à proximité.

Nous joignons également à ce courrier une photo d'un ensemble de fleurs sauvages observées au même endroit, ainsi qu'une capture d'écran indiquant notre localisation lors de l'enregistrement.

Observation complémentaire : traitement insuffisant du Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) dans l'étude naturaliste (Piece 6d)

Une ecoute acoustique realisee le 17 mai 2026 sur la commune de Cernay, a proximite immediat du bois Cormier, en bordure de la zone d'implantation du projet (ZIP), a permis d'identifier par detection automatisee huit especes d'oiseaux en quelques minutes seulement, parmi lesquelles figurait le Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula). Cette observation illustre la facilite de detection de cette espece dans les milieux concernes, y compris par des outils grand public.
Or, l'examen de la Piece 6d (Etude naturaliste, CERA Environnement) revele que le Rouge-gorge familier n'y est mentionne qu'au sein de listes taxonomiques brutes (sous sa seule denomination latine Erithacus rubecula), sans qu'aucune analyse qualitative ne lui soit consacree : aucune evaluation de son statut de conservation local, aucune mention de son statut de protection, aucune estimation d'effectifs, et aucune discussion de l'impact potentiel du projet sur cette espece.
Le Rouge-gorge familier est pourtant une espece strictement protegee en France en vertu de l'article 3 de l'arrete du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux proteges sur l'ensemble du territoire national. A ce titre, toute destruction, perturbation intentionnelle ou degradation de ses habitats de reproduction et de repos est legalement interdite. L'absence de tout traitement analytique de cette espece dans l'etude naturaliste constitue une lacune methodologique significative, d'autant plus notable que sa presence sur le site est aisement verifiable.
Cette omission s'inscrit dans le cadre plus large des insuffisances methodologiques deja signalees dans les observations precedentes concernant la Piece 6d, et renforce le doute sur le caractere exhaustif et rigoureux des inventaires faunistiques realises. Le soussigne demande en consequence que l'etude naturaliste soit completee par une evaluation specifique et documentee du Rouge-gorge familier, conformement aux obligations reglementaires applicables.

Respectuesement
Jupiter Sen

Contribution n°382 (Web)

Par Potin Cédric
Déposée le 16 mai 2026 à 22h27
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je suis opposé à ce projet en raison des dangers sous évalués de ce projet.

Voici mon analyse [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je suis opposé à ce projet en raison des dangers sous évalués de ce projet.

Voici mon analyse critique technique de l’extrait d’étude des dangers relatif au fonctionnement du parc éolien de Cernay. Elle vise à évaluer :

la complétude de l’identification des dangers ;
la cohérence méthodologique ;
la pertinence des scénarios accidentels retenus ;
les insuffisances éventuelles au regard des pratiques usuelles d’analyse de risques industrielles applicables aux installations éoliennes terrestres.

1. Appréciation générale

L’étude présentée permet d’identifier plusieurs phénomènes dangereux classiques associés aux aérogénérateurs :

chute d’éléments ;
rupture ou projection de pale ;
effondrement de structure ;
échauffement mécanique ;
défauts électriques internes.

Toutefois, l’analyse demeure essentiellement descriptive et apparaît incomplète au regard :

des méthodologies usuelles d’études de dangers (EDD) ;
des référentiels de maîtrise des risques industriels ;
des retours d’expérience (REX) disponibles sur les installations éoliennes.

Le document s’apparente davantage à un inventaire sommaire de phénomènes techniques qu’à une véritable démonstration de maîtrise des risques.

2. Insuffisances méthodologiques
2.1 Confusion entre danger, phénomène dangereux et effet

Le tableau présenté au point 5.2 mélange plusieurs notions distinctes :

source de danger ;
événement initiateur ;
phénomène dangereux ;
effet physique.

Exemple :

« bris de pale » correspond à un phénomène accidentel ;
« énergie cinétique » constitue un mode d’effet physique et non un danger en tant que tel.

Cette confusion réduit fortement la lisibilité de l’analyse et ne permet pas :

d’identifier les causes racines ;
d’évaluer les barrières de sécurité ;
de caractériser correctement les scénarios accidentels.

Une étude de dangers conforme aux bonnes pratiques devrait distinguer :

les causes initiatrices ;
les défaillances ;
les scénarios accidentels ;
les effets dangereux ;
les enjeux exposés ;
les mesures de prévention et de protection.

2.2 Absence de hiérarchisation des scénarios

Aucune hiérarchisation n’est proposée selon :

la gravité ;
la probabilité ;
la cinétique ;
l’intensité des effets ;
la vulnérabilité des cibles exposées.

L’absence de matrice de criticité ne permet pas d’apprécier :

les scénarios majeurs ;
les risques résiduels ;
le caractère acceptable du projet.

2.3 Absence d’analyse des causes racines

Les phénomènes dangereux sont cités sans analyse des mécanismes de défaillance associés :

fatigue structurelle ;
corrosion ;
défaillance de roulements ;
défaut de freinage ;
erreur de maintenance ;
défaut de capteurs ;
perte de contrôle commande ;
vieillissement des matériaux composites ;
vibration excessive ;
conditions météorologiques extrêmes.

Cette lacune ne permet pas d’évaluer la crédibilité des scénarios retenus.

3. Dangers insuffisamment traités ou absents
3.1 Risque incendie

Le risque incendie constitue l’absence la plus notable de l’étude.

Le document évoque uniquement :

« échauffement des pièces mécaniques ».

Il ne développe pas les scénarios d’incendie pourtant documentés par le retour d’expérience international :

incendie de nacelle ;
incendie de multiplicateur ;
incendie électrique ;
inflammation d’huile hydraulique ;
incendie du transformateur ;
propagation au milieu naturel.

Or les éoliennes présentent plusieurs facteurs aggravants :

hauteur importante ;
difficulté d’intervention des secours ;
présence d’huiles combustibles ;
propagation possible de débris incandescents.

Les effets potentiels suivants ne sont pas étudiés :

flux thermiques ;
propagation aux cultures ou espaces boisés ;
fumées toxiques ;
chute d’éléments enflammés.

3.2 Risque foudre

L’étude ne traite pas explicitement :

l’impact direct de foudre ;
les surtensions induites ;
les défaillances des systèmes de protection.

Cette omission est significative pour des structures :

de grande hauteur ;
métalliques ;
isolées géographiquement.

Les conséquences possibles incluent :

incendie ;
destruction électronique ;
perte de contrôle ;
rupture de pale ;
indisponibilité des systèmes de sécurité.

3.3 Givrage et projection de glace

Aucun scénario de :

formation de glace ;
chute de glace ;
projection de glace

n’est identifié.

Pourtant, ce risque est reconnu dans la littérature technique et les guides de sécurité éolienne, notamment pour :

les zones exposées au gel ;
les périodes hivernales ;
les secteurs en altitude ou soumis à humidité importante.

Les distances de projection peuvent être significatives et concerner :

voiries ;
chemins ruraux ;
personnel de maintenance ;
riverains.

3.4 Pollution accidentelle

L’étude ne considère pas :

les fuites d’huiles hydrauliques ;
les déversements de lubrifiants ;
les pollutions des sols ;
les atteintes aux eaux superficielles ou souterraines.

Ces scénarios sont pourtant plausibles en cas :

de rupture hydraulique ;
d’incendie ;
de maintenance ;
d’accident structurel.
3.5 Facteurs humains et maintenance

L’étude est exclusivement centrée sur le fonctionnement nominal des installations.

Les risques liés :

aux opérations de maintenance ;
aux interventions en hauteur ;
aux erreurs humaines ;
aux opérations de levage ;
aux consignations électriques

ne sont pas étudiés.

Cette omission est importante car le retour d’expérience industriel montre qu’une part significative des accidents survient lors des phases d’intervention.

3.6 Défaillance des systèmes de contrôle et cybersécurité

Aucune analyse n’est menée concernant :

les systèmes SCADA ;
les automatismes ;
les pertes de supervision ;
les défauts logiciels ;
les actes malveillants ou cyberattaques.

Compte tenu de la forte numérisation des installations éoliennes modernes, cette absence constitue une faiblesse de l’analyse.

4. Sous-évaluation potentielle des effets
4.1 Projection de fragments de pale

L’étude mentionne la projection d’éléments sans :

modélisation balistique ;
estimation des distances maximales ;
prise en compte des vitesses périphériques ;
analyse des secteurs exposés.

Or certains fragments peuvent être projetés à plusieurs centaines de mètres.

4.2 Effondrement de structure

Le scénario « effondrement » apparaît trop générique.

Aucune distinction n’est faite entre :

rupture de fondation ;
rupture de mât ;
rupture de liaison boulonnée ;
chute de nacelle ;
rupture rotorique.

Ces scénarios présentent pourtant :

des cinétiques différentes ;
des emprises au sol différentes ;
des probabilités distinctes.
5. Absence de démonstration des barrières de sécurité

L’étude n’identifie pas clairement :

les barrières de prévention ;
les barrières de protection ;
leurs performances ;
leurs redondances ;
leurs conditions de maintenance.

Les dispositifs suivants devraient être explicitement analysés :

frein aérodynamique ;
frein mécanique ;
détection incendie ;
parafoudre ;
capteurs vibratoires ;
arrêt automatique ;
supervision distante ;
maintenance préventive ;
restrictions d’accès.
6. Absence d’analyse des effets domino

Aucun scénario combiné n’est étudié, notamment :

survitesse → rupture de pale ;
incendie → chute de nacelle ;
foudre → incendie transformateur ;
incendie → propagation végétation ;
défaillance électrique → perte de contrôle rotor.

Cette absence limite fortement la robustesse de la démonstration de sécurité.

7. Prise en compte insuffisante des enjeux exposés

L’extrait ne présente pas :

la cartographie des enjeux humains ;
les infrastructures voisines ;
les voies de circulation ;
les zones agricoles ;
les espaces naturels sensibles ;
les habitations ;
les réseaux.

En conséquence, la gravité réelle des scénarios ne peut être correctement appréciée.

8. Conclusion technique

L’étude des dangers examinée identifie plusieurs phénomènes accidentels fondamentaux associés aux aérogénérateurs. Toutefois, elle présente des insuffisances méthodologiques et techniques significatives qui limitent sa portée démonstrative.

Les principales faiblesses identifiées concernent :

l’absence d’analyse structurée des scénarios accidentels ;
la non-prise en compte explicite du risque incendie ;
l’absence du risque foudre ;
l’absence du risque de givrage ;
l’insuffisante prise en compte des facteurs humains ;
l’absence d’analyse environnementale des pollutions accidentelles ;
l’absence d’évaluation des distances d’effet ;
le manque de caractérisation des barrières de sécurité ;
l’absence d’analyse des effets domino ;
l’insuffisante justification de la maîtrise des risques résiduels.

En l’état, le document apparaît insuffisant pour constituer une démonstration complète et robuste de maîtrise des risques technologiques associés au projet éolien.

Une révision approfondie de l’étude des dangers paraît nécessaire afin :

d’intégrer les scénarios accidentels omis ;
de formaliser une analyse probabiliste et/ou semi-quantitative ;
de caractériser les effets physiques ;
d’évaluer les enjeux exposés ;
de démontrer l’efficacité des mesures de maîtrise des risques.

Pour toutes ces raisons, merci de rendre un avis défavorable

Contribution n°381 (Web)

Par METZER
Déposée le 16 mai 2026 à 22h16
Monsieur,
L'étude de danger me semble très légère.
1. Problème de méthode : confusion entre “danger”, “phénomène” et “effet”

Le tableau [...]
Monsieur,
L'étude de danger me semble très légère.
1. Problème de méthode : confusion entre “danger”, “phénomène” et “effet”

Le tableau mélange plusieurs notions :

danger : source potentielle de dommage ;
phénomène dangereux : événement déclencheur ;
effet : conséquence physique.

Exemple :

Élément Ce qui est écrit Problème
Pale “Bris de pale ou chute de pale” phénomène dangereux
Danger potentiel “Énergie cinétique” ce n’est pas un danger mais un effet physique

Une vraie étude de risques devrait distinguer :

causes ;
événement initiateur ;
scénario accidentel ;
effets ;
cibles exposées ;
barrières de sécurité ;
gravité et probabilité.

Ici, cette chaîne n’apparaît quasiment pas.

2. Dangers majeurs manquants
A. Incendie d’éolienne (gros manque)

C’est probablement le manque le plus important.

Ils parlent “d’échauffement de pièces mécaniques”, mais pas explicitement :

d’incendie de nacelle ;
d’incendie du transformateur ;
d’incendie électrique ;
de propagation aux cultures ou forêts.

Or c’est un scénario majeur sur les parcs éoliens.

Causes typiques oubliées
échauffement de multiplicateur ;
défaut de frein ;
fuite d’huile ;
arc électrique ;
foudre ;
emballement thermique.
Effets oubliés
chute de débris enflammés ;
propagation incendie végétation ;
fumées toxiques ;
impossibilité d’intervention des secours à grande hauteur.
B. Foudre

Très étonnant qu’elle ne soit pas explicitement mentionnée.

Une éolienne est une structure :

très haute ;
métallique ;
isolée.

La foudre peut provoquer :

incendie ;
destruction électronique ;
surtension réseau ;
chute de pale ;
arrêt brutal rotor.

L’absence de scénario “impact de foudre” est une faiblesse sérieuse.

C. Givrage et projection de glace

Danger très connu en Europe du Nord et de l’Est, mais aussi pertinent en France selon altitude et climat.

Scénarios oubliés :

accumulation de glace sur pale ;
chute de glace ;
projection de glace à grande distance.

Ce risque est particulièrement important pour :

routes ;
chemins ;
promeneurs ;
maintenance.
D. Risques pendant maintenance / intervention humaine

L’étude semble centrée uniquement sur le fonctionnement normal.

Mais les accidents graves concernent souvent :

maintenance en hauteur ;
électrocution ;
chute dans la tour ;
espace confiné ;
incendie pendant travaux ;
levage de composants lourds.

Il manque totalement :

analyse des facteurs humains ;
erreurs opérateur ;
procédures de consignation.
E. Risque lié aux huiles et pollutions

Une éolienne contient :

huiles hydrauliques ;
huiles de lubrification ;
parfois fluides diélectriques.

Scénarios manquants :

fuite huile ;
pollution sols ;
pollution eaux ;
incendie d’huile.
F. Défaillance du freinage / emballement rotor

Ils parlent de “survitesse”, mais le scénario est mal développé.

Une survitesse peut conduire à :

destruction rotor ;
rupture pale ;
explosion mécanique ;
incendie ;
effondrement.

Le mécanisme causal est insuffisamment décrit.

G. Risques réseau électrique externes

Ils ne considèrent que :

“court-circuit interne”.

Mais manquent :

surtensions réseau ;
retour d’énergie ;
défaillance transformateur ;
incendie poste livraison ;
arc externe ;
interaction avec réseau public.
H. Cyberattaque / perte de contrôle SCADA

De plus en plus important.

Les éoliennes modernes sont pilotées à distance :

SCADA ;
automates ;
supervision IP.

Scénarios absents :

perte contrôle orientation ;
désactivation sécurité ;
arrêt d’urgence indisponible ;
sabotage logiciel.

Même si le risque est faible, une étude moderne devrait au moins le mentionner.

3. Sous-évaluation probable des distances d’effet

L’étude semble sous-entendre des effets localisés.

Or certains scénarios ont des portées importantes :

Projection de pale

Les fragments peuvent être projetés à plusieurs centaines de mètres.

Il faut :

modélisation balistique ;
rose des vents ;
vitesse de rotation ;
diamètre rotor.
Chute de glace

La portée dépend :

vent ;
vitesse rotation ;
hauteur moyeu.
Incendie

Il faut :

flux thermique ;
propagation végétation ;
scénarios sécheresse.
4. Manque d’analyse des causes racines

L’étude liste des événements sans analyser :

fatigue matériaux ;
corrosion ;
défaut fabrication ;
vieillissement ;
maintenance insuffisante ;
vibration ;
désalignement ;
perte alimentation ;
erreur logicielle.

Sans causes racines, il est difficile d’évaluer la probabilité réelle.

5. Absence quasi totale de barrières de sécurité

Une étude de risques sérieuse doit décrire :

Barrières techniques
frein aérodynamique ;
frein mécanique ;
parafoudre ;
capteurs vibration ;
arrêt automatique ;
détection incendie ;
extinction automatique ;
surveillance SCADA.
Barrières organisationnelles
maintenance préventive ;
inspection pales ;
procédures météo ;
consignation électrique ;
restrictions accès.

Ici, elles sont absentes ou implicites.

6. Pas d’analyse des effets domino

Scénarios domino oubliés :

incendie → chute nacelle ;
survitesse → rupture pale → projection ;
foudre → incendie transformateur ;
incendie végétation → atteinte câbles.
7. Pas d’analyse des enjeux humains et environnementaux

Une vraie étude devrait cartographier :

habitations ;
routes ;
chemins ;
lignes électriques ;
zones agricoles ;
boisements ;
captages eau ;
zones naturelles.

Sinon on ne peut pas évaluer la gravité réelle.

8. Risques sanitaires et sociétaux absents

Même si certains sont controversés, une étude complète mentionne souvent :

bruit ;
infrasons ;
balisage lumineux ;
effet stroboscopique (shadow flicker) ;
stress riverains.

Pas forcément “accidentels”, mais pertinents en analyse globale.

9. Le risque “effondrement” est probablement trop simplifié

“Effondrement de tout ou partie de l’aérogénérateur” est trop vague.

Il faudrait distinguer :

rupture fondation ;
flambement tour ;
rupture boulonnage ;
rupture mât ;
chute nacelle ;
rupture rotor.

Les cinématiques et zones d’impact diffèrent fortement.

10. Conclusion globale
Points positifs

L’étude couvre :

chute d’objets ;
rupture de pale ;
effondrement ;
risques électriques ;
projection.

C’est une bonne base de pré-inventaire des dangers.

Mais les faiblesses importantes sont :
absence d’incendie explicite ;
absence de foudre ;
absence de givrage ;
pas de maintenance/facteur humain ;
pas de pollution ;
pas de barrières de sécurité ;
pas de scénarios domino ;
pas de modélisation des distances d’effet ;
confusion méthodologique entre danger/effet/phénomène ;
faible profondeur causale.
Dangers qui devraient apparaître explicitement

Je recommanderais au minimum d’ajouter :

incendie nacelle ;
incendie transformateur ;
impact foudre ;
givrage et projection glace ;
fuite d’huile ;
défaillance freinage ;
perte contrôle système ;
erreur humaine maintenance ;
chute de personnel ;
arc électrique externe ;
effets domino ;
propagation incendie végétation ;
fatigue structurelle ;
cyberattaque SCADA ;
rupture fondation ;
vibrations/résonance ;
conditions météo extrêmes ;
risques transport/levage pendant maintenance lourde.

Pour toutes ces insuffisances, merci de rendre un avis défaborable

Contribution n°380 (Web)

Par MENET Nathalie
Déposée le 16 mai 2026 à 22h02
Je suis opposée à ce projet éolien de Cernay en raison des impacts résiduels significatifs sur la faune et les espèces végétales, [...]
Je suis opposée à ce projet éolien de Cernay en raison des impacts résiduels significatifs sur la faune et les espèces végétales, en particulier en raison de mesures d'évitement et de réduction totalement irréalistes et mensongères.

En effet, la mesure d'évitement ME 2 n'est pas une mesure d'évitement mais au contraire une mesure qui accentue les pertes d'habitat pour les amphibiens, dont le Crapaud Calamite et le triton palmé, en supprimant en particulier leur gîte de reproduction :
page 189/239 Etude naturaliste : « S'il s'avère que des ornières sont présentes le long des pistes d'accès utilisées en phase de chantier, celles-ci devront être comblées avant le début des travaux (en période sèche) afin d'éviter autant que possible toute stagnation d'eau susceptible d'être attractive pour des amphibiens. Une surveillance devra par la suite être réalisée tout au long du chantier pour contrôler l'apparition de nouvelles ornières et les combler aussitôt le cas échéant ».

Donc l'idée est claire : supprimer les habitats et lieux de reproduction existants des amphibiens dont le Crapaud Calamite, le Triton palmé, et veiller à supprimer toute apparition de nouveaux habitats.

En effet on a pu lire page page 166/239 : « Ces ornières sont en effet des habitats de reproduction potentiels pour cette espèce, » (Crapaud Calamite)

Perturber, détruire les lieux de vie, les habitats et lieux de reproduction d'espèces protégées telles que le Triton palmé et le Crapaud Calimite nécessitent la présentation d'une dérogation pour destruction d'espèces protégées.
Dans le cas présent, non seulement le chantier pourrait causer ces destructions, mais elles seront accentuées par cette mesure prétendue d'évitement mais qui au contraire aurait pour objet et seul objectif la destruction de ces habitats et lieux de reproduction du Crapaud Calamite notamment, mais aussi du Triton palmé.

Pour cette aberration écologique, de mesure d'évitement qui accentue au contraire l'impact sur des espèces protégées, merci de rendre un avis défavorable.

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